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    Août 2013, 6e semaine de vacances, Dimanche
     
                    Après une affreuse nuit, peu reposante, je n'ai absolument pas envie de me lever. Il est 9h30 lorsque je me réveille. A peine ai-je ouvert les yeux que Florent entre-ouvre ma chambre. Il remarque immédiatement ma petite mine. Il me demande, inquiet, pourquoi j'ai cette tête-là. Je lui raconte ma nuit mouvementée et mon envie de rester couchée. Florent me regarde malicieusement et me dit que ça tombe bien. Je me demande bien qu'elle idée il peut avoir dans sa tête. Je ne tarde pas à comprendre lorsqu'il commence à me mordiller le lobe de l'oreille et se met à califourchon sur moi. Qu'il est coquin mon chéri ! Comme souvent, j'ai peu qu'on nous entende. Mon cher et tendre s'en aperçoit et me rassure.
    -         Personne ne va nous entendre, ils sont tous à la plage.
    -         Je suis rassurée alors ... continue mon cœur, dis-je en susurrant alors qu'il caresse mon corps de sa langue ...
    C'est fou comme le temps passe vite lorsqu'on est occupée ! Midi arrive vite. Nous allons donc prendre notre douche. Ensemble mais sans folies. Pui il rentre à sa tente au moment où ma frangine revient de la plage.
    -          Eh bah Camille ? Une panne d'oreiller ce matin ? se moque-t-elle en sachant bien que ce n'est pas dans mes habitudes.
    -          Pas du tout, c'est juste que je n'ai pas dormi de la nuit alors je n'arrivais pas à me lever. Et puis Florent est passé, du coup on est resté tous les deux à la tente.
    -          Tu aurais dû venir finir ta nuit à la plage.
    -          Avec tout le bruit que vous avez dû faire, sans regrets !
    -          Comment tu sais que nous y étions tous ou presque ?
    -          C'est Flo qui me l'a dit. ... On fait quoi cet après-midi, vu l'orage qui arrive ?
    -          Je ne sais pas. On peut rester au calme à l'emplacement et lire par exemple, ou écrire pour toi.
    -          Bonne idée, si on reste tranquilles, mais ça m'étonnerais fort que personne ne s'incruste, c'est moi qui aie la plus grande tente.
    -          On verra bien.
    Nous mangeons dehors, au soleil au départ, sous un ciel gris et chargé à la fin. La pluie commence tout juste à tomber lorsque nous revenons des éviers. Maëlle va chercher son livre dans sa valise puis revient en vitesse dans ma tente. Nous essuyons et rangeons la vaisselle avant de nous installer confortablement. A table pour écrire pour moi, sur une serviette de plage au sol pour ma jumelle. Le temps étant de plus en plus noir, il devient difficile de lire correctement. Nous restons ainsi pendant presque 2h. Mais, lors d'une accalmie, nous entendons un troupeau d'éléphants arriver ! Bingo, c'est pour nous ! Florent ouvre la toile. Il est suivi de Lucas, Zach, Sophie, Kevin, Debora, Nola, Melinda, Louise et Marine. La tente est beaucoup plus petite d'un coup.
    -          On fait un trivial poursuit spécial Bretagne ?
    -          Excellente idée, font Zach et Florent à l'unisson.
    -          Je vais chercher le jeu, répond-je en souriant.
    Etant douze, nous faisons des duos. Je me mets avec Maëlle, Sophie avec son chéri, Florent et Zach se mettent tous les deux, Melinda et Marine forment un autre duo et Debora se met avec le p'tit blond. Nous faisons trois parties. Pour la dernière, je me mets avec mon chéri, et Maëlle avec le métis. Avec Flo, nous sommes trop forts, du coup on gagne la dernière partie longtemps avant que les autres ne finissent. C'est un après-midi de franche rigolade et du coup nous ne nous sommes même pas aperçus que le soleil est revenu. Les garçons retournent à leurs tentes, tandis que les filles restent et nous mangeons toutes ensembles. Nous rejoignons ensuite les garçons et les filles qui n'étaient pas avec nous à l'entrée du bowling. Nicolas sautille sur place tellement il est content que nous n'ayons pas décidé d'aller à la boite de nuit en dessous du bowling. Il me fait rire. Mais quand je me rends compte que la garce est, elle aussi, présente parmi nous, je m'arrête de rire. Elle arbore un petit sourire satisfait qui ne présage rien de bon. Tristan décide qu'aucun couple ne doit être ensemble. Je devine un peu pourquoi il fait ça. Mais je ne pensais pas, à ce moment-là, que la garce avait un plan bien ficelé en tête, et pas des plus glorieux ... Je me retrouve donc sur la piste deux avec ma jumelle, Lucas, Léo, Deb et Kevin. Je suis deuxième tout le temps derrière Kevin. Sur la piste une, il y a Florent, ses frères, son meilleur ami, le métis, Morgane et Louise. Les mecs sont très forts et se livrent à une lutte sans merci dans une ambiance bonne enfant. Sur la troisième piste que nous occupons, il y a la garce, Melinda, le bouclé, le p'tit blond, Marine et Sophie. Personne ne voulait être avec Noémie. Cependant elle a l'air tellement occupée, par je ne sais quoi mais surement rien de bon, qu'elle ne se rend même pas compte que tout le monde la met à l'écart. A mon grand désespoir, c'est le mouton qui gagne et cela n'arrange pas son égo déjà surdimensionné. La seule chose positive, c'est la façon dont il rembarre Noémie lorsqu'elle déplore le fait qu'il ait gagné. Il est un peu plus de minuit lorsque nous rentrons au camping, après avoir bu un verre ensemble au bar du bowling. Nous sommes à pieds et nous sommes sous une pluie d'orage, ce qui nous fait avancer plus vite dans l'optique de ne pas être trop mouillés, mais c'est peine perdue. Je vais dormir avec mon chéri dans sa tente. Au passage, nous remarquons Noémie, alias la garce, qui entre dans la toile de Nico. Florent n'ayant pas envie d'entamer une conversation qui s'annonce vaine sous la pluie, se contente de soupirer puis entre dans sa tente. Je le suis. Je reconnais que vu le regard de la garce dans la soirée, je crains un peu ce qui va se survenir ... Pauvre Nicolas ... vu que je suis mouillée de la tête aux pieds, mon cher et tendre me prête un tee-shirt. Nous nous endormons rapidement, tendrement enlacés. 

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    Août 2013, 7e semaine de vacances, Lundi
     
                    Ce matin, je me réveille de bonne heure. J'entends des voix et des protestations étouffées par la toile d'une tente. Ça m'inquiète.
    -         Salut ma belle, me susurre Florent de sa voix encore endormie, bien dormi ?
    -         Super, dans tes bras je dors toujours bien et la pluie m'a bercée. Et toi mon ange ?
    -         Avec toi, je passe toujours une bonne nuit, réplique-t-il tout sourire avant de me voler un baiser.
    Nous entendons de nouveaux des cris mais biens distincts cette fois-ci. Des paroles qui ressemblent à une dispute.
    -         C'est ton frère, dis-je tout à coup en reconnaissant la voix de Nico.
    -         Avec la garce, complète Flo en grimaçant.
    Il se prépare à intervenir. Il a déjà ouvert sa tente, mais je le stoppe.
    -         Non Flo. Laisse-les. De toutes façons ton frère va souffrir. Autant qu'il entende toutes les inepties de cette garce. Au moins il saura ce qu'elle lui reproche, même si ce n'est que foutaise.
    -         Pas faux.
    Nous écoutons leur dispute. Et, il n'y a pas de mal vu comment la garce hurle sur le pauvre Nicolas.
    -          Mais Nico, t'as cru quoi ?! Ce n'était qu'une passade de vacances ! Je n'allais tout de même pas m'engager sur une relation à distance !
    -          Mais, mais, proteste Nicolas en bégayant, ce n'est pas du tout ce que tu m'as dit l'autre jour !
    -          Je t'ai dit ce que tu voulais entendre ! Que tu es naïf mon pauvre, ajoute-t-elle d'un ton condescendant.
    Nicolas reste bouche bée. Et de notre côté avec Flo, on a du mal à se contenir vu le ton que la pouffiasse utilise.
    -          Bon de toutes façons, on ne va pas polémiquer. Je pars, donc c'est fini ! de toutes façon, depuis la première nuit, c'est déjà fini.
    -          QUOI !, hurle Nicolas.
    Gabriel qui n'en peut plus non plus sort de sa tente pour défendre son frère, mais je l'arrête. Il ne comprend pas, tout comme Florent.
    -          Laissez-la dire ce qu'elle a à dire ! elle sait que je l'écoute et il y a quelque chose qu'elle va être obligée de lui dire car je lui ai donné jusqu'à hier pour le faire.
    -          Quoi ?! Et tu n'as rien dit à Nico, s'insurge Gab.
    -          Calme-toi ! Ce genre de choses ce n'est pas à moi de lui l'apprendre. Sauf, bien sûr, si elle ne le lui dit pas. Et crois-moi, ce qu'il est en train de regretter, il va bientôt être content de ne pas l'avoir fait. Et me regarde pas comme ça Gab, Tristan le sait et n'a rien dit non plus. Il attend comme moi qu'elle le lui dise elle-même.
    Les deux frères restent médusés alors que la garce continue son speech.
    -          Ah et puis, autant que tu le sache, je n'ai pas attendu que tu te décides ! Sur le port, j'ai embrassé un autre mec et après son pote m'a même fait rentrer en boite. Je te passe les détails de la fin de soirée, finit-elle d'une voix sadique. Le pire, reprend-t-elle, c'est que je ne peux même pas t'ajouter à ma liste. Dommage, t'es pourtant le seul mec potable dans ce camping ! Heureusement pour moi, c'était la dernière année que je venais dans ce trou merdique !
    -          STOP, hurle Tristan qui a lui aussi tout entendu et n'en peut sans doute plus d'entendre sa voix de péripatéticienne. TU DEGAGES et vite !
    Je décide de laisser les garçons entre eux, préférant en parler avec Nicolas quand l'orage sera un peu calmé. Je passe devant Nicolas et Tristan et regarde le plus jeune. Il baisse la tête. Il sait que je l'avais prévenu. Alors que je retourne à la toile, j'entends au loin Nicolas qui fond en larmes. Ça me fait de la peine parce que ce n'est pas son genre. D'habitude, c'est un battant, mais là, il a trop de choses à surmonter en même temps. Heureusement qu'il est bien entouré avec ses frères et Tristan. En arrivant à mon emplacement, je raconte à Maëlle et Zach ce qu'il vient de se passer. Ce n'est qu'à la fin de mon récit que je me rends compte qu'ils ont passé la nuit ensemble. Je fais mine de rien n'avoir remarqué et vais prendre ma douche. En sortant des sanitaires, j'ai un message de Florent qui me prévient qu'il reste toute la journée avec ses frères. Ce que je comprends tout à fait. Le midi, je déjeune avec ma sœur, après avoir été un peu à la plage en fin de matinée. Dans l'après-midi, je reste au calme dans ma tente. Je dois reconnaître que l'histoire entre la garce et Nicolas m'affecte plus que je ne le laisse paraître. J'écris un peu mon roman, puis je lis la fin de mon livre. Alors que je fini ma dernière ligne, le métis arrive.
    -          Alors miss Camille, on boude ?
    -          Pas du tout, je reste au calme, trop d'émotions ce matin.
    -          Pourquoi tu ne m'as rien dit tout à l'heure, me demande-t-il en baissant la tête comme s'il avait commis une erreur grave.
    -          Lol, en te voyant arriver, je savais déjà que tu allais me demander cela, dis-je en riant. Tout simplement parce qu'il n'y a rien à dire. Et arrête de douter de toi comme ça ! T'es un mec super. Je ne dis pas que tu ne feras jamais d'erreurs car l'erreur est humaine, mais je crois en toi. Et ce n'est pas comme s'il n'y avait eu que vous à changer de tente cette nuit, il y a eu plein de personnes à le faire. Si certains avaient étés dans leur tente ce matin, ils auraient gueulé de ne pas pouvoir dormir à cause de la garce qui hurlait sur Nico.
    -          Mais ce que tu es perspicace !
    -          Oui et non, je commence à vous connaître, et je connais bien mes amies.
    Au moment où nous parlons, nous voyons Melinda et Léo qui sortent de la tente de cette dernière en riant puis qui s'embrassent.
    -          Ça, c'est confirmé, sourie-je.
    -          Je le savais qu'il devait dormir avec sa copine, mais je ne savais pas que c'est Melinda.
    Melinda me fait un petit sourire. Elle va en avoir des choses à me raconter celle-là. Le soir, je vais à l'initiation à la danse bretonne avec Flo. Nous sommes que tous les deux pour une fois. Au retour, nous rentrons directement à la tente de Flo. Mon chéri aurait-il des idées coquines ce soir ?

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    Août 2013, 7e semaine de vacances, Mardi
     
                    La nuit a été courte, très courte même, ... et très sportive aussi ... Je vous passe les détails. Mais c'est le portable de Florent qui nous sort du sommeil de si bonne heure. Au juron qu'il sort, je me doute que ça ne présage rien de bon. Il me souffle que c'est l'hôpital où est sa mère. Je le laisse donc seul et part me préparer puis faire des courses en ville. Je suis inquiète pour lui, mais je tâche de me concentrer sur ma conduite. Lorsque je rentre au camping, je range mes courses puis file à l'emplacement de mon chéri. Je le trouve en larmes dans sa toile. Je me doutais que je n'aurais pas dû partir et en même temps j'estime ne pas assez connaître ses problèmes pour rester. Je m'assois à côté de lui et lui chuchote des paroles douces tout en le serrant dans mes bras. Une fois qu'il ne sanglote plus, il m'explique qu'il a eu le médecin de sa mère au téléphone et qu'il lui a annoncé qu'elle a un cancer du sein à un stade avancé, et que vu l'état faible de ses défenses immunitaires de son corps, il est trop risqué de faire l'opération. Puis il a eu sa mère au téléphone. Cette dernière a dit que son mari viendrait chercher leur caravane dans la semaine et aussi qu'elle ne sait pas dans quelle ville elle va être transférée vu qu'elle ne peut rester à Saint-Brieuc. Soit elle ira au Mans, soit à Rennes, soit à Nantes, soit à Brest. Florent se remet à sangloter. Je lui demande s'il a prévenu ses frangins.
    -          Pas encore ... soupire-t-il.
    Pour ma part, je pense au fait qu'il va repartir d'un moment à l'autre mais je garde cette pensée pour moi.
    -          Il faut que tu leur dises. Surtout que ton père peut débarquer d'un moment à l'autre et vous n'aurez sans doute pas le temps de dire au revoir ...
    -          Parle pas de malheur ! Cette enflure ne m'obligera pas à partir avant toi ! De toutes façons, j'ai ma bagnole !
    -          Flo, ..., soit raisonnable et pense à tes frères, dis-je d'une voix douce, ta voiture est petite. Même si vous restez plus longtemps, tout ne rentrera pas. Faut que vous en mettiez dans la caravane.
    -          Je sais que tu as raison, soupire-t-il.
    Je lui propose d'aller chercher ses frères. Il opine de la tête. Je sors de sa toile et me dirige vers celle de son cadet.
    -          Gabriel, va voir Flo, c'est urgent. Il est dans sa tente.
    -          Ok, j'y vais, me répond-t-il au travers de sa tente.
    Il sort et file voir son aîné tandis que je vais voir Nicolas.
    -          Nico, ouvre, c'est Camille.
    -          Entre.
    -          Alors, en meilleure forme qu'hier ?
    -          Bof, je m'en veux de m'être fait avoir.
    -          Eh, tu aurais pu tomber encore plus dans le panneau si tu vois ce que je veux dire.
    -          Je sais ..., dit-il en soupirant. Tu avais raison, j'ai été trop bête de pas croire mon ange gardien.
    -          Bon aller, oublie un peu tout ça et sois fort. Flo a une mauvaise nouvelle à vous annoncer, dis-je d'un ton grave.
    -          T'es sérieuse ?
    -          On ne peut plus sérieuse.
    Nico sort en trombe de sa tante. J'entends déjà Gabriel qui pleure. Je décide de les laisser entre eux. Je pars manger dans ma tente où il y a Maëlle et le métis. En début d'après-midi, je vais à la plage parfaire mon bronzage tout en écrivant ma fiction. J'y croise Marine et Tristan main dans la main. Je leur souris, contente pour eux.
    -          Camille, tu n'aurais pas vu Flo ? Il ne me répond pas, poursuit-il inquiet.
    -          Dans sa toile avec ses frères.
    -          Aucun des trois ne répond, ... me dit-il de plus en plus inquiet.
    -          Laisse, profite de ton après-midi, je vais voir ce qu'il se passe, dis-je en ramassant mes affaires.
    -          Ok, merci Camille.
    -          De rien.
    Du coup, changement de programme, je retourne au camping et me rends à l'emplacement de mon chéri. Tout semble calme et inerte. Je suppose qu'ils sont tous dans la toile de Flo. J'y frappe. Personne ne me répond alors que je les entends chuchoter. J'hésite à entrer. Je fais d'abord sonner le téléphone de Flo. J'entends la sonnerie, mais pas de réponse, il laisse sonner. Puis celui de Nicolas : idem, pas de réponse. Inquiète, qu'ils préfèrent s'isoler tous les trois, j'ouvre la porte de la toile. Je les découvre s'apprêtant à noyer leur chagrin dans de la vodka ! Nicolas est dos à moi. Je lui prends la bouteille des mains avant qu'il ne l'ouvre.
    -          Ah bah bravo ! Et de qui vient cette stupide idée, hurlé-je hors de moi.
    -          Eh bien, se lance Nicolas tout penaud, noyer son chagrin dans l'alcool c'est Gab et moi je sais que Tristan a toujours une bouteille de vodka dans sa tente. Il m'a toujours dit « c'est pour les coups durs »
    -          Mon dieu ! Mais dites-moi que je rêve ! Nicolas, tu vas remettre tout de suite la bouteille à sa place et sans l'ouvrir ! Profites-en il est à la plage avec Marine.
    -          D'accord, dit-il résigné avant de se lever de sortir de la tente.
    Florent me regarde désolé et son visage fermé me montre son impuissance face à la situation. Je sens dans son regard la tristesse de se montrer à moi dans cet état-là et aussi la reconnaissance d'être intervenue.
    -          Et pour éviter ce genre de bêtises, tout le monde à la plage ! Aller, on se bouge-là ! Et Flo, va falloir que tu en parles à Tristan, il se fait un sang d'encre vu qu'aucun d'entre vous ne lui répond.
    Nicolas étant revenus, ils obéissent tous les trois et me suivent à la plage où toute la bande est déjà présente. Florent prend immédiatement Tristan à part pendant quelques instants pour lui expliquer la situation. Tristan est de plus en plus déconfit, au fil de l'avancée du récit de son meilleur pote. Je les observe tout en discutant avec Marine. Les frangins de Flo ont vraiment du mal à rire aux blagues de la troupe. Puis, alors que mon chéri revient vers moi, Marine se fait embarquée par Tristan. Elle toute souriante et espère un moment en tête à tête avec son chéri mais à mon avis, Tristan n'est pas disposé à ce genre de choses. Je pense avoir deviné que Tristan a une idée en tête pour remonter le moral des trois frères. A ce moment-là, je n'ai pas du tout pensé que cette histoire de famille influencerait mon histoire de cœur. Pourtant, c'est bel et bien arrivé ! J'ai alors découvert une autre facette de l'amour : la peine et le soutien de son partenaire durant les moments compliqués. C'est vers 16h30 que je comprends ce que Tristan mijote. Ce soir, comme le fait remarquer Zach, c'est soirée 16-20ans à la boite de nuit. Et Tristan vient d'appeler Nico et Gab pour les convaincre. Ce qui n'est pas trop dur vu qu'ils en rêvent depuis le début des vacances. Mais en revanche, il me faut convaincre Flo. Et ça, ce n'est pas une mince affaire. Après m'avoir répondu non toute la fin d'après-midi, mon chéri me téléphone pour me dire qu'il a changé d'avis. Il me dit que ça va lui faire le plus grand bien de sortir. Il est donc 23h30 lorsque nous arrivons à l'entrée de la boîte. Nous payons notre entrée et mettons nos affaires au vestiaire avant de rejoindre les autres qui sont déjà arrivés. Ce soir les musiques sont toutes « calienté ». Ça tombe bien, avec Flo nous adorons ces musiques qui nous permettent de danser collé-serrés. Au début, je le sens raide, tendu, puis, petit à petit, il se détend et semble plus serein. Vers 3h30 lorsque nous rentrons tous au camping, tout le monde semble avoir oublié ses soucis du moment et profite de l'instant présent. L'objectif de la soirée est donc atteint. Mon chéri reste dormir avec moi. Il me dit avoir besoin de réconfort et d'amour. C'est trop mignon !

     


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  • Août 2013, 7e semaine de vacances, Mercredi
     
                    Ce soir, c'est le dernier mercredi du port de la saison. C'est triste mais ce n'est même pas cela qui gâche mon réveil. Ce qui m'attriste profondément, c'est que dans moins de cinq jours, je me séparerais de mon chéri pour une durée indéterminée. Je ne savais pas encore à ce moment-là que ma vie prendrait encore un nouveau tournant. On m'a toujours surnommée « mère-poule », mais je ne pensais pas avoir à jouer un rôle similaire si tôt. Et en pensant à cette séparation, je ne peux retenir mes larmes. D'ailleurs, mes sanglots doivent réveiller Florent qui ouvre ses yeux. Il me serre fort dans ses bras musclés et me chuchote que ça va aller, que jamais il ne m'oubliera. Nous finissons par nous lever et nous nous séparons après avoir bu un verre de jus d'orange ensemble. Dès qu'il est parti, je refonds en larmes. Maëlle et Zach qui sortent de la tente de ma jumelle font du mieux qu'ils peuvent pour me remonter le moral. Morgane et Melinda font les imbéciles dans la seule optique de me divertir. Cependant, malgré leurs efforts à tous, mon moral n'est pas au beau fixe. Ce matin, comme prévu, c'est atelier vernis sur l'emplacement de Marine. Il y a Melinda, Louise, Marine évidemment, Sophie, Debora, ma jumelle et moi. Morgane n'aimant pas trop cela préfère passer du temps avec Hugo. Dans l'après-midi, nous nous retrouvons tous sur la plage où il y a un terrain de volley. Nous faisons pleins de jeux sur le sable et dans l'eau. La bonne humeur est au rendez-vous et je parviens même par moment à oublier mon désarroi. Finalement, il est aux alentours de 18 heures lorsque nous rentrons au camping. Je vais prendre ma douche avant de me coiffer et de me maquiller à la toile de tente. Ce soir, c'est jupe en jean et débardeur noir col bénitier. Mon haut est très décolleté, c'est un de mes préférés. Ombre à paupières bleu comme mes yeux et mascara noir complètent ma tenue. Mes ballerines bleues enfilées et me voilà fin prête. Les filles sont toutes sur leur trente-et-un.  Lorsque Gabriel passe devant mon emplacement, comme nous y sommes toutes, nous lui demandons de nous prendre en photo toutes ensemble. Il en prend plusieurs puis va se préparer. Ensuite je pose avec Sophie, Morgane et Debora. Puis, la même avec Kevin qui passe par là. Une photo aussi de moi et Maëlle ; une de Louise et moi, une de Louise, Melinda et Marine, une de Marine et moi, une de Melinda et moi. Au fur et à mesure que les garçons arrivent nous prenons aussi des photos avec eux. Nous prenons des photos de chacun des couples, de Florent et ses frangins, du club des cinq. Une de Flo et Tristan, photo que je trouve magnifique d'ailleurs, leur amitié est tellement flagrante et belle sur cette photo. Une fois arrivés sur le port, nous y avons tous été à pieds, nous en profitons tous ! Nous dansons au maximum, surtout moi d'ailleurs. Nous prenons toujours beaucoup de photos pour avoir plein de joyeux souvenirs. La plupart d'entre nous ne se prive pas non plus sur l'alcool, profitant d'être à pieds pour rentrer. Cette soirée sent la fin c'est vrai, mais nous savons que c'est inévitable ... Alors nous amuser pour ne pas regretter est notre meilleure façon de passer la soirée. Vers une heure du matin, je rentre avec Florent à sa toile. D'autres restent encore un peu. Lorsque nous arrivons tous les deux à son emplacement, je m'aperçois qu'il y a eu du changement. Florent m'explique qu'ils ont mis tout ce dont ils peuvent se passer durant quelques jours dans la caravane pour se préparer à une arrivée imminente de leur père. Je lui souris puis nous changeons de sujet avant de tomber l'un et l'autre dans un sommeil profond. 
     

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  • Août 2013, 7e semaine de vacances, Jeudi
     
     C'est le portable de Flo qui nous réveille alors qu'il n'est même pas 9 heures. C'est son père qui le prévient qu'il arrive dans une heure. Et là, ... c'est le drame ! Même lorsque nous nous y préparons, nous ne sommes jamais vraiment prêts le moment venu. Florent en lâche son téléphone. Moi, je ne peux retenir mes larmes. Je tente de le cacher, mais c'est raté. Mon chéri le remarque, me serre dans ses bras puis me rassure en me disant qu'il ne va pas partir avant moi. Je lui rappelle de ne pas faire de conneries puis après un énorme câlin, nous nous quittons. Au passage, il me demande de réveiller ses frères. Je commence par Gabriel. Il devait déjà être réveillé car il me répond aussitôt.
    -         Que se passe-t-il Camille ?
    -         Ton père vient d'appeler Flo, il débarque dans une heure.
    -         Oh merde !, dit-il en ouvrant sa tente. Tu sais Camille, je n'ai peut-être pas toujours été sympa avec toi et Maëlle mais je m'en veux parce que sans vous on en aurait fait des conneries tous les trois. Crois mon frère s'il te dit qu'il ne t'oubliera pas et qu'il viendra te voir ... C'est qu'il va vraiment le faire et il a sans doute même une idée déjà dans sa tête.
    -         Ne t'en fais pas, c'est oublié. Je crois Flo, mais aujourd'hui il ne va pas falloir m'en vouloir d'être triste.
    -         Je comprends.
    Il file voir son aîné tandis que je vais frapper à la toile de Nicolas. Lui aussi me répond rapidement.
    -          Ouh là ! Etre réveillé par toi ne présage rien de bon, me dit-il en ouvrant sa toile.
    -         En effet. Ton père vient d'appeler Flo. Il arrive dans à peine une heure.
    -         Oh non, purée pas le batard !
    -         Nico ! Ne parle pas de ton père ainsi, ça reste tout de même ton père !
    -         Je sais mais je ne le considère pas comme tel ! Ça me donne envie de me barrer toute la journée à l'autre bout de Loc pour ne pas le croiser.
    -         Nicolas, dis-je d'un ton las, ne fais pas de bêtise. Déjà que pour moi Flo n'est pas en état de conduire pour rentrer chez vous, ne m'inquiète pas plus.
    -         Tu as raison, comme toujours, sourit-il avant de poursuivre. Florent n'est pas près de t'oublier.
    -         Je sais mais aujourd'hui ce n'est pas la peine de me demander d'être joyeuse.
    -         Je comprends. Aller, reste pas toute seule. Je vais voir Flo.
    Il part et je retourne vers ma toile la tête ailleurs. J'avale un verre de jus d'orange puis vais à la douche. Je me sens vraiment mal. Lorsque j'en reviens, le métis, ma sœur, Lucas et Louise m'attendent de pied ferme dans ma tente. Ils m'annoncent qu'aujourd'hui c'est jeux de société dans la toile de Zach. Je leur souris, comprenant qu'ils font ça pour que je puisse voir l'emplacement de Flo tout en jouant. Ça se sont de vrais amis ! Je prends mon « jungle speed » et mon « trivial poursuit bzh » avant de les suivre. Nous nous installons dans la tente du métis. Lucas laisse la porte ouverte. Je suis assise face à la porte restée ouverte. Ma jumelle me dit que ce n'est pas une bonne idée, que je me fais du mal pour rien. Ça fait maintenant trois heures que Florent est enfermé avec son père dans la caravane. Nicolas et Gabriel sont inquiets et ça ne me rassure pas, mais alors pas du tout. Peu avant midi, Louise et Maëlle préparent à manger. Moi, je n'ai pas faim, mais entre Lucas, le métis, ma sœur et Louise qui insistent, je ne peux refuser de manger. Lorsqu'à la fin du repas, Tristan et Marine passent nous voir, je suis au plus bas, ce qui n'échappe à personne. Le métis m'ordonne d'aller à la plage et me promet de me tenir au courant s'il y a du nouveau. Je vais pour me rebiffer mais d'un regard, il me fait comprendre que ça ne sert à rien de tenter de discutailler. Déçue je retourne à ma tente, range mes jeux et prend mon sac de plage, ayant, comme toujours, déjà mon maillot sur moi. Une fois à la plage, non sans être passé devant l'emplacement de Flo pour y aller, Sophie, Debora, Kevin et Morgane me surveillent comme de l'huile sur le feu pour ne pas que je retourne vers l'emplacement de Florent. Hugo grogne car Morgane le délaisse pour me surveiller. Il ne peut pas être un brin compréhensif de temps en temps celui-là ! Vraiment un égoïste ! Finalement, alors que je somnole sur mon drap de plage, c'est mon chéri qui me réveille avec un doux baiser sur les lèvres.
    -         Mon cœur ! dis-je étonnée et heureuse qu'il soit encore là.
    -         Camille, me souffle-t-il à l'oreille. Je suis tellement content d'avoir réussi à le convaincre, me dit-il les larmes aux yeux.
    -         Chut, lui chuchoté-je, oublie, on est encore tous les deux ici. Profite de l'air marin mon ange.
    -         C'est toi mon ange gardien ma belle Camille, me dit-il en souriant sincèrement.
    Aux alentours de 19h30, alors que le vent se lève et que l'air plus frais me chatouille, je m'aperçois que nous ne sommes plus que tous les deux sur la plage. Dans ma bulle de joie, je ne me suis même pas rendue compte que nos amis sont partis depuis bien longtemps sans doute.
    -         Dis Camille, un bowling tous ensemble ce soir, ça te tente ? C'est le métis qui m'a demandé avant que je ne te rejoigne. Et j'ai oublié de lui confirmer notre présence.
    -         Ok, dis-je avant de poursuivre. De toute façon, si je dis non, je vais avoir tout le monde sur mon dos jusqu'à ce que je dise oui.
    -         Pas faux miss. C'est ça d'avoir des amis bienveillants, me répond-t-il en souriant affectueusement.
    Nous rentrons au camping et, avant de nous quitter afin de nous préparer pour le soir, mon chéri me demande si nous pourrons parler après le bowling, dans sa tente, car il a besoin d'en parler et il ne peut pas le faire avec ses frères. Je lui dis oui avant de lui faire les gros yeux sachant qu'il a encore dû se mettre en difficulté. Il comprend le fond de ma pensée et me rassure avant de me dire qu'il n'a pas eu le choix. Alors qu'il s'éloigne, je l'entends dire que c'est du lourd. Je m'attends donc au pire. Mais le pire ce n'était pas encore assez ! Je n'ai pas pour but d'insulter les gens que je ne connais pas mais là, c'est plus fort que moi. Leur père est vraiment un connard ! Une enflure ! un enfoiré ! Et plus encore. Bref ... quand j'ai tout appris, j'ai été choquée et j'ai compris pourquoi Flo avait fait ces choix-là. Il est 21h lorsque je les retrouve tous au bowling. Nicolas me sourit et me dit qu'avec Gab ils ont eu peur que leurs anges gardiens ne viennent pas. Je me demande pourquoi il parle au pluriel et me retourne. Je vois Maëlle et Gabriel qui discutent tranquillement. Je me retourne de nouveau vers Nicolas.
    -         Aurais-je loupé un épisode ?
    -       Moi aussi et je me dis ça depuis cet après-midi où il a été spontanément vers elle pour discuter après avoir déclaré avoir besoin de soutien extérieur. Je crois qu'il a vraiment compris qu'elle veut l'aider en tant qu'amie.
    Je vais ensuite voir mon chéri qui est avec Tristan, le métis et Lucas. Comme toujours lorsque nous sommes tous là, nous prenons trois pistes de bowling côtes à côtes. Je suis sur la première avec Sophie, Debora, Kevin, Morgane et Maëlle. Sur la seconde, il y a Tristan, mon chéri, ses frangins, Marine et Melinda. Tandis que sur la dernière, jouent le club des cinq et Louise. Après trois parties, nous prenons un verre tous ensemble au bar du bowling. Avec les filles, nous décidons d'une matinée entre nanas pour le lendemain, à ma toile. Les garçons font un peu la tête. Voyant que Florent à la tête ailleurs, je salue tout le monde et rentre avec lui. Tristan me regarde étrangement, j'en déduis que pour l'instant Florent ne lui a rien dit. Il parait déçu que son meilleur ami ne lui ait pas encore parlé mais rassuré qu'il le fasse avec moi et ne reste pas seul. Tristan a vraiment beaucoup changé par rapport au début de l'été et je l'apprécie beaucoup, c'est vraiment une personne sur laquelle on peut compter. Lorsque Florent et moi arrivons à ma toile, il fond en larmes et me dit que ses frères ne vont jamais le pardonner. Ma première pensée est que s'il pense cela c'est vraiment grave car il le sait que ses frères savent qu'il fait tout pour leur bien. Je le serre fort dans mes bras pour le réconforter puis lui demande en chuchotant tendrement de me raconter depuis le début pour que je comprenne.
    -         Lorsqu'il est arrivé, ça a mal commencé parce que Nico a refusé de lui dire bonjour. Mon père a failli le frapper mais je l'en ai empêché. Le tout pendant que Gab regardait la scène, impuissant, à la limite de pleurer, comme c'est souvent le cas. Gab a la trouille de notre père. Puis, Gab et Nico sont retournés à leur toile. Nico essayant de réconforter un peu Gab sans laisser éclater sa rage. Mon père m'a ensuite parlé pendant plus de six heures sans me laisser manger et à peine boire ! Il m'a expliqué que c'est la dernière fois qu'on le voyait. En fait, il m'a avoué, presque avec fierté, ce con, qu'il mène une double vie.
    Alors que j'écarquille les yeux, Florent poursuit en ayant une voix qui traduit à la fois sa colère, sa déception et son impuissance face à la situation.
    -         Il m'a annoncé qu'il part vivre en Australie avec son autre femme et leurs quatre filles. Puis il a expliqué, avec un sourire quasi sadique, n'avoir jamais aimé ma mère et ne l'avoir épousée que pour sa fortune. J'en ai pleuré. Il m'a engueulé et frappé en me disant qu'un homme ne doit pas pleurer.
    Mon chéri fait une pause alors que sa voix commence à se serrer à force de retenir ses sanglots. Je lui prends sa main dans la mienne en signe de soutien et il reprend son récit après m'avoir fait un maigre sourire.
    -         Il m'a dit qu'il va vendre la maison dès que l'on va savoir où ma mère va être transférée. Et qu'il va nous acheter un appartement pour nous trois là-bas. Il va chacun nous ouvrir un compte bancaire spécial où il va nous verser chaque mois 1000€ et qu'il va nous payer tous nos frais de scolarité. Il m'a précisé qu'il ne nous parlera plus et que tous les échanges nécessaires se feront par le biais de son notaire. Il me confie la responsabilité légale de mes frères mineurs et ce jusqu'à leur majorité étant donné que maman est à l'hôpital.
    Il marque une pause et respire profondément avant de poursuivre.
    -         C'est trop pour moi toutes ces nouvelles. En plus il a fini par me dire qu'il voulait partir du camping sans croiser Nicolas qu'il n'a « jamais aimé » ce sont ses mots, « ni désiré ». Et pour Gabriel, il ne voulait pas le revoir avant de partir non plus car il a dit exactement « il est devenu une mauviette trouillarde qui ... »
    Florent ne finit pas sa phrase, étouffé par les sanglots. Je le prends dans mes bras et le serre fort contre moi tout en lui chuchotant des mots doux, que je l'aime.
    -         Mon amour, je serais toujours là pour toi quoi qu'il arrive. Maintenant essaye de dormir et l'on voit demain comment l'annoncer à tes frangins.
    -         Tu as raison ma Camille.
    Il s'endort aussitôt. Et je ne tarde pas non plus à m'endormir.
     
     

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  • Août 2013, 7e semaine de vacances, Vendredi
     
                    Ce matin, le réveil en douceur n'est pas vraiment au rendez-vous ! Ma sœur jumelle entre en trombes dans ma tente.
    -          Hey les tourtereaux, il est l'heure de se lever ! Camille aurais-tu oublié la matinée entre filles ?
    -          Oh Ma', du calme ! Non je n'ai pas oublié, mais laisse-nous nous réveiller tranquillement !
    -          Ok, soupire ma jumelle avant de je suppose prendre son petit déjeuner vu les bruits que je distingue.
    A mes côtés, Florent me sourit.
    -          Elle me fait penser à mes frangins quand ils veulent se venger ou me faire chier.
    -          Je suis désolée pour le réveil brutal mon cœur. Pas trop mal dormi ? demandé-je inquiète.
    -       Ça peut aller. Ne t'en fait pas pour le réveil ... Bon, dit-il en soupirant, faut que je dise tout à mes frangins maintenant ...
    -      Bon courage mon cœur. Peut-être pourrais-tu en parler à quelqu'un d'autre avant, genre Tristan. Quelqu'un qui pourrait t'aider si en cas ça se passe mal avec tes frères. Profites-en, Marine ne sera pas avec lui.
    -          Je sais que tu as raison, mais il faut que je trouve le courage de tout lui raconter. C'est dur pour moi.
    -        Je comprends que c'est éprouvant Flo. Mais si ça se passe mal avec tes frères, il arrivera mieux à en parler avec eux que moi. Il vous connait bien mieux que moi. Et en parler te feras le plus grand bien à toi aussi même si c'est difficile à faire. C'est important pour toi que tu ais quelques personnes avec qui en parler.
    Il acquiesce. Nous prenons notre petit-déj ensemble puis il part voir Tristan tandis que, après avoir été à la douche, je rejoins les filles qui sont dans la tente de ma frangine finalement. Lorsque j'arrive, l'atelier vernis est déjà bien commencé et les discussions vont de bon train. Visiblement c'est Morgane qui a lancé le sujet de la conversation et elle ne compte pas le lâcher tout de suite. Même si je n'y participe pas, tout comme Sophie et Louise. Au contraire, le débat sur les mecs et le sexe semble passionner Marine, Debora, Melinda, Morgane évidemment et Maëlle, quoiqu'un peu moins que les autres. Lorsque nous avons toutes fini de peindre nos ongles des mains et des orteils, il est l'heure de déjeuner. Nous nous séparons pour manger. Je mange avec Maëlle, Sophie, Louise et Melinda tandis que les autres sont sur l'emplacement de Debora. Après le repas et la vaisselle, nous décidons de rejoindre les mecs. Ils sont à la plage, d'après le sms que vient de recevoir Louise. Je suis, pour ma part, inquiète de ne pas avoir eu de nouvelles de mon cher et tendre. Je l'appelle donc. Il me dit qu'il est à la plage avec les autres, mais il a une toute petite voix qui m'inquiète beaucoup. Je lui demande si ça s'est bien passé. Il me répond que ses frères ne lui en veulent pas mais qu'ils ont dû mal à digérer la nouvelle.
    -          Ah, visiblement, Tristan n'a pas réussi à les convaincre de venir à la plage avec nous vu qu'il arrive seul.
    -          Ah mince. Louise a reçu un sms de Lucas, elles vous rejoignent toutes. Si tu veux, je passe voir Nico et Gab avant de venir.
    -          Je ne sais pas si tu vas mieux réussir mais c'est gentil d'essayer.
    -          Ok. A toute à l'heure mon chéri. Bisous.
    -          Bisous ma belle. Je t'aime.
    -          Moi aussi je t'aime Flo.
    J'explique à ma jumelle que je passe voir les frères de Flo avant d'aller à la plage. Elle me demande ce qui s'est passé. Je lui réponds « problèmes avec leur père ». Elle soupire et se promet d'en parler avec Gabriel. Je me demande vraiment ce qui a fait qu'ils s'entendent si bien désormais. Je lui poserais la question plus tard. Les filles partent toutes tandis que je vais à l'emplacement de Flo. C'est Nico qui me voit en premier.
    -          Tiens, voilà mon ange gardien.
    -          J'ai cru comprendre que ça ne va pas fort, alors je viens aux nouvelles.
    -          C'est bof, bof, bof. Et encore Gab c'est pire ... Je suppose que Flo t'as expliqué.
    -        Oui, hier soir après le bowling, et même une bonne partie de la nuit. Le pauvre, il en pleurait. Et ce matin, il avait trop la trouille de vous en parler.
    -          Mais ce n'est pas de sa faute. C'est celle de l'autre bâtard ! Si je le revois, je le bute ce connard !
    -         Oh Nico, calme-toi, dis-je d'une voix apaisante mais ferme. La violence, ça ne résout rien et tu le sais. L'alcool ça n'aide pas non plus ...
    -          Mais ..., me coupe-t-il dans ma phrase.
    -          Je préfère prévenir que guérir, dis-je en souriant.
    -        La dernière fois, l'idée est venue de Gab. Bon d'accord, admet-il sous mon regard moralisateur, je n'étais pas contre.
    -          Par contre, un bon après-midi de rigolade avec des amis, ça, ça aide, fini-je avec un sourire malicieux.
    -        Bon ok, t'as gagné, je prends ma serviette et je viens à la plage avec vous. T'es forte Camille pour réussir à me faire changer d'avis comme ça, dit-il en souriant.
    -          Hé, Hé, pouvoir d'ange gardien mon cher Nico, réponds-je en riant.
    Il part vers la plage mais je l'arrête de suite.
    -          Hop, hop, hop ! Tu m'attends ! Je veux être certaine que tu n'ailles pas ailleurs. Et je vais voir Gabriel d'abord.
    -          C'est bon, n'use pas ta salive Camille, je viens, déclare le cadet en sortant de sa tente.
    Deux minutes plus tard, nous arrivons à la plage. Florent et Tristan sont contents de voir que j'ai ramené les deux plus jeunes. Je m'installe à côté de mon amoureux. Je n'ai pas eu assez de câlins ce matin, donc il faut que je rattrape. Et il faut également que je réfléchisse à une idée de vengeance pour la responsable de ce réveil brutal ! Hi, hi, hi, moi sadique ? Pas du tout voyons ! Quoi que de temps en temps ... Seulement, entendre tout le monde parler de la rentrée autour de moi me déprime encore plus. Florent le remarque et me propose d'aller nager tous les deux. J'accepte avec un grand sourire. Lorsqu'après nos longueurs où nous avons discuté et rit, nous retournons à nos serviettes, Lucas, qui était au téléphone, raccroche et nous annonce qu'il a une surprise pour nous tous ce soir. Gabriel qui n'affectionne guère ce genre d'annonce le supplie de nous en dire plus. Du coup, le plus mature du club des cinq nous annonce qu'il a réussi à réserver pour dix-huit et que nous allons tous manger sur le port.
    -          Et on fait comment pour s'y rendre vu le nombre qu'on est ?, demande Kevin.
    -          En voiture, quelle question réplique le bouclé.
    -       Ça je m'en doute, réplique froidement Kevin ; Mais la question c'est qui a une voiture, parce nous sommes tout de même dix-huit !
    -          Déjà, j'ai la mienne, dis-je.
    -          Moi aussi, disent à l'unisson Tristan et Florent.
    -          Lucas à la sienne et moi aussi, déclare Zach.
    -          J'ai la mienne aussi, dit Louise.
    -          Et moi aussi, disent à l'unisson Melinda et Debora.
    -         Alors, fait Sophie, qui conduit ? Il nous faut quatre voitures de cinq places ou deux de cinq places et deux de quatre places.
    -          Je prends la mienne, déclare Florent, et j'emmène Camille, Gab et Nico.
    -          Ok, moi aussi je prends la mienne, déclare Zach. Maëlle, Nolan, vous venez avec moi ? Débora aussi ?
    -          En gros, on laisse les mecs conduire, constate Louise dubitative.
    -          C'est ça ma belle, lui répond Lucas. Qui d'autres avec nous ?
    Léo, Hugo et Morgane lèvent la main.
    -          Eh bah, bon courage, dis-je en riant, heureusement qu'il n'y a que deux kilomètres.
    -          Comme tu dis, me répond Louise.
    -          Du coup, Marine, Melinda, Kevin et Sophie vous venez avec moi, demande Tristan.
    -          Ok, répondent Sophie et Kevin.
    -          D'accord, fait Melinda.
    -          Bien sûr, dit Marine.
    Vers 17h30, nous rentrons tous nous préparer. Lucas a eu une réelle bonne idée. Louise est sceptique quant au fait de laisser conduire les mecs. Mais je la rassure en disant que se sont les plus sérieux qui conduisent et comme ça, nous sommes sûres qu'ils ne vont pas boire. Elle se range à mon avis. La soirée se déroule dans une ambiance bonne enfant entre rires, petites histoires et blagues, parfois un peu osé je vous l'accorde. Mais personne ne se prend la tête et ça, c'est super ! Nous en profitons pour en savoir un peu plus sur les uns et les autres parce qu'au final, nous rigolons bien ensemble mais nous ne nous connaissons pas tant que ça. Après le repas à la crêperie, nous restons un peu sur le port. Les photos souvenir sont à l'honneur ce soir, que ce soit à table ou après sur le port. Il est presque 1h30 du matin lorsque nous rentrons tous au camping. Bien évidemment, les mecs sont obligés de laisser leurs voitures sur le parking extérieur. Bizarrement, personne n'est ivre. Pas même Morgane, Debora, Nolan ou le mouton frisé. Pourtant les quatre là, ils font la paire ! Le métis reste dormir avec ma jumelle. Debora va dormir avec le blond du club des cinq. Louise attrape Lucas par le bras pour qu'il reste avec elle. Léo reste avec Melinda tandis que le bouclé prend Morgane par la main. Moi, je suis mon chéri jusqu'à sa tente. Et je reconnais que j'ai le moral bien bas. Demain, ou plutôt aujourd'hui, vu l'heure, c'est le dernier jour puisque dimanche nous allons tous partir les uns après les autres. 
     
     

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  • Août 2013, 7e semaine de vacances, Samedi
     
                    Il est presque 10hlorsque j'ouvre les yeux. Visiblement, Florent est réveillé depuis un bon moment. Il est en train de ranger ses affaires dans sa valise, enfin son sac de voyage pour être plus exacte. Je pense qu'inconsciemment je ne voulais pas me réveiller afin de reculer le moment de ranger et de commencer à remettre les bagages dans la voiture. Bref, je reste donc à le regarder un bon moment. En plus ce matin, le temps est gris ce qui ne me donne pas envie de me lever. Florent doit me voir bouger les paupières car il vient me dire bonjour.
    -          Ma marmotte préférée est enfin réveillée, me demande-t-il moqueur.
    -          Oui, mais je n'ai pas envie de bouger, je voudrais que le temps s'arrête, réponds-je dans un soupir.
    -          Je sais ma belle, je sais, dit-il avant de m'embrasser tendrement. Mais il le faut bien. Tu sais que tu es la dernière réveillée. Ta sœur est venue tout à l'heure. Elle pensait que tu étais malade.
    -          Je la reconnais bien là à s'inquiéter. Bon aller, dis-je en me levant, je te laisse ranger, je vais moi aussi aller ranger. Et j'en ai un peu plus que toi.
    -          Pas faux.
    -          Et au retour nous sommes deux alors qu'à l'aller j'étais toute seule. On est même trois puisque je dépose Marine à la gare d'Auray puisqu'elle rentre en train chez ses parents. A moins qu'elle n'ait demandé à Tristan de l'accompagner.
    -          Si tu veux savoir, il espère l'emmener mais elle ne lui a toujours pas demandé.
    -          Ah ça ne m'étonne même pas ! J'ai ma petite idée pour qu'elle y songe.
    Florent me sourit. Nous nous embrassons puis je retourne à ma tente. En y allant, je croise le club des cinq qui se moque de mon réveil tardif. Tout comme Melinda, Louise, ma frangine Sophie, Deb, Momo et Marine lorsque j'arrive à mon emplacement. Kevin, comme souvent, leur dit qu'elles sont méchantes avec moi. Sophie l'embrasse pour el faire taire, ce qui fait rire tout le monde présent.
    -          Bon aller, assez rigolé, faut commencer à ranger, dis-je. Parce que trois tentes plus les bagages dans ma fiesta va falloir être méthodique !
    -          Ou la, maman Camille de retour, s'écrient à l'unisson Sophie et Morgane avant d'éclater de rire.
    Je les ignore et entre en souriant dans ma tente. Je range le linge sale et toutes les fringues dont je ne vais pas avoir besoin d'ici demain soir dans ma grande valise. J'y mets aussi mes achats de notre après-midi shopping de l''autre jour. Puis je la mets dans la voiture. Je range aussi le fauteuil de camping et les meubles de cuisine. D'ici demain soir, nous mangerons froid. Heureusement, nous n'avons plus beaucoup de nourriture. Ma jumelle met, elle aussi, ses affaires dans la voiture. Nous rangeons tout bien serré afin d'en mettre un maximum dans le coffre. D'un coup Marine entre dans ma tente.
    -          Hey Camille, je viens de penser à un truc.
    -          Dis, lui réponds-je en souriant, me doutant de ce qu'elle va me dire.
    -          Demain, je peux demander à Tristan de m'emmener à la gare. Vu que ses parents veulent qu'il ne reste pas plus tard qu'eux, il va sans doute partir en début d'après-midi. Ça t'évitera un tour à Auray ou de partir avant Florent. De toute façon, on se revoit le 1er.
    -          Si tu préfères, c'est comme tu veux, dis-je. Va lui demander, même si je connais déjà sa réponse vu qu'il a dit à Flo qu'il attend que tu le lui demande.
    -          Youpi ! Alors j'y vais de ce pas. Et comme ça, ça te feras plus de place dans ta voiture.
    -          Ok, tu sais, on aurait trouvé une solution, dis-je en riant.
    Elle me sourit puis part voir son chéri. J'envoie un sms à Flo : « mission réussie, elle est partie lui demander. Tristan va être content ». Il me répond : « T'es la meilleure ma belle. Je t'aime ». Le midi, ma frangine étant à son tête à tête avec Zach, je déjeune avec Sophie, Kevin et Debora. Morgane est, elle aussi, partie manger en amoureux avec son bouclé qui a emprunté la voiture de Lucas pour l'occasion. Je ne sais pas comment il fait Lucas, mais moi, je n'aurais pas confiance dans le bouclé pour lui prêter ma bagnole. Du coup Louise et Lucas sont partis avec la voiture de mon amie. Mon chéri est parti pique-niquer avec ses deux frères à la pointe de Kerpenhir. Florent m'a expliqué qu'ils ont besoin de se retrouver entre eux. Ce que je comprends tout à fait vu les circonstances. Après le repas, je ne me sens pas très bien. Du coup, je préviens mes amis que je vais faire une sieste. Sophie est méfiante. Elle craint que je ne fasse une crise d'angoisse. Ainsi, elle reste à sa tente avec Kevin et me dit qu'elle me laisse 1h30 pour me reposer et qu'après nous iront à la plage avec les autres. Moqueuse, je lui réponds « D'accord maman Sophie ». Puis je vais m'allonger avec mes écouteurs dans les oreilles. Vers 16h, je vais à la plage accompagnée de Kevin et Sophie. Cette dernière est méfiante car elle trouve que j'ai encore le visage pâle malgré mon bronzage. Et en effet, si je vais un peu mieux, ce n'est pas encore la pleine forme. Aussitôt, Florent vient vers moi. Son visage trahit son inquiétude et ça me chaud au cœur qu'il se préoccupe ainsi de mon bien être et de ma santé. C'est tellement mignon, adorable.
    -          Eh ma belle, ne te rends pas malade, je te promets de t'appeler et de t'envoyer des messages. Même si ça ne sera pas toujours facile, je ferais le maximum pour te donner des nouvelles et en prendre.
    -          Je sais bien, mais c'est plus fort que moi. Tu me connais ?
    -          A ce niveau-là, je commence à te connaître, me dit-il en se moquant gentiment. Ce soir je viens dormir avec toi pour t'éviter de ruminer. Comme au début des vacances.
    -          Si tu ne me raconte pas d'histoires d'épouvantes, ça ira, lui réponds-je en riant.
    -          Heureux que tu ne m'en veuilles plus ma belle. Allez, vient, on va rejoindre les autres. Le club des cinq, comme tu dis, a une nouvelle à nous annoncer.
    -          C'est parti !
    Nicolas, en nous voyant arriver, décale sa serviette pour que je mette la mienne entre la sienne et celle de Florent.
    -          Merci Nico.
    -          De rien petit ange gardien, content de te voir avec le sourire.
    -          Alors il paraît qu'il y en a qui ont une annonce à nous faire, dis-je en m'installant.
    -          Flo ! T'es chiant, disent à l'unisson Zach et Lucas.
    -          Désolé les gars, dit-il alors que le ton qu'il emploie montre qu'il ne l'est pas du tout.
    -          Ça, ça va mal finir, me prévient Nicolas, mon frère risque bien de finir à la flotte.
    -          On dirait que ça te fait plaisir, dis-je en riant.
    -          Possible, vu que j'ai une revanche à prendre, j'irais les aider.
    Je souris, contente de voir qu'il a retrouvé son envie de s'amuser.
    -          Alors, cette annonce, dis-je en m'adressant au métis et à Lucas.
    -          Nous avons décidé de reprendre nos études, me répond le bouclé.
    -          Je ne t'avais pas sonné le mouton, mais c'est pas grave, continue.
    -          En fait, poursuit Léo à sa place alors que le bouclé me jette un regard noir, nous allons continuer notre groupe de musique mais tout en allant à la fac. Moi je vais en fac de musique en espérant que cela me plaise mieux que le BTS tourisme que j'ai abandonné au bout de trois mois.
    -          Moi, déclare Hugo, je vais avec lui en fac de musique.
    -          Je plains vos futurs camarades de promo, dis-je.
    -          Et vous allez dans quelle ville, demandent en même temps Morgane et Melinda.
    -          Comme nous ne voulions pas partir trop loin de Saint-Malo, nous allons à Rennes, déclare le blond.
    Je soupire alors que Morgane laisser éclater sa joie. Léo serre Melinda dans ses bras et lui promet de venir la voir souvent.
    -          Saint-Malo m'a manqué vu que je suis retourné un an en Irlande dans ma famille, commence Nolan, mais je n'ai pas le choix, faut bin que je vienne à Rennes pour la fac. Je vais en double cursus Musique et Histoire.
    -          Génial, s'écrie Debora sous le regard amusé du club des cinq ainsi que le regard de Sophie, Kevin et Morgane.
    -          Moi, déclare Lucas, je vais en double cursus Musique et STAPS pour étudier tout en pratiquant mes deux passions.
    -          Et moi, conclu Zacharie, je vais en double cursus Musique et Art plastique.
    -          Que d'ambition les garçons, s'exclame Maëlle alors que Louise est au bord des larmes.
    -          Ça va vous faire de la route tous les jours, poursuit Sophie qui a toujours l'esprit pratique.
    -          Non, nous avons loué un appartement tous les cinq, répond Nolan, nous allons dedans en rentrant de vacances.
    -          Et il est situé cet appartement, s'intéresse Kevin.
    -          Sur les quais, à l'est du centre-ville, répond joyeusement Hugo.
    Et là, ... c'est le cauchemar ! Cette fois c'en ait trop pour moi. En plus, il faut qu'ils soient près de chez moi. En réalité, il n'y a que la présence du bouclé à proximité de chez moi qui me dérange. Sinon, je suis plutôt ravie. Agacée, je me lève et vais plus loin. Flo veut me suivre mais d'un signe je lui dit de rester. Après m'être écartée du groupe dix minutes et avoir fait le point dans ma tête, je reviens vers eux et me blotti dans les bras de mon cher et tendre. Visiblement, ils ont stoppé leur conversation le temps que je revienne.
    -          Et, tant que nous sommes dans la rentrée, commence ma jumelle, Tristan et Melinda, vous faites quoi à la rentrée ?
    -          Fac de géo à Nantes, répond Tristan.
    Je comprends mieux pourquoi Marine m'a dit qu'elle ne serait jamais à l'appart le week-end.
    -          Fac de STAPS à Tours, répond Melinda.
    -          Ah ouais, fait le bouclé surpris et moqueur, t'aime le sport à ce point-là ?
    -          Eh oui !
    -          Vu l'heure qu'il est, il serait temps de penser à ce que nous faisons pour notre dernière soirée ici, déclare Gabriel d'un ton sérieux.
    Je suis contente que ce soit lui qui amorce la discussion parce que cela écarte la possibilité d'aller ne boîte et j'avais vraiment peur qu'ils décident d'y aller.
    -          Soirée tranquille sur la plage, ça convient à tout le monde, propose Morgane.
    Tout le monde acquiesce. Nous passons donc la soirée ensemble sur la plage. Entre jeux, petites histoires et franche rigolade, sans se prendre la tête. Mais la fin des vacances se fait sentir et tout le monde est plus sérieux que les jours précédents. Comme il l'avait promis, Florent vient dormir avec moi. Mon sommeil est de courte durée vu les folies que nous faisons avant de tomber, l'un comme l'autre, dans un sommeil profond.  

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  • Août 2013, 7e semaine de vacances, Dimanche
     
                    Le réveil est très difficile, surtout vu le peu d'heures que j'ai dormi. Florent me chuchote quelques mots doux à l'oreille puis nous nous levons parce qu'il faut avoir quitté l'emplacement pour midi et qu'il est déjà 8h30. En plus, certains partent vers 14h30-15h et nous voulons pique-niquer tous ensemble sur la plage à midi. Avec ma jumelle, nous mettons tout ce qui reste dans la voiture, à l'exception des toiles de tente qui sont un peu humides par la rosée du matin. Une bonne heure plus tard, nous plions nos deux toiles qui sont désormais sèches. Une fois qu'elles sont rangées dans ma fiesta, nous allons prendre notre douche. Nous sortons ensuite la voiture et rendons le badge à la réception tout en vérifiant que nos parents ont bien payé notre emplacement ainsi que ceux de mes amis, exception faite de Flo et ses frangins ainsi que du club des cinq. Mes parents ont eu une riche idée d'inviter tous mes amis au camping. Ces vacances resteront gravées dans ma mémoire, entre autres pour cela. Sur le parking extérieur, Florent, Gab et Nico sont déjà prêts, tout comme Marine, Tristan, Louise et mes amis de Rennes. Nous attendons Melinda et le club des cinq. Elle sort à midi pile alors que les cinq amis sortent avec 25 minutes de retard sur l'horaire autorisé. Nous nous dirigeons en riant vers la plage avec nos pique-niques. Je réalise petit à petit que je passe mes réels derniers moments avec mon mec et ça me fait vraiment peur. Surtout que je déteste l'inconnu ... Et personne ne sait ce que l'avenir réserve à notre couple. Je ne savais pas encore que j'allais passer le mois de septembre le plus horrible de ma vie ... Après notre déjeuner dans la bonne humeur, nous décidons d'aller tous nous amuser dans la mer. Nicolas essaye de me couler mais il n'y parvient pas. En riant, je lui demande comment il ferait sans son ange gardien. Il me tire la langue puis s'en va emmerder Tristan. Ce qui d'ailleurs ne plait pas au meilleur ami de Flo. En effet, il sort de l'eau et discute assis sur sa serviette avec Marine qui l'a suivi. Nicolas ne comprend pas trop. Mon chéri, qui a tout vu, lui explique que Tristan est grognon car il va se séparer de Marine. Puis je sors de l'eau à mon tour, suivie de mon cher et tendre. Allongés face à face sur nos draps de plage, nous nous chuchotons des mots doux. Le cadet de Florent arrive une bonne demi-heure plus tard au niveau des serviettes de tout le groupe.
    -          Eh bah, ce n'est pas la joie ici ! Je croyais que l'amour ça rend heureux, dit-il moqueur.
    -          Ta gueule Gab, répliquent à l'unisson Florent et Tristan qui ne sont pas d'humeur à plaisanter.
    De mon côté, j'ignore mon téléphone qui vibre. Je ne vois pas ce que ça peut être de si urgent vu que tous mes amis sont présents autour de moi. Cela dit, j'aurais dû y penser ...
    -          Camille, crie Maëlle en sortant de l'eau et en se dirigeant vers moi.
    -          Oui Ma'
    -          Je viens de me rappeler que maman à appeler ce matin pour savoir quand on rentre. J'ai oublié de te le dire.
    -          C'est donc pour ça que mon téléphone n'arrête pas de sonner, dis-je d'un ton extrêmement calme qui trahit mon état de réflexion profond. Mais ce n'est pas possible, dis-je en m'énervant d'un coup. Elle ne va jamais me lâcher ! On rentrera quand on rentrera et puis c'est tout ! Grrr. Ce qu'elle peut m'agacer quand elle s'y met, fini-je en parlant fort et en serrant les dents.
    Ma jumelle repart un peu sonnée par ma réaction. Va falloir qu'elle s'y fasse, c'est fréquent ! Tout le monde, excepté mes amis rennais, semble surpris de ma réaction. Flo me caresse le bras pour me calmer.
    -          Zen ma belle. Elle fait ça parce qu'elle t'aime. Tu sais, profites-en, ça ne dure pas éternellement et même si c'est pénible ... après ça nous manque.
    -          Tu as raison mon amour, réponds-je avant de me blottir contre lui.
    Sa présence à me côtés m'apaise. Une bonne heure plus tard, la maman de Tristan l'appelle. Tristan soupire puis raccroche.
    -          Bon tout le monde, j'espère que l'on se reverra l'année prochaine ... Je dois y aller ... Ordre des darons ...
    Il fait le tour de toute la bande. Il me dit au passage de bien veiller sur Florent et ses frères. Je lui souris après lui avoir jeté un regard interrogateur. Visiblement, il sait plus de chose que moi. Marine dit aussi au revoir à tout le monde puisque Tristan la raccompagne à la gare d'Auray au passage.
    -          Camille, à dimanche, me dit-elle en souriant.
    -          Je serais là, ne t'en fait pas la miss. Bonne semaine.
    Tristan s'arrête une dernière fois devant Florent. Ils parlent à voix basse et leurs visages expriment un sentiment de gravité. A mon avis ça ne présage rien de bon. Surtout que Nicolas et Gabriel ont l'air aussi étonnés que moi. Mais je ne cherche pas à en savoir davantage. Je respecte que Florent décide à qui il parle de quoi. C'est son meilleur ami depuis la tendre enfance, normal que Tristan soit son plus fidèle confident. J'allais comprendre cette discussion un mois plus tard, et d'ailleurs en vouloir un peu à Tristan et à Marine par la même occasion puisqu'il lui en a parlé après. Leur omission de la vérité m'a fait perdre quelques heures de sommeil et donné quelques crises d'angoisse ... Après ce premier départ, l'ambiance est quelque peu refroidie et silencieuse. Mais le club des cinq se met à chanter pour faire revenir la bonne humeur. Puis ver s16h30, Melinda et Louise se décident à partir. Elles ont respectivement 7h et 4h30 de route alors il est grand temps qu'elles partent, si elles ne veulent pas rentrer trop tard. Les au revoir entre Melinda et Léo sont très tristes. Ce n'est cependant rien comparé à ceux de Louise et Lucas. Louise pleure et Lucas à la voix cassée, éraillée, il n'arrive plus à chanter. Pour tous ceux qui restent, nous retournons nous baigner une dernière fois. Puis nous allons tous sur le parking, à nos voitures respectives. Lucas, Léo et Hugo sont les premiers à partir. Aux alentours de 17h45, mes amis de Rennes partent aussi. Ne reste plus que Flo, ses frères, Zach, Nolan, Maëlle et moi. Je sanglote dans les bras de mon chéri. Personne n'arrive à me faire entendre raison. Ce n'est finalement que 40 minutes plus tard que je me sépare, à grands regrets, de ses bras réconfortants. Le métis et l'irlandais partent en premiers. Puis, avec Flo, nous démarrons ensemble. Les vacances sont officiellement finies ...

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  • 26 août – 19 septembre 2013. La rentrée : ma nouvelle vie entre joie et tristesse
     
    Mercredi 28 août 2013
                    Aujourd'hui, c'est un grand jour ! Trois jours que je suis rentrée de Locmariaquer et c'est le jour de l'emménagement de ma jumelle dans son appartement qui jouxte le mien. Ses parents ont loué une camionnette pour transporter toutes ses affaires de chez eux à son nouveau domicile. Mais une fois qu'ils ont tout déchargé, ils s'empressent de dire au revoir à Maëlle et m'adressent à peine un bonjour. Je vois bien que Maëlle est triste de ces au revois froids, distants et rapides. Mais elle le sait, ses « ex parents », comme le dit si bien, sont fautifs dans cette histoire et prennent très mal le fait que tout ait été découvert. Nous sommes donc plus que toutes les deux. Nous mettons ses différents cartons dans les bonnes pièces, puis nous montons quelques meubles faciles. Une bonne heure plus tard, nous faisons une pause au soleil sur mon balcon, tout en dégustant un repas. Vers 14h, mon, enfin notre père, vient monter les autres meubles puis visualise ce qu'il lui manque en mobilier. Genre un canapé, un meuble d'appoint dans le séjour, certaines choses en vaisselle, ... Ma mère, arrive après son travail aux alentours de 17h. Ils décident tous les trois de faire les magasins le vendredi. Le matin avec maman pour la déco et l'après-midi avec papa pour les meubles. Ils me proposent de venir avec eux, ce que j'accepte avec grand plaisir. Alors que mes parents repartent, nous dinons toutes les deux chez moi. Le portable de ma sœur sonne alors que nous sommes en train de manger notre dessert. C'est Zach qui souhaite passer la voir. Elle est désolée de me laisser seule. Je la rassure en lui expliquant que j'ai des textos de mon chéri auxquels je dois répondre et qu'il va sans doute me téléphoner. Trente minutes plus tard, elle s'éclipse pour aller ouvrir la porte de l'immeuble au métis. Puis une heure plus tard, Florent m'appelle. Nous restons plus de deux heures au téléphone. Je lui raconte ma journée et l'emménagement de ma jumelle. Lui me raconte ses journées au chevet de sa maman. Il tente de me faire croire que tout va bien, mais je me rends bien compte que la situation s'empire. Il me dit qu'il ne pourra finalement pas venir me vor avant la fin du mois de septembre. Je suis triste de l'apprendre, bien évidemment, mais je comprends tout à fait que sa maman passe avant moi. Il me promet de m'envoyer régulièrement des messages. Nous prévoyons également qu'il vienne chez moi pendant les vacances d'octobre. Puis nous raccrochons. Il n'est pas loin de minuit. Et bien-sûr, comme à chaque fois que j'ai mon chéri au téléphone, je pleure une partie de la nuit.  Et ma jumelle étant avec Zach, je ne peux aller la voir.
     
     
    Jeudi 29 août 2013
                    Ce matin, nous faisons les magasins, ma jumelle et moi, avec maman. L'appartement de ma jumelle a grand besoin de déco et le mien aussi ! Nous choisissons les pots de peinture, les rideaux, les cadres, les coussins, deux parures de lit chacune, de la vaisselle pour Maëlle. Puis nous déposons tout à l'appart de Maëlle et allons manger juste à côté dans le mien. Maman part au travail tandis que justement Papa en revient. Nous retournons donc faire les magasins, mais cette fois-ci dans les magasins de meubles, pour ma frangine. Cela nous occupe durant trois bonnes heures. Après, nous commençons la peinture dans mon appartement pour que ce soit fini dimanche après-midi avant l'arrivée de Marine. Je peins avec ma frangine pendant que papa met le lambris dans la salle de bain et les WC. Puis papa repart aux alentours de 18h et nous informe qu'il passera dimanche pour voir si ça avance assez vite. Nous le rassurons en lui disant qu'on va avoir de la main d'œuvre d'ici pas longtemps. Une fois qu'il est parti, nous appelons le club des cinq pour qu'ils viennent nous donner un coup de main. Ils acceptent aussitôt. Même Hugo. Résultat le soir même tout l'appart est repeint. Et celui de Maëlle aussi ! Les garçons promettent de revenir nous aider le samedi pour la deuxième couche de peinture.
     
     
    Samedi 31 août 2013
                    Après une nuit passée je suppose chez ma jumelle, Zach sonne à 8h pile à ma porte d'entrée. Il est déjà prêt à commencer la deuxième couche de peinture, en attendant que les autres arrivent. Il pensait me réveiller ce petit malin et se moquer de moi. Raté ! J'ai déjà un rouleau pour peindre dans les mains. En début d'après-midi, tout est fini dans mon appartement. Nous avons laissé les fenêtres ouvertes pour que ça sèche plus vite, mais en faisant attention au soleil. Nous mangeons sur mon balcon, puis je suis les deux tourtereaux dans l'appartement de Maëlle. Vers 14h, le reste du club des cinq débarque et nous passons la deuxième couche de peinture dans toutes les pièces de l'appartement de Maëlle. A sept, ça avance vite ! Le soir nous sommes épuisés. Les garçons rentrent à leur coloc' sauf le métis qui reste avec ma sœur. Ils sont tellement mignons tous les deux !
     
     
    Dimanche 1er septembre 2013
                    Ce matin, une grosse journée s'annonce. Il faut monter les meubles chez Maëlle ais en faisant attention à la peinture pas encore tout à fait sèche. On va les laisser décollés du mur pour l'instant. Heureusement que Zach est avec nous. A midi, nous mangeons tous les trois. Puis quelqu'un sonne à la porte de chez ma sœur. Je suis surprise, lorsque Maëlle va ouvrir, de découvrir Tristan sur le pas de la porte. Marine arrive peu de temps après. Elle est très surprise de voir son mec. Zach et Tristan montent les affaires de Marine dans sa chambre puis finissent de monter les meubles de Maëlle. Ensuite ma frangine et le métis s'en vont au ciné tandis que Marine et Tristan sont tous les deux dans la chambre de Marine. Je suis actuellement en train de regarder un film dans le canapé dans le séjour. Avant j'ai installé quelques rideaux et cadres achetés jeudi. Un peu de repos ne fait pas de mal après ces derniers jours chargés. Cependant Florent me manque beaucoup. J'aimerais tellement regarder le film en étant blottie dans ses bras ... Vers 18h, Tristan repart. Marine l'accompagne jusqu'à sa voiture. Au même moment Maëlle revient du cinéma. Elle m'informe que le métis est rentré directement à la coloc. Vers 20h, mes parents passent vérifier les travaux et dire bonjour à Marine. Ils sont surpris et ravis à la fois que tout soit fini et bien fait. Maman est contente de nous voir toutes les trois rire ensemble lorsqu'ils arrivent. Après un repas rapide, ma jumelle rentre chez elle. Quant à moi, je m'enferme dans ma chambre pour répondre tranquillement aux sms de Flo. Et aussi à ceux de Nico.
     
     
    Lundi 2 septembre 2013
    Ce matin, je suis toute excitée dès le réveil ! Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui c'est la reprise de l'entraînement de patinage. Et je suis motivée comme jamais ! D'autant plus que cette année, je vais patiner trois heures par semaine : lundi, jeudi et samedi. Toute la journée je n'ai la tâte que dans la reprise du patinage. Marine se moque de moi parce que du coup je ne fais que des bêtises. Heureusement, Florent m'appelle en début d'après-midi. Ça me remet un peu les pieds sur terre. Mais lorsque vers 16h, après avoir raccroché avec mon chéri, Maëlle débarque complètement affolée, la reprise du patinage prend une toute autre tournure. Ce matin, Maëlle a téléphoné à l'entraîneuse pour lui expliquer la situation et lui demander de faire l'inscription dans son bureau à l'abri des regards indiscrets. Seule une des bénévoles, couturière et un peu intendante, sera au courant. Ça facilitera les choses au cours de l'année. Nous aurons toujours nos papiers à part. Mais je comprends que ma jumelle panique. Faut que personne ne soit au courant. Mais Adrien connait déjà une partie de l'histoire, et il va vouloir en savoir plus. Je rassure comme je peux ma sœur, mais ce n'est pas facile. Du coup, Maëlle reste avec Marine et moi jusqu'à ce qu'il soit l'heure de partir pour la patinoire. Nous faisons une partie de « jungle speed » et prenons un bon goûter. Nous en profitons car demain c'est la reprise des cours. Vers 17h10, nous partons, ma sœur et moi, avec nos patins, nos tenus, nos chiffons et nos clés de casier. Sans oublier les papiers et les chèques pour la réinscription. Nous devions y aller en bus, mais vu l'état de stress de Maëlle, j'attrape au dernier moment mes clés de voiture. Elle me sourit pour me remercier de cette attention. Au moins nous sommes sûres de ne croiser personne et d'arriver assez tôt pour être tranquilles. Lorsque nous arrivons dans le hall de la patinoire, nous respirons un grand coup ! Que ça fait du bien de revenir ici ! Nous sommes heureuses de retrouver notre glace préférée. Nous montons dans les étages, au bureau du club. L'entraîneuse nous y attend toute souriante. Je vois bien que ce regard bienveillant rassure Maëlle. Ma sœur fait son inscription puis comme il reste un peu de temps, l'entraîneuse enregistre la mienne aussi. Ensuite nous descendons chercher le cadeau de rentrée offert par le club. Cette année c'est un sac à patin et un tee-shirt à l'effigie du club. Ensuite direction les casiers puis le vestiaire. C'est reparti pour une saison ! Petit à petit, tout le monde arrive. Certains sont surpris de voir Maëlle en avance, c'est vrai que ce n'est pas vraiment dans ses habitudes. A la fin de l'entrainement, qui a été difficile pour moi, j'aperçois Adrien qui prend Maëlle à part. Je les entends vaguement, mais assez pour comprendre qu'apparemment Adrien veut savoir qui est la jumelle de Maëlle.  Ma frangine lui répond qu'elle lui dira ailleurs, là où les murs n'ont pas d'oreilles. Je les rejoints. Adrien me jette un regard suspicieux. Je le regarde froidement pour lui faire comprendre qu'il n'a pas à me regarder comme ça. Déjà je ne l'appréciais pas trop mais s'il se comporte comme ça, alors même qu'il ne sait pas, ça promet un avenir houleux de ce côté-là ! Il part et nous rentrons toutes les deux chez nous. Je passe le reste de ma soirée au téléphone avec Flo pendant que Marine fait un skype avec Tristan.
     
     
    Mardi 3 septembre 2013
                    Aujourd'hui, c'est la rentrée en L2 ! Marine et moi arrivons ensemble à la fac et retrouvons Lucie et Julia dans l'amphi pour la réunion de rentrée. Passé le bla-bla habituel sur le travail à fournir, quelques enseignants présentent leur matière. Puis vient le moment tant attendu de l'emploi du temps ! Le seul truc qui nous intéresse ! Comme à toutes les rentrées scolaires depuis la 6e. Avec Marine et Julia, nous vérifions que nous ne sommes pas, en TD, avec une fille que nous détestons de l'an passé.  Malheureusement pour elle, Marine doit encore la supporter. J'ai de la chance, ça coupe juste entre mon nom et celui de l'autre idiote ! Julia est avec moi, tout comme Lucie. Marine connaît quelques personnes sympas dans son groupe notamment Léa, une petite brune qui bosse tout le temps. Après 1h30 de réunion, nous sommes libres. Avec les filles, nous allons prendre un café. Léa nous rejoint d'ailleurs. Vers 11h30, je suis de retour à l'appartement, tout comme Marine. Maintenant que j'ai mon emploi du temps, je prends le temps d'envoyer des mails pour confirmer mes disponibilités pour le boulot. En effet depuis plusieurs années, je fais du baby-sitting, du soutien scolaire et du bénévolat en accompagnement à la scolarité. En début de soirée, j'ai reçu toutes mes réponses : pour le premier semestre, j'irai au bénévolat le jeudi en fin d'après-midi juste avant d'aller au patinage à 18h30, le vendredi j'irai au bénévolat dans une autre asso en fin d'après-midi aussi et pour le soutien scolaire, ce sera tous les mardis soirs de 17h à 19h.
     
     
    Jeudi 5 septembre 2013
                    Ce soir, c'est le deuxième cours de patinage. J'ai trop hâte ! Mais en même temps, j'appréhende. Surtout que je rejoins Maëlle directement là-bas vu qu'elle a cours juste avant et que je suis au bénévolat. Marine me rassure du mieux qu'elle peut depuis ce matin. Cependant j'ai dû mal à rester zen quand je me rends compte de comment les gens trouvaient Maëlle bizarre lundi soir. Ils se posaient des questions. Au final Marine me donne un précieux conseil : rester naturelle de façon à ce qu'ils ne posent pas de question sur mon comportement et qu'ils ne puissent pas faire de rapprochement. C'est tout simple mais je n'y avais pas pensé. Il faut que j'arrête de me torturer l'esprit sinon ça va se voir. Si je suis aussi bizarre que Maëlle ça pourrait leur mettre la puce à l'oreille. Dans le bus en allant au patinage, Florent l'appelle. Au moins il me fait penser à autre chose, mais j'en pleurerais presque tellement il me manque. Je suis si triste de ne plus le voir tous les jours que même le fait d'être dans le bus n'arrive pas à me faire retenir une larme. En arrivant devant la patinoire, Maëlle est déjà là. Avec une petite mine aussi. Les filles me demandent ce que j'ai. Je leur explique que mon mec est à plus de 150km de Rennes et que je suis triste après lui avoir parlé au téléphone. Elles sont surprises car elles ne me savaient pas en couple. Ma jumelle me fait un clin d'œil car elle sait qu'il 'y a pas que cette explication. Les filles me reprochent de trop trainer dans le couloir et le vestiaire et m'avertissent que je risque d'être en retard sur la glace. J'ai la tête ailleurs, je n'arrive pas à me presser. Elles me comparent à Maëlle, qui, les années passées, arrivait toujours à la dernière minute. Cette comparaison me raidit et m'angoisse. Finalement je monte pile à l'heure sur la glace. Malheur pour moi, c'est Adrien qui seconde notre monitrice aujourd'hui ? J'ai bien l'impression qu'il se doute que c'est moi. Mais de l'humeur (de chien) que je suis, je e garde bien de lui parler et je m'arrange pour que ça ne soit pas lui qui corrige mes sauts. Mais c'est sans compter sur ma frangine qui me jette des regards interrogateurs en voyant mon comportement, sans compter non plus sur les filles qui me demandent si tout va bien et sans compter sur notre monitrice qui, devant tout le groupe, fait remarquer que je n'ai rarement aussi bien patiner mais que ma tête semble ailleurs. Heureusement pour moi, j'arrive à trouver deux minutes pour parler à Maëlle. Je lui explique que si je patine si bien c'est parce que je tente de faire abstraction des autres afin d'éviter les questions. Elle me dit qu'elle fait pareil. Personne n'est étonné de nous voir discuter à la barrière en buvant quelques gorgées d'eau dans nos bouteilles respectives. A la fin du cours, certains me posent encore des questions sur mon humeur étrangement violente. Je ne préfère pas répondre car je ne veux pas me fâcher i m'énerver contre des personnes qui n'y sont pour rien. Au contraire, Maëlle qui est du genre offensive, est aujourd'hui étrangement calme. Quelques personnes disent en riant qu'on a dû échanger nos caractères pendant les vacances. Adrien, entendant cela, me jette un regard interrogateur que je fais semblant de ne pas remarquer. Puis il se dirige vers ma jumelle et lui demande discrètement quand est-ce qu'elle va lui dire. S'il croit que je n'entends pas, il rêve. Ma sœur soupire et promet de lui dire samedi. Marine m'appelle pour me dire qu'elle a préparé une pizza et que Maëlle est conviée à venir la déguster avec nous deux. J'envoie un message à Ma' pour le lui dire. Dix minutes plus tard, nous sommes dans le bus. Et c'est vers 20h30 que nous nous asseyons à table dans mon appartement. Je passe ensuite le reste de ma soirée avec Flo sur skype tandis que Maëlle va réviser ses cours chez elle et que Marine prépare sa valise car elle va à Nantes voir Tristan dès demain après-midi. Elle ne rentre que dimanche soir tard.
     
     
    Samedi 7 septembre 2013
                    Marine étant partie à Nantes depuis hier après-midi, ça me fait tout drôle de me retrouver seule à l'appartement comme l'an dernier. Hier soir, j'ai écrit ma fiction jusque tard dans la nuit. Du coup, je suis un peu fatiguée. Pour la première fois, Maëlle va passer tout le weekend à la maison, chez les parents. J'appréhende un peu. Mais le plus dur ça va être de ne pas se faire repérer lorsque nous allons partir de la patinoire ensemble. Ni quand nous allons y arriver ensemble d'ailleurs, vu que nous prenons ma voiture. Vers 13h, je frappe à la porte d'entrée de chez Maëlle. L'avantage d'y aller en voiture, c'est que nous sommes déjà changées et nous partons donc plus tard de chez nous. Nous descendons mettre nos valises dans le coffre après avoir pris nos clés de casiers et avoir fermé nos appartements respectifs. Lorsque nous arrivons à la patinoire, nous ne croisons personnes. Ouf ! Je pars devant ma jumelle. De toute façon, y a Adrien au loin et je ne veux pas le voir. Aussitôt, je reçois un sms de ma sœur. « Ça ne te dérange pas si l'on part un peu plus tard, j'aimerais bien le dire à Adrien après le cours, il insiste tellement ». Je lui dis que c'est bon puis je vais mettre mes patins. Maëlle arrive quelques minutes plus tard. L'entrainement se passe à merveille. J'ai l'impression que je vais beaucoup progresser cette année. Dans les vestiaires, je prends tout mon temps pour ôter mes patins, me changer. Maëlle, au contraire, se speede. Comme ça j'attendrais moins longtemps, me dis-je. Je prends le temps ensuite de sécher scrupuleusement mes lames de patins devant mon casier avant de les ranger et de refermer le casier. Puis lorsque je sors de la patinoire, j'envoie quelques sms à mon chéri pour répondre à ceux qu'il m'a envoyé pendant que j'étais sur la glace. Je ne vois ni ma sœur, ni Adrien. Je me demande bien s'ils parlent encore et si oui où se sont-ils mis. Finalement je les retrouve près de ma voiture. Je reste cachée un moment pour me rendre compte de la réaction de ce dernier. Visiblement le meilleur ami de ma sœur est dérangé que ce soit moi et il ne comprend pas pourquoi Maëlle ne veut pas que la nouvelle ne se répande. Je me montre, ce qui a pour effet de calmer un peu Adrien qui commençait à hausser le ton sur ma sœur. Il finit par nous souhaiter un bon week-end, mais non sans un regard noir en ma direction. Ok ! Alors lui va falloir qu'il se calme, me dis-je aussitôt, sinon ça va chauffer. Nous nous rendons donc chez les parents pour un week-end qui s'annonce explosif dès notre arrivée à la maison !
     
     
    Mardi 10 septembre 2013
                    Après un week-end stressant et épuisant, une bonne nouvelle arrive : Maëlle a reçu la réponse pour son permis de conduire et elle l'a ! Elle est trop contente. Elle m'envoie un message le midi pour me le dire. Je suis en ce même moment en train de déjeuner en compagnie de Zach, Marine, Lucas, Lucie, Julia, Kevin, Debora et Nolan. Zach et Lucas reçoivent un message en même temps que moi. Illico, le métis se lève et s'écarte du groupe pour téléphoner à sa chérie. C'est trop mignon ! Mais ça m'en fiche un coup au moral ... Je commence à avoir moins de nouvelles de Flo et ça m'inquiète un peu. Nicolas m'en donne moins aussi. J'essaye de le cacher aux autres. Néanmoins certains doivent s'en douter car le sujet de la discussion change bien vite. A la fin du repas, il est décidé que je remange avec Marine, le métis et Lucas le lendemain midi puisque nos emplois du temps nous le permettent. En rentrant, vers 19h, je vais sonner à la porte de chez Maëlle pour la féliciter en personne, bien que je lui aie répondu ce midi. N'ayant pas cours, elle m'ouvre toute souriante. Elle a visiblement passé l'après-midi avec Adrien. Me voyant, il s'excuse pour son comportement de samedi. Il promet de ne rien dire. Je suis septique tandis que ma frangine est confiante.
     
     
    Dimanche 15 septembre 2013
                    Depuis vendredi soir, Marine est rentrée chez ses parents. Avec Maëlle, nous sommes rentrées chez les parents samedi après le patinage. Nous étions pressées car mes parents ont invité tout le week-end la famille au complet afin de présenter Maëlle. Plus de 70 personnes dans la maison. C'est énorme ! En plus je n'avais pas vraiment la tête à faire la fête. Mon esprit était accaparé par le fait que cela fait cinq longs jours que je n'ai pas eu de nouvelle de Florent. Ni de Nico d'ailleurs. J'essaye de savoir par Marine si Tristan en a mais visiblement non. Ce que je trouve louche.  Le club des cinq non plus, ce qui m'inquiète fortement. Alors quand hier, des cousins et cousines se sont montrés méchants envers Maëlle, j'ai explosé ! Mon moral est au plus bas, même si avec la grande majorité de ma famille tout s'est bien passé. Ils acceptent Maëlle avec joie. Après ces deux jours fatiguant, j'ai proposé à ma sœur que nous ne rentrions que demain matin juste d'heure pour être à l'heure en cours. Elle a accepté et s'est proposée de conduire ma voiture. Elle va bientôt avoir la sienne. La même que moi mais dans une autre couleur. 

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  • 20 – 29 septembre 2013, La rentrée : entre absences et rencontres  ...
     
    Samedi 21 septembre 2013
                    Ce soir, c'est un grand soir ! Depuis la rentrée, c'est la première fois que nous allons quasiment tous être réunis. Quand je dis tous, c'est ma jumelle, le club des cinq, Kevin, Sophie, Debora, Morgane et moi. Marine a décidé d'aller voir son cher Tristan à Nantes. Ce dernier aurait préféré venir afin de voir tout le monde, mais Marine a décrété qu'elle ne voulait pas changer ses habitudes. Ce caractère m'a étonné de sa part mais bon c'est comme ça. Du coup Tristan l'a écoutée. Quant à Florent et ses frangins, ils sont chez eux, enfin je suppose, puisque je n'ai plus de nouvelles. Et apparemment personnes n'en a ... Et puis, Melinda et Louise, n'ont pas pu venir car le trajet est trop long pour un petit week-end. C'est chez moi que nous nous retrouvons en fin d'après-midi. Maëlle m'a aidée à tout préparer en rentrant du patinage. J'ai même accepté qu'Hugo (miracle, je ne l'ai pas appelé « bouclette ») vienne. Après tout, il sort avec Morgane, je vais devoir m'y faire. Mais il est prévenu, à la moindre erreur inadmissible de sa part, il dégage, peu importe l'heure, que la soirée soit finie ou pas. Après une soirée raclette, je sais c'est un plat d'hiver mais vu le temps pourri, ce n'est pas gênant, nous discutons tout en faisant la vaisselle pour certains (Zach, moi, Lucas, Sophie, Deb et Kevin) tandis que les autres discutent au salon, avachis dans le canapé ou par terre. Nous sortons les jeux de cartes et les bières. « Comme cet été », c'est l'expression qu'emploie Nolan. Mais lorsqu'il croise mon regard humide, comprend son erreur. Florent n'est pas là et ça me rend malheureuse. N'arrivant pas à me concentrer sur la partie d'UNO, je m'éclipse un peu à l'étage dans ma chambre. Ne me voyant pas redescendre, je les entends s'inquiéter. Maëlle semble vouloir venir me voir mais finalement c'est mon meilleur ami qui monte. Ça me fait plaisir que ce soit le métis qui vienne, parce qu'à lui, je peux vraiment tout lui dire sans que ça l'encombre, même si je sais que Maëlle fait pareil. C'est le seul qui ait à quel point je survis, plus que je ne vis depuis que Flo ne me donne plus de nouvelles. Deux ou trois fois, je me suis même retrouvée à la colocation des garçons en pleine crise d'angoisse à cause de ça. Du coup, Lucas est un peu au courant aussi de mon état. Après une bonne discussion et des paroles réconfortantes, le métis me convainc de redescendre avec les autres. Léo nous annonce qu'ils sont tous d'accord pour un UNO amélioré. Le « amélioré » dans sa bouche accompagné du sourire de bouclette n'annonce rien de bien. Mais à leur grande surprise je ne proteste pas. L'idée c'est qu'à chaque fois que l'on perd, on boit un verre de bière. Au fond de moi, je me dis qu'il a eu fait pire comme règle du jeu. Aux alentours de deux heures du matin, le métis et ma jumelle s'éclipsent dans l'appartement de ma sœur. Sophie et Kevin restent dormir chez moi, tandis que le club des cinq ainsi que Morgane et Debora rentrent à la colocation des garçons.
     
     
    Jeudi 26 septembre 2013
                    Comme tous les ans, durant tout le mois de septembre, il y a des nouveaux, enfin nouvelles surtout, à arriver à chaque nouvel entrainement de patinage. Souvent ce sont des débutantes, mais parfois, il arrive que ce soit des personnes qui ont déjà pratiqué dans un autre club précédemment. Quand elles ont un niveau élevé, nous avons du mal à nous entendre car elles se croient supérieures à nous alors qu'elles ne connaissent pas le fonctionnement du club. Et en plus, ça nous fait moins de place pour nous entraîner alors que nous n'en avons déjà pas beaucoup. Cette fois-ci, la nouvelle s'appelle Jessica et elle est en 1ère ES. Elle a un excellent niveau, il faut le reconnaître. Contrairement aux autres, elle n'a pas essayé de faire comme si elle connaissait tout sur tout. Ça nous a d'ailleurs toutes étonnées. Elle est arrivée en avance, en même temps que Maëlle et moi. Du coup nous avons discuté tout en regardant la fin de l'entrainement des plus jeunes. Elle m'impressionne car elle est très observatrice et elle a un don pour repérer les erreurs des autres. Elle nous avoue alors qu'elle était monitrice pour les 4-5 as dans son ancien club. Maëlle lui conseille de ne pas le dire car certains du groupe compétition ou parmi les moniteurs pourrait ne pas apprécier cette nouvelle. Je trouve que ma frangine exagère un peu, mais après-tout elle les connait mieux que moi. Alors que nous nous changeons dans les vestiaires, Jessica nous explique qu'elle est aussi passionnée par le chant. Puis, une jeune fille pus proche de mon âge entre et va la saluer.
    -   Les filles, je vous présente Jade, ma grande sœur. Elle est en 1ère année de STAPS et elle a décidé de commencer le patinage cette année.
    -   Salut, dis-je à l'unisson avec ma jumelle.
    -   Enchantée les filles, nous répond Jade.
    -   Moi, c'est Camille, continue-je et elle, c'est ma frangine, Maëlle. Jumelles pour le meilleur et pour le pire, fini-je en riant.
    -   Mais, poursuit Maëlle, ne dites rien car personne ne sait que nous sommes jumelles.
    Elles acquiescent puis nous leurs expliquons à deux vois notre histoire de cet été. A la fin du récit, nous explosons de rire toutes les quatre, car il faut le reconnaître, notre situation est plutôt cocasse. Au même moment, les autres patineuses arrivent dans le vestiaire. Au début du cours, l'entraineuse nous annonce que les meilleures d'entre nous pourront aussi s'entrainer de 19h30 à 20h30, sans supplément de prix vu que nous sommes un peu trop nombreuses à notre horaire. Mais elle ajoute que c'est elle qui va décider, car il faut pouvoir s'adapter au fonctionnement différent de l'autre horaire. Elle ajoute qu'on saura à la fin de l'heure qui est prise. Elle demande juste à connaître celles qui ne pourront pas sur l'horaire suivant. Avec Maëlle, nous nous regardons : nous espérons trop être prises. Adrien vient voir Maëlle et lui dit qu'elle est déjà sur la liste de l'entraineuse.
    -  Par contre, toi, Camille, faut pas rêver, déjà que tu es là le lundi alors que tu n'as pas le niveau ... Compte pas être prise.
    -  Va te faire foutre ! Si j'ai été acceptée le lundi c'est que j'y ai ma place, il n'y a que toi que ça a l'air de déranger !
    Puis je vais m'échauffer sans lui accorder un regard. Il m'agace tellement. Il me fait juste payer le fait d'être la jumelle de Maëlle. Avant il ne me parlait jamais. Je vois au loin que ça chauffe entre Maëlle et Adrien. Jessica, à côté de moi, est persuadée qu'elle ne va pas être prise car elle est nouvelle. Avec Maude, nous la rassurons. Comme de par hasard, Adrien seconde notre monitrice aujourd'hui. Il m'en fait voir de toutes les couleurs, rien de ce que je fais n'est bien. Mais j'avoue que ça me passe au-dessus. Je persévère comme je le fais d'habitude. Et ça l'agace que je ne perde pas mes moyens face à ses répliques. Maëlle lui jette des regards noirs pour qu'il se calme. Mais rien n'y fait. Dix minutes avant la fin de l'entrainement, l'entraineuse nous rassemble et nous annonce celles qui sont retenues. Le verdict tombe, elle a sélectionné Maëlle, Maude, Jessica, moi et une autre fille. Jessica sautille partout tandis que je vais voir Adrien qui est avec ma frangine. S'il croit que je vais fermer ma grande gueule, il me connaît mal.
    -  Pas trop déçu de t'être trompé dans tes pronostics, dis-je d'un ton suffisant avant d'aller faire mes étirements.
    Maëlle, qui s'étire à côté de moi, me supplie d'arrêter de me chamailler avec lui. Je lui réplique que c'est toujours lui qui ouvre les hostilités et qu'elle me connaît assez pour savoir que je ne vais pas rester sans me défendre. Elle reconnaît, tout en soupirant, que j'ai raison. L'entraineuse nous explique que nous pourrons commencer la semaine prochaine à patiner deux heures. Dans les vestiaires, la bonne humeur est au rendez-vous. Sur le trajet du retour, je suis avec ma jumelle, Jessica et Jade. Je demande à jade si elle connait un Lucas. Elle me répond qu'il y en a un dans son TD. Je lui dis qu'il fait un double cursus STAPS et Musique. Elle me répond qu'on parle bien du même, qu'elle a retenu cette spécificité de son parcours. Elle ajoute que le sport et la musique sont deux passions tellement différentes qu'elle ne pensait pas possible qu'on puisse faire ce double cursus. Jessica proteste. Jade a un sourire étrange. Ma sœur étant plus réactive que moi, déclare à jade que Lucas a une copine. Jessica se moque de la non discrétion de sa grande sœur. C'est sur cette franche rigolade que nous nous quittons. Une bonne pizza concoctée par Marine m'attends à l'appart tandis que Maëlle a la surprise de découvrir Zach qui l'attends devant la porte de chez elle avec un petit plat qu'il a cuisiné lui-même. 

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  • 30 septembre 2013, Retrouvailles, soulagement et crainte
     
                    Après un week-end reposant chez les parents, je suis en pleine forme pour reprendre les cours. J'arrive à la fac avec Marine. Elle a anglais alors que je me dirige en italien. En sortant deux heures plus tard, nous nous retrouvons pour déjeuner avant de retourner en amphi en début d'après-midi. Elle me raconte son week-end à Nantes. J'écoute poliment même si ça me fait mal d'entendre son récit alors que je n'ai plus de nouvelles de Florent. Elle doit le sentir car elle s'arrête au bout de quelques minutes. A la pause, aux alentours de 14h45, je sors me prendre un café. En ce moment, je dors mal et j'ai besoin de caféine régulièrement pour tenir. En sortant, j'ai un choc ! Dans le flot d'étudiants, je suis certaine d'avoir vu Florent. J'en reste bloquée sur place. Pendant a fin du cours, je sirote mon café, la tête ailleurs. J'ai dû mal à rester concentrer. Je vais à quatre reprises pour lui envoyer un message puis renonce et l'enregistre en brouillon. Je n'ose pas non plus en parler à Marine qui est plus préoccupée par son téléphone que par le cours. Elle m'a juste dit que Tristan fini tôt aujourd'hui et qu'il va peut-être venir la voir car il n'a pas cours avant mercredi en fin de journée. Je ne sais pas pourquoi mais à l'instant où elle m'annonce cela, je pressens une étrangeté. A la sortie de l'amphi, Marine se dirige en TD alors que moi j'ai fini les cours pour aujourd'hui. Alors que je sors du bâtiment, je crois voir Tristan cette fois-ci. N'y tenant plus et ayant l'impression de devenir folle, je m'arrête à l'appart du club des cinq avant de rentrer chez moi. Je sais qu'il y a soit Lucas, soit le métis et peut-être qu'ils pourront m'éclairer. J'ai besoin de parler. Quelle n'est pas ma surprise lorsqu'après être entrée suite au « entre » de Lucas, de découvrir Jade chez les garçons. Je lui fais les gros yeux tout en pensant à Louise. Lucas me calme direct en m'expliquant qu'ils ont un exposé à préparer ensemble. Je suis rassurée, mais je me méfie de Jade vu ce que Jessica a dit l'autre jour. Entendant ma voix, le métis me dit qu'il est dans sa chambre. Je vais donc le voir. Je lui raconte tout ce qui m'est arrivé dans la journée. Il me rassure et me dit que je ne suis pas folle, c'est seulement le fait qu'il me manque affreusement qui me fait le voir partout. Je ne suis pas trop convaincue mais bon ... Et pour Tristan, Zach m'apprend qu'il est bien à Rennes, qu'il est arrivé plus tôt que prévu. A l'intonation de sa voix j'ai comme l'impression que ce n'est pas tout à fait imprévu ...
    -          D'ailleurs, il ne devrait pas tarder, il m'a appelé pendant que tu parlais avec Jade et Lucas. Il a croisé Marine qui a été assez froide avec lui et comme elle a encore cours, il va passer à la coloc en attendant.
    -          Ah d'accord, réponds-je pensive.
    -          Dis Camille, m'interroge Zach, je me demandais, tu réagirais comment si Florent te reparlait comme si de rien était ?
    -          Je ne sais pas tant que je ne suis pas confrontée à la situation réellement. Une micro partie de moi lui en veut parce qu'il me laisse sans nouvelles et que je suis tellement inquiète que je ne dors quasiment plus. Mais je sais et je comprends qu'il a besoin de temps pour sa mère. Je pense que je lui pardonnerais dans la seconde où il apparaîtrait devant moi. Il me manque trop pour que je puisse faire autrement. ...
    Zach me sourit. Visiblement satisfait de ma réponse.
    -          Bon, je te laisse, je vais à l'entrainement.
    -          Ok, éclate-toi bien. Tu finis à quelle heure ?
    -          19h30, je suis rentrée vers 20h10, pourquoi ?
    -          Pour savoir à quelle heure je peux passer voir Maëlle.
    -          Pff, tu passes presque plus de temps chez elle qu'ici.
    -          Ne te moque pas sweety, ce n'est pas gentil me répond-t-il de son sourire moqueur.
    -          Arrête avec ce surnom, dis-je feignant d'être agacée.
    -          Ok, ok, j'arrête, dit-il en levant les mains signe de capitulation. Bon entrainement la miss.
    -          Merci.
    Arrivée à la patinoire, je retrouve ma frangine qui est avec Jessica et Maude. J'explique vite fait ma journée aux filles pendant que je me change. J'ai l'impression que tout le monde me cache des choses aujourd'hui. Ça m'agace. Mais mon énervement me donne de l'énergie pour mes sauts, comme souvent. Mon entrainement se révèle donc assez positif. La bonne nouvelle du jour, parce qu'il en faut bien une quand même ! C'est que demain je n'ai pas cours. J'ai juste mes deux heures de travail de 17h à 19h : le soutien scolaire à domicile pour un gamin en primaire. A la sortie de l'entrainement de patinage, j'attends ma jumelle. Cela ne choque personne, vu que les années précédentes cela nous arrivait aussi de faire ainsi. Seul Adrien nous adresse un regard mauvais en sortant. Celui-là, s'il ouvre sa grande gueule, je l'étripe ! Merde, j'ai dû penser trop fort, Maëlle me regarde de travers. Je ne veux pas lui faire de peine, mais ça me parait impossible que l'on s'entende bien un jour. Pendant le trajet retour, je lui raconte les détails de ma journée : avoir cru apercevoir Florent, avoir aperçu Tristan, avoir vu Jade chez Lucas et compagnie. Maëlle me répond que cela doit être de saison car Zach aussi est étrange avec elle. Lorsque nous arrivons devant nos portes d'appartements, Zach y attends Maëlle. Je souris, j'avais oublié de la prévenir qu'il allait passer la voir.
    -          Ma', tu devrais lui filer un double de tes clés, au moins tu aurais un bon petit plat chaud en rentrant, dis-je moqueuse.
    Les deux tourtereaux se regardent et explosent de rire. C'est vrai que le métis est très, très souvent chez ma frangine. J'entre ensuite dans mon appartement en criant à Marine que je suis rentrée. Elle est à l'étage, je l'entends trifouiller dans son armoire. Je finis mes étirements puis me prépare à manger. Marine descend enfin lorsque je finis mon dessert. Elle m'annonce qu'elle sort avec Tristan, qu'il l'attend dans le hall de l'immeuble.
    -          Attend, dis-moi que je rêve ! Tu lui file le code, il entre et reste en bas ? Il ne vient même pas me dire bonjour, ni dire bonjour à Maëlle ? Tu parles d'un ami, dis-je en souriant voyant bien que Marine n'avait pas perçu l'ironie dans ma phrase.
    -          Pourquoi tu n'as pas dit Zach ?
    -          J'ai vu Zach dans l'après-midi, il m'a dit qu'il attendait Tristan d'une minute à l'autre.
    Elle me regarde bizarrement, je sens qu'elle me cache quelque chose, elle aussi.
    -          Tu vois, il n'y a pas qu'à moi qu'on cache des choses, dis-je en souriant malicieusement.
    Le fait qu'elle rougisse me prouve qu'elle me cache bien quelque chose. Et ses yeux noirs, m'informent que j'aurais dû me taire car elle n'a pas l'air d'apprécier que Tristan soit venu à Rennes pour autre chose que pour elle. Ce qu'elle peut être possessive quand elle s'y met ! Puis elle sort toute guillerette dans le couloir. Mon petit doigt me dit qu'elle ne va pas rentrer ce soir. Même si je me demande bien où ils vont aller. A ce moment-là, je ne savais pas encore que j'avais raison, et surtout je n'imaginais pas du tout la raison pour laquelle je n'allais pas revoir ma coloc' ce soir. Vers 22h, alors que je travaille tranquillement à mon bureau, j'entends quelqu'un sonner à la porte. Je pense d'abord à ma jumelle mais souvent elle m'envoie un sms avant. Je regarde mon téléphone : rien. Je finis par descendre au moment où la sonnette se fait entendre une nouvelle fois. Je suis en pyjashort, du coup je crie un « j'arrive » et enfile un legging. J'ai un coup de stress au moment d'ouvrir la porte, et ne pense même pas à regarder par l'œil de la porte avant d'ouvrir. Je tourne le verrou, baisse la poignée et ouvre la porte avant de rester sans voix ! Il me regarde avec un sourire heureux qui m'avait manqué. Mais je suis paralysée par la surprise, les pieds figés au sol, un sourire radieux scotché au visage.
    -          Je peux entrer Camille, me demande Florent d'une voix surprise et mal assurée.
    -          Oui, dis-je en reculant, confuse de l'avoir laissé à la porte.
    Puis l'émotion me submerge et je fonds en larmes alors que je re-verrouille la porte. Il doit m'entendre renifler car il s'approche de moi et me prends dans ses bras. Sans rien me dire, juste pour que je me calme. Heureusement qu'il fait ça sinon j'étais partie pour une crise d'angoisse. Je parviens à me calmer au bout de quelques minutes et j'articule quelques mots.
    -          Qu'est-ce que tu fais ici ?
    -          Maintenant que tout est réglé, je reviens.
    -          Tu aurais pû donner plus de nouvelles ... dis-je d'une voix basse encore étouffée par l'émotion. Je n'en ai plus aucune depuis 20 abominables longs jours.
    -          Je suis désolé ma Camille, dit-il en soupirant ... J'avais besoin de temps pour tout régler. Tu me pardonnes, me demande-t-il d'une voix incertaine.
    -          Oui mais ne me refais plus jamais ça Flo ... Mais dis-moi, je n'ai pas rêvé alors ce midi ? ... Rohh purée je vais les tuer tous qu'ils en sont, que des traitres !, finis-je en souriant.
    -          Camille, de quoi tu parles ? dit-il intrigué.
    -          J'ai cru te voir à la fac en début d'après-midi. J'ai rien dit à Marine, elle était trop concentrée sur les messages qu'elle recevait de Tristan au lieu de l'être sur le cours d'ailleurs. Après j'ai cru voir Tristan. Croyant tourner folle, j'ai été à la coloc des garçons pour en parler avec le métis. Il m'a dit qu'il attendait Tristan. Mais il était bizarre. Après le patinage, Marine était bizarre ausis quand je suis rentrée. Et Maëlle m'a dit que Zach est étrange depuis quelques jours. Tu parles, je suis sûre qu'ils savaient tous que je ne tournais pas folle.
    -          Désolée ma Camille, je ne voulais pas que tu le saches. Mais je te promets que j'en ai parlé qu'à Tristan. C'est lui qui a dû le dire à Zach.
    -          Et tu veux bien m'expliquer ? Maintenant que tu es là, ce n'est pas pour rien je suppose, dis-je malicieusement avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres.
    J'en rêvais depuis qu'il est apparu derrière ma porte. Il a l'air surpris.
    -          Merci ma Camille, moi qui pensais que tu ne voudrais plus qu'on soit ensemble même si tu dis m'avoir pardonné ...
    -          Flo, c'est promis je ne t'en veux pas. Maintenant commence ton récit avant que je ne t'en empêche en couvrant tes lèvres des miennes par un tendre baiser.
    Il me sourit, nous nous installons sur mon canapé puis il me raconte sa longue histoire.
    -          Au début, il y avait une très forte chance que ma mère soit transférée à l'hôpital de Rennes. Mais comme il restait un petit doute, je ne t'ai rien dit pour ne pas que tu aies de faux espoirs. Ça été confirmé le 28 août. Mais il fallait encore que je remplisse mon formulaire de la fac pour passer des cours par correspondance aux cours en présentiel. Il fallait aussi que j'aille finaliser l'inscription de mes frangins dans el lycée privé où mon père avait prévu de les mettre. Heureusement c'était à Rennes. Et que je fasse changer leur régime d'interne à demi-pensionnaire. Et surtout il fallait trouver un appart' pour nous trois en urgence. Je te jure que je n'ai pas chômé. Les premiers jours ont été chaotiques. On n'avait presque rien à l'appartement. Puis le déménagement est arrivé. Les gars ont finis par s'intégrer à leur bahut même si je les soupçonne de se couvrir l'un et l'autre quand ils font des conneries. Parfois ils m'épuisent. Je ne voulais pas que tu sois au courant pour ne pas que tu t'inquiètes. Désolé ma belle.
    -          Je me suis inquiétée quand même, mais je ne t'en veux pas. Et ta mère, comment vas-t-elle ?
    Il éclate en sanglots. J'insiste pas et le prends dans mes bras pour le réconforter. Je laisser planer le silence, le laissant libre de dire quelque chose s'il le souhaite.
    -          Jusqu'il y a deux jours je t'aurais répondu en souriant qu'elle était en voie de guérison. Mais, il souffle, il y a deux jours elle a fait une rechute quasi inguérissable ...
    Il recommence à sangloter.
    -          Il ne lui reste que quelques semaines voire deux mois maxi. Elle ne sera pas avec nous à Noël, le médecin nous l'a certifié. Je lui ai répondu que je croyais au miracle, il m'a souris sans rien répondre et il est parti. Camille, j'ai peur, souffle-t-il en se blottissant contre moi.
    Je ne sais quoi dire pour ne pas paraître ridicule. En pareils moments, ne rien dire et être présent est souvent la meilleure attitude à adopter.
    -          Camille, ma belle, j'ai quelque chose à te demander.
    -          Dis mon ange, réponds-je en souriant affectueusement.
    -          Tu veux venir la voir avec moi demain ?
    -          C'est gentil, mais je ne veux pas déranger.
    -          C'est elle qui demande à ce que tu viennes avec moi. Ne te mets pas la pression, dit-il en me voyant paniquer. Elle m'a dit qu'elle veut voir celle qui me rends heureux et qui a évité plus d'une fois que je fasse des bêtises et qui a aussi remis sur le droit chemin mes frangins cet été.
    Je souris.
    -          Je pense que Nico lui a parlé de toi aussi. Il continue de t'appeler son ange gardien.
    Je rigole. Flo me demande pourquoi.
    -          Je préfère largement « ange gardien » au « belle-sœur » qu'il m'a sorti une fois. Je t'assure que le jour-là il a bien rit, content de sa blague et Gab s'est joint à lui sans se faire prier.
    -          C'est bien eux ça, me dit Florent en riant.
    -          Ok pour demain. Il faut juste que je sois à l'heure au boulot. Je fais du soutien scolaire à domicile de 17h à 19h avec un gamin en primaire.
    -          Ok. Merci ma Camille.
    -          Tu as de la chance car c'est exceptionnel que je n'ai pas cours le mardi.
    Il me sourit puis baille.
    -          Reste dormir Flo, s'il te plait, dis-je apeurée qu'il parte alors que ça fait si longtemps que j'attends qu'il revienne.
    -          Ok, dit-il en tâtant le canapé.
    -          Tu rêves là, mon lit est bien plus confortable.
    -          D'accord ma coquine, me dit-il moqueur.
    Lorsqu'il me voit ressortir de la salle de bain en pyjashort, il manque de s'étouffer.
    -          Eh, eh, je ne savais pas qui s'était derrière la porte, je ne pouvais pas rester comme ça.
    -          Pas faux. Ce genre de tenue, ça m'est exclusivement réservé, dit-il en me prenant dans ses bras.
    Nous montons nous coucher. Je suis trop heureuse. Je me blottis contre lui et m'endors rapidement. Stressant tout de même un peu pour le lendemain. Finalement ma nouvelle vie s'annonce encore mieux que je ne pensais : je m'entends toujours aussi bien avec ma sœur et mon adorable Florent est revenu ! 

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