• L'été où ma vie a basculée (chapitre 25)

    CHAPITRE 25 : Juillet 2013, 4e semaine de vacances, Mercredi
     

    Le lendemain matin, dernier jour du mois de juillet, c'est mercredi. Je me réveille aux alentours de 8h30. Visiblement ma frangine est déjà levée depuis un moment. Lorsque j'ouvre ma tente, je la vois dans la sienne, habillée, en train de discuter avec Gabriel. Je suppose qu'il lui parle de sa mère. Je leur dis bonjour vite fais puis vais me préparer aux sanitaires. Après un petit déjeuner rapide, jus d'orange, café et un pain au chocolat, j'appelle Florent. Je suis inquiète car il ne m'a pas répondu hier soir. Il me propose que nous allions nous balader tous les deux. J'accepte avec plaisir. Il veut passer me prendre à ma tente, mais je refuse, lui expliquant que Gabriel est en train de parler avec Maëlle et qu'il ne vaut mieux pas qu'il nous voit ensemble. Florent approuve puis me demande si je sais de quoi ils parlent. Je lui réponds que Gabriel par de leur mère, et que Maëlle à l'air d'être attentionnée et d'avoir une oreille attentive. Florent me dit qu'il est fier du courage de son petit frère. Nous nous retrouvons à la plage puis nous allons nous balader sur la côte sauvage. Je suis si bien lorsque je suis avec mon adorable Florent. Nous finissons le retour de notre balade par nous allonger sur la plage. Il m'apprend que l'emplacement en face le sien est à nouveau occupé. Il me dit que c'est cinq amis et que Gabriel est furieux que ça ne soit pas cinq filles. Ça me fait rire. Je me dis que ma jumelle va être aux anges ! Mais je suppose aussi qu'elle se sera empressée d'aller voir la tête des nouveaux arrivants, bien avant que je ne la lui apprenne. Elle a un radar pour apprendre ces choses-là. Avant de rentrer, nous allons nous baigner. Vers 12h15, je vais prendre une douche pour enlever le sel de mer qui est collé à ma peau. Puis je mange avec ma sœur jumelle. Comme je m'en doutais, elle me parle des nouveaux arrivants. Selon elle, ils sont trop canons ! Je me dévoue ensuite pour aller faire la vaisselle. Aux éviers, je me trouve en même temps que Nicolas. Il n'a pas l'air enchanté d'être de corvée. De retour à la tente, j'essuie puis range la vaisselle. Vu qu'il fait chaud, une fois de plus, je décide de rester sur l'emplacement, à l'ombre. Je prends mon petit cahier et continue d'écrire mon roman. Maëlle est au téléphone. Avec Adrien, il me semble. Je crois deviner qu'elle lui explique notre histoire. Mon portable sonne plusieurs fois à suivre, mais trop occupée à observer ma jumelle, je ne m'en rends pas compte immédiatement. Je regarde l'écran : 8 messages ! Le premier, c'est Melinda qui me demande comment ça se passe avec ma jumelle et avec Flo. Je lui réponds que ça va et lui promet de lui téléphoner plus tard. Ensuite, c'est Morgane qui m'envoie une blague, comme souvent. Je lui réponds et lui demande si elle va bien. Le message d'après, c'est Louise qui me parle de son job d'été miteux mais qui paye bien, et aussi du mec collant qui l'agace. Je lui conseille de l'envoyer promener une bonne fois pour toute et lui souhaite bon courage pour son travail. Le quatrième message, c'est mon chéri qui m'envoie un message d'amour. Je lui réponds par un long message plein de tendresse. Le message qui suit vient de Sophie. Elle s'inquiète de ne pas avoir eu de mes nouvelles depuis que ma jumelle est arrivée. Je la rassure, lui dit que tout vas bien même si j'aimerais bien qu'elle soit là aussi, que ça serait encore plus fun. A ce moment-là, je ne savais pas que mes rêves allaient devenir réalité ... Le sixième message, c'est Débora qui me demande des nouvelles. Je lui dis que tout vas bien et lui retourne la question. L'avant-dernier message vient de Kevin qui s'inquiète aussi de ne pas avoir de nouvelles. A croire que tous mes amis de Rennes se sont passé le mot ! En tout cas ça me fait bien plaisir d'avoir de leurs nouvelles. Le dernier message, c'est ma jumelle qui me demande si nous allons à la plage en fin de journée. Comme elle n'est plus au téléphone, je vais lui répondre en direct. Elle me raconte comment ça s'est passé avec Adrien au téléphone. Au départ, il a mal pris le fiat qu'elle ne lui en ai pas parlé dès qu'elle l'a su. Puis il lui a promis de ne rien dire à personne. Maëlle est soulagée, cela se voit. On sent qu'elle est plus heureuse et détendue. A la plage, nous commençons par nous baigner. L'eau est toujours aussi chaude, si ce n'est pas plus chaude. Après, je retourne sur ma serviette et je discute avec ma frangine tout en bronzant. Nous nous reposons car ce soir, il y a le bal sur le port. Les deux abrutis passent sur la plage et se moquent de nous.
    -          Salut les mochetés, lance Ludo avant de pouffer de rire.
    -          Ne cherchez pas à embellir votre peau en bronzant, la base est trop moche, c'est irrécupérable, renchéris Jules, fier de sa connerie.
    Moi je ne dis rien, mais Maëlle leur sort une réplique cinglante. Ils s'en vont sans demander leur reste. Vers 18 heures, nous retournons à notre emplacement. Ma jumelle m'aide à choisir ma tenue pour ce soir, puis nous allons prendre notre douche. Ce soir, c'est ma frangine qui prépare le diner. J'en profite pour téléphoner à Melinda, comme je lui avais promis. Nous discutons pendant vingt minutes. Je lui narre mon idylle avec Florent. Elle m'avoue que l'histoire avec Mario l'a vraiment beaucoup affectée. Je lui raconte qu'il s'ne ai pris à ma jumelle mais que je suis intervenue à temps avec Florent. Et je lui explique aussi qu'il s'est fait viré plusieurs fois de la boite de nuit à cause de son comportement avec les filles puis qu'il s'est fait viré du camping depuis hier soir suite à plusieurs plaintes de filles. Elle parait soulagée qu'il soit parti. Je me demande bien pourquoi vu qu'elle n'est plus au camping. Peu de temps après, nous raccrochons. Au moment même où ma sœur m'annonce que le repars est prêt. A 20h30, Florent vient nous voir. Il nous propose de nous emmener à la soirée du port. Nous acceptons avec plaisir. En chemin, il nous explique qu'il voulait voir les danses bretonnes et que comme ses potes ne voulaient pas, il s'est dit qu'il allait en profiter pour passer du temps avec moi. Vu que nous sommes en avance, nous allons boire un verre en terrasse, au café du port. Maëlle nous laisse en amoureux. Je suppose qu'elle part à la recherche de mecs mignons. Lorsque la danse bretonne commence, j'entraine mon chéri avec moi. En plus ça commence par des danses simples. Il arrive à suivre sans trop de difficultés. Au loin, je vois Maëlle qui nous prend en photo. Florent se met sur le côté lorsque les danses plus compliquées arrivent. Il rejoint ma frangine. Cinquante minutes plus tard, je suis essoufflée. C'est la fin des danses bretonnes. C'est le moment des danses de salon. Ça m'arrange parce que cette heure de danse m'a épuisée. Je lance un regard discret à Florent qui n'est plus seul vu que les gugusses sont arrivés. Je rejoins ma jumelle qui est assise à la terrasse du café du port. Je commande un 3G. Malheureusement, nous ne sommes pas tranquilles longtemps, Nicolas arrive suivi de Tristan et Gabriel. J'en déduis que les deux couillons sont restés avec mon chéri. Je serais bien partie faire un tour mais je n'ai pas fini mon verre et puis laisser Maëlle avec Tristan et Gabriel, ce n'est pas une bonne idée. Cinq minutes plus tard, Florent, Ludo et Jules rappliquent. Mais, ayant fini mon verre, et entendant le début d'un madison, je me lève et vais danser. Maëlle me rejoint, suivie par Noémie qui nous dit avoir préféré laisser les mecs entre eux. Tout le reste de la soirée, je continue de danser sur des musiques actuelles, des années 80', ensoleillées ou encore des musiques avec des chorégraphies. A la fin de la soirée, le DJ passe deux slow. Je danse le premier avec Tristan, histoire de brouiller les pistes pour les frères de Flo. Ça ne m'enchante pas de faire ça mais je sais bien que je n'ai pas trop le choix vu la perspicacité de Nicolas. Le meilleur ami de Florent me fait même remarquer que je pourrais sourire un peu.
    -          On croirait que je suis repoussant à voir ta tête, me dit-il en riant.
    -          Qui te dit que tu ne l'es pas, lui répliqué-je en riant à mon tour.
    Puis la musique se finie et je danse le second avec mon chéri. Là j'apprécie ma danse. Ce n'est pas contre Tristan, mais bon voilà quoi ... Si j'avais dansé les deux slows avec Florent, nous nous serions fait griller par les frères de Flo et les gugusses. Déjà que Nicolas me regarde bizarrement ... En parlant d'eux, heureusement qu'ils ne conduisent pas, parce qu'ils sont complètement bourrés. D'ailleurs Tristan se fâche après eux parce qu'il en a marre de les supporter dans cet état-là à chaque fois. Il dit à Ludo et Jules qu'il ne les ramène pas, qu'ils se démerdent pour rentrer. Il ajoute l'attention de Nico Gab et Noémie, qu'il ne les ramène que parce qu'ils sont mineurs.
    -          Heureusement que Florent est déjà à sa voiture et qu'il ne vous a pas vu comme ça, finit-il au moment où je passe auprès d'eux pour rejoindre mon chéri et Maëlle qui m'attendent.
    Nous rentrons tous les trois au camping. Mais comme le portail est fermé, il reste garé sur le parking extérieur.
    -          Une balade au clair de lune, ça vous tente les filles, demande Florent.
    -          Avec plaisir mon amour, dis-je en passant mon bras autours de sa taille.
    -          Je ne voudrais pas déranger les tourtereaux, répond Maëlle.
    -          Mais non, tu ne dérange pas, reste avec nous, la rassure Florent.
    -          Ok.
    Nous marchons sur le sable légèrement humide par la fraîcheur de la nuit. Florent raconte des blagues, comme toujours. Et moi, en bon public, je ris tout le temps, même quand ce n'est pas drôle. On pourrait croire que je suis bourrée, mais même pas. Je suis à la gauche de mon chéri et Maëlle est à sa droite. Petit à petit nous entendons de la musique, une mélodie à la guitare et des voix. Nous nous regardons, c'est vraiment agréable à écouter. En levant le regard, nous apercevons au loin, une lueur, sans doute une lampe. Nous nous dirigeons vers cette lumière orangée. Arrivés à quelques mètres nous voyons un groupe de cinq garçons assis en cercle. Ils ne nous ont pas remarqués. J'observe ma jumelle. Et je devine aussitôt ce qu'elle pense au vu de sa mimique : « cinq beaux gosses devant moi, c'est incroyable ». J'avoue qu'ils ne sont pas mal du tout. Florent semble d'ailleurs inquiet.
    -          Ne t'en fais pas mon ange, tu es bien plus beau qu'eux à mes yeux.
    Il se détend. Un des garçons relève la tête et nous voit.
    -          Salut, dit-il.
    -          Salut, lui répond ma jumelle, vous chantez merveilleusement bien, continue-t-elle avec un sourire jusqu'aux oreilles.
    Ok, me dis-je, même à cette heure-là elle se met en mode « radar beaux mecs ». Son attitude me fait sourire intérieurement.
    -          Merci, répond le blond assis à la droite du premier qui nous a vus.
    -          Moi c'est Léo, annonce le premier. Et voici Nolan, dit-il en désignant le blond, Lucas, en montrant le brun à la droite du blond, Zacharie, enfin appelez-le Zach, dit-il en désignant le métis à la droite du brun, et pour finir, notre bouclette préféré c'est Hugo, finit-il en montrant le mec entre le métis et lui-même.
    Je remarque que le dernier a de magnifiques yeux verts.
    -          Et vous, demande le prénommé Lucas.
    -          Florent, dit mon chéri.
    Ils s'attendent tous à ce que je réponde, mais ma timidité prend le dessus et je n'arrive pas à parler face à ces inconnus. Ma sœur me sauve la mise.
    -          Moi c'est Maëlle, et voici Camille, ma ... jumelle.
    Oups, ... elle a hésité avant de dire jumelle. Ce n'est pas encore un automatisme pour nous. Dans son regard, je devine qu'en l'espace de quelques secondes elle a oublié son connard d'ex, mais surtout Tristan et Gabriel. Nous restons une bonne demi-heure. Les cinq mecs continuent de chanter, pour notre plus grand plaisir. Ils ont vraiment beaucoup de talent. Je remarque que Florent est bizarre, ça l'inquiète. Lorsque nous rentrons au camping tous les deux, je lui demande ce qu'il se passe. Il me répond que ça le gênait que ces cinq mecs me matent.
    -          Si j'avais su mon cœur, nous serions rentrés plus vite.
    -         Ne t'en fais pas ma belle, ça aurait été dommage de se priver d'écouter leur musique, ils ont vraiment du talent.
    Nous restons discuter devant sa tente, bien qu'il soit déjà deux heures du matin. Puis, lorsque nous apercevons un des mecs de la plage, Florent me fait rentrer dans sa tente. Nous continuons de nous embrasser avec passion, à l'abri des regards. Plus tard, vers trois heures du matin, nous entendons des voix. Je reconnais celle de ma sœur, sans hésitation. Avec Florent, nous ouvrons discrètement la porte de sa tente pour voir avec qui elle rentre. C'est effectivement Maëlle qui rentre avec Nolan, Lucas, Léo et Hugo. Une de leurs tentes s'ouvre et nous pouvons entendre le métis qui se plaint qu'ils font trop de bruit. Les garçons disent au revoir à Maëlle, puis elle s'en va vers notre emplacement. Mon chéri me demande si je veux retourner à ma tente ou rester dormir avec lui. J'accepte de reste avec grand plaisir. Faudra juste que nous soyons discrets demain matin, par rapport à ses frangins. Je m'endors paisiblement dans les bras de mon adorable Florent, après un tendre de baiser.

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