• L'été où ma vie a basculée (chapitre 12)


     CHAPITRE 12, deuxième semaine de vacances, le jeudi
     
     
     

    Autant dire que le lendemain matin, j'ai une sale tête. Quand je pense que mes cauchemars ont commencé à cause des histoires d'épouvantes de Florent. Il va m'entendre celui-là ! Aux alentours de 8 heures, je croise Mélinda qui est réveillée, elle aussi. Elle remarque de suite ma tête et me demande ce qui se passe. Du coup je lui explique ma nuit mouvementée. Elle se paye ma tête, comme je m'en doutais. Alors qu'elle rit toujours, j'aperçois Florent. En voyant ma tête déplorable et la mine enjouée de Mélinda, il se rapproche en souriant.
    - Hep, hep, hep, ne rit pas trop toi !, lui dis-je le regard menaçant.
    - Qu'est-ce que j'ai fait ?, me demande-t-il perdu.
    - A cause de toi et de tes histoires d'épouvantes, je n'ai pas dormi de la nuit !
    - Désolé, me dit-il en riant d'un rire moqueur, persuadé que j'exagère.
    - Non mais elle est sérieuse Florent. À 4h du mat' elle s'est même fait engueuler par le vigile car la lumière dans sa toile gênait soit disant les toiles voisines. Elle a piqué un fard et l'a foutu dehors.
    - Ah carrément ! Il abuse le mec ! D'où il entre comme ça chez les gens lui. Je suis sincèrement désolé Camille. ... La prochaine fois que tu n'arrives pas à dormir à cause de mes histoires, appelle-moi et je viendrais te rassurer.
    - En pleine nuit, pff mais bien-sur !, dis-je certaine qu'il se fou de moi.
    - Je suis sérieux. Bon les filles je vous laisse, à plus tard.
    - Ok, à plus, répond Mélinda en même temps que moi.
    Puis Mélinda me chuchote :
    - A ta place, je n'attendrais même pas d'avoir peur pour l'appeler, dit-elle le regard envieux.
    - Méli, voyons !
    - Camille, profites-en !
    - Je sais que tu as raison Méli, mais je suis incapable de le faire.
    Vu l'heure de la marée haute, nous décidons d'aller nous baigner. L'eau est chaude même le matin, vu les températures caniculaires que nous avons. L'eau est très calme car il y a peu d'air en ce début de matinée. Après quelques longueurs, je m'allonge sur ma serviette après l'avoir étendue sur le sable sec. Je laisse ma peau sécher au soleil et prendre une jolie teinte dorée pendant que Mélinda continue de nager. Je ferme les yeux et laisser mon esprit rêvasser. Lorsque Mélinda sort de l'eau, je me retourne et me trouve allongée sur le ventre. J'attrape mon livre dans mon sac de plage ainsi que mes lunettes de soleil. Mario arrive et embarque Mélinda. Sans s'excuser d'ailleurs ... Seule sur la plage je savoure le silence qu'offre ce paysage le matin. Mais cette absence sonore ne dure malheureusement pas. Les trois abrutis arrivent avec Florent. Ils s'installent non loin de moi et vont se baigner.  J'entends au loin leurs cris alors qu'ils se chamaillent dans la flotte. Mais cela encore, ça ne me dérange pas. Ce qui m'agace profondément, ce sont leurs discussions. Ils parlent fort, se pavanent devant les minettes qui passent auprès d'eux. Et entendre leurs conversations d'où n'en ressort que des histoires d'égo, ah les mecs et leur virilité ... et des histoires de cul, c'est exaspérant, insupportable. Non mais sérieux, ils n'ont pas autre chose à se raconter ? Nous aussi entre filles nous parlons des mecs, mais eux ce n'est pas pareil dans ce genre de sujet, ils sont toujours dans le dégueulasse, le graveleux. Ils m'agacent tellement, que je n'arrive plus à lire. Leurs conneries me déconcentrent. Ah bah tiens, là c'est le pompon ! Voilà qu'ils viennent me parler ! Enfin les trois abrutis se moquent de moi une fois de plus, ils me disent que je suis moche, que ma famille est moche. Je les ignore comme d'habitude, mais aujourd'hui c'est plus difficile. Sans doute à cause du manque de sommeil. Leurs remarques m'atteignent vraiment. Qu'ils s'en prennent à moi, soit, mais pas touche à ma famille ou à mes amis ! Je me retiens vraiment de pleurer. Heureusement pour moi, j'ai mes lunettes de soleil. Mais alors qu'ils s'en prennent à ma s½ur, sans même savoir que j'en ai une, je craque. Je fonds en larmes sans pouvoir m'arrêter. Florent qui restait en retrait viens auprès de moi pour me consoler. Ses amis continuent leurs vannes pourries, et se moquent de lui. Il leur lance un regard noir. Moi, je m'énerve contre eux.
    - Non mais vous êtes vraiment débiles ! Vous savez rien de ma vie alors ne parlez pas de ma s½ur, ... espèces d'abrutis sans cervelle !
    - Oh mais c'est qu'elle s'énerve la petite, se moque l'un d'entre eux.
    N'en pouvant plus, je ramasse mes affaires et retourne à ma tente. Ils m'ont énervé pour un bon moment ces petits cons. Je prends mes affaires de toilette et file à la douche. Rien de tel qu'une bonne douche pour se détendre. Ensuite je mange vu qu'il est 13 heures. Salade de tomates et concombre en entrée, saucisse grillée au four et courgettes ensuite. En dessert, une nectarine. Vu les 37°C à l'ombre, du jamais vu ou presque pour un mois de juillet, je reste à la tente en début d'après-midi, Je m'installe dans le fauteuil de camping avant de lire un bon roman. Vers 17h, Mélinda, qui était en ville avec son cher Mario, revient et nous allons toutes les deux à la plage. Nous y restons deux heures. Puis nous rentrons, nous allons à la douche, nous mangeons ensemble avant d'aller nous balader sur la plage au coucher du soleil. Nous restons tard sur la plage. Nous nous éclairons avec nos lampes de poche. Nous en profitons, pour une fois que nous ne sommes pas dérangées par les abrutis. En rentrant, justement, nous croisons Florent et ses trois abrutis de copains. Il me chuchote à l'oreille de ne pas oublier sa promesse du matin. Je lui souris, mais il devine à mon regard que je ne vais pas oser lui téléphoner. Ses amis se moquent de moi. À croire qu'ils ne savent rien faire d'autre !
     
    Mais à ce moment là, minuit environ, je n'imaginais pas du tout ce qui s'est déroulé par la suite, au cours de la nuit.
     
    Vers 4 heures du matin, je me réveille en sursaut. Mais mon cauchemar n'a rien à voir avec les histoires horribles de Florent, contrairement à la nuit précédente. Cette fois-ci, c'est en lien avec l'histoire de ma jumelle. Sans me lever, j'allume ma lampe de poche. Mais cela ne suffit pas à me calmer. Ce cauchemar était affreux aussi, faut le dire. Ma jumelle se faisait tabasser par ses amis parce que pour eux elle était devenue indésirable. Tout ça parce qu'elle est ma s½ur. Et moi j'étais ligotée à une chaise obligée de regarder la scène ! Je me mets à pleurer encore plus fort, tout en attrapant le dossier que mes parents m'ont laissé. Tout à coup, j'entends une vois m'appeler de dehors. Aussitôt je me dis que si c'est le vigile, je lui vole dans les plumes ! Par conséquent, j'attends pour répondre, tout en somnolant et en pleurant. Puis, j'entends, quelques minutes plus tard la fermeture de la toile de tente s'ouvrir. Je me dis que ça doit être Mélinda qui a vu ma lumière. Celle de ma chambre s'ouvre aussi et je découvre non pas mon amie mais Florent. J'aurais dû m'en douter vu comment il a insisté ce matin après le récit de mon histoire de la nuit précédente. Il s'assoit auprès de moi et essuie délicatement avec ses doigts mes larmes qui coulent sur mes joues. Je voudrais sourire pour lui montrer à quel point je suis heureuse qu'il soit là. Mais je suis prisonnière de mes pleurs. Il ne semble pas s'en offusquer. Alors qu'il me demande qu'elle est l'histoire qu'il m'a contée qui me fait peur et m'empêche de dormir ; je parviens à lui décrocher un sourire avant de lui expliquer.
    - Cette nuit, ce n'est pas une des tes histoires qui me donne des insomnies. Je pense à ma jumelle. J'ai fais un cauchemar affreux. Et je pressens quelque chose de mal quand je pense à elle.
    - Arrête de t'en faire, elle t'a promis de ne pas rester injoignable. Alors demain, tu l'appelles pour te rassurer. ... Je n'aime pas te voir inquiète, finit-il avec de la tristesse dans sa voix douce et apaisante.
    - Tu préfères me voir comment ?, lui demande-je en pensant qu'il n'a pas dû me voir autrement.
    - Plus joyeuse, comme lundi soir au bowling ou mardi soir en boîte ... même si maintenant je me rends bien compte que ce n'était qu'une façade, vu la tête que tu tires en pleine nuit.
    - Bonne déduction. Disons que je m'amuse vraiment mais dès que rien ne m'occupe l'esprit ...
    - J'aimais bien aussi ton sourire quand tu es arrivée le lundi de la semaine dernière, et la façon dont tu as remis en place mes potes.
    - Ah c'est sur, la semaine dernière, je ne savais pas encore que ces vacances et même ma vie prendraient cette tournure.
    - J'imagine que c'est perturbant. Surtout quand on ne peut pas avoir réponse à ses questions. Au fait, tu as réussis à joindre tes parents ?
    - Aux 20 messages que je leur ai laissés, ils m'ont simplement répondu qu'ils rentrent dimanche et que je n'ai rien à préparer pour le repas.
    - Ah je vois, fait-il triste pour moi.
    Voyant que je pleure de plus belle, il me prend dans ses bras. Je m'en veux de pleurer comme une gamine. Je le lui dis. Il me répond que je n'ai pas à avoir honte du tout, que ma réaction est tout à fait normale. Nous sommes assis tous les deux contre mon matelas. Nous finissons par nous endormir, toujours dans la même position.
     
     
     
    Le petit mot de l'auteure :
    - Vous pensez quoi de ce court chapitre ?
    - Le début avec Mélinda, Camille et Florent ? Florent qui lui dit de l'appeler si elle n'arrive pas à dormir ? La réaction de Mélinda (quelle petite coquine^^)
    - Les abrutis qui se moquent de Camille et s'en prennent à sa soeur ? Florent qui la défend c'est mignon non ?
    - Le cauchemar de Camille ?
    - Florent qui la réconforte ? 
    - Ils sont mignons tous les deux non ?
     
     
    Merci de lire ma fiction :)
     
     
     

  • Commentaires

    1
    moietmoi-seul
    Vendredi 9 Mai 2014 à 15:04
    Je l'aime bien ce cours chapitre
    Un début spécial :)
    Moi je fois que sur les mecs ta exagéré en disant qu'il parle de truc dégueulasses en généralisant ! Mais sinon ils ont raison de se moquer ^^
    Mais bon c'était super ce chapitre
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