• L'été où ma vie a basculée (chapitre 14)


     
     CHAPITRE 14
     juillet 2013, deuxième semaine de vacances, samedi

    Le lendemain matin, je me réveille de bonne heure. Le soleil est toujours au rendez-vous, c'est un vrai bonheur. Cette nui j'ai rêvé de mon chéri ! Évidemment, allez-vous me dire. Le matin, je commence par aller me baigner. Ensuite je fais bronzette sur la plage. Ma peau a une jolie couleur dorée. Vers midi, je vais prendre ma douche, puis manger avec Mélinda sur le port. Nous retournons tous l'après-midi à la plage, toutes les deux. Nous en profitons car elle repart demain. À mon plus grand désespoir. Le soir, nous nous faisons un bowling toutes les deux. Nous nous éclatons comme des petites folles. Tout au long de la journée, j'envoie des sms à Florent. Ça me manque de ne pas le voir, mais j'apprécie énormément le fait qu'il respecte ma dernière journée avec Mélinda. J'en oublie également tous mes soucis du moment : ma s½ur jumelle, mes parents qui d'ailleurs rentrent demain. Heureusement que Florent est encore là parce que j'aurais eu dû mal à supporter leur retour toute seule. Il est environ 22h45 lorsque nous sortons du bowling. Mélinda a déjà finit ses valises. Elle n'a plus qu'à vider sa tente demain matin, la plier et tout remettre dans sa voiture. Du coup, nous restons discuter dans sa toile jusqu'à une heure du matin. Nous n'avons clairement pas envie de nous quitter le lendemain. Mais nous savons l'une comme l'autre qu'il n'y a pas de solutions. Lorsque je vais aux toilettes avant de me coucher, je croise mon cher Florent. Nous nous embrassons amoureusement à l'abri des regards, dans la nuit étoilée. Il me chuchote à l'oreille qu'il sera là pour me soutenir le lendemain. Il est adorable je vous dis ! Alors que je vais pour me coucher, mon portable sonne. Oui je sais, il est presque 2h du matin, mais je décroche. Pourquoi ? De un parce que c'est Maëlle, de deux parce que j'ai le pressentiment que je vais mal dormir vu que je me sens oppressée.
    - Salut miss, ça va ?
    - Bof et toi Camille ? Je ne te réveille pas j'espère ?
    - Du tout. Je n'étais pas encore couchée et j'allais t'envoyer un sms. Moi ça va moyen. Les parents reviennent demain et ça m'angoisse. D'autant que ma pote qui est avec moi au camping repart demain matin.
    - Ah je vois. Moi non plus ça ne va pas. C'est pour ça que je t'appelle aussi tard ...
    - Qu'est-ce qui t'arrive ?, lui demandé-je d'une vois douce et inquiète.
    - Je pense à ce qui nous arrive ... Tu me diras, ça change de penser à mon connard d'ex, mais c'est guère mieux. Ne le prend pas mal. C'est juste que je me demande comment ça va faire quand on va se revoir. Je sais qu'on en parle et tout mais, ...
    Elle fond en larmes.
    - Oh, calme-toi Maëlle, tu t'emballe trop là, dis-je d'une vois douce. Moi aussi tout ça, ça m'angoisse, et tu me connais niveau angoisse, je détiens la palme d'or ^^. A mon avis, quand tu vas venir, ça va faire comme si on était encore que des amies, ... comme avant. Après je pense qu'on va s'habituer avec le temps. Mais ça ne fera jamais pareil que si on avait toujours été s½ur, enfin si on l'avait toujours su quoi. On aura toujours des réflexes d'amie. Dis-toi bien qu'on aurait pu se détester, se haïr ou ne pas se connaître et découvrir qu'on était totalement différentes et ne pas s'entendre. Là ça aurait été l'horreur !
    - J'avoue. Tu as raison, je n'y avais pas pensé. Ce qui m'inquiète le plus, c'est quand je vais entre guillemets changer de parents. Ça me fait sérieusement flipper.
    - J'imagine, même si c'est plus facile pour moi ; j'angoisse aussi. D'autant plus que je ne sais pas comment vont réagir mes parents. J'espère que tout ce que je t'ai dit ne t'a pas fais peur. Après je me dis que ça ne doit pas être facile non plus pour eux.
    - J'avoue. Non t'inquiète ça ne m'inquiète pas tout ce que tu m'as dit.
    - Moi ce qui me fait peur, depuis que j'y ai pensé, c'est quand ça va se savoir. Parce que là j'ai une pote du camping qui le sait, mais elle ne te connait pas, et une autre personne, qui ne te connait pas non plus.
    - J'avoue c'est la galère. Surtout à la patinoire. Je ne sais pas si j'ai envie que ça se sache ou pas.
    - Moi non plus je ne sais pas.
    - Et sans indiscrétion, ni curiosité, tu me connais, ...
    - Justement !, dis-je moqueuse.
    - C'est qui l'autre personne ?
    - il s'appelle ...
    - Il en plus !, dit-elle en me coupant la parole.
    - Oui « il », ça t'étonne ?, l'interrogé-je d'une voix innocente.
    - Un peu, ce n'est pas ton genre les rencontres masculines ... dit-elle en riant.
    - Je reconnais. Il s'appelle Florent. Il est trop mignon. Si on se parle, c'est grâce à ses potes. Ils se moquent tout le temps de moi et lui il prend ma défense, il m'a parlé la première fois pour s'excuser de leur comportement. Depuis, c'est devenu un ami, un confident. Et depuis hier soir on sort ensemble ...
    - Quoi !!! Et tu ne dis rien à ta s½ur adorée ?!
    - Menteuse, je t'en ai parlé au début des vacances.
    - Ah oui c'est vrai.
    - Et puis en bonne amie que je suis, n'est-ce pas, dis-je en souriant, je ne te rabâche pas les oreilles avec mes histoires de c½ur alors que le tiens est en miette.
    - Je t'en suis très reconnaissante.
    - Ah tu vois ?, répond-je moqueuse.
    - Adorable comme il a l'air d'être, il n'aurait pas un jumeau par hasard ?
    - Malheureusement pour toi, pas à ma connaissance, et ses potes, pour moi c'est trois abrutis sans cervelle !
    - Dommage. Il y aura surement des nouveaux d'ici à ce que j'arrive.
    - Oh oui surement, dis-je pensive.
    - Ah quoi tu pense Camille pour être pensive d'un seul coup comme ça ?
    - A la rentrée ... ça va être plus dur que pendant les vacances ...
    - C'est sur. Bon je te laisse, je vais essayer de dormir un peu.
    - Ok. Bonne nuit Maëlle. Moi aussi je vais essayer de dormir ...
    Nous raccrochons toutes les deux. Mon portable indique qu'il est presque 2h40. Pourtant je n'ai pas sommeil. Heureusement que je lézarde dans la journée parce que la nuit, je ne dors pas beaucoup. Mon téléphone sonne de nouveau. C'est un sms de Florent : « Tu dors ma Camille ? ». Je lui réponds que non, et du coup, il me dit qu'il arrive. Cinq minutes plus tard il entre dans la tente.
    - Je me suis réveillé et j'ai eu le pressentiment que ma jolie Camille avait encore des insomnies, je me trompe ?
    - Pas tout à fait. En fait j'étais au téléphone avec Maëlle, et après je n'ai pas réussi à m'endormir, lui répond-je en me calant contre lui.
    Il est assis contre mon matelas, je viens m'asseoir à côté de lui.
    - Reste allongée, ou on va encore s'endormir assis.
    - Pas faux, et comme dans tes bras je m'endors très facilement, ...
    - Je sais, c'est pour ça que je suis venu. Et puis, ce n'est pas quand tes parents seront là qu'on pourra dormir tous les deux.
    - Ah ça, c'est certain, faudra même pas qu'ils nous voient ensemble. Ils vont piquer une colère sinon.
    - A ce point là ?
    - Oui, dis-je d'une voix triste.
    - Eh, ne t'inquiète pas comme ça, dit-il en me prenant dans ses bras tout en s'allongeant auprès de moi.
    Nous nous endormons enlacés tous les deux.
     
     
     
    Le petit mot de l'auteure : 
    - Votre avis sur cette journée du samedi ?
    - La discussion Camille - Maëlle ?
    - La discussion Camille - Florent à la fin ?
     
    Dans la prochaine partie, la fin de cette semaine mouvementée, le départ de Mélinda, et le retour des parents de Camille.
     
    Merci à vous de lire cette fiction :) 
     
     

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