• L'été où ma vie a basculée (chapitre 11)


     
     CHAPITRE 11, deuxième semaine de vacances, le mercredi
     
     

    Le lendemain matin, je me réveille plus tard. Il est 9h40 lorsque je sors de ma tente. J'en ai profité car ce soir c'est la soirée du port et je sais donc que je ne vais pas me coucher de bonne heure. Même si Mélinda ne sera pas avec moi vu qu'elle passe la soirée avec son cher Mario. Après un petit déjeuner rapide, je file me préparer pour ensuite aller à la plage. Mélinda ne semble pas réveillée. Je n'ose la déranger. Confortablement allongée sur le ventre, j'entreprends d'écrire la suite de ma fiction. Vers 12h, alors que je vais pour rentrer à ma tente, je sens quelqu'un m'attraper par le bras. Je me retourne et découvre Florent.
    - C'est une manie chez toi d'arriver derrière moi ?, lui demande-je en souriant.
    - Non, juste que c'est super ce que tu écris.
    - Quoi ?!
    - Je suis passé derrière toi tout à l'heure. Tu ne m'as pas entendu alors je suis resté lire quelques lignes. Excuse-moi ce n'est pas correct, je sais bien.
    - Pardonné. Tu voulais quoi sinon ?
    - Tu vas à la soirée du port ce soir ?
    - Oui bien sur et toi ?
    - Aussi. Avec les mecs et toi ?
    - Avec Mélinda sans doute, mais je ne l'ai pas encore vue aujourd'hui.
    Je sais très bien qu'elle y va avec Mario et que je vais y aller seule, mais je n'ai pas eu envie de lui dire. Je n'ai pas envie qu'il me proposer d'y aller avec eux car je ne supporte pas les trois abrutis.
    - Ok, on se recroisera sans doute ce soir belle Camille, me dit-il avec un sourire charmeur.
    Oui je reconnais que son sourire me fait fondre. Je reste muette de surprise. Flattée par ce « belle Camille », je rougis comme une tomate. Ce qui, d'ailleurs, n'échappe pas à Florent. Il m'adresse un clin d'½il avant de me laisser. Après avoir mangé un bon repas, fait ma vaisselle et passé le balai sous la tente, je prépare sur mon lit les vêtements pour aller à la soirée du port ce soir. Puis je vais à la plage. Mélinda m'y rejoint quelques temps plus tard, pendant que je suis au téléphone avec Maëlle. Cette dernière m'explique qu'elle ne pourra pas venir la semaine prochaine mais celle d'après. Une fois que j'ai raccroché, je demande à Mélinda comment s'est passé sa soirée de la veille. Elle a des étoiles dans les yeux quand elle parle. Elle m'explique qu'elle a passé tout son temps à danser avec Mario. Qu'après, en rentrant au camping, ils ont discuté un moment dans sa tente. Puis qu'avant de partir, il l'a embrassé. Le contraire m'aurait étonnée. Je la connais Méli. À son tour, elle me questionne sur ma soirée. Je lui réponds en faisant l'impasse sur la fin où il m'a embrassé à la commissure des lèvres. Vers 17h, après une bonne séance de plage, bronzette et baignade, je rentre pour me préparer. La soirée commence à 20 heures par une heure de danses bretonnes. Après un léger repas et un passage au miroir des lavabos pour le maquillage, me voilà prête. J'y vais à pieds car il est hors de question que ma voiture dorme dehors. J'arrive pile au moment où ça commence. J'adore vraiment les danses bretonnes, mais c'est très fatiguant. Peu avant la fin de cette première partie de soirée, j'aperçois Florent et la bande de gugusses qui arrivent. Mélinda et Mario sont déjà là depuis un moment. J'enchaîne directement les autres danses dont un madison. Cependant, au bout d'un moment, je me calme car il fait encore très chaud, et j'ai oublié ma bouteille d'eau. Je n'ai aucunement envie d'acheter une boisson, donc je m'assois sur un muret et je regarder les autres danser. Cela me repose. Mélinda et Mario dansent collés l'un contre l'autre tandis que les trois imbéciles font les cons. Il n'est que 22h mais pourtant je suis sûre qu'ils ont déjà beaucoup trop bu. Faudra qu'on m'explique un jour l'intérêt de boire autant, au point de ne plus se rappeler ce qu'on a fait le lendemain. Tout en regardant, je me rends compte que je n'ai toujours pas vu Florent. Je le cherche mais sans succès. Déçue, je continue de regarder les gens danser. Je suis triste car il m'a dit qu'il venait. Depuis que cette pouffiasse d'Aude est partie je suis plus sereine, mais tout de même. Un quart d'heure plus tard, je finis par le voir. Il est à l'autre bout de la place, entouré de jolies filles. Mon sang ne fait qu'un tour ! Je dois l'avouer, je suis jalouse. M'étant assez reposée, je retourne danser. Mine de rien, tout en dansant, je me rapproche de Florent, de manière à mieux voir ce qui se passe autours de lui. Je suis rassurée de voir qu'il a le regard rivé ailleurs que sur les filles toutes refaites qui l'entourent. Il semble même être ennuyé par ces trois brunettes. En regardant dans le même regard que lui, je m'aperçois qu'il y a un vide et qu'il regarde dans cette direction. Du coup je m'y dirige, en espérant qu'il me voit. Et même mieux encore, qu'il vienne me voir. Alors que je désespère que mon stratagème fonctionne, je sens une présence derrière moi. Je me retourne et découvre Florent tout souriant. Il est très beau ce soir, je dois le reconnaître. Nous continuons de danser ensemble jusqu'à l'avant dernière musique. La dernière c'est un slow et je prends bien garde à me mettre à l'écart. Je n'aime pas ce genre de danse.
     
    Depuis j'ai changé d'avis. Mon adorable chéri m'a fait changer d'opinion sur cette danse.
     
    Il est aux alentours de minuit lorsque la musique s'arrête. Je me dirige alors vers la sortie de la place pour rentrer dormir. Florent me suit, mais je n'y prête pas attention, je suis plongée dans mes pensées. Je pense à ma jumelle. Il doit s'en rendre compte à l'air grave affiché sur mon visage. Il ne dit rien, moi non plus. Mais le silence est loin d'être pesant. Il est rassurant. Alors que nous arrivons sur la dune, il allume sa lampe de poche, moi la mienne. Il n'y a plus de réverbères et malgré nos lampes, il fait beaucoup plus sombre. Alors que nous arrivons au bout de la plage, tout en discutant de tout et de rien, il passe son bras autour de mes épaules. Cela me réconforte car, comme tous les soirs depuis l'annonce, dès que la nuit tombe, je suis triste. Je m'assois sur un rocher, lui sur un autre à côté de moi. Nous sommes sur la plage de la petite crique, comme lors de notre première balade. Il me raconte des histoires drôles. Nos rires s'entremêlent et résonnent dans la nuit. J'apprécie le fait qu'il tente de me changer les idées. Puis, à la lueur de sa lampe, je vois son visage changer. Son sourire se transforme en un sourire moqueur puis un sourire sadique. Ça me flanque la trouille. Il s'en aperçoit et se marre.
    - Arrête de flipper, je n'ai même pas encore raconté l'histoire qui fait peur.
    - Ne te moques pas ce n'est pas drôle, répond-je la voix tremblante.
    Il raconte son histoire et je me mets à trembler encore plus. Ensuite, nous voyons une autre lueur bouger un peu plus haut. Je panique à fond et me jette dans ses bras pour me rassurer. Pas logique alors qu'il vient de me faire peur, je sais mais cette lueur me fait vraiment peur. Florent se moque de moi et finit par me dire de relever la tête. La lueur n'est qu'une autre lampe. Peut-être un couple de tourtereaux qui se baladent eux aussi. Je me sens si bien dans ses bras que je ne veux pas me décoller. Doucement il me chuchote à l'oreille.
    - On rentre Camille ?
    - D'accord, dis-je déçue de quitter ses bras musclés.
    Lorsque nous nous quittons devant ma tente, il m'embrasse sur le front. J'en suis presque déçue. Je m'étais habituée à ce qu'il m'embrasse au coin des lèvres. C'est en pensant à lui que je m'endors paisiblement. Mais mon sommeil est de courte durée. Je me réveille en sursaut. Je prends peur un peu plus à chaque micro bruit que j'entends. Et il n'est que trois heures du matin ! La fin de la nuit va être longue. Je soupire. Une bonne heure plus tard, l'insomnie est toujours là. Dès que je referme les yeux, mon cauchemar recommence et en pire ! Ne pouvant plus dormir, je me lève et allume la lumière. Je lis un peu puis décide d'écrire la suite de ma fiction. Tout à coup j'entends frapper à la toile. Le mec se dit être le vigile, mais je me méfie. Sous son insistance je fini par ouvrir. Il m'engueule. Soit disant que ma lumière gêne les voisins. J'entre dans une colère noire, lui explique que j'ai des insomnies et que la lumière de la lampe de poche ne suffi pas pour que mon état s'améliore. Ensuite je le vire en lui disant que ce n'est pas la peine qu'il revienne, ni ce soir, ni un autre soir. Il m'a tellement énervée que je n'arrive plus à me rendormir du reste de la nuit.
     
     
     
    Le petit mot de l'auteure : 
    - Votre avis sur cette partie de chapitre ? Un peu courte je m'en excuse :/
    - La discussion Camille-Florent sur la plage ?
    - La relation entre Mélinda et Mario ? Vous en pensez quoi de Mario ?
    - La soirée du port ? La réaction de Camille lorsqu'elle voit Florent avec les trois brunettes ?
    - La phrase en italique ?
    - La fin de soirée à la plage de Camille et Florent ?
    - La nuit agitée de Camille et son altercation avec le vigile ?
     
     
    Merci encore de lire la fiction :) La suite arrive dès que j'ai le temps de la recopier ;) 
     
     

  • Commentaires

    1
    Jeudi 17 Avril 2014 à 09:58
    Trop mignon les deux "amoureux"! Ca ne ressemble pas à Camille de parler comme ça! :O J'attends avec impatience la suite!:)
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