• L'été où ma vie a basculée (chapitre 40)

    Août 2013, 6e semaine de vacances, Jeudi
     
                    C'est mon téléphone qui me réveille ! Un texto de Marine qui me prévient de son arrivée dans l'après-midi. Elle m'explique que son ex l'a trompée puis humiliée et insultée et qu'elle a besoin de changer d'air. Du coup elle a profité de la proposition de mes parents. Je lui réponds que j'irais la chercher à la gare d'Auray. Doucement je caresse le torse de mon cher et tendre en lui murmurant des mots doux. Il finit par ouvrir les yeux. Il me sourit puis enfouit sa tête dans mon cou avant de me susurrer qu'il veut des réveils comme ça tous les jours.
    -          Si seulement c'était faisable mon amour, dis-je en soufflant tristement.
    Nous nous levons. Je l'informe de l'arrivée de Marine, puis nous attendons que ses frangins se réveillent pour leur parler. C'est Gab qui se réveille en premier. Florent va donc lui parler dans sa tente. Pendant ce temps, Nico émerge à son tour. J'en profite pour lui parler sans que Florent ne puisse entendre. Mais le petit jeune de la bande n'ose pas me parler. J'insiste.
    -          Nico, profites-en, Florent ne peut pas entendre, dis-moi pourquoi tu as encore abusé hier soir ?
    -          Laisse tomber Camille, tu ne peux pas comprendre, t'as une famille en or !, me dit-il froidement.
    -          Oh ! Eh ! Ne me dit pas ça ! C'est différent mais ce n'est pas forcément mieux, dis-je ne radoucissant un peu ma voix.
    -          Pardon, j'avoue c'est nul de ma part d'avoir dit ça ...
    -          Donc, la raison de ta cuite ?, insisté-je.
    -          Pff, fait-il en soupirant, ok, t'as gagné, c'est à cause de Noémie.
    -          Enfin tu l'avoues ! Pourquoi te rendre malade pour elle ? Nicolas, tu la connais, tu sais ce que tous les jeunes du camping pensent d'elle ... personne ne l'aime ! Et elle n'aime personne ...
    -          N'importe quoi ! Tous les mecs l'adorent !
    -          Mais bien sûr, dis-je en levant les yeux au ciel, j'ai plein de contre exemples alors ... Nicolas, tu le sais et tu te voiles la face, les mecs du camping veulent juste la mettre dans leur lit ... enfin pas tous heureusement pour moi, bref ... Elle aussi d'ailleurs elle veut tous les mecs du camping juste pour sa liste ...
    -          Mais tu rigoles, elle est gentille, adorable ...
    -          Gentille ... ne le dit pas sur ce ton s'il te plait, garde ce vocabulaire pour n'importe qui mais pas devant moi ! On dirait que Tristan t'as quand même refilé un mauvais vocabulaire ... dis-je en radoucissant ma voix. Je te préviens Nico, reprends-je, protège ton cœur, tu n'as pas besoin d'une peine de cœur à guérir en ce moment. Et la Noémie, je ne la sens pas sincère. Ne fais pas les gros yeux comme ça, je ne suis pas la seule à le penser, mais pour l'instant je suis la seule à oser te le dire. Fais ce que tu veux de ce que je viens de te dire, mais vient pas dire que tu n'étais pas prévenu !
    Tristan, qui passait par là, me dit que j'y suis allé un peu fort. Je lui réplique que parfois un choc est indispensable pour ouvrir des yeux aveuglés par l'amour. Ma théorie étant que si Nicolas commence à douter maintenant, le moment venu ça fera moins mal. La suite ma prouvé que j'ai eu raison de penser comme ça, mais aussi que j'aurais dû agir encore plus fort et avoir des propos plus fermes et crus. Puis, voyant que Florent prolonge la discussion avec Gabriel, e conseille à Nicolas de les rejoindre puis je file prendre mon cahier et mon stylo pour écrire un peu sur la plage. Ça fait longtemps que je n'ai pas noirci de lignes et ça me manque. Cette évasion de la réalité m'apaise et en ce moment j'en ai bien besoin. En début d'après, midi, après un repas partagé avec Maëlle, je vais chercher Marine à la gare à Auray. Lorsque je la vois sur le parvis de la gare, j'ai un choc. Elle parait dévastée ... je ne l'ai jamais vue ainsi. Je lui explique un peu, sur le trajet retour, ce qui se passe au camping. Qui il y a, qui j'ai rencontré, et le programme de la journée. Quand je mentionne « beaux gosses célibataires » j'ai la surprise de voir un maigre sourire se dessiner sur son visage. Ça me rassure, elle ne déprime pas au point de ne plus être insensible au charme des beaux mecs. De sa part ça m'aurait fortement inquiéter. Lorsque nous arrivons, Louise et Melinda sont à leurs tentes, du coup, elles nous aident à monter celle de Marine. Puis nous rejoignons les autres à la plage, bien que le soleil soit un peu capricieux aujourd'hui. Hugo se retient encore de sortir une remarque désagréable. Nicolas me jette un regard noir, j'en déduis qu'il n'a toujours pas digéré ma mise en garde. Pas grave, ça lui passera. Je mets ma serviette auprès de celle de mon chéri. Ce soir c'est la soirée du 15 août avec le feu d'artifice tiré sur le port. Enfin au large pour être plus exacte, mais visible depuis le port. Et avant, il y a un bal populaire, un peu comme tous les mercredis soirs. Bien évidemment, un tel évènement, ça se prépare ! Toutes les filles partent plus tôt de la plage que d'habitude, afin d'avoir assez de temps pour se préparer. Jolie robe rouge, maquillage léger et jolie coiffure. Après une bonne heure de préparation, je suis prête. Et je suis la première. Florent vient voir si je suis prête. Comme je le suis, nous partons à pieds vers le centre ; rien que tous les deux, en amoureux. Il m'explique que Nicolas et Noémie y sont déjà mais aussi que Gabriel et Tristan se sont mis en compétitions car ils ont tous les deux un petit faible pour Marine. Je préviens tout de suite Florent que Marine a une large préférence pour Tristan. Malheureusement il risque encore de devoir réconforter son cadet. Nous prenons chacun un cocktail en terrasse, sur le port. Puis nous allons danser. J'aperçois au loin ma frangine et nos amis. Mais nous restons tous les deux, en amoureux. A 23h, le feu d'artifice commence. Il est magnifique, comme tous les ans ! Mais le regarder en étant dans les bras de mon amoureux c'est encore mieux ! Nous rentrons ensuite au camping après avoir danser à nouveaux. Il n'est pas loin d'une heure du matin. Epuisés l'un et l'autre, nous nous endormons l'un contre l'autre, dans ma tente.

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