• L'été où ma vie a basculée (chapitre 26)

    CHAPITRE 26 : Août 2013, 4e semaine de vacances, Jeudi
     
                    Le lendemain matin, c'est jeudi. Je me réveille aux alentours de 7h45. Pour quelqu'un qui s'est endormi à plus de trois heures, c'est relativement tôt. Mon chéri dort encore. Il est tellement mignon lorsqu'il dort profondément. Je regarde mon portable, et voit que j'ai quatre messages de ma frangine. Elle me demande où je suis. Je ne lui réponds pas parce que je sais très bien qu'elle l'a deviné. Je réveille mon chéri en douceur avec des bisous dans le cou.
    -          Hum, dit-il endormis, des réveils comme ça, j'en veux bien tous les jours.
    -          Moi aussi mon cœur, être à tes côté le matin c'est merveilleux.
    Tout à coup, nous entendons quelqu'un qui frappe contre la toile. Mon téléphone vibre : c'est un message de ma jumelle : « Bien dormi les amoureux ? ». Je ris puis montre le message à Florent. Lui aussi se marre. Nous nous regardons amoureusement tout en ignorant celle qui tape toujours contre la tente. Comme je m'en doutais, Maëlle me renvoie un sms : « J'en connais une qui ferai bien de sortir vite fais avant que quelqu'un ne puisse la voir ... ». Florent, qui lit le message en même temps que moi, me dit qu'elle a raison. Maëlle doit l'entendre bien qu'il chuchote car elle nous dit au travers de la tente :
    -          Bien sûr que j'ai raison.
    -          Ou pas, dis-je en me demandant si je fais bien de dire à Florent ce que j'ai vu et entendu la veille.
    -          Pourquoi, me demande mon chéri intrigué que je ne partage pas leur avis.
    -          Il n'est que 8h15, ça m'étonnerai qu'ils aient décuité d'hier soir ...
    -          Attend, tu parles de qui là ? Ludo et Jules ? C'est sur e effet qu'ils doivent se battre avec leur mal de tête ce matin. Moi je parle de mes frangins.
    -          Je pensais aussi à Gabriel et Nicolas, intervient Maëlle qui attend toujours que je sorte.
    -          Je vous rassure, je pense bien comme vous.
    -          Je ne comprends plus rien, s'exclame mon chéri.
    -          Je dis que tes frères ne doivent pas être encore remis d'hier vu l'heure qu'il est. Parce que vu comment ils étaient quand Tristan les a remmenés ...
    -          T'es en train de me dire qu'ils se sont bourrés la gueule dès que j'ai eu le dos tourné ?
    -          C'est ça, et hier soir avant que je ne te rejoigne à la voiture, je les ai croisé, ils étaient avec Tristan qui leur faisait la morale. Y avait Noémie et les deux abrutis aussi. Et Tristan il n'a ramené que tes frères et Noémie parce qu'ils sont mineurs et que les deux abrutis il ne les ramenait pas pour cause d'ébriété.
    -          Ils vont m'entendre, s'emporte Florent.
    Florent fini par ouvrir la tente. Ma jumelle attend toujours.
    -          Toi, dis-je à ma sœur en la pointant du doigt, tu as intérêt à me raconter pourquoi t'es rentrée de la plage à deux heures du matin.
    -          Promis, je te dirais, me répond-t-elle avec un petit sourire à peine caché.
    Je rentre à mon emplacement avec Maëlle pour prendre mon petit déjeuner. Ensuite je vais me préparer puis j'attrape mes affaires avant de rejoindre mon cher et tendre à la plage. En chemin, ma jumelle me raconte la fin de la soirée de la veille. Visiblement, elle s'est bien amusée et les garçons ont été adorables avec elle.
    -          Enfin, je ne te parle pas du métis, il est parti peu de temps après vous.
    -          Je sais, on l'a vu rentré et c'est pour ça que l'on s'est cachés dans la tente de Flo. Ensuite je me suis endormie dans les bras de mon chéri puis vers deux heures du matin, des éclats de voix nous ont réveillés et on a entre-ouvert la tente et on t'a vue avec les quatre mecs et le métis qui grognait parce que vous faisiez trop de bruit.
    -          Oui c'est vrai il a grogné et paraissait vraiment énervé. Mais les autres m'ont rassurée et m'ont dit qu'en principe il est cool mais qu'hier soir ils n'ont pas compris ce qu'il lui est arrivé.
    Bous arrivons à la plage. Elle part de son côté tandis que je retrouve mon adorable Florent. Il est agacé, ce qui ne m'échappe pas. Il m'explique qu'il a été réveillé ses frères et que Gabriel lui a gueulé dessus et que du coup il se sent mal de ne pas avoir été capable de le surveiller correctement.
    -          Ah mais il ne faut pas que tu te fâches avec eux pour ça. Je n'aurais pas dû te le dire.
    -          T'en fais pas, Gab va venir s'excuser avant la fin de la journée, je le connais. Mais ce qui m'inquiète le plus, c'est Nico ... il a dormi avec Noémie.
    -          Oups, ...
    -          Comme tu dis, ça me fait bizarre, mon petit frère grandit ... Enfin bon, il n'a pas eu l'air de m'en vouloir de l'avoir réveillé, il a reconnu avoir fait le con hier.
    Je continue de discuter avec mon chéri. Nous sommes allongés l'un face à l'autre. D'un coup le regard de Florent change. Je lui demande ce qu'il se passe. Il me répond que Tristan arrive. Je n'ai pas le temps de réagir que Tristan arrive et nous salue ... mais il est suivi des deux abrutis. Quoi ? Non mais c'est un cauchemar !
    -          Salut Flo, je vois que tu nous fais des cachoteries, lance Jules en riant.
    Moi, je panique sérieusement. Florent le remarque.
    -          Flo, tu mérites mieux que ç quand même, continue Jules d'un ton méprisant.
    -          J'avoue, renchérit Ludo, t'aurais pu prendre quelqu'un d'autre que cette mocheté.
    -          STOP !, hurle Florent, les gars ça ne va pas la tête ! Non mais vous avez vu comment vous parlez-là ?
    -          Oh, comme c'est mignon, se moque Ludo, il défend sa copine.
    -          D'ailleurs, la moche, tu ne sais pas te défendre, t'as perdu ta langue ?, insiste lourdement Jules.
    -          Mais je ne suis pas capable de répondre, je suis en pleine crise d'angoisse et je lutte pour ne pas tomber dans les pommes. Si je me lève je tombe, si je m'énerve je fini aux urgences, alors je reste passive en espérant que ça passe. Heureusement pour moi, ma sœur, alertée par les cris, arrive et comprend que je refais encore une crise d'angoisse, du coup elle m'aide à me lever. Mais je tremble tellement que je n'arrive pas à marcher et elle n'arrive pas à m'emmener à sa serviette.
    -          Tristan ! aide-moi au lieu de faire la potiche, s'énerve-t-elle. On l'emmène à ma serviette, lui dit-elle.
    -          Il l'aide donc et je m'assoie ensuite sur la serviette de Maëlle
    Ne plus voir les deux abrutis m'aide à me calmer mais je tremble encore. Petit à petit, je reprends mes esprits. Puis je pense à Florent qui doit s'inquiéter. Tristan retourne lui dire que je vais mieux tandis que Maëlle me rassure du mieux qu'elle peut. Une bonne heure plus tard, Florent vient me voir.
    -          Je suis désolé ma belle.
    -          Je ne t'en veux pas mon amour, fallait bien que ça arrive un jour, et puis j'y peux rien je fais tout le temps des crises d'angoisse dans ce genre de situation.
    -          Le pire c'est qu'ils refusent de s'excuser, mais ils promettent de ne plus recommencer pour ne pas perdre mon amitié ... si tant est qu'elle existe encore, j'en suis pas sur vu leur attitude ...
    -          Pas grave, dis-je en soupirant devant leur attitude puérile.
    -          Ils promettent de ne rien dire à personne. Et ils font la tête à Tristan parce qu'il ne leur a rien dit.
    -          Bande de gamins, déclare Maëlle qui nous écoute depuis le début.
    -          Je n'aurais pas dit mieux, dis-je.
    Après cette fin de matinée mouvementée, nous rentrons au camping. Maëlle est enchantée de passer devant l'emplacement du club des cinq. Je suis sûre qu'il y en a un qui lui plait. Cependant je ne sais pas lequel c'est ... J'ai tout de même une petite idée ... Je lui demande lequel lui plait, mais elle fait mine de ne pas entendre ma question. Mais je sais que j'ai vu juste car elle a les yeux qui pétillent et un grand sourire. Après un bon repas, nous retournons à la plage. Aujourd'hui, il fait un peu moins chaud et le ciel est un peu gris, du coup nous craignons moins d'attraper des coups de soleil. Florent arrive quelques minutes plus tard avec Tristan et les deux connards. Ils ne m'insultent pas car Florent les entendrait. Mais ils font exprès de mettre du sable sur ma serviette. J'essaye de ne pas m'emporter sinon je vais encore faire une autre crise. Ma jumelle, elle, leur jette un regard noir.
    -          Dommage ce regard noir ma belle, lui sort Jules d'une voix charmeuse, t'es mignonne mais ça gâche tout.
    -          Va te faire voir, réplique Maëlle hors d'elle en serrant les dents.
    -          Ne t'énerve pas, ça m'excite encore plus, lui répond Ludo.
    -          Non mais arrêtez vos conneries bande de gamins, s'emporte Maëlle. Arrêtez de mettre du sable sur la serviette de Camille alors qu'elle ne vous a rien fait, hurle ma jumelle qui n'en peut plus d'eux.
    -          Ah je vois les gars, déclare Florent d'une voix triste et déçue. Vous me décevez à ne pas tenir votre promesse, dit-il d'un ton las.
    -          Flo pardon, dit Ludo, paniquant à l'idée que Florent s'énerve après eux.
    -          C'est auprès de Camille que tu dois t'excuser.
    -          Hors de question !, s'exclament à l'unisson Ludo et Jules.
    -          Alors ne me parlez plus, déclare Florent d'un ton suffisant.
    -          Bien dit, déclare Maëlle, d'ailleurs, je me casse, je ne veux plus voire vos gueules d'enfoirés !
    Elle ramasse ses affaires et fais trois pas pour rentrer au camping, mais le blond de la veille l'arrête.
    -          Tu t'en vas ? On arrivait, c'est dommage de juste se croiser.
    -          Bien dit Nolan, renchéris le bouclé, en plus hier soir, on n'a pas fini notre conversation.
    Maëlle lève les yeux au ciel en entendant le bouclé. Déjà je le sentais pas celui-là mais la réaction de ma frangine me montre que ce n'est pas un mec agréable.
    -          Hugo, ne l'importune pas, lance Léo en riant, on sait tous que tu rêves de l'avoir dans ton lit !
    Tous les garçons pouffent de rire même Florent. Je lui donne une tape sr la tête pour qu'il arrête. Il voit à ma tête que ça m'a déplut et s'excuse. Tous rient encore de la blague du mécheux aux yeux bleus. Tous sauf le métis, ce qui m'intrigue. C'est dingue comme il est mystérieux ce mec ! Son allure de bad-boy ne le rend pas mal du tout, il faut reconnaître. D'ailleurs, Maëlle le mate depuis qu'il est arrivé ... Finalement, le club des cinq s'installe avec nous et ma frangine reste sur la plage. Nous décidons de tous aller nous amuser dans l'eau. Y compris Nicolas et Gabriel qui nous ont rejoints. Bizarrement Noémie n'est pas là à coller son cher Nicolas. Mais mon étonnement ne dure pas longtemps. Je surprends une conversation entre Nicolas et Tristan. Le petit explique à Tristan que Noémie est punie parce que ses parents se sont aperçus qu'elle n'a pas dormi dans sa tente. En entendant cela, Tristan ouvre grand ses yeux et regarde en direction de Florent.
    -          Ne t'en fais pas, il le sait, réplique Nicolas en suivant son regard. Ce matin, il est venu me réveiller parce que Camille lui a raconté dans quel état d'étais hier soir. Il a doublement gueulé quand il a ouvert ma tente puis après j'ai admis avoir fait n'importe quoi et il est reparti, choqué de savoir que j'ai passé la nuit avec elle. Il ne me voit pas grandir, pour lui je reste toujours le petit de la famille qu'il faut protéger.
    -          Oh je vois, lance Tristan avant de tourner la tête vers moi et d'un regard je comprends qu'il se doute que j'ai dormi dans la tente de Flo. Depuis quand tu écoutes miss Camille ?, me demande-t-il en m'éclaboussant ?
    -          Depuis le début mais je ne m'en cache pas et j'en suis fière, dis-je en riant.
    -          Ce n'est pas bien mademoiselle Camille, dit-il avant de m'éclabousser en riant.
    -          M'en fiche, je n'apprends rien.
    Puis je détourne mon regard et le pose en direction des cris que j'entends à ma gauche. J'entends alors distinctement un cri de ma frangine. Je la vois dans les bras du bouclé qui s'apprête à la couler. Les copains du bouclé le soutienne, sauf le métis qui lance un regard noir à son pote le mouton. Gabriel tente de défendre Maëlle.
    -          Gab, je préfère que ce con me fasse couler pour ma blague de tout à l'heure plutôt que de t'entendre me défendre comme si j'étais ta copine.
    Gabriel se vexe. Hugo, lui, est tellement en train de rire de la réplique que Maëlle vient de sortir à Gabriel, qu'il lâche ma sœur dans l'eau. Ses copains rient encore plus, sauf le métis qui soupire d'agacement. Mais en remontant à la surface alors que le bouclé rient encore, ma jumelle s'agrippe à son dos et le fait plonger à son tour. Ce coup-ci, même le métis rit. Moi aussi ça me fait rire, tout comme Florent qui est à mes côtés. Les deux abrutis s'en vont, lassés d'être laissés de côté. Bon débarra ! Je m'écart de mon chéri car Gabriel veut parler à son ainé. Je retourne à ma serviette. Je m'aperçois que je ne suis pas la seule à être sortie de l'eau. Le métis est aussi sur sa serviette en train de bronzer. Il n'est même pas entré entièrement dans l'eau. Il ne doit pas trop aimer ça. En revanche, il a l'air d'adorer bronzer. Un point commun avec ma jumelle, me dis-je en mon for intérieur avant de sourire suite à ma pensée. Dix minutes plus tard, tout le monde est revenu sur le sable. Florent rit avec ses frères et ça me fait plaisir qu'ils ne soient plus fâchés. Maëlle discute avec un des mecs du club des cinq, Lucas, je crois. Tristan rit avec les trois autres derrières. Hugo, Léo, et Nolan sont en train de mater ma sœur, je crois halluciner. Ils sont tout sauf discrets en plus. Tristan n'est pas mieux qu'eux.
    -          Tristan, fais gaffe, elle va te remettre une baffe si tu continues, le préviens-je.
    -          Je croyais être discret, me répond-t-il en baissant la tête.
    -          Tu ne l'es pas plus que les autres, dis-je en riant alors que Hugo, Léo et Nolan baissent la tête, honteux de s'être fait prendre.
    Au même moment, Maëlle repère Tristan qui la dévore du regard bien que je l'ai prévenu. Elle s'approche de lui et lui colle une gifle monumentale.
    -          Je t'ai pourtant prévenu, dis-je en souriant.
    Ma jumelle le regarde avec un regard encore plus noir. Ce qui me fait encore plus rire, tout comme Florent et Nicolas. Gabriel semble ailleurs tandis que le club des cinq réalise que j'avais raison. Tristan ne réalise pas encore ce qu'il vient de lui arriver. Je décide de rentrer au camping. Avant de partir, je demande discrètement à mon chéri si nous pouvons nous voir le soir, alors que les autres sont encore tous choqués de la baffe de Maëlle. Il me répond, avec un air désolé, que ça ne va pas être possible vu qu'il va au bowling avec ses frangins. Je lui dis que ce n'est pas grave et je ramasse mes affaires.
    -          Tu vas où, me demande ma jumelle.
    -          Je rentre.
    -          Attends, je rentre aussi, marre d'être entourée de mecs en manque !
    Elle ramasse vite fait ses affaires dans son sac tout en me parlant comme si les garçons n'étaient pas là.
    -          Ça te dit qu'on aille au bowling ce soir ? Depuis le début on n'a pas été souvent que toutes les deux.
    -          Ok, ça marche.
    -          Ah parce qu'il y a un bowling ici, demande Léo.
    -          Oui et non, réponds-je agacée.
    -          C'est-à-dire, me demande le bouclé.
    -          Oui il y en a un, et non pour ne vous y pointez pas ce soir, lui répond Maëlle en parlant comme si elle s'adressait à un demeuré.
    -          Oh c'est méchant ça, répond le blond étonné de la violence de la phrase de ma jumelle.
    -          Eh les mecs, c'est logique, le dit le métis, elle vient de vous dire qu'elle en a marre des mecs qui l'entourent et qu'elle veut passer la soirée avec sa sœur et Hugo tente de façon peu subtile, comme souvent d'ailleurs, de s'incruster !
    Avec Maëlle, nous nous regardons, étonnées. D'un coup plus personne ne parle. Hugo, Léo et Nolan sont vexé par les paroles du métis, Tristan, Florent et ses frangins qui discutaient se sont stoppés, étonnés d'avoir entendu le métis parler. Et avec ma jumelle nous somme sous le choc : le métis a une voix magnifique. D'ailleurs ma sœur peine à s'en remettre. Elle le fixe, incapable de parler, trop surprise.
    -          Quoi, dit-il sèchement, ne comprenant pas la réaction de Maëlle.
    -          On vient juste d'entendre le son de ta voix pour la première fois, hormis le soir où on t'a entendu chanter, lui expliqué-je.
    -          Je reconnais que je ne suis pas bavard ... Et vous les gars, il se passe quoi, dit-il au trio qui est vexé.
    -          Rien, répondent les concernés, toujours vexés.
    -          Ne faite spas la tête les gars, déclare Lucas, Zach a raison, vous devriez apprendre à être plus subtiles et plus classes.
    -          Oh pitié pas un deuxième Florent, disent à l'unisson Nicolas et Tristan, avant d'éclater de rire, suivis par Gab, Flo, Maëlle et moi.
    Puis nous laissons les mecs entre eux et retournons à notre emplacement. En rentrant, j'essaye de nouveau de savoir lequel plait le plus à ma frangine. Mais c'est sans succès. Pendant le diner, je la préviens que Florent et ses frères seront au bowling vu qu'ils se font une soirée rien que tous les trois.
    -          Bah pas grave ... on fait deux parties et on rentre ?
    -          Ok, ça marche.
    Lorsque nous arrivons devant la piste qui nous a été attribuée, Maëlle est soulagée que nous soyons à l'opposé des trois frères. Elle ne veut pas croiser Gabriel. Et moi ça m'arrange car si nous avions été trop près les frères de Flo auraient pu deviner que nous sommes ensemble. Elle gagne la première, je gagne la seconde. Puis nous rentrons. Je la trouve bizarre.
    -          Ma' qu'est-ce qu'il se passe ?
    -          Rien, pourquoi ?
    -          T'es bizarre, je sais qu'il y a un truc qui te chagrines ... dis-moi.
    -          T'as raison, lâche-t-elle en soupirant, c'est le club des cinq ...
    -          Mais encore ?
    -          L'autre jour, j'ai surpris une dispute entre eux et c'était à cause de moi, alors ça me rend malade ... et puis ...  ils sont vraiment mignons dit-elle en baissant la tête.
    -          Maëlle est amoureuse, Maëlle est amoureuse, dis-je en chantonnant.
    -          J'avoue ...
    -          Eux aussi ils s'intéressent à toi, ne t'en fais pas. Maintenant il faut juste que tu trouves le bon, celui qui ne te fera pas souffrir.
    -          Comme tu dis, mais j'ai déjà mes, enfin ma préférences ...
    -          Allez ! dis, la suppliai-je.
    -          Bah déjà Nolan il est blond et je n'aime pas trop les blonds, même si il est sympa. Ensuite Léo et Hugo ce ne sont pas des mecs sérieux et ils m'énervent à un point, t'imagine même pas.
    -          Oh que si, moi aussi ils m'agacent. En somme il te reste Lucas et Zach, le mec séreux et le mec mystérieux ...
    -          C'est ça. J'ai une petite préférence pour le métis, j'adore le mystère, mais en même temps il y a un truc qui me chagrine avec lui mais je n'arrive pas à savoir ce que c'est ... Et Lucas, faudrait que je le connaisse mieux ...
    -          Hum, hum, j'en connais une qui va faire de beaux rêves, dis-je en riant.
    Maëlle me sourit puis me dit que je ne vais pas beaucoup dormir. Je suis son regard et voit Florent qui arrivent tout souriant vers moi.
    -          Flo ! Mon chéri !
    -          Belle Camille, me chuchote-t-il de sa voix pleine de charme.
    -          Bonne nuit les amoureux, nous lance Maëlle moqueuse en fermant sa tente.
    Avec Florent, nous entrons dans la mienne. Je dois avouer qu'au bowling, c'était dur de le savoir si près de moi sans pouvoir le regarder. Mais j'avais promis à ma sœur et il ne fallait pas que se frères ne s'aperçoivent de quoi que ce soit. Dès que ma tente est fermée, il m'enlace et m'embrasse avec passion. Hé, hé ! On dirait bien qu'il n'y a pas qu'à moi que ça déplut de faire comme si de rien était. Il me chuchote des mots doux à l'oreille. Je lui réponds en susurrant entre deux gémissements. Ses caresses sont si délicates, si douces, ... Un pur bonheur ! Vers une heure du matin, nous nous endormons enlacés, épuisés ... Sans savoir que la matinée suivante serait mouvementée ...

     


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