• L'été où ma vie a basculée (chapitre 50)

    Août 2013, 7e semaine de vacances, Dimanche
     
                    Le réveil est très difficile, surtout vu le peu d'heures que j'ai dormi. Florent me chuchote quelques mots doux à l'oreille puis nous nous levons parce qu'il faut avoir quitté l'emplacement pour midi et qu'il est déjà 8h30. En plus, certains partent vers 14h30-15h et nous voulons pique-niquer tous ensemble sur la plage à midi. Avec ma jumelle, nous mettons tout ce qui reste dans la voiture, à l'exception des toiles de tente qui sont un peu humides par la rosée du matin. Une bonne heure plus tard, nous plions nos deux toiles qui sont désormais sèches. Une fois qu'elles sont rangées dans ma fiesta, nous allons prendre notre douche. Nous sortons ensuite la voiture et rendons le badge à la réception tout en vérifiant que nos parents ont bien payé notre emplacement ainsi que ceux de mes amis, exception faite de Flo et ses frangins ainsi que du club des cinq. Mes parents ont eu une riche idée d'inviter tous mes amis au camping. Ces vacances resteront gravées dans ma mémoire, entre autres pour cela. Sur le parking extérieur, Florent, Gab et Nico sont déjà prêts, tout comme Marine, Tristan, Louise et mes amis de Rennes. Nous attendons Melinda et le club des cinq. Elle sort à midi pile alors que les cinq amis sortent avec 25 minutes de retard sur l'horaire autorisé. Nous nous dirigeons en riant vers la plage avec nos pique-niques. Je réalise petit à petit que je passe mes réels derniers moments avec mon mec et ça me fait vraiment peur. Surtout que je déteste l'inconnu ... Et personne ne sait ce que l'avenir réserve à notre couple. Je ne savais pas encore que j'allais passer le mois de septembre le plus horrible de ma vie ... Après notre déjeuner dans la bonne humeur, nous décidons d'aller tous nous amuser dans la mer. Nicolas essaye de me couler mais il n'y parvient pas. En riant, je lui demande comment il ferait sans son ange gardien. Il me tire la langue puis s'en va emmerder Tristan. Ce qui d'ailleurs ne plait pas au meilleur ami de Flo. En effet, il sort de l'eau et discute assis sur sa serviette avec Marine qui l'a suivi. Nicolas ne comprend pas trop. Mon chéri, qui a tout vu, lui explique que Tristan est grognon car il va se séparer de Marine. Puis je sors de l'eau à mon tour, suivie de mon cher et tendre. Allongés face à face sur nos draps de plage, nous nous chuchotons des mots doux. Le cadet de Florent arrive une bonne demi-heure plus tard au niveau des serviettes de tout le groupe.
    -          Eh bah, ce n'est pas la joie ici ! Je croyais que l'amour ça rend heureux, dit-il moqueur.
    -          Ta gueule Gab, répliquent à l'unisson Florent et Tristan qui ne sont pas d'humeur à plaisanter.
    De mon côté, j'ignore mon téléphone qui vibre. Je ne vois pas ce que ça peut être de si urgent vu que tous mes amis sont présents autour de moi. Cela dit, j'aurais dû y penser ...
    -          Camille, crie Maëlle en sortant de l'eau et en se dirigeant vers moi.
    -          Oui Ma'
    -          Je viens de me rappeler que maman à appeler ce matin pour savoir quand on rentre. J'ai oublié de te le dire.
    -          C'est donc pour ça que mon téléphone n'arrête pas de sonner, dis-je d'un ton extrêmement calme qui trahit mon état de réflexion profond. Mais ce n'est pas possible, dis-je en m'énervant d'un coup. Elle ne va jamais me lâcher ! On rentrera quand on rentrera et puis c'est tout ! Grrr. Ce qu'elle peut m'agacer quand elle s'y met, fini-je en parlant fort et en serrant les dents.
    Ma jumelle repart un peu sonnée par ma réaction. Va falloir qu'elle s'y fasse, c'est fréquent ! Tout le monde, excepté mes amis rennais, semble surpris de ma réaction. Flo me caresse le bras pour me calmer.
    -          Zen ma belle. Elle fait ça parce qu'elle t'aime. Tu sais, profites-en, ça ne dure pas éternellement et même si c'est pénible ... après ça nous manque.
    -          Tu as raison mon amour, réponds-je avant de me blottir contre lui.
    Sa présence à me côtés m'apaise. Une bonne heure plus tard, la maman de Tristan l'appelle. Tristan soupire puis raccroche.
    -          Bon tout le monde, j'espère que l'on se reverra l'année prochaine ... Je dois y aller ... Ordre des darons ...
    Il fait le tour de toute la bande. Il me dit au passage de bien veiller sur Florent et ses frères. Je lui souris après lui avoir jeté un regard interrogateur. Visiblement, il sait plus de chose que moi. Marine dit aussi au revoir à tout le monde puisque Tristan la raccompagne à la gare d'Auray au passage.
    -          Camille, à dimanche, me dit-elle en souriant.
    -          Je serais là, ne t'en fait pas la miss. Bonne semaine.
    Tristan s'arrête une dernière fois devant Florent. Ils parlent à voix basse et leurs visages expriment un sentiment de gravité. A mon avis ça ne présage rien de bon. Surtout que Nicolas et Gabriel ont l'air aussi étonnés que moi. Mais je ne cherche pas à en savoir davantage. Je respecte que Florent décide à qui il parle de quoi. C'est son meilleur ami depuis la tendre enfance, normal que Tristan soit son plus fidèle confident. J'allais comprendre cette discussion un mois plus tard, et d'ailleurs en vouloir un peu à Tristan et à Marine par la même occasion puisqu'il lui en a parlé après. Leur omission de la vérité m'a fait perdre quelques heures de sommeil et donné quelques crises d'angoisse ... Après ce premier départ, l'ambiance est quelque peu refroidie et silencieuse. Mais le club des cinq se met à chanter pour faire revenir la bonne humeur. Puis ver s16h30, Melinda et Louise se décident à partir. Elles ont respectivement 7h et 4h30 de route alors il est grand temps qu'elles partent, si elles ne veulent pas rentrer trop tard. Les au revoir entre Melinda et Léo sont très tristes. Ce n'est cependant rien comparé à ceux de Louise et Lucas. Louise pleure et Lucas à la voix cassée, éraillée, il n'arrive plus à chanter. Pour tous ceux qui restent, nous retournons nous baigner une dernière fois. Puis nous allons tous sur le parking, à nos voitures respectives. Lucas, Léo et Hugo sont les premiers à partir. Aux alentours de 17h45, mes amis de Rennes partent aussi. Ne reste plus que Flo, ses frères, Zach, Nolan, Maëlle et moi. Je sanglote dans les bras de mon chéri. Personne n'arrive à me faire entendre raison. Ce n'est finalement que 40 minutes plus tard que je me sépare, à grands regrets, de ses bras réconfortants. Le métis et l'irlandais partent en premiers. Puis, avec Flo, nous démarrons ensemble. Les vacances sont officiellement finies ...

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