• L'été où ma vie a basculée (chapitre 2)


    CHAPITRE 2

    Juillet 2013, 1ère semaine de vacances, lundi

                    Aujourd'hui c'est le grand jour ! Nous sommes le 8 juillet et c'est le départ pour le camping. Nous sommes lundi. Nous partons toujours un lundi pour éviter les embouteillages. Je pars avant mes parents car je vais faire une pause et rouler moins vite qu'eux. Eux ils font les deux heures de trajet en un seul coup, comme d'habitude. Ma voiture est peu chargée, je n'ai que les valises tandis que mes parents ont la toile de tente et tout le matériel de camping. Ah tiens, je ne vous ai pas parlé de ma voiture. Alors je vous le dis tout de suite, ne me prenez pas pour une fille de riche, ce n'est pas du tout le cas. Mes parents gagent tout juste 3000¤ à eux deux par mois. Et moi je gagne de 50 à 100¤ par mois avec mon baby-sitting, en plus de ce que mes parents me donnent. Au mois de juin, ayant plus travaillé j'ai gagné presque 500¤. Revenons-en à ma voiture. C'est une Audi A1 5 portes violette. La toute nouvelle version avec GPS intégré, siège chauffant et autoradio de luxe ! Ça va, ne bavez pas non plus ! Cette voiture, je l'ai gagnée. Un jour mes parents ont été essayé une voiture Audi et il y avait un jeu-concours. Ce jour-là, c'est aussi le jour où j'ai obtenu mon permis. Je la chouchoute ma petite voiture. Donc après 2h40 de trajet sous le soleil, en comptant la pause, j'arrive à destination. Je regarde mon portable. Un message de ma mère m'apprend qu'ils vont arriver dans trente minutes. Comme c'était prévu, si j'arrivais avant eux, je vais à l'accueil voir si l'emplacement est libre. Et aussi pour faire enregistrer ma voiture, puisque c'est la mienne qui sera garée dans le camp et celle de mes parents à l'extérieur. Il n'est que 10h mais m'emplacement est libre. Donc 10 minutes plus tard, j'ai mon badge, j'entre dans le camping et me gare sur l'emplacement. Je sors de ma voiture. J'échange mes tennis contre mes tongs qui étaient à portée de main. Je respire cet air pur du bord de mer. Que ça fait du bien d'arriver enfin dans ce lieu si agréable et si paisible. Je file aux toilettes, repère quelques nouveautés aux sanitaires puis je vais voir la mer. Elle est toujours aussi sublime. Je descends sur la plage. Que c'est bon de sentir à nouveau le sable se dérober sous nos pieds lorsque l'on marche. L'eau n'est même pas très froide. Ce qui est étonnant pour une fin de matinée. Le sable colle à mes pieds mouillés. J'envoie un sms à Mélinda. Puis à Sophie, Kévin, Débora, Maëlle et Morgane. Je ne suis pas avec mes amis pendant les vacances, mais heureusement, j'ai sms illimité. Ensuite je retourne à l'emplacement, mes parents doivent être arrivés. Sur la dune, des mecs, que je connais de vue, m'interpellent. Je suis très surprise car nous ne nous parlons jamais. Je précise, ce sont des beaux gosses !
    - Hey, salut !, lance l'un d'entre eux.
    - Salut.
    - On t'a vu arriver tout à l'heure, classe la voiture, renchérit son copain.
    - Ok ! J'ai compris !, lance-je énervée. Je peux remercier ma voiture, sinon vous ne m'auriez pas dit bonjour. Suis-je bête, vous êtes des mecs après tout, les voitures avant les filles, la politesse et la galanterie, c'est normal !
    Les deux qui ont parlé continuent de se marrer avec un autre, ça m'exaspère. Le quatrième ne dit rien, on dirait même qu'il a honte de ses potes. Il ferrait mieux de les remettre en place au lieu de rester muet. Je les laisse en plan et pars, en colère, vers mon emplacement. Mes parents sont en train de monter la tente. Je les aide. Au bout de quarante minutes, la toile est montée. Vingt minutes plus tard, les voitures sont déchargées. Nous rangeons tout avant de manger. Pendant le repas, il y a deux des trois mecs de ce matin qui passent trois fois devant la tente alors qu'ils ne le font jamais d'habitude. Ok, pense-je alors, cet été ne va pas être comme les autres. Leur attitude me le prouve.
     
    En réalité, le bouleversement n'est pas venu de là, enfin, pas le plus important.
     
    Comme cette année, le beau temps est au rendez-vous, après avoir fait la vaisselle, je vais me changer pour aller à la plage. Maillot de bain orange, paréo orange, jaune et blanc, sac avec crème solaire, chapeau, lunettes de soleil, livre, portable, lunettes de piscine (s'il y a des vagues) et serviette. Je ne suis pas adepte de la plage en début d'après-midi mais en général, le jour de l'arrivée, je ne résiste pas. En plus il est déjà 15h15. Mes parents, eux, partent faire les courses à vélo. Ayant un problème au genou, je peux faire du vélo mais avec modération. Alors que je me prélasse au soleil après m'être baignée, je sens que des gens s'approchent de moi. La chance n'est pas avec moi, ce sont encore les imbéciles de ce matin. Ils sont peut-être vexés et vont sans doute vouloir, si c'est le cas, me le faire payer. Pas de chance pour moi. Enfin si cela se produit, ça pimentera un peu les vacances. Je ne vais tout de même pas me laisser faire par ses gugusses ! Ils se foutent de moi. Histoire de leur faire comprendre que je les entends, je me moque à mon tour d'eux. Derrière les trois qui font les malins, le quatrième se cache un peu. C'est celui qui baissait la tête ce matin. Je me demande pourquoi il ne réagit pas comme eux. Ils s'éloignent, je souffle de soulagement. Vers 18 heures, je rentre à la tente et prends mes affaires pour la douche. Qui je retrouve dans la file d'attente ? Les quatre abrutis qui matent toutes les filles. Je ne prête pas attention à eux. Par malchance, ils entrent dans une cabine au même moment qu'une se libère pour moi. Je dois donc subir, et le mot est faible, leurs conversations puériles, leurs propos désobligeants voire un peu vulgaires. Je ne suis pas la seule visiblement à être agacée, vu les réflexions que j'entends. Une fois revenue à la tente, je m'occupe de mes cheveux. À ce moment là, un des mecs passe devant l'emplacement et va à la caravane d'en face. C'est vrai ils se connaissent depuis longtemps. Bon, d'accord, j'avoue, lui il est mignon. Il est loin de me laisser indifférente. Mais vu les copains qu'il a ce n'est pas cette année encore que je vais vaincre ma timidité et aller lui parler. En plus je ne connais même pas son prénom. Le soir, je vais aux cours de danse bretonne au gymnase. J'en ai fait pendant un an mais depuis mon problème au genou, j'ai arrêté et je me contente de maintenir mon niveau tous les étés ici. 
     
     
    Le petit mot de l'auteure :
     
    Voici pour la première partie de ce chapitre.
     
    Que pensez-vous de cette journée d'arrivée ? Du caractère des quatre garçons ? et Surtout de celui qui reste en retrait ? Des idées sur ce qui va se passer par la suite ?
     
    Prochain article, le mardi de cette première semaine de vacances.
     
    Merci à vous de lire cette fiction :) 

  • Commentaires

    1
    nousdeuxavis
    Mercredi 6 Novembre 2013 à 14:22
    salut c'est th3Event j'ai crée ce nouveau compte comme on ma pirater l'ancien donc je continurai a te lire sur ce compte
    elle est pas mal cette journée d'arriver mais cette flle elle dit qu'elle est pas riche pour moi elle est
    les quatres garon sont différents mais ce sont des mecs ces logiques qu'il sont comme sa
    celui qui reste en retrait je crois qu'il a un faible :)
    oui les deux vont finir ensemble ^^
    2
    Lundi 31 Mars 2014 à 22:07
    Encore un chapitre génial! Hé oui j'ai ma petite idée pour ce beau gosse mystérieux haha... Ce ne serait pas le futur petit ami de Camille hihi? ;P Aller, je vais lire la suite haha!
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