• L'été où ma vie a basculée (chapitre 34)

    Août 2013, 5e semaine de vacances, Vendredi

     

                    Ce matin, je me réveille en pleine forme. Il est déjà 9h45 et personne que je connais n’est réveillé. Cela ne m’étonne pas du tout. Et je vais vous avouer que la perspective d’être un peu seule m’enchante. Oui je sais c’est étrange, mais c’est la vérité. En temps normal je suis assez solitaire et j’aime le calme. Depuis le début de l’été, tout est en perpétuel mouvement. Je suis entourée et contente de l’être mais le besoins de me ressourcer seule se fait sentir. Je n’ai vraiment pas l’habitude tout ce qui m’arrive et je reconnais que ça me fatigue. Pas facile de m’adapter à ma nouvelle vie … je déjeune toute seule puis, une fois mes dents brossées, je file à la plage et fais des longueurs dans la mer d’huile. J’adore nager le matin, surtout quand la mer est si calme. Après presque une heure de baignade, je m’allonge au soleil pour parfaire mon hâle doré. Il bientôt 11h30 lorsque je rentre pour prendre ma douche. Je croise Zach qui a mal aux cheveux.

    -          - Salut Camille, t’as l’air en forme !

    -          - Très en forme, surtout après une heure de natation dans une mer d’huile. Et toi, pas trop dur le réveil ?

    -          - Si et pourtant j’ai beaucoup moins bu que d’habitude. Et je ne suis pas le pire, moi au moins je suis debout …

    -          - Oh je vois …

    -          - A plus, faut que je ramène cette bouteille d’eau au gars pour qu’ils prennent leurs dolipranes.

    -          - Ok, à plus.

    En sortant de la douche, je croise mon adorable Florent. Lui aussi est en pleine forme. Mais apparemment ce n’est pas le cas de ses frangins qui ont, à ses dires, un mal de tête épouvantable. Je lui dis en souriant que cela ne m’étonne pas. Lorsque j’arrive à mon emplacement, ma sœur est dans ma tente en train de nous concocter le repas de midi. Je lui demande comment s’est terminée la soirée. Elle me répond en souriant.

    -          - Très bien !

    -          - Mais encore, dis-je surprise qu’elle ne m’en dise pas plus. Et c’est quoi ce sourire ?

    -          - Ah désolée, fallait être là, lâche-t-elle toujours avec son petit sourire.

    -          - Un rapport avec Zach, demandé-je en souriant malicieusement.

    -          - Peut-être …

    -          - Non mais raconte à la fin, ce n’est pas drôle !

    -          - Raconter quoi, m’interroge Zach en entrant dans la tente.

    -         - Ce qui s’est passé hier soir après que je sois partie. Elle ne me répond que par des « peut-être » et ça m’agace. Je sais qu’elle en fait exprès en plus, fini-je en sourpirant.

    -          - Arrête Camille, tu me fais rire, se moque Zach. Vous vous ressemblez pour ça, à sa place tu ne dirais rien, elle ne te dira rien.

    -          - Bon bah puisque tout le monde est contre moi, je m’en vais-je vais prendre l’air, dis-je en faisant mine d’être vexée.

    Zach me rattrape.

    -          - Attends, en fait je venais pour savoir si ça vous tentais d’aller en boite ce soir. J’y vais avec Lucas et Hugo.

    -          - Partante, répond Maëlle en souriant.

    -          - Ok, je vois avec Flo s’il vient, dis-je.

    -          - Non mais tu ne peux rien faire sans lui, se moque gentiment ma jumelle.

    -          - On verra quand tu seras en couple, on en reparlera, dis-je en souriant malicieusement.

    Je sais très bien que ma jumelle est mortifiée que j’ai osé dire ça en présence du métis. Elle se terre dans son coin sans me répondre. J’en rajoute un peu.

    -          - 1-0 pour moi, dis-je en la regardant.

    -          - Je vous laisse continuer votre bataille, déclare Zach mal à l’aise lui aussi avant de partir.

    Je suis trop contente de mon coup ! J’ai réussi à piéger les deux en même temps, mais ils sont bien trop aveugles pour se rendre compte qu’ils étaient tous les deux gênés et pour en tirer des conclusions … Je sais très bien que le métis aussi m’en veut d’avoir dit ça car je connais ses sentiments en vers ma sœur. Mais j’aimerais tellement qu’ils ouvrent les yeux l’un et l’autre … Je mange en riant avec ma sœur, en faisant bien attention à ne pas prononcer le prénom du métis. Dans l’après-midi, je vais à la plage et j’écris ma fiction. Ça me fait du bien de retrouver mes anciennes activités de vacances qui me manquent un peu. Sophie et Kevin sont partis en amoureux. Maëlle, une fois de plus, est restée mystérieuse quant à son activité. J’ai deux hypothèses : soit elle espionne Zach à longueur de journée, soit elle le voit en cachette. Debora est avec Tristan, Léo et Nolan. Morgane a encore une fois disparue et mon chéri passe du temps avec ses frères. C’est rare que nous ne soyons pas tous ensemble. Mais de temps en temps ça ne fait pas de mal. Vers 16h, en ayant assez d’être à la plage, je décide de partir me balader sur les sentiers côtiers de la côte sauvage. Je pars après avoir déposé mes affaires de plages à ma tente. Cette promenade en solitaire me permet de réfléchir et de prendre du recul sur tout ce qui m’arrive. Parce que la vérité c’est que lorsque les vacances vont être terminée, ces nouvelles choses vont perdurer et là je ne sais pas comment cela va se passer. Ça me fait un peu peur. Pour l’instant j’ai l’impression que ce n’est qu’un rêve de vacances dont je vais me réveiller. Au détour d’un chemin qui mène à une petite crique, j’aperçois Morgane. Je me demande bien ce qu’elle peut faire là. Je me doute qu’elle n’est pas seule. Cette crique, qui est près du camping, on la nomme la crique des amoureux. En réalité j’ai bien ma petite idée sur l’identité de la personne avec elle, mais je refuse de voir la vérité en face. Passant non loin d’eux, Morgane me voit. Mais je ne réponds pas à son interpellation. Surtout que son idiot de copain bouclé, ou plan cul parce qu’avec elle faut s’attendre à tout, se moque de moi en me voyant. Bon d’accord, j’admets, ils vont bien ensemble. Très bien même. Lorsque je rentre, je croise Florent et ses frères. J’embrasse chastement mon chéri. Ce qui déplait à Gabriel.

    -          - Pitié, pas devant moi.

    -        - Pauvres de tes yeux, dis-je en riant. Ne te plaint pas tu as eu ton frère aux petits soins pour toi toute la journée, vu tes abus d’hier.

    -          - Elle n’a pas tort, intervient Nicolas.

    -          - Oui, enfin côté abus tu n’étais pas mieux, hein, répond-je moqueuse.

    Nicolas fait mine de bouder.

    -          - En attendant, dis-je en chuchotant à mon chéri, ce soir t’es à moi et rien qu’à moi.

    -          - Crois-tu, ces deux gamins en font exprès de m’empêcher de te voir, dit-il en montrant u doigt ses deux frangins qui se renfrognent.

    -          - Eh !, protestent-ils à l’unisson.

    -       - T’en fais pas mon cœur, dis-je à voix haute. Ce soir les petits restent bien sagement dans leur tente, et sans alcool !

    -          - Et les grands ?, me demande Nicolas.

    -          - En boîte !, m’exclamé-je en souriant.

    Puis devant l’air surpris de Florent, j’explique que c’est une idée de Zach et Lucas. A 22h, j’arrive au bras de mon chéri à la boite de nuit à côté du camping. Nous nous prenons un cocktail chacun en attendant les autres. Zach arrive en même temps que Morgane et Hugo qui se tiennent par la main. Je vois bien que le métis guette ma réaction. Il est déçu que je ne réagisse pas. Je lui explique alors que je les ai surpris cet après-midi à la crique des amoureux. Entre temps, les autres arrivent. Si mon cerveau ne me joue pas des tours, j’ai l’impression que Zach et Maëlle s’entendent de mieux en mieux. Ça fait plaisir à voir. Je profite à fond de mon chéri. Nous dansons tout le temps ensemble. De plus en plus collés comme me le fait gentiment remarquer Sophie. Cependant je remarque que mon cher et tendre n’est pas si détendu que cela. Je m’en inquiète un peu et profite d’un moment où nous sommes sortis prendre l’air dans le petit patio pour lui demander ce qu’il se passe. Il soupire puis m’annonce que ça va vraiment mal pour sa maman et que son père prépare un coup en douce qui risque fort de retomber sur ses frères. Je grimace. Il ne mérite tellement pas tout le malheur qui s’abat sur lui ! Je lui chuchote d’oublier tout pour ce soir et de s’amuser. Il me sourit et me dit qu’heureusement que je suis là pour le soutenir. Nous rentrons au camping aux alentours de 2h du matin. Mon chéri reste dormir avec moi. Dans ses bras, je m’endors comme un bébé !

     

     


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