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    CHAPITRE 21 : Juillet 2013, 3e semaine de vacances, Samedi
     
    Le lendemain matin, je me réveille de bonne heure et de bonne humeur, malgré ma courte nuit. Après un petit déjeuner copieux, exceptionnellement j'ai faim, je vais me préparer. Douche, soin et crème visage et corps, maquillage léger, coiffure. Une fois préparée, j'envoie un message à mon chéri pour savoir s'il veut qu'on aille au marché ensemble. Il me répond une bonne heure après en disant que je l'ai réveillé et qu'il sera prêt dans dix minutes. Je m'excuse puis passe le chercher avec ma voiture. Il monte à côté de moi, m'embrasse furtivement, boucle sa ceinture. Puis nous y allons en priant pour ne croiser aucun de ses potes dans le camping. Au marché, nous sommes tranquilles, ils n'y vont jamais. Je me gare sur le grand parking à l'entrée du bourg. Nous nous tenons par la main, comme des amoureux. Je m'arrête sur un stand où ils vendent des petites babioles. Florent me dit qu'il va un peu plus loin. Je sens à sa voix qu'il mijote quelque chose ... J'en profite pour lui prendre un petit porte-clés avec un c½ur et un drapeau breton. Puis je le rejoints plus loin. Il affiche un sourire radieux et satisfait. Je me demande bien ce qu'il me prépare. Il ne veut rien me dire le coquin !  Ensuite nous allons nous balader sur le port. Lorsque nous rentrons au camping, il n'est que 11 heures. Du coup, nous décidons d'aller à la plage, à la crique des amoureux. Je prends avec moi le petit cadeau que je veux lui offrir. Nous nous installons tous les deux côte à côte. Assis, nous regardons le paysage qui s'offre à nous. Je lui tends le petit paquet. Il me regarde étonné puis ouvre l'emballage. Lorsqu'il découvre le porte-clés, il me sourit avant de me remercier.
    -          De rien mon p'tit Flo d'amour. L'idée m'est venue ce matin. Quand je suis passée te prendre, j'ai entendu parler de voiture.
    -          J'ai reçu ma réponse de permis hier, dit-il. Mes frères m'ont appelé dès qu'ils ont vu la lettre dans la boite. Ils étaient tout content de pouvoir l'ouvrir à ma place, fini-t-il en riant.
    -          Félicitations mon amour, lui dis-je avant de l'embrasser.
    -          Merci. Aujourd'hui mes parents rentrent pour aller me chercher ma voiture et aussi pour aller chercher mes frères qui sont restés à la maison.
    -          C'est donc pour ça que je les ai vus monter deux autres toiles de tentes !
    -          Oui, avec mes frères on a chacun notre toile. Pour le plus jeune, c'est la première année qu'il ne va pas dormir dans la caravane. Il attend ça avec impatience.
    -          Il a quel âge ?
    -          16. Je n'ai jamais compris pourquoi il ne l'a pas eu à 14 ans comme nous. Mon autre frère à 17 ans.
    -          La vache ! Un an d'écart.
    -          Bah avec moi aussi.
    -          C'est vrai dans ma tête t'as 19 ans comme moi, mais non, t'es petit, dis-je en riant alors qu'il me frappe gentiment le bras et fait mine d'être vexé.
    Pour me faire pardonner, je l'embrasse amoureusement.
    -          C'est bizarre, je ne me rappelle même plus de leur tête.
    -          Ça ne m'étonne pas. Tu ne serais pas la première à nous prendre pour des jumeaux avec Gab. Enfin quand était petits c'était flagrant. Un peu moins maintenant. Nico, lui il est plus petit que nous un peu mais nous ressemble beaucoup aussi. Mais faut pas lui dire, il complexe avec sa taille et se trouve trop petit. Ils arrivent lundi.
    -          Ok, dis-je en pensant que ça ne va pas être facile de se cacher.
    -          Eh ne t'inquiète pas comme ça. Ils n'ont pas le même caractère que les mecs. Même si Nico s'entend très bien avec Tristan. ... Tiens, moi aussi j'ai un cadeau pour toi.
    Il me tend un paquet que j'ouvre avec délicatesse. C'est une chaîne en argent avec un pendentif en forme de c½ur et un autre où c'est écrit « forever ».
    -          Merci mon amour, c'est magnifique, dis-je en admirant le bijou.
    Il me le prend des mains et me l'attache autours du coup avant de poser ses lèvres contre les miennes tout en caressant mon dos de ses douces mains. Puis nous rentrons car il est l'heure de déjeuner. Dans l'après-midi, je vais à la plage alors que Florent est avec ses potes. Je n'ai rien dit, mais j'ai l'impression qu'il y a une histoire de famille qui le hante. Je m'en suis rendue compte quand il a parlé de ses frères. Après m'être baignée, je m'allonge sur le ventre. Sophie me téléphone. Elle est avec Kevin, Debora et Morgane. Ils sont à l'ombre d'un grand arbre dans un des parcs de Rennes. Apparemment ils s'éclatent. Puis Sophie me parlent d'une surprise qu'ils vont me faire à la rentrée, enfin surtout Morgane. Je ne suis pas rassurée surtout si c'est une idée de Morgane. Mais Debora et Morgane lui disent de se taire alors je n'en sais pas plus. Kevin suggère même que ça attende mes 20 ans ! Alors là ça me ferait presque paniquer surtout que cette proposition a l'air de ravir Morgane. J'ai intérêt d'être vigilante. Je flaire la connerie à 3 000 km !  Ça va être ma fête je le sens.
     
    J'étais bien loin de m'imaginer ce qui s'est passé à mon anniversaire. Il y a eu une belle surprise et aussi des conneries, bien évidemment. Merci Morgane ! ^^
     
    Au final je ne saurais rien de ce qu'ils mijotent dans mon dos. Sophie s'inquiète de mon moral. Je lui dis que ça va mais elle ne me croit qu'à moitié. Je lui dis que ma jumelle arrive bientôt normalement. Elle devine que je veux lui parler d'autre chose mais vu qu'elle n'est pas seule je préfère la rappeler plus tard. Nous raccrochons toutes les deux au bout de deux heures de conversation ou presque. Je retourne me baigner. Alors que je somnole sur ma serviette, mon téléphone sonne de nouveau. C'est ma s½ur jumelle.
    -          Allo Camille ?
    -          Oui Maëlle, pourquoi tu chuchotes ?
    -          C'est bon, dit-elle en parlant normalement, ils sont partis pour le week-end.
    -          Ok je comprends. Ça va sinon ?
    -          Oui, je me sens libre depuis que la porte a claqué.
    -          Je vois. Tu arrives quand du coup ?
    -          Demain après-midi. Et toi ça va ?
    -          Ça va. Mes parents se comportent de nouveau normalement et je m'entends à merveille avec mon adorable Florent.
    -          Vivement que j'arrive pour que tu me raconte tout.
    -          T'inquiète. Je n'y manquerais pas. D'ailleurs, bonne nouvelle pour toi, mon homme parfait a ses frangins qui arrivent lundi. J'ai pensé à toi, ils ont qu'un et deux ans d'écart avec Flo.
    -          Ha, ha, ha ! J'ai hâte de faire mon repérage. D'ailleurs j'ai reparlé avec Adrien. Il ne m'en veut pas.
    -          Cool ! ça va être top la semaine prochaine. En plus les parents partent dimanche soir du coup on va être toutes les deux toute la semaine. Après ils reviendront qu'ils m'ont dit.
    -          Ah génial ! On va pouvoir s'éclater.
    -          Comme tu dis. Enfin je t'attends pas, ce soir bowling et après j'espère dormir avec mon chéri.
    -          Sans que les parents ne se rendent compte que tu ne rentres pas. C'est risqué. Tu joues avec le feu.
    -          Je sais. Tu arrives quand  demain ?
    -          Mon train arrive à 15h32 et après taxi.
    -          Mais ça ne va pas la tête ! Je viens te chercher ! C'est à Auray ou Vannes que tu arrives ?
    -          Auray.
    -          Ok. Alors je viens te chercher pour 15h32 demain.
    -          D'accord tu le dis à tes parents ou pas ?
    -          Bah ouais, demain midi au moment de partir te chercher.
    -          Ok ça marche. De toute façon il va bien falloir que je les vois.
    -          Allez Maëlle, ne t'inquiète pas. Et puis tu vas juste leur dire bonjour à mon avis car il reparte dans la soirée et ils me font une surprise donc je n'ai pas le droit d'aller à l'emplacement de l'après-midi. On ira à la plage, peut-être avec Flo. Si ça ne te dérange pas.
    -          Pas de souci. J'ai hâte de voir celui qui a réussi à briser ta barrière de défense contre la gente masculine, dit-elle en riant.
    -          Ne te moque pas.
    -          D'accord. Je te laisse, je vais faire ma valise. A demain.
    Une fois mon téléphone rangé, je reste encore une petite heure à la plage avant de rentrer pour me préparer pour la soirée bowling avec Florent et ses potes. Je ne sais pas ce qu'il leur a raconté pour qu'ils acceptent que je vienne. A moins que ... Florent m'a dit qu'un de ses potes, Tristan,  a des doutes sur nous deux. Du coup le mot d'ordre c'est discrétion. Peut-être que c'est aussi ce qui a poussé le dit Tristan à accepter ma venue. Pour les autres, ça reste un mystère. Je les rejoints là-bas. Dès que j'arrive, le dit Tristan me regarde d'un air suspicieux. Ok, me dis-je, Florent a raison. La soirée se déroule sans incident. J'en suis ravie et étonnée à la fois. Mais subissant toujours le regard du dit Tristan, je préfère rentrer toute seule. Les laissant donc prendre un dernier verre entre mecs au bar du bowling. Il n'est pas si tard. Mon portable m'indique 23h10. J'envoie un sms à Sophie pour lui expliquer ce que je ne lui ai pas dit au téléphone, soit lui parler de Florent. Je sais qu'elle doit dormir. Pas grave, elle me répondra demain. Puis j'entre dans la tente, coupe le son de mon téléphone, pose mon sac après y avoir remis le portable. J'entends les mecs qui rentrent. Y en a deux qui doivent encore être bien ivres vu le bruit qu'ils font. Je sors pour aller aux toilettes, juste après qu'ils soient passés. Seulement, dans le noir, je n'ai pas remarqué que Florent m'a vue en se retournant vers mon emplacement. Du coup, comme hier soir, il arrive dans mon dos et me glisse un bisou dans le cou après avoir passé ses mains autours de ma taille. Je me tourne vers lui et nous nous embrassons avec passion. J'en oublie totalement qu'on peut nous surprendre. Il glisse ses doigts sous mon tee-shirt alors que je gémis sous ses caresses délicates tout en passant mes doigts dans ses cheveux. Collés l'un contre l'autre nous continuons de nous embrasser. Le désir entre nous est palpable. Je glisse ma main sous son tee-shirt et parcours son torse. Il me parait vraiment plus musclé que ce que je l'imaginais. Il parait surpris par mon geste. Il me regarde amoureusement. Au même moment, nous entendons la voix de Tristan qui visiblement cherche Florent. Je me cache à temps pour ne pas qu'il nous voit ensemble. De loin je n'entends pas tout mais on dirait qu'ils parlent de moi. Tristan est sûr que Florent lui cache quelque chose malgré ce qu'il lui prétend. Mince il nous a grillés, me dis-je. Mais il n'insiste pas et repart. J'attends un peu avant de retourner voir mon chéri.
    -          T'es toujours là ma belle, me chuchote-t-il en souriant.
    -          Eh oui mon ange ... Dis-moi, il nous espionne ou quoi ?
    -          Fort possible. Et je suis sûr qu'il va revenir pour être sûr que je ne lui ai pas raconté n'importe quoi. On y va ?
    -          Où que nous allions, je te suis mon c½ur, dis-je en me blottissant contre lui.
    Nous arrivons quelques minutes plus tard devant sa tente. J'aurais pensé que nous irions à la plage avant qu'il ne m'amène à sa tente mais qu'importe. Je n'ai pas envie d'être séparé de lui. Il m'invite à l'intérieur. J'y entre avec grand plaisir. Avant toute autre chose, je lui demande s'il veut bien m'accompagner chercher ma s½ur à la gare d'Auray demain en début d'après-midi.
    -          Bien sûr jolie Camille que je t'accompagne. On ira à la plage après ? A moins que tu veuille rester avec elle.
    -          On verra. J'appréhende un peu les retrouvailles. De toute façon, je resterais garer dehors, vu que mes parents préparent ma surprise.
    -          Tu m'étonne. A oui c'est vrai, ta surprise. Reste pas dehors, vient te garer ici. Mes parents rentrent que lundi.
    -          Ok. Mais j'ai peur.
    Il me prend dans ses bras pour me réconforter en voyant une lame au coin de mon ½il. Il l'essuie délicatement avec son index avant de m'embrasser fougueusement. S'en suit une partie de chatouilles qui finit dans une position gênante. Je tombe à la renverse sur son matelas, et lui au-dessus de moi. Là encore je panique un peu bien que j'ai envie que ça aille plus loin. Lui aussi vu son regard empli de désir. Il me regarde intensément avant de m'embrasser partout sur les joues, les lèvres, le nez, les oreilles, le cou. Il me mordille l'oreille avant de passer, comme quelques temps avant qu'on ne soit dans sa toile, les mains sous mon tee-shirt. Je ne peux réprimer un petit gémissement sous ses délicates caresses. J'ai la trouille qu'on nous entende, mais aussi la trouille de mal faire ou qu'il me trouve moche en me voyant nue. Il fait passer mon haut par-dessus ma tête tout en me susurrant des mots doux au creux de l'oreille. Il est délicat, attentionné, tendre. Un vrai bonheur ! Bientôt il ne nous reste plus qu'un bout de tissu chacun. La température ne cesse de monter dans sa petite toile. Il joue avec mes tétons avec sa langue, ça me rend folle. Alors que nous sommes nus l'un et l'autre, je prends peur en me disant qu'il attend peut-être que je sois plus démonstrative. Mais ne sachant quoi faire, je me contente de lui montrer à quel point ce qu'il me fait me fait du bien. Même si lorsqu'il me pénètre, la douleur est atroce. Peu à peu, le plaisir reprend le dessus et il m'embrasse pour couvrir le bruit de mes gémissements. Nos folies amoureuses continuent jusque tard dans la nuit. Il est aux alentours de 3h du matin lorsque je sombre dans le sommeil, épuisée par le sport de chambre, enfin de toile plutôt.
     
     
     
    Petit mot de l'auteure : 
    Votre avis sur ce chapitre ? bien écrit ? la longueur ?
    la sortie au marché de Camille et Florent ?
    leur petit moment en amoureux à la plage ?
    La discussion entre Camille et Sophie ?
    la discussion entre Camille et Maëlle ?
    La soirée au bowling ? l'attitude de Tristan ?
    La fin de soirée entre Camille et Florent ? 
     
    à bientôt pour la suite des aventures de Camille et merci encore de lire ma fiction :) 



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    CHAPITRE 22
      

    CHAPITRE 22 : Juillet 2013, 3e semaine de vacances, Dimanche
     
                    Le lendemain matin, il est 9h50 lorsque je me réveille. Je ne dois pas être discrète car Florent ouvre les yeux à son tour. Je me sens toute bizarre. Et me remémore la folle nuit que j'ai passée avec mon chéri. Nuit qui d'ailleurs explique mes douleurs matinales. Sa petite bouille tout endormie qui me regarde c'est trop adorable, trop mignon. Nous nous embrassons amoureusement, tendrement puis nous nous habillons. Je rentre ensuite à ma tente. Mes parents sont visiblement partis. Cela m'arrange beaucoup. Je vais prendre ma douche après avoir pris mon petit-déjeuner. Puis je passe le reste de ma matinée à la plage où je pense à ma s½ur. J'ai tout à coup peur qu'elle ne puisse pas venir. Vers midi, je croise mon mec et ses copains. Je lance un bonjour. Seuls Florent et son pote qui a des doutes me répondent. Les autres non. Je leur lance un regard noir. Mes parents m'attendent devant mon emplacement en discutant avec une voisine. Ils me demandent de bouger ma voiture, de la mettre à l'extérieur et de rentrer la leur le temps qu'ils chargent. J'exécute aussitôt. Ils commencent à mettre des trucs dedans puis nous nous installons pour déjeuner ensemble. Pendant le repas, j'annonce la nouvelle à mes parents.
    -          En début d'après-midi, je vais chercher Maëlle à la gare.
    -          Quoi ?! s'exclament mes parent sà l'unisson.
    -          Je vais chercher ma jumelle à la gare à Auray.
    -          Mais elle n'a pas le droit de sortir sans prévenir ses parents, déclare ma mère.
    -          Elle est seule ce week-end, donc elle a décidé de venir.
    -          Combien de temps, demande mon père.
    -          Une semaine sur. Plus peut-être et même sans doute. Elle préviendra ses parents lorsqu'elle sera arrivée ici.
    -          En somme elle fugue, déclare mon père.
    -          Du tout. Elle est majeure, elle fait ce qu'elle veut de ses vacances. Et puis elle avait déjà prévu de venir avant que toute cette histoire ne commence. Elle était en train de négocier pour pouvoir venir.
    -          D'accord, disent mes parents.
    -          Elle arrive à 15h32, je pars à 15h. Ma voiture est déjà dehors c'est parfait.
    -          Ok mais je te rappelle que tu ne dois pas revenir à l'emplacement de l'après-midi pour qu'on prépare ta surprise.
    -          Oui je sais. Après la vaisselle, je prépare mon sac de et file à la plage pour attendre l'heure d'y aller. Et quand nous allons rentrer elle laisse ses affaires dans la voiture.
    -          Tu vas te garer où ? sur le parking de l'entrée ce n'est pas très sécurisé, me dit ma mère.
    -          Florent m'a proposé de me garer sur son emplacement vu que ses parent ne rentrent que lundi.
    -          D'accord, je te la ramènerais sur l'emplacement avant que vous ne reveniez ici toutes les deux, déclare mon père.
    -          Ça marche, dis-je avant de finir mon assiette.
    Nous prenons le dessert et le café puis ils me dispensent de vaisselle, expliquant avoir besoin de plus de temps que prévu. C'est sympa de leur part. Je prends donc mon sac de plage avec mon drap de plage, mon livre, mon petit cahier bleu et un stylo, ma crème solaire, mon paréo. J'enfile mon maillot de bain puis un débardeur bleu comme mon maillot et un short en jean. J'attrape aussi mon sac à main avec mes papiers, mon portable, mes clés, mes lunettes de soleil. Une fois à la plage, j'envoie un sms à Florent pour lui dire qu'on se retrouve à 15 heures sur le parking, à ma voiture. Puis j'en envoie un à Maëlle lui souhaitant bon voyage. Alors que je bronze tranquillement, les trois abrutis viennent m'enquiquiner comme toujours. Enfin celui qui a des doutes pour moi et Florent, ne dit rien. Mais je ne suis absolument pas d'humeur à les supporter. Ils semblent le remarquer et après le rituel des moqueries, ces trois gamins me demandent si je n'ai pas vu Florent. Je leur réponds que non et que je ne vois pas pourquoi ils me posent la question. Le pote de Flo qui a des doutes lève les yeux au ciel. Je comprends alors qu'il est vraiment sur et qu'il attend de nous prendre en « flagrant délit » pour nous le dire. Ils s'éloignent ensuite, pour mon plus grand plaisir. Vers trois heures moins vingt, je quitte la plage pour me rendre à ma voiture. Elle me dit bonjour en clignotant lorsque je l'ouvre à distance avec ma clé. Il est 14h50. Je reconnais que j'ai plus que hâte de retrouver Maëlle. Mais je suis bien consciente que j'ai plus le ressentiment d'aller chercher une amie qu'une s½ur à la gare. Cinq minutes plus tard, Florent arrive. Nous nous embrassons à l'abri des regards dans ma voiture, puis je démarre. Durant tout le trajet, nous discutons. Nous arrivons à la gare d'Auray à 15h22, avec 10 minutes d'avance. Je stresse trop. Florent me rassure. Puis, sans que je ne m'y attende, il me parle de sa famille. Sa mère à une maladie grave et si ses parents sont rentrés, c'est également pour qu'elle passe des examens. Je suis triste pour lui. Il m'explique qu'à cause de cela, il a suivi des cours par correspondance à la fac pour sa première année en STAPS, car avec ses frères il s'occupe beaucoup de leur mère. Puis au moment où la voix de la gare annonce l'arrivée du train de Maëlle dans deux minutes, il se tait. Je comprends qu'il n'en reparlera pas tout de suite, mais je m'en fiche, il m'en a parlé et ça prouve qu'il me fait confiance et que je compte pour lui. C'est ça qui est important. Il me dit qu'il m'attend à la voiture. Je pars donc seule sur le quai pour accueillir ma frangine. Lorsqu'elle descend du train, elle crie mon prénom en me voyant. Je fais de même en courant vers elle, trop heureuse de la retrouver. Puis pendant quelques secondes, je réalise que ce n'est pas une de mes meilleures amies devant moi mais ma s½ur jumelle. Aussitôt je chasse cette pensée perturbante bien qu'elle soit réaliste.
    -          Salut la miss, me lance-t-elle joyeuse.
    -          Salut Maëlle. Tu as fait bon voyage ?
    -          Oui et toi, ça va ?
    -          Ça va. On y va ?
    -          Ok.
    Je l'aide à porter ses bagages.
    -          Il n'est pas là ton homme parfait ?
    -          Si, il nous attend à ma voiture, il a préféré nous laisser nous retrouver toutes les deux.
    -          Ok. ... Oh mon dieu, dit-elle ne arrivant près de ma voiture où Florent nous attend appuyé contre la portière en sifflotant au soleil.
    -          Fini ta pensée, dis-je à ma s½ur.
    -          Je comprends mieux pourquoi il a réussi à briser ta barrière contre les mecs.
    -          Pas touche la miss, il est à moi dis-je en riant.
    -          T'inquiète Camille.
    -          Maëlle, je te présente Florent, mon chéri, dis-je à ma s½ur. Flo, je te présente Maëlle, ma jumelle, continue-je avant d'embrasser mon mec.
    Il met les bagages de ma frangine dans le coffre puis nous rentrons au camping. Ma jumelle est anxieuse, je le sens. Je me gare sur l'emplacement de Florent, envoie un sms à mes parents pour leur dire que nous sommes arrivées, puis nous allons tous les trois à la plage. Maëlle qui est d'ordinaire très bavarde, s'enferme dans un silence timide. Florent se sent rapidement de trop, bien que je lui affirme le contraire. Le pauvre. Il doit peu de temps après retourner au camping pour ranger un peu avant le retour de ses parents et l'arrivée de ses frères demain matin de bonne heure. Il me dit aussi qu'il faut qu'il appelle ses frères pour savoir comment cela se passe avec leur père. J'en déduis au ton qu'il emploi que c'est souvent compliqué entre eux. Il semble anxieux à l'idée de m'en dire plus pour que je comprenne mieux. Mais je le lui épargne en le serrant dans mes bras avant de l'embrasser et de lui souhaiter bon courage, tout en lui disant qu'il m'en parlera quand il se sentira près. Alors que nous sommes plus que toutes les deux et que nous bronzons après avoir été nous baigner, ma jumelle retrouve peu à peu la parole. Elle est en mode chasse aux beaux mecs. Elle me fait rire. Vers 16h, Florent m'appelle pour savoir si nous voulons sortir ce soir. Je demande à Maëlle. Ma s½ur me répond oui avec un grand sourire. Ça fait plaisir de la voir ainsi. Mais ce regard heureux, joyeux, disparait lorsque mes, enfin nos parents me téléphone pour me dire que nous pouvons rentrer à l'emplacement. Il est alors presque 18 heures. Bous rentrons donc au camping. Maëlle stresse énormément. Je tente de la rassurer comme je peux étant moi-même inquiète. Nous croisons Florent qui nous adresse un sourire d'encouragement auquel je réponds par un sourire timide. Lorsque nous arrivons devant notre emplacement, j'ai un choc ! La grande toile de tente a disparue au profit de deux petites, enfin deux moyennes. Les parents (j'ai encore du mal à dire « nos ») nous attendent souriant auprès de ma voiture qu'ils ont ramenée et dont ils ont enlevé les bagages de Maëlle pour les mettre dans sa toile de tente.
    -          On peut m'expliquer ?, demandé-je en oubliant de présenter Maëlle.
    -          Bien-sûr, me dit ma mère, nous partons ce soir et ne revenons pas des vacances, mais toi tu restes, enfin vous restez toutes les deux jusque fin août comme prévu.
    -          Oh pardon, je n'ai pas fait les présentations. Je vous présente Maëlle, dis-je à mes parents.
    -          Enchantée, leur dit ma jumelle.
    -          Nous de même, lui répond notre père, nous sommes heureux avec ma femme de vous voir enfin en vrai. Et nous sommes désolés de ne pas avoir trouvé de toile de tente identique à celle que nous avions prise pour Camille.
    -          Ce n'est pas grave, les rassure ma s½ur.
    Alors que je reste muette, toujours surprise par l'annonce des parents, Maëlle discute avec eux et le courant passe plutôt bien ce qui me rassure. Ils expliquent que les démarches ne sont pas finies et que c'est plus commode de rentrer à la maison que de faire des allers et retours sans arrêt. Une fois la rencontre passée, nous allons toutes les deux à la douche. J'en profite pour lui signaler que personne ne doit savoir pour Flo et moi, surtout pas ses potes. Elle me rassure et promet de ne rien dire. Ensuite nous rentrons manger à la tente avec les parents. Vers 21 heures ils doivent partir pour ne pas rentrer trop tard. Avec Maëlle, nous les accompagnons à l'entrée du camp, sur le parking extérieur, où ils ont garé leur voiture. Après les au-revoir dans une ambiance particulière, nous retournons à notre emplacement pour nous préparer pour aller en boite. A 23h, nous retrouvons Florent et les trois abrutis, à mon plus grand malheur, sur la piste de danse. Florent m'avoue qu'il était au courant pour la surprise. Il me demande si ça ne me dérange pas. Je le rassure : ça m'est égal que ma maman l'ait mis dans la confidence. Nous nous éclatons tout le reste de la soirée en faisant attention bien-sûr à ce que les potes de Florent ne nous voient pas trop proches. Maëlle semble s'entendre aussi bien que moi avec les trois abrutis. Ce qui me fait plaisir. Vers 1 heure, nous rentrons toutes les deux. Florent est plus loin avec ses copains. J'aurais bien dormis avec lui, mais ses parents et ses frères arrivent de bonne heure demain matin. Néanmoins, je ne me couche pas tout de suite. Je discute avec Maëlle avant qu'elle n'aille dans sa toile pour dormir. Il est environ 2h lorsque nous nous séparons. Ma nuit est un immense rêve où Florent occupe une immense place. D'ailleurs la place qu'il occupe dans mon c½ur est toute aussi grande. L'attitude de ma jumelle me rassure. Elle est en mode repérage de mecs, donc elle a oublié son connard d'ex ! 
     
     
    Aujourd'hui pas de petites question mais j'attends vos avis en tout genre sur ce chapitre. Pardon, mille pardons pour le retard. Sachez que tous les chapitres sont écrits (au brouillon, à la main) jusqu'au 53 que le 54 est super bien avancé et qu'après il ne reste que le 55 et l'épilogue. Donc même si je tarde, j'ai pas l'intention de tout abandonner. Et j'adore lire vos commentaires sur les chapitres (sur mon écriture ou sur l'histoire en elle-même). 

    Merci de lire ma fiction :) je vous aime mes lectrices, mes lecteurs.



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  • CHAPITRE 23 : Juillet 2013, 4e semaine de vacances, Lundi

     

                    Il est huit heures lorsque je me réveille. Le soleil est déjà très fort. Je prends mon petit déjeuner tranquillement puis vais me baigner. Je laisse ma jumelle dormir, car je le sais : c'est une vraie marmotte ! L'eau est un peu fraiche mais je fais tout de même une dizaine de longueurs dans la zone baignade. Avec des pauses, bien sûr. Une fois que l'on est dedans et que 'on bouge, elle parait moins froide. Comme souvent. Vers 10h, après avoir bronzé un peu en séchant au soleil, je vais prendre ma douche. Ensuite, je passe discrètement devant l'emplacement de mon cher et tendre pour voir si ses parents sont rentrés et si ses frères sont arrivés. Deux voitures sont sur leur emplacement donc j'en déduis qu'ils sont là. Ensuite, je croise deux des abrutis. Ça m'aurait étonné aussi que quelque chose ne perturbe pas ce début de matinée plutôt agréable. Je vais celle qui n'entend pas leurs moqueries comme d'habitude. Lorsque j'arrive à mon emplacement, Maëlle est habillée et prends son petit déjeuner assise dans sa toile, la porte ouverte.
    -          Coucou, bien dormi ?
    -          Oui et toi, me demande-t-elle.
    -          Super, j'ai rêvé de mon chéri. Tu sais même si je ne suis pas dans ma tente tu peux venir y manger.
    -          J'ai pas osé, dit-elle en me suivant à l'intérieur de ma toile.
    Je vous explique ma toile de tente comporte une chambre et une partie séjour, assez grande où l'on peut y tenir debout, y mettre une table et même un petit coin cuisine. Tandis que celle de ma jumelle, la partie séjour est grande mais on e peux y tenir debout.
    -          Je suis désolée de ne pas m'être levée plus tôt, me dit-elle sur un ton d'excuse.
    -          Pas grave. La journée d'hier a été fatigante et riche en émotions, c'est normal de dormir tard. En plus nous nous sommes couchées à 2h du mat'. Et puis tu sais, toi tu es une marmotte et moi je n'aime pas dormir.
    -          J'avoue, pour ça, nous nous ne ressemblons pas, me dit-elle en riant.
    -          Je suis passée devant l'emplacement de Flo tout à l'heure. Ses parents sont là. Ils lui ont ramené sa voiture vu qu'il a eu son permis. J'ai aperçu ses frangins aussi. Telle que je te connais, tu vas les dévorer quand tu vas les voir.
    -          Ne te moque pas, dit-elle en me tirant la langue. Mais j'ai hâte de les voir, finit-elle en souriant.
    Ensuite nous allons toutes les deux à la plage pour parfaire notre bronzage. Voilà bien une activité où nous nous ressemblons. Exception faite que vu que j'ai un ec, je ne suis pas en mode repérage de beaux gosses comme elle. Nous discutons tout en nous dorant au soleil. Nous parlons du passé, de notre année qui vient de s'écouler, mais ni l'une ni l'autre n'évoque le futur. Comme à notre habitude, nous partons dans des délires pas possibles et faisons aussi nos langues de vipères. Nous rions comme des folles jusqu'à ce que Maëlle se stoppe net. Je regarde dans la même direction qu'elle et comprends tout de suite. Il y a un mec mignon qui vient d'arriver sur la plage. Lorsque je le vois de face je manque de m'étouffer de rire.
    -          Maëlle, c'est un des frères de Flo, dis-je en riant.
    -          Oh purée ! encore plus beau que lui, non mais c'est une torture de rester à le regarder sans lui parler.
    -          Eh, protesté-je, Florent est plus beau !
    -          Chacune son point de vue, dit-elle en se levant pour aller lui parler alors qu'il marche au bord de l'eau.
    -          Maëlle part en chasse, dis-je en me moquant gentiment d'elle alors qu'elle s'éloigne vers lui.
    Cinq minutes plus tard, alors que ma sœur est toujours avec l'un des frères de Florent, mon téléphone sonne. C'est mon chéri justement.
    -          Coucou ma belle, ça va ?
    -          Oui et toi mon ange ?
    -          Super ! Mes parents et mes frères sont arrivés. Mais t'inquiète cet après-midi on se voit.
    -          D'accord mon cœur. Oui, j'ai vu qu'ils sont là, je suis passée devant ton emplacement tout à l'heure.
    -          Ah d'accord. Je ne t'ai pas vue, dit-il d'un ton désolé.
    -          Tu parlais avec ton père et tu étais dos à l'allée. Tu ne pouvais pas me voir.
    -          En effet. Je me demandais, t'es où ?
    -          A la plage avec Maëlle, enfin toute seule depuis cinq minutes.
    -           Pourquoi ?
    -          Elle n'a pas pu s'empêcher de me laisser pour aller voir un mec qui passait sur la plage, dis-je en souriant.
    -          Ah d'accord, moi je cherche mes frangins.
    -          Hi, hi, cherche pas trop, y en a un devant moi avec ma sœur. C'est vrai que vous vous ressemblez beaucoup.
    -          Lequel, Gab ?
    -          C'est lequel, le plus âgé ?
    -          Oui. Excuse, j'oublie que tu ne les connais pas.
    -          T'inquiète ce n'est pas grave. Je pense que c'est lui.
    -          Ok, en fait c'est surtout Nico que je cherche. Je pensais qu'ils étaient ensemble. En plus, Nicolas vient d'essayer de m'appeler pendant que je suis au téléphone avec toi.
    -          Ah ...
    Tout à coup, j'entends siffler. Je me retourne et me met à rire. Florent m'entends et me demande ce qu'il m'arrive.
    -          T'as entendu siffler ?
    -          Oui pourquoi ?
    -          Je me suis retournée pour voir qui c'est et devine ?
    -          Nico ?
    -          Dans le mille. Et ton autre frère vient de lui répondre par un doigt d'honneur. Ce qui fait d'ailleurs rire aux éclats ma jumelle et ça n'a pas l'air d'être du goût de ton cadet.
    -          Pff, va falloir que je leur apprenne à être plus classe à ces deux-là. Ils ne peuvent pas s'empêcher de se chercher. Je vais venir chercher Nico, faut que je lui parle, enfin Gab aussi. Par contre je n'ai pas vraiment envie qu'ils sachent qu'on est ensemble. Désolé ma belle, mais vu qu'ils s'entendent bien avec Tristan, je ne préfère pas.
    -          Oh je vois. T'en fais pas ce n'est pas grave, j'aurais mon bisou plus tard. Ah, dis-je un peu embêtée en voyant le petit frère de Florent s'approcher, ça va être compliqué ton frère vient dans ma direction.
    -          D'acc. J'arrive.
    Trois minutes plus tard, il arrive alors que son petit frère me parle tout en observant les deux autres au loin qui rigolent au bord de l'eau. Qu'est-ce que je peux envier Maëlle à être à l'aise si vite avec les gens qu'elle ne connait pas.
    -          Nico !, lance Florent à son frère qui lui fait dos avant de me faire un clin d'œil.
    -          Ah, Flo, fait son frère un peu gêné d'être surpris à me parler.
    -          Je te cherchais partout. Ne commence pas à importuner les filles. Pitié ne devient pas comme Tristan et les autres.
    -          Mais je ne l'embête pas, elle me répond.
    -          Parce que je suis polie, dis-je en souriant.
    -          Eh, c'est méchant ça, dit le frère de Florent.
    -          Non c'est juste, réplique mon chéri un peu sèchement.
    Voir Florent jaloux de son petit frère me fait rire. Mais je me retiens parce que je ne veux pas qu'il se doute de quelque chose. Surtout qu'il m'a l'air malin le petit.
    -          Oh mais c'est qu'il est jaloux mon grand-frère, se moque Nicolas.
    Avec Florent nous nous regardons discrètement : nous sommes grillés, c'est sûr. En plus Nicolas a parlé assez fort, du coup Maëlle rapplique avec le cadet de Florent. Ma jumelle comprend tout de suite la situation. Et moi ma timidité revient au galop.
    -          Eh bah dis-donc, me dit Gabriel, heureusement pour moi que ta copine n'est pas aussi timide que toi.
    -          C'est ma sœur, dis-je froidement en reprenant un peu mes esprits.
    -          Et toc, déclare Florent à l'intention son cadet pour lui faire comprendre qu'à jouer au malin, il a dit quelque chose qu'il ne fallait pas.
    Puis il s'adresse à ses deux frères.
    -          Les gars, va vraiment falloir que je vous apprenne comment vous comporter devant de jolies filles, parce que là Tristan a vraiment trop déteint sur vous. Surtout toi Nico. Aller, on y va, les parents veulent nous parler. A plus les filles.
    -          A plus disons-nous à l'unisson alors qu'ils gravissent la dune.
    -          Pourquoi ne pas leur dire, me demande alors Maëlle.
    -          Tu vois qui c'est Tristan ?
    Elle hoche la tête pour me dire oui.
    -          Eh bien ses frères, enfin surtout Nicolas s'entendent super bien avec lui, et c'est pour ça.
    -          Ok je vois.
    -          Et toi, dis-moi, il est sympa Gabriel ?
    Ma jumelle rougit.
    -          Oui, très sympa, mais je pense plus qu'on pourrait devenir amis que sortir ensemble. L'avenir me le dira, je laisse faire les choses. Mais le truc c'est que j'ai vraiment senti qu'il s'accroche à moi.
    -          Ah je vois. Ne lui fais pas de mal. Mais ne lui laisse pas de faux espoirs.
    -          Ne t'en fais pas.
    Ensuite, nous rentrons à notre emplacement pour manger. Après notre vaisselle, nous allons faire des courses. Nous prenons donc ma voiture. Au passage, je fais visiter le bourg à ma sœur. Je lui demande si elle veut aller au cours de danse bretonne le soir. Elle me répond un grand oui avant de sourire. J'envoie aussi un sms à mon chéri lorsque nous rentrons. Mais il ne peut pas, il doit rester avec sa famille. Une fois à la tente, nous rangeons donc les courses puis décidons d'aller à la plage vu qu'il fait un peu moins chaud. Nous croisons Florent. Du coup mon chéri vient avec nous. Après avoir bronzé une heure tout en discutant pendant plus d'une heure, nous décidons d'aller nous baigner. Je remarque cependant que ma jumelle n'est pas très à l'aise avec mon chéri. Je ne sais pas trop si c'est parce qu'elle a l'impression de tenir la chandelle ou si c'est parce qu'elle est triste de ne plus avoir de copain. Alors qu'elle décide de rester encore un peu dans l'eau, je sors et vais m'allonger sur ma serviette. Flo me rejoint aussitôt. Nous sommes allongés sur le côté, l'un face à l'autre et nous nous regardons en nous chuchotant des mots doux. Il me caresse la main avec délicatesse. Tout à coup, nous entendons des pas. Florent fait une drôle de tête, moi je panique.
    -          On est grillés, me chuchote-t-il avant de me montrer que je ne risque rien en me serrant encore plus fort ma main.
    Je n'ai pas le temps de demander pourquoi il dit ça et par qui on est grillés que j'entends une voix dans mon dos.
    -          Salut les tourtereaux, lance Tristan en riant.
    En entendant sa voix, je panique deux fois plus. Florent lui répond en riant tandis que je commence une crise d'angoisse. Heureusement pour moi, Maëlle s'en rend compte, et revient vers moi avant de m'emmener plus loin pour que je me calme. Je suis toute tremblante. Ma jumelle me rassure, mais je sais qu'elle va faire plus que ça. J'ai lu dans le regard qu'elle a lancé à Tristan qu'il va s'en prendre plein la gueule. Il va passer un sale quart d'heure lorsqu'elle le verra la prochaine fois et que je ne serais pas dans les parages. Alors que je me ressaisie peu à peu, nous retournons vers les garçons. Ils discutent dans la bonne humeur et ça se voit qu'ils sont de très bons amis. Au dernier moment ma sœur me retient et me demande de rester en retrait pour les écouter un peu. Je la reconnais bien là.
    -          Eh mec, pour en revenir au départ, depuis quand tu te caches quand tu te tape une fille ?
    -          Tristan, ne parle pas comme ça, ce n'est pas respectueux !
    -          Oh ça va hein, monsieur le romantique ! Tu as l'habitude de nous entendre parler ainsi.
    -          Habitude peut-être mais je n'aime pas ça. Et si on se cache au départ c'est à cause de ses parents et de vous trois.
    -          Quoi nous ?
    -          Toi, Jules et Ludo. Sérieux vous l'emmerder depuis le début sans raison !
    -          Pas sans raison non ! C'est parce qu'elle est méga bonne. Mais si t'as pas remarqué, moi je me suis calmé, de toute façon j'ai bien compris qu'elle ne nous apprécierait jamais. J'ai été con sur ce coup-là.
    -          Je sais j'ai remarqué, mais sache que même si elle donne l'impression de s'en foutre, ça l'attriste profondément.
    -          Je suis désolé.
    -          C'est à elle qu'il faut que tu présentes tes excuses Tristan. Mec, je te reconnais plus, les gars ont changé depuis trois étés et toi tu suis leur voie ! Merde réagit un peu, t'as toujours été maladroit et peu délicat avec les filles mais là ça vire à la connerie !
    -          Promis je m'excuse dès qu'elle revient. Dis, tu ne sais pas si sa copine elle est libre par hasard ?
    -          C'est sa frangine. Elle est libre à ce que j'ai compris mais tu peux oublier elle t'apprécie pas plus que Camille. Ah tient tant qu'on parle de ton attitude, arrête de refiler des conseils à Nico, parce qu'il est de moins en moins poli avec les filles et ça m'agace.
    -          Eh, arrête un peu de le protéger, il a 16 ans ton petit frère, il est grand maintenant.
    -          Avec les conneries que tu lui sors, il a énervé Camille ce matin, heureusement que je suis arrivé parce que je ne sais pas combien de temps encore il aurait continué de l'importuner. On aurait dit toi en légèrement plus classe, parce qu'au fond ce n'est pas mon frangin pour rien. Heureusement qu'elle savait que c'était mon frère.
    -          Eh, eh ne te trompe pas non plus, ton frère, même s'il a plus de respect que moi pour les filles, j'avoue faut que je change, il est comme moi, il fonce et crois-moi ce n'est pas sur mes conseils. A mon avis, il a une copine avant ce soir ! Le seul truc, c'est qu'en général il s'arrange pour que tu ne sache pas tout ce qu'il fait. Et Gabriel c'est le milieu entre toi et Nico. Mais à mon avis ça aurait pas été Camille t'aurais pas réagi comme ça, le charrie Tristan.
    Florian sourit, car il sait bien que son meilleur pote a raison si ça avait pas été Camille, il en aurait ri de voir son frère draguer même pas 3h après son arrivée au camping.
    -          Gab, je dis rien, à ce que j'en sais, pour l'instant c'est plus les filles qui lui courent après.
    Avec Maëlle, on éclate de rire. Les garçons nous entendent.
    -          Alors comme ça on écoute en douce, demande Florent.
    -          Rohh, je sais que ce n'est pas bien, mais vu la dernière phrase, ça valait le coup d'écouter, dis-je en riant.
    -          Eh, on ne se moque pas, réplique ma jumelle à moitié vexée, après tout je ne suis pas comme toi à rester dans mon coin et à regretter après de ne pas m'être levé les fesses. Quand je vois quelqu'un moi, je me bouge et je vais faire connaissance !
    Tristan ne comprend plus rien. Florent lui explique ce qui s'est passé le matin. Nous rions. Mais Maëlle précise bien que pour elle, elle n'a rien fait de mal, elle a juste fait connaissance. Florent la prévient que son frère ne l'a pas vraiment pris comme ça. Purée, il n'aurait pas pu se taire, je connais Maëlle, et si Gabriel s'est trop attaché et d'une façon plus qu'amicale il va souffrir et ma frangine va s'en vouloir alors qu'elle n'y est pour rien. Tristan s'excuse d'avoir été con.
    -          J'accepterais tes excuses quand j'aurais la preuve irréfutable que tu as vraiment changé, dis-je très sérieusement.
    Du coup, il reste avec nous. Il essaye trop de se rapprocher de Maëlle, mais, le pauvre, elle ne le supporte pas. Pour ma part, je pers mon sourire quand les deux autres connards, Jules et Ludo pour ne pas les nommer, arrivent. Discrètement Florent me chuchote de ne pas m'inquiéter, que Tristan a promis de se taire. Je lui souris mais lorsque les deux cons m'insultent, je le perds. Sauf que là c'est Maëlle qui s'énerve contre eux et c'est violent. Elle leur sort leurs quatre vérités ! Je l'ai rarement vue aussi énervée. Les deux abrutis sans cervelle se calment directement. Alors que je somnole sur ma serviette, le portable de mon chéri sonne. Comme je suis à côté de lui j'entends toute la conversation, y compris ce qui se dit par l'autre ou plutôt les autres personnes.
    -          Oui Nico, fait mon chéri.
    -          On est sur la dune avec Gab, on peut venir ?
    -          Si tu veux mais y a Jules et Ludo qui viennent d'arriver, je ne suis pas sûr que Gab veuille toujours venir. Tristan est là aussi.
    -          Il a une autre motivation, lance Nicolas en riant.
    -          Eh !, s'offusque le concerné, je t'ai dit de ne pas lui dire.
    -          Ne te fatigue pas Gab, je t'ai vu ce matin je te rappelle, lui répond Florent.
    -          On le sait tous que tu veux revoir ta belle Maëlle, lance Nicolas moqueur.
    -          Et toi tu ferais mieux de dire à Flo pourquoi je t'ai dit de l'appeler, réplique le cadet vexé en attrapant le téléphone des mains de son frère.
    -          Non, Gab !, l'implore Nicolas en essayant de reprendre son téléphone.
    -          Vengeance petit frère, la prochaine fois tu fermeras ta grande gueule, finit Gabriel en riant.
    -          Les gars, lance Florent en soupirant.
    -          'scuse Flo, fait Gab. En fait Nico a juste oublié de préciser qu'il est avec sa conquête du jour. Un conseil arrête de voir Nico comme un ange. On dirait un Tristan bis. Et encore si tu savais tout ...
    -          La ferme Gab, crie Nico, et parle pas d'elle comme ça !
    -          Stop les gars, arrêter de vous chamailler, déclare Florent alors que le petit dernier de la fratrie proteste encore derrière. Venez avec nous. Je n'ai rien contre.
    Lorsque mon chéri raccroche, je rigole toute seule.
    -          Pourquoi tu ris, me demande Florent.
    -          Peut-être parce qu'étant à côté de toi j'ai tout entendu.
    -          Ah, ... t'entendais même Gab et Nico ?
    -          Oui, oui.
    Il me sourit puis s'adresse à ses potes.
    -          Les gars, lance Florent, y a Gab et Nico qui rappliquent. Tristan tu avais raison tout à l'heure, d'après Gab, Nico te ressemble et je serais en colère si je savais tout ce qu'il fait.
    -          Ah tu vois, répond Tristan avec un sourire satisfait.
    Deux minutes plus tard, Nicolas, sa copine, Gabriel arrivent. Jules et Ludo les voient en premier.
    -          J'y crois pas, disent-ils à l'unisson.
    Florent et Tristan se tournent aussi. Ils restent bouche bée. Tout ça pourquoi ? Parce que la copine de Nicolas est loin d'être moche. Jalouse, je tape dans le dos de mon chéri.
    -          Ça va, ne te gêne surtout pas, dis-je à son oreille.
    -          Calme, Camille, t'es plus jolie qu'elle me chuchote-t-il pour ne pas que les deux gugusses entendent. C'est juste que je suis surprise que Nico ait réussi avec elle. Ça fait des années que tous les mecs du camping essayent.
    -          Merci je sais qui c'est cette pouffiasse, dis-je avec mépris.
    -          Eh mec, dit Tristan à Florent, là c'est l'élève qui dépasse le maître.
    On sent de la jalousie dans sa voix. Mais le pire, c'est quand ma jumelle qui était entre moi et Tristan, change de place pour aller à côté de Gabriel. Là, la jalousie, on la voit aussi dans ses yeux. Je vous explique. Dans l'ordre, il y a Maëlle, Gabriel, Flo, moi, Tristan, Ludo, Jules, Nicolas et sa copine, qui je le sais se prénomme Noémie. Sauf que clairement, les trois filles que nous sommes sont devenues invisibles. Les garçons parlent entre eux. En plus Ludo et Jules sont macho à fond, et Tristan, même si je le soupçonne de faire attention pour se faire pardonner et pour plaire à Maëlle, n'est guère mieux. Nicolas parle comme lui. En effet, on dirait l'élève de Tristan. Et pour reprendre la phrase de ce dernier, c'est l'élève qui visiblement dépasse le maître.  Florent en vert de voir son petit frère ainsi. Gab sourit, mais on ne le sent pas passionné par la conversation. Noémie est sur son portable. Moi, ne supportant pas ce genre de situation, j'envoie un message à ma jumelle. Je lui explique ce que je compte faire. Elle me renvoie un « ok, ça marche, excellente idée ». D'un coup je me lève.
    -          Camille, tu vas où, me lance Florent d'une voix qui trahit sa peur que je parte.
    -          Me baigner, pourquoi tant de véhémence dans ta voix, tu as eu peur que je parte ?
    -          Un peu, oui, avoue-t-il à demi voix ...
    -          En même temps, vu ta tête, je le comprends, réplique Tristan à mon attention, il a eu peur que sa ...
    -          Ta gueule !, hurle Maëlle à son attention.
    Elle est rouge de colère. Le connard, il allait dire « sa copine » ! Je lui jette un regard noir. Maëlle se lève à son tour. Au regard apeuré de Gabriel, elle lui dit qu'elle va se baigner. Après, elle dit à Tristan d'arrêter de la draguer, qu'il perd son temps. Outch ! Il ne s'y attendait pas. Dans ces moment-là, j'adore la franchise de ma jumelle. La tête qu'il tire c'est trop drôle. Alors que nous partons nous baigner, nous entendons Gabriel dire à Tristan d'arrêter de le regarder avec jalousie. Nous éclatons de rire toutes les deux. Ma sœur me demande alors pourquoi Noémie ne nous a pas suivies. Je lui explique qu'elle sait parfaitement que je ne la supporte pas et que je pense que c'est une pouffiasse. Après quelques longueurs, nous sortons de l'eau et retournons nous allonger sur nos serviettes. Malheur ! Pendant notre absence, la conversation des mecs s'est empirée. Maëlle me regarde. Elle devine parfaitement ce que je m'apprête à faire.
    -          Puisque c'est comme ça, je me casse, lancé-je énervée.
    -          Camille, reste, me supplie Florent.
    -          Désolé Florent mais là j'en preux plus de la présence de certains imbéciles ! D'ailleurs j'en connais un qui ne fait rien pour que j'accepte ses excuses !
    -          Totalement d'accord avec toi Camille, déclare ma jumelle d'un ton froid, moi aussi je pars.
    -          Maëlle, reste, lui demande d'un ton implorant Tristan.
    Elle ne se retourne pas et me suis.
    -          Maëlle !, s'égosille Gabriel.
    Elle se retourne, sourit à Gabriel et fusille Tristan du regard. Le cadet de Florent est content de sa réaction mais il ne devrait pas être si confiant. Ma jumelle a plus d'un tour dans son sac pour remettre en place les gens et à son regard je sens que ça va faire mal, très mal !
    -          Eh ouais mec, lance Gabriel à Tristan, ne sois pas jaloux, mais bon reconnais que t'as la classe ou tu l'as pas.
    La tête de Tristan est trop, trop drôle à voir. Mais ma jumelle n'a pas fini son petit numéro, je sens d'ailleurs dans son regard qu'elle s'amuse. Je le sais, je la connais et ça réplique va vraiment faire mal !
    -          Eh, oh ! Gabriel ! Ne rentre pas dans leur guerre des égos, où alors c'est que tu ne vaux pas mieux.
    Gabriel se décompose. Nicolas se moque de lui.
    -          Ah parce que toi aussi tu veux ta petite réplique cinglante, déclare Maëlle d'un ton sec et agressif.
    Il baisse la tête directement. Elle poursuit :
    -          Si vous voulez, j'ai des répliques cinglantes pour chacun d'entre vous, alors tenez-vous à carreaux, bandes d'immatures !
    Ils sont médusés. Moi je me marre. Nous rentrons toutes les deux à notre emplacement. J'envoie en chemin un sms à mon chéri pour le rassurer, lui dire que je lui en veux pas et que Maëlle ne lui en veut pas non plus. Il me répond aussitôt, mais je me rends compte à sa réponse qu'il est malheureux, gêné par l'attitude des autres. Avec Maëlle nous nous dirigeons vers les douches. Nous croisons Nicolas et Noémie, visiblement ils ont dû partir peu de temps après nous. Il file son chemin dès qu'il voit que Maëlle est avec moi tandis que sa pute s'arrête à notre hauteur.
    -          Camille, je sais que tu me déteste, me dit-elle d'un ton sincère ...
    C'est bien t'es réaliste, mais t'en reste pas moins insupportable, me dis-je.
    -          ... Mais je t'assure que j'ai changé, continue-t-elle alors que je lève les yeux au ciel. Avant, poursuit-elle, j'étais ce que tu penses de moi, mais je m'en suis mordu les doigts cette année et j'ai changé. Je ne suis plus comme ça du tout. T'en fais pas, je ne ferai spas de mal à Nicolas.
    -          Si tu le dis, réponds-je en ne croyant pas une miette de ce qu'elle me raconte, je ne crois pas les paroles mais que les actes. Je verrai à l'avenir si je modifie mon jugement sur toi, dis-je d'un ton froid, alors que Maëlle nous écoute en silence. Par contre crois-moi, reprends-je, si tu fais du mal à Nicolas, ce n'est pas moi que tu dois craindre !
    -          Je sais ... Florent m'en fera voir de toutes les couleurs, et sans doutes que Gabriel et Tristan aussi. Ils sont très proches tous les quatre. Florent est vraiment trop protecteur avec ses frères ...
    Ma connasse, si tu étais moins conne et si tu savais tout ce que je sais tu ne lui reprocherais pas d'être trop protecteur, me dis-je tout en écoutant son discours débile. Maëlle écoute toujours sans rien dire, mais au regard qu'elle me lance et au sourire qu'elle a je sens que la suite de la discussion ne va pas me plaire. Elle a toujours le flair, contrairement à moi, pour deviner ce que les gens vont dire.
    -          ... D'ailleurs, poursuit Noémie à mon attention, vous iriez bien ensemble tous les deux, finit-elle en souriant.
    Je manque de m'étouffer. Aussitôt Maëlle pouffe de rire. Merci la solidarité entre frangine, je vous jure ! Noémie a peur d'un coup d'avoir fait une boulette en voyant nos têtes.
    -          Ne t'inquiète pas, dis-je, j'avoue qu'il me plait bien, continué-je en rougissant, mais comme tu l'as sans doute remarqué, je ne supporte pas ses amis. Je te demande donc une seule chose, tu ne dis rien à personne, pas même à ton cher Nicolas.
    -          Ok, c'est promis.
    Elle s'éloigne tandis que je regrette de lui avoir dit ça. Mais, comme me le fais remarquer ma chère jumelle, si elle dit quelque chose, je saurais vite que ça vient d'elle et je serais fixée sur elle. Avec Maëlle, nous finissons par arriver aux douches. Tous les garçons sont là ... ils ont tous dû rentrer peu de temps après que nous soyons parties de la plage. Lorsqu'ils voient Maëlle, ils se stoppent tous net de mater les filles dans les files d'attentes. Sauf mon chéri bien sûr puisqu'il n'était pas en train de faire comme eux, heureusement pour lui d'ailleurs ! Respect à ma jumelle, comme ils sont trop soumis ! ça me fait bien rire. Florent m'adresse un sourire que je lui rends. Plus tard, alors que je mange avec ma sœur avant d'aller à la danse bretonne, quelqu'un vient nous voir.
    -          Camille t'es là ?
    C'est mon chéri ! Maëlle s'éclipse dans sa toile et moi, je me jette sur Florent et l'embrasse passionnément. Nous n'avons presque pas été que tous les deux aujourd'hui et ça m'a manqué.
    -          Moi qui venait me faire pardonner, je vois que c'est inutile, dit-il en riant.
    -          Je te l'ai dit mon ange, je n'ai rien à te reprocher. Si ce n'est peut-être d'avoir un peu trop regardé cette pouffiasse de Noémie quand elle est arrivée, mais c'est oublié.
    -          Je la déteste, même si j'admets volontiers qu'elle n'est pas moche, enfin rassure-toi, elle n'atteint pas ta perfection ma belle.
    Je souris et l'embrasse chastement.
    -          D'ailleurs tout à l'heure je vous ai vu parler toutes les deux et j'ai été étonné, surtout que Maëlle riait.
    -          Elle se moquait de moi la bourrique !, dis-je en riant. D'ailleurs faut que je lui en reparle. A cause d'elle, j'ai dit un truc à Noémie que je regrette ... enfin comme ma chère jumelle m'a dit si elle ne tient pas sa promesse je m'en rendrais vite compte. En fait, dis-je ne voyant la tête perdue de Florent, elle m'a dit qu'elle a changée et que jamais elle ne ferait du mal à ton frère, mais je lui ai dit que je ne crois que les actes paroles ...
    -          Encore une qui va devoir faire ses preuves, me dit-il en souriant.
    -          Tout à fait. Après je lui ai dit que si elle faisait du mal à Nicolas ce n'est pas moi qu'il fallait qu'elle craigne mais toi, elle m'a répondu qu'elle le savait. Puis elle a ajouté qu'on irait bien ensemble, c'est là que ma sœur s'est mise à rire. Du coup je lui ai dit que je te trouvais mignon. Je lui ai fait promettre de ne rien dire à personne, pas même à Nicolas. Je n'ai pas trop confiance, donc je regrette, mais en même temps je vais vite être fixée sur le fait de savoir si elle a changée ou pas. Et puis nous n'allons pas pouvoir se cacher éternellement et j'ai comme l'impression que Nicolas ne sera pas le dernier à le découvrir, ça m'a l'air d'être un fouineur et un observateur.
    -          J'avoue t'as pas tort, me dit-il en riant, Nico on lui cache jamais quelque chose bien longtemps, par contre lui, c'est le roi des cachoteries ... J'espère juste que les gars seront pas trop vache avec toi.
    -          Je l'espère aussi. Sinon j'adore comment Maëlle les a remis en place. J'en connais un qui a la trouille d'elle maintenant.
    -          Ah bon, qui ?
    -          Nicolas. Il était avec Noémie tout à l'heure mais dès qu'il a vu ma sœur, il est parti sans demander son reste.
    -          Ça ne m'étonne pas, ... par contre, si Nico se méfie d'elle, les autres, ils l'ont trouvé craquante à s'énerver comme ça, alors qu'elle se méfie.
    -          Peut-être mais quand nous sommes arrivées à la douche, ils ont tous arrêter de mater dès qu'ils l'ont vu.
    -          Qu'elle se méfie quand même. Surtout Tristan, parce qu'il n'aime vraiment pas quand on le remballe comme elle l'a fait. Et Gab s'est lancé le défi de l'avoir avant lui. De vrais gamins ! En plus ça m'étonne de Gab, ce n'est pas son genre, et surtout pas contre Tristan, d'habitude ils s'entendent pas et là ça les rapprocherait presque ... Ah moins que mon cadet soit vraiment attaché à Maëlle, ...
    -          Auquel cas, il va souffrir, Maëlle ne veut ni de l'un ni de l'autre.
    -          En tout cas dis-lui d'être méfiante. T'en fais pas pour Gab, je serais là pour le remettre sur pied s'il est déçu.
    -          Ok je vais lui dire. Bonne soirée mon cœur.
    -          Bonne nuit même ma belle, je ne pense pas pouvoir venir te voir ce soir, dit-il triste.
    -          Ne t'en fais pas. Demain faut vraiment qu'on se voit tous les deux ...
    -          Promis ma belle.
    Nous nous embrassons puis il part. Ma jumelle m'attend dehors devant ma tente à côté de ma voiture. Nous montons dans la voiture et nous rendons à la danse bretonne. Là-bas nous nous amusons comme des petites folles ! Dommage que Flo ne soit pas là. Lorsque nous rentrons, le portail du camping est encore ouvert. Nous rentrons donc et fatiguées, nous allons nous coucher. 
     
     
     
     
    Petit mot de l'auteure :
     
    tout d'abord désolé de cette longue et même très longue attente. C'est malheureux à dire mais avec les cours je n'ai plus le temps de recopier mes chapitres pour vous les poster. Ils sont pourtant tous écrits à la main au brouillon. C'est très frustrant pour moi de ne pas avoir le temps de vous les mettre en ligne. Ma résolution de 2015, c'est de trouver du temps pour poster des chapitres plus régulièrement, reste à savoir si je vais pouvoir tenir ma promesse.
     
    Pour les questions : 
    - Que pensez vous du chapitre ? (forme, style d'écriture, longueur ?)
    - La matinée plage de Camille et Maëlle, et la rencontre avec Gabriel, puis avec Nicolas ?
    - Le caractère Gabriel et Nicolas ?
    - Tristan qui découvre pour Camille et Florent ? vous pensiez que ça se ferait comme ça ?
    - L'après-midi plage ? Nicolas qui ramène la pouffiasse de Noémie (d'ailleurs vous en pensez quoi d'elle ?), Tristan qui manque de dévoiler aux autre sla relations Florent-Camille ? Le caractère de Maëlle ?
    - Et que pensez-vous de la discussion Florent-Camille à la fin ?
     
    en espérant que ce chapitre vous a plu. Je vous dis à bientôt pour le chapitre 24. 
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    Petit avant gout du chapitre 24 qui sera un peu moins long : un moment entre Camille et Florent, ... Mario qui réapparaît et une fois de plus pour foutre la merde !, ... Tristan qui semble s'assagir ^^, ... Maëlle qui met les points sur les i avec certains, ... une longue discussion sérieuse entre Florent et Camille, ... Florent va encore avoir des problèmes avec son père ... et aussi un moment entre nos deux sœurs jumelles, qui apprennent petit à petit à vivre ensemble, bien qu'elles aient encore du mal à se voir comme des sœurs et non comme des meilleures amies comme c'était avant ... 
     
    Bonne année à vous tous. :) 

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  • CHAPITRE 24 : Juillet 2013, 4e semaine de vacances, Mardi

     

                    Le lendemain matin, je me réveille vers 8 heures. Maëlle aussi. Nous prenons notre petit-déjeuner ensemble. Puis nous allons à la plage. Florent nous y rejoint. Au moins, même si ma jumelle est là, nous n’avons pas trop besoin de nous cacher. Je suis allongée sur ma serviette blottie contre mon chéri. Ma jumelle mate tous les mecs qui passent sur la plage. Son attitude me fait sourire. En fin de matinée, avec ma jumelle, nous allons au marché. Le mardi il est plus petit que le samedi, mais qu’importe. J’en profite pour lui dire ce que Florent m’a dit la veille par rapport aux garçons qui la trouvent craquante quand elle s’énerve et qu’elle va devoir se méfier d’eux, surtout de Tristan et Gabriel. Elle me dit qu’elle ne se refera pas avoir avec un mec comme elle s’est faite avoir avec son connard d’ex. Lorsque nous rentrons, nous croisons Jules, Ludo et Tristan. Les deux premiers nous sifflent et font des commentaires désagréables, pour ne pas changer. Tristan ne dit rien. Nous les ignorons, ce qui les énerve encore plus. Nous mangeons tranquillement toutes les deux après avoir ranger nos quelques courses dans le mini-frigo dans ma toile de tente. Puis je vais faire la vaisselle. Lorsque je reviens un bon quart d’heure plus tard, ma jumelle m’explique son programme de l’après-midi, tandis que j’essuie la vaisselle. Elle veut « mettre les points sur les i » avec Gabriel et Tristan avant que l’histoire n’empire, et ensuite partir à la recherche du mec idéal en allant à la plage faire bronzette. Alors que j’allais lui répondre, Florent arrive en souriant.

    -          Quelle chaleur aujourd’hui !

    -          J’avoue, bon je vous laisse les amoureux, déclare Maëlle en sortant de ma tente.

    -          Bon après-midi la miss, dis-je avant d’embrasser mon chéri.

    -          Une idée la belle, sur ce qu’on pourrait faire ?, me demande-t-il en me dévorant du regard.

    -          Aucune, je comptais sur toi, répond en souriant … je me dis juste qu’il fait beaucoup trop chaud pour aller dehors sur la plage dès maintenant.

    -          Pas faux. On reste ici ? … En plus personne ne peux nous voir, à part ta sœur si elle entre sans prévenir.

    -          Ok, t’as raison.

    -          On fait un jeu ?

    -          Bonne idée, un jungle speed ?

    -          Ok, dit-il avant de m’embrasser.

    Après ce long baiser amoureux, je vais dans ma chambre pour chercher le jeu. Alors que je vais pour me relever, un poids s’écrase en douceur sur moi … c’est mon adorable chéri qui s’est allongé sur le matelas, à moitié sur moi. Il me dévore du regard. Je l’embrasse, il me rend mon baiser avec tendresse et passion à la fois. Ok je sens que le jeu ce n’est pas pour tout de suite, tout du moins pas ce genre de jeu … Alors que je lâche la boite de jeu, il passe sa main sous mon débardeur et me caresse avec douceur et délicatesse le ventre avant de remonter mon tee-shirt.

    -          Ça m’a manqué qu’on ne se retrouve pas tous les deux seuls depuis samedi, me murmure-t-il sensuellement.

    -          Moi aussi mon amour, dis-je en chuchotant dans son oreille avant de lui lécher le lobe de l’oreille sensuellement.

    Je lui enlève son tee-shirt et me retrouve en haut de maillot de bain. Rapidement il m’enlève ce bout de tissu gênant. Je gémis de plaisir sous ses délicates caresses. Mes doigts parcourent son torse musclé … Nos caresses deviennent de plus en plus sensuelles. Elles laissent voir, sentir le désir et la passion qui montent en chacun de nous deux. Vite je me retrouve en bas de maillot, lui en boxer. Ses caresses s’approchent de plus en plus de mon intimité … Alors que sa langue joue avec mes seins, ses doigts font glisser le dernier bout de tissus que je porte. Il se colle à moi et je peux sentir son sexe se durcir tout contre le miens. Ça m’excite ! Alors que je lui enlève son boxer, il gémit de plaisir. Je commence des vas et viens avec ma main. Ce geste semble le surprendre … il m’interrompt pour me mettre sous lui et caresser mon intimité, il entre un doigt en moi, …

    -          Han, c’est trop bon, dis-je en murmurant

    Il fait des vas et viens puis il entre un autre doigt. Mon plaisir s’intensifie à chacun de ses mouvements. Lorsqu’il les retire, je suis déçue qu’il n’aille pas plus loin. Mais ce coquin fait encore mieux, il les remplace par sa langue. Bon dieu ! C’est qu’il est bon au lit mon Flo d’amour !

    -          Han, oui, continue mon cœur, …

    Il accélère ces mouvements, je continue de lui murmurer ces petits cris de plaisir. Je dois avouer que j’ai un peu peur qu’on nous entende. Il met un préservatif puis remplace sa langue par son sexe, ses mouvements sont rapides, plus profonds à chaque fois et nous finissons par atteindre le bonheur suprême ensemble. Puis nous nous endormons pendant plus d’une heure l’un dans les bras de l’autre. Lorsque je me réveille, Flo somnole encore. Je le réveille avec un baiser sur la bouche et des caresses sur le torse. Il ouvre les yeux et me serre dans ses bras. Alors que je me rhabille, j’entends une voix qui ne m’est pas inconnue dehors. Une voix de mec, cela m’intrigue. Je regarde mon chéri, il est tout aussi inquiet que moi. J’écoute attentivement, puis j’entends aussi la voix de ma sœur. Tout à coup, ça fait tilt dans ma tête : c’est la voix de Mario. J’en fais un bond lorsque je découvre que c’est lui. Florent me regarde avec surprise. Je lui chuchote « Mario », il me regarde et me dit que j’ai raison. Ni une, ni deux, je sors de la tente et vais devant celle de ma frangine. Il est hors de question que ce bâtard fasse du mal à ma jumelle. Florent me suit car il a peur que ce connard s’en prenne à moi ou à Maëlle. J’ouvre sans prévenir la porte de la tente de Maëlle.

    -          Toi, dis-je en pointant Mario du doigt, tu dégages ! Tu vires de la tente de ma sœur illico presto !

    -          Camille, dit-il hésitant en me reconnaissant.

    -          En personne, dis-je d’un ton glacial que je n’ai jamais employé auparavant. Et ne t’avise pas de remettre tes sales pattes par ici !, dis-je en criant hors de moi.

    -          Salope, me hurle-t-il avant d’essayer de me frapper.

    Mais Florent le stoppe dans son élan.

    -          D’où tu te permets d’insulter ma Camille, toi ? dit-il d’un ton sec et froid.

    -          Je dis la vérité ! Ce n’est qu’une pute c’te fille, sa copine aussi et toi, Maëlle, dit-il en la pointant du doigt, tu n’es pas mieux !

    -          Dégage, lui hurle Florent, où je m’énerve encore plus ! D’où tu oses insulter des filles toi ? On t’as jamais appris à être poli et respectueux ?

    -          Oh, mon dieu j’ai peur, fait Mario avec une voix de fausset, pour se payer la tête de mon cher et tendre.

    -          Tu devrais, si je ne me retiens pas dans deux minutes, tu ne te reconnaîtras plus devant un miroir, lui dis Florent rouge de colère.

    -          Ça va, c’est bon je me casse, dit-il en tournant les talons.

    -          Je vous laisse les filles, dit Florent, je vais à la crique …

    -          Ok, dis-je en même temps que ma sœur.

    -          A plus, dit-il.

    -          Je te rejoins après mon cœur, dis-je avant qu’il ne parte.

    Maëlle est complètement désorientée. Elle ne comprend plus rien. Elle me dit que Mario était gentil avec elle. Je lui réplique que ça n’aurai spas duré. Je lui raconte ce qu’il s’est passé avec Melinda, puis aussi qu’il s’est fait viré de la boite de nuit au moins deux fois pour violence sur des filles. Maëlle n’en croit pas ses oreilles. Elle finit par fondre en larmes, dégoûtée de s’être une fois de plus faite avoir par un connard. Je la rassure. Puis une fois qu’elle est calmée, je lui demande ce qu’elle compte faire. Je préfère savoir car j’ai peur qu’il revienne l’emmerder une fois qu’elle sera seule. Elle me répond qu’elle doit toujours « mettre les points sur les i » avec Gabriel et Tristan. Alors que je sors de la tente, j’aperçois justement Tristan qui vient vers notre emplacement.

    -          Salut Camille.

    -          Salut.

    -          Dis, tu ne saurais pas ce qu’il se passe, j’ai croisé Flo et il n’a pas l’air dans son assiette.

    -          Merde ! En fait, j’ai entendu ma sœur parler avec ce connard de Mario, du coup je l’ai viré de la tente de ma jumelle. Et ce con m’a insultée et a insulté ma jumelle aussi. Flo a tout entendu et il n’a pas supporté que l’autre enfoiré me traite de salope et de pute. Il s’est retenu de lui refaire le portrait puis une fois l’autre minable parti, il a dit qu’il allait à la crique. Je dois le rejoindre vu que j’ai remonté le moral de Maëlle.

    -          Ah je comprends mieux sa tête, en effet.

    -          Tiens, en parlant de ma sœur, elle voulait te parler, va la voir elle est dans sa toile … et puis surveille-là un peu, je crains que l’autre merde revienne l’embêtée quand elle sera seule.

    -          Ok. T’inquiète pas, ta frangine je la surveille sans que tu me le demande, dit-il avec un sourire malicieux.

    -          Je suis sérieuse Tristan ! Et puis arrête de la mater sans arrêt. Tout le monde le sait que tu la trouves à ton goût, même elle, mais arrêtes, tu l’agaces. Suis mon conseil si tu veux qu’elle arrête de ta détester. Vas la voir.

    -          Ok.

    Il frappe à la toile de ma jumelle. Moi je prends mes affaires de plages puis envoie un sms à mon chéri « coucou mon amour, j’arrive dans 5 min, j’ai réconforté Maëlle puis j’ai croisé Tristan, il m’a dit que t’allais pas fort, je lui ai parlé de Maëlle, il m’a promis d’arrêter de lui courir après. A tout de suite. Je t’adore J ». Florent me fait un sourire lorsque j’arrive à la crique. Je l’embrasse puis nous parlons un peu de ce qu’il vient de se passer. Ensuite nous allons nous baigner. Lorsque nous retournons sur nos serviettes, j’ai deux messages de ma jumelle. Le premier parle de Tristan « Et de un ! D’ailleurs il ne l’a pas aussi mal pris que ce que je pensais … il devient de moins en moins con je trouve ». Je lui réponds après avoir montré le message à Florent. Nous rions tous les deux. Et je sais que ça lui fait plaisir de voir que Maëlle et moi nous nous entendons un peu mieux avec son meilleur ami. Le deuxième message comme je m’en doutais, concerne Gabriel … Florent aussi doit s’en douter, je sens qu’il est moins détendu d’un coup. Elle m’a écrit « Et de deux ! Mais là, j’ai de la peine pour lui. Il l’a trop mal pris, alors que j’ai été gentille. Je ne lui ai rien reproché mais je pense qu’il s’était fait des films tout seul … Florent va avoir du boulot pour lui remonter le moral. Bon après-midi les amoureux ;-) ». Mon chéri ne sourit plus du tout en lisant le message et me dit qu’il savait que son frangin réagirait ainsi. La fin du message le fait rire quand même. Puis d’un coup son regard s’assombrit. Je me demande bien à quoi il pense … et je ne tarde pas à avoir la réponse à ma question sans même la lui avoir posée.

    -          Camille, tout à l’heure, enfin en début d’après-midi, j’ai été surpris par ton audace, je ne te connaissais pas ce caractère, dit-il le regard pétillant.

    -          Tu ne connais pas encore tout de moi, dis-je en souriant. Mais pour le coup, sache que je me suis étonnée moi-même, fini-je en baissant le regard, gênée.

    -          Eh Camille, ce n’est pas un reproche que je te fais, Ne t’inquiète pas, me dit-il de sa douce voix en me serrant dans ses bras. C’est juste que samedi, j’ai eu l’impression que tu regrettais ou que tu étais déçue, … alors ça m’a rassuré …

    Je ne sais pas quoi lui répondre … je ne sais pas comment lui avouer. Il me sourit et me serre un peu plus dans ses bras, ça me rassure.

    -          Dis Camille, pourquoi tout à l’heure tu as voulu répondre à Mario et qu’après m’avoir regardé tu t’es ravisée ?

    Mince, pense-je, alors ça s’est vu. Cela dit, ça va me permettre de lui avouer.

    -          Si j’avais répliqué à cet enfoiré, tu aurais compris quelque chose et je ne voulais pas que tu l’apprennes ainsi. Du coup je n’ai rien dit.

    -          Je comprends, surtout devant ce moins que rien, vaut mieux ne pas trop en dire. … Tu voulais lui répondre quoi, me demande-t-il d’une voix calme.

    -          J’ai voulu lui dire que je ne risquais pas d’être une salope vu que je n’ai jamais eu de copain …

    Il me dévisage, l’air perdu, désolé mais surtout très en colère. J’avoue que je ne pensais pas qu’il réagirait ainsi, ça m’inquiète.

    -          Camille, je … je suis désolé, je me suis comporté comme un égoïste … On n’en a jamais parlé. Putain ! Je me sens trop nul, dit-il en lançant une poignée de sable.

    Etant à côté de lui mais plus dans ses bras depuis qu’il m’a demandé ce que je voulais dire à Marion je me rapproche doucement de lui et lui murmure à l’oreille.

    -          Ne t’en veux pas, ce n’est pas de ta faute. Je n’avais qu’à te le dire, tu ne pouvais pas deviner.

    -          Je m’en veux Camille, ce n’est pas du tout digne de ma part. Si j’avais su …

    -          Si t’avais su, tu n’aurais pas fait mieux … c’était parfait, je n’aurai spas rêvé mieux pour ma première fois. Ce qui était magique c’est que tu étais doux, tendre, attentionné et passionné à la fois sans même que je te le demande. Et c’est pour ça que je t’adore, tu devines toujours ce qui me fait le plus plaisir.

    -          T’es adorable Camille, moi aussi je t’adore ma belle, et surtout parce que tu as toujours les paroles qu’il faut pour me remonter le moral.

    Nous nous enlaçons avec tendresse. Deux bonnes heures plus tard, aux alentours de 19 heures, c’est le téléphone de Florent qui nous dérange dans notre moment d’intimité. Visiblement, de ce que j’entends, c’est Gabriel qui l’appelle … et la situation semble grave si je me fie à la tête de mon chéri qui se décompose.

    -          Gab, ne t’inquiète pas, dit-il, je rentre out de suite, tu vas rester ici et Nico aussi. Sois sur que papa ne vous fera pas repartir avec eux, je te le promets. Et Nico il est où d’ailleurs ? Avec toi ?

    -          …

    -          Ah ok, j’arrive.

    Il raccroche et m’explique ce qu’il se passe. Sa mère a refait une crise de sa maladie et leur père doit la ramener une nouvelle fois à l’hôpital de Saint-Brieuc mais si lui n’est pas rentré dans un quart d’heure, ses frères vont repartir aussi. Je comprends mieux alors sa tête déconfite.

    -          Vas-y mon cœur, ne t’en fais pas pour moi, dis-je avec un grand sourire. Je te soutiens à distance, dis-je alors qu’il est déjà en train de partir.

    Je sais que ce n’est pas facile pour lui surtout avec leur père. Le pauvre ne mérite pas tout ce malheur. Du coup, je rentre aussi, un peu inquiète pour Flo et ses frères, je l’avoue. Je vais à la douche puis je prépare à manger avec ma jumelle. Une fois le repas terminé, et la vaisselle lavée et rangée, nous allons toutes les deux sur la plage. Nous discutons au son du clapotis de l’eau de la mer. Ma jumelle m’apprend que l’emplacement en face celui de Florent est libre. Je sais qu’elle s’en veut encore pour Gabriel … et elle me l’avoue sans difficultés. Je la rassure en lui disant que Flo savait qu’il réagirait comme ça. Puis elle me demande ce qui se passe avec les trois frères, je n’ose pas lui en parler et après tout je ne sais pas grand-chose. J’envoie un sms à Florent pour savoir si je peux répondre à l’interrogation de ma frangine. Il me répond de ne rien lui dire, qu’il va demander à Gabriel de le faire, que ça lui fera une double thérapie, pour sa relation avec Maëlle et pour l’état de santé de leur mère. J’explique cela à Maëlle. Nous en venons à discuter ensuite de ce que j’ai pu faire en début d’après-midi … je vois bien que sa curiosité est piquée à vif ! Je rougis puis lui raconte.

    -          Toi, coucher avec un mec deux fois en une semaine, alors que tu ne le connais que depuis trois semaines, je n’y crois pas ! C’est trop improbable.

    -          Ce n’est pas un mec, c’est mon mec ! Et ne te moques pas, je suis raide dingue de lui, t’imagine même pas …

    Puis notre conversation glisse sur un sujet nettement plus sérieux. Nous ne venons à parler de notre avenir et de ce qu’il va se passer quand nous allons rentrer de vacances. Je sais qu’elle n’est pas encore au courant qu’elle va avoir son appartement à elle. Les parents vont le lui dire plus tard. Nous sommes toutes les deux stressées par cet avenir inconnu qui nous attend. Elle craint que ses amis le prennent mal, que ses cousins avec qui elle s’entend bien ne lui tourne le dos, elle a peur aussi d’être mal acceptée dans ma famille. Je la rassure tout en lui disant que ça ne va pas forcément être facile avec tout le monde au départ. Ça ne sert à rien de lui faire croire l’inverse. Mais il est vrai qu’à part en parler comme ça de temps en temps, moi je n’ai pas l’impression au quotidien d’être en vacances avec ma sœur, mais avec ma meilleure amie. C’est vraiment dur comme changement, et quand j’y pense trop ça me perturbe … Fatiguées, nous rentrons au camping et allons dormir. Une fois dans ma tente, j’envoie un sms à mon cher et tendre et aussi à certains de mes amis restés à Rennes. 

     

     

    Le petit mot de l'auteure :

    Comment trouvez-vous ce nouveau chapitre ?

    Le petit moment intime entre Camille et Florent au début ?

    La réapparition de ce moins que rien de Mario ? La réaction de Florent face aux insultes qu'il profère ? 

    Le petite discussion entre Camille et Tristan ?

    Le moment à la crique entre Camille et Florent et tout ce qu'il s'y passe ? Il s'en veut le pauvre, mais Camille est adorable à le rassurer, je trouve, pas vous ?

    Le problème familial de Florent qu'on découvre un peu ? Moi ça me fait de la peine, mais bon tout n'est pas toujours rose dans la vie ... malheureusement.

    La fin et la discussion Maëlle-Camille ? Difficile de se faire à l'idée d'avoir une sœur ... 

     

    Hâte d'avoir vos avis :) 

    Et cette fois-ci je garde le mystère de ce qui se passe dans le prochain chapitre :) 

    Bonne journée à vous :) Merci de lire cette fiction ! 


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  • CHAPITRE 25 : Juillet 2013, 4e semaine de vacances, Mercredi
     

    Le lendemain matin, dernier jour du mois de juillet, c'est mercredi. Je me réveille aux alentours de 8h30. Visiblement ma frangine est déjà levée depuis un moment. Lorsque j'ouvre ma tente, je la vois dans la sienne, habillée, en train de discuter avec Gabriel. Je suppose qu'il lui parle de sa mère. Je leur dis bonjour vite fais puis vais me préparer aux sanitaires. Après un petit déjeuner rapide, jus d'orange, café et un pain au chocolat, j'appelle Florent. Je suis inquiète car il ne m'a pas répondu hier soir. Il me propose que nous allions nous balader tous les deux. J'accepte avec plaisir. Il veut passer me prendre à ma tente, mais je refuse, lui expliquant que Gabriel est en train de parler avec Maëlle et qu'il ne vaut mieux pas qu'il nous voit ensemble. Florent approuve puis me demande si je sais de quoi ils parlent. Je lui réponds que Gabriel par de leur mère, et que Maëlle à l'air d'être attentionnée et d'avoir une oreille attentive. Florent me dit qu'il est fier du courage de son petit frère. Nous nous retrouvons à la plage puis nous allons nous balader sur la côte sauvage. Je suis si bien lorsque je suis avec mon adorable Florent. Nous finissons le retour de notre balade par nous allonger sur la plage. Il m'apprend que l'emplacement en face le sien est à nouveau occupé. Il me dit que c'est cinq amis et que Gabriel est furieux que ça ne soit pas cinq filles. Ça me fait rire. Je me dis que ma jumelle va être aux anges ! Mais je suppose aussi qu'elle se sera empressée d'aller voir la tête des nouveaux arrivants, bien avant que je ne la lui apprenne. Elle a un radar pour apprendre ces choses-là. Avant de rentrer, nous allons nous baigner. Vers 12h15, je vais prendre une douche pour enlever le sel de mer qui est collé à ma peau. Puis je mange avec ma sœur jumelle. Comme je m'en doutais, elle me parle des nouveaux arrivants. Selon elle, ils sont trop canons ! Je me dévoue ensuite pour aller faire la vaisselle. Aux éviers, je me trouve en même temps que Nicolas. Il n'a pas l'air enchanté d'être de corvée. De retour à la tente, j'essuie puis range la vaisselle. Vu qu'il fait chaud, une fois de plus, je décide de rester sur l'emplacement, à l'ombre. Je prends mon petit cahier et continue d'écrire mon roman. Maëlle est au téléphone. Avec Adrien, il me semble. Je crois deviner qu'elle lui explique notre histoire. Mon portable sonne plusieurs fois à suivre, mais trop occupée à observer ma jumelle, je ne m'en rends pas compte immédiatement. Je regarde l'écran : 8 messages ! Le premier, c'est Melinda qui me demande comment ça se passe avec ma jumelle et avec Flo. Je lui réponds que ça va et lui promet de lui téléphoner plus tard. Ensuite, c'est Morgane qui m'envoie une blague, comme souvent. Je lui réponds et lui demande si elle va bien. Le message d'après, c'est Louise qui me parle de son job d'été miteux mais qui paye bien, et aussi du mec collant qui l'agace. Je lui conseille de l'envoyer promener une bonne fois pour toute et lui souhaite bon courage pour son travail. Le quatrième message, c'est mon chéri qui m'envoie un message d'amour. Je lui réponds par un long message plein de tendresse. Le message qui suit vient de Sophie. Elle s'inquiète de ne pas avoir eu de mes nouvelles depuis que ma jumelle est arrivée. Je la rassure, lui dit que tout vas bien même si j'aimerais bien qu'elle soit là aussi, que ça serait encore plus fun. A ce moment-là, je ne savais pas que mes rêves allaient devenir réalité ... Le sixième message, c'est Débora qui me demande des nouvelles. Je lui dis que tout vas bien et lui retourne la question. L'avant-dernier message vient de Kevin qui s'inquiète aussi de ne pas avoir de nouvelles. A croire que tous mes amis de Rennes se sont passé le mot ! En tout cas ça me fait bien plaisir d'avoir de leurs nouvelles. Le dernier message, c'est ma jumelle qui me demande si nous allons à la plage en fin de journée. Comme elle n'est plus au téléphone, je vais lui répondre en direct. Elle me raconte comment ça s'est passé avec Adrien au téléphone. Au départ, il a mal pris le fiat qu'elle ne lui en ai pas parlé dès qu'elle l'a su. Puis il lui a promis de ne rien dire à personne. Maëlle est soulagée, cela se voit. On sent qu'elle est plus heureuse et détendue. A la plage, nous commençons par nous baigner. L'eau est toujours aussi chaude, si ce n'est pas plus chaude. Après, je retourne sur ma serviette et je discute avec ma frangine tout en bronzant. Nous nous reposons car ce soir, il y a le bal sur le port. Les deux abrutis passent sur la plage et se moquent de nous.
    -          Salut les mochetés, lance Ludo avant de pouffer de rire.
    -          Ne cherchez pas à embellir votre peau en bronzant, la base est trop moche, c'est irrécupérable, renchéris Jules, fier de sa connerie.
    Moi je ne dis rien, mais Maëlle leur sort une réplique cinglante. Ils s'en vont sans demander leur reste. Vers 18 heures, nous retournons à notre emplacement. Ma jumelle m'aide à choisir ma tenue pour ce soir, puis nous allons prendre notre douche. Ce soir, c'est ma frangine qui prépare le diner. J'en profite pour téléphoner à Melinda, comme je lui avais promis. Nous discutons pendant vingt minutes. Je lui narre mon idylle avec Florent. Elle m'avoue que l'histoire avec Mario l'a vraiment beaucoup affectée. Je lui raconte qu'il s'ne ai pris à ma jumelle mais que je suis intervenue à temps avec Florent. Et je lui explique aussi qu'il s'est fait viré plusieurs fois de la boite de nuit à cause de son comportement avec les filles puis qu'il s'est fait viré du camping depuis hier soir suite à plusieurs plaintes de filles. Elle parait soulagée qu'il soit parti. Je me demande bien pourquoi vu qu'elle n'est plus au camping. Peu de temps après, nous raccrochons. Au moment même où ma sœur m'annonce que le repars est prêt. A 20h30, Florent vient nous voir. Il nous propose de nous emmener à la soirée du port. Nous acceptons avec plaisir. En chemin, il nous explique qu'il voulait voir les danses bretonnes et que comme ses potes ne voulaient pas, il s'est dit qu'il allait en profiter pour passer du temps avec moi. Vu que nous sommes en avance, nous allons boire un verre en terrasse, au café du port. Maëlle nous laisse en amoureux. Je suppose qu'elle part à la recherche de mecs mignons. Lorsque la danse bretonne commence, j'entraine mon chéri avec moi. En plus ça commence par des danses simples. Il arrive à suivre sans trop de difficultés. Au loin, je vois Maëlle qui nous prend en photo. Florent se met sur le côté lorsque les danses plus compliquées arrivent. Il rejoint ma frangine. Cinquante minutes plus tard, je suis essoufflée. C'est la fin des danses bretonnes. C'est le moment des danses de salon. Ça m'arrange parce que cette heure de danse m'a épuisée. Je lance un regard discret à Florent qui n'est plus seul vu que les gugusses sont arrivés. Je rejoins ma jumelle qui est assise à la terrasse du café du port. Je commande un 3G. Malheureusement, nous ne sommes pas tranquilles longtemps, Nicolas arrive suivi de Tristan et Gabriel. J'en déduis que les deux couillons sont restés avec mon chéri. Je serais bien partie faire un tour mais je n'ai pas fini mon verre et puis laisser Maëlle avec Tristan et Gabriel, ce n'est pas une bonne idée. Cinq minutes plus tard, Florent, Ludo et Jules rappliquent. Mais, ayant fini mon verre, et entendant le début d'un madison, je me lève et vais danser. Maëlle me rejoint, suivie par Noémie qui nous dit avoir préféré laisser les mecs entre eux. Tout le reste de la soirée, je continue de danser sur des musiques actuelles, des années 80', ensoleillées ou encore des musiques avec des chorégraphies. A la fin de la soirée, le DJ passe deux slow. Je danse le premier avec Tristan, histoire de brouiller les pistes pour les frères de Flo. Ça ne m'enchante pas de faire ça mais je sais bien que je n'ai pas trop le choix vu la perspicacité de Nicolas. Le meilleur ami de Florent me fait même remarquer que je pourrais sourire un peu.
    -          On croirait que je suis repoussant à voir ta tête, me dit-il en riant.
    -          Qui te dit que tu ne l'es pas, lui répliqué-je en riant à mon tour.
    Puis la musique se finie et je danse le second avec mon chéri. Là j'apprécie ma danse. Ce n'est pas contre Tristan, mais bon voilà quoi ... Si j'avais dansé les deux slows avec Florent, nous nous serions fait griller par les frères de Flo et les gugusses. Déjà que Nicolas me regarde bizarrement ... En parlant d'eux, heureusement qu'ils ne conduisent pas, parce qu'ils sont complètement bourrés. D'ailleurs Tristan se fâche après eux parce qu'il en a marre de les supporter dans cet état-là à chaque fois. Il dit à Ludo et Jules qu'il ne les ramène pas, qu'ils se démerdent pour rentrer. Il ajoute l'attention de Nico Gab et Noémie, qu'il ne les ramène que parce qu'ils sont mineurs.
    -          Heureusement que Florent est déjà à sa voiture et qu'il ne vous a pas vu comme ça, finit-il au moment où je passe auprès d'eux pour rejoindre mon chéri et Maëlle qui m'attendent.
    Nous rentrons tous les trois au camping. Mais comme le portail est fermé, il reste garé sur le parking extérieur.
    -          Une balade au clair de lune, ça vous tente les filles, demande Florent.
    -          Avec plaisir mon amour, dis-je en passant mon bras autours de sa taille.
    -          Je ne voudrais pas déranger les tourtereaux, répond Maëlle.
    -          Mais non, tu ne dérange pas, reste avec nous, la rassure Florent.
    -          Ok.
    Nous marchons sur le sable légèrement humide par la fraîcheur de la nuit. Florent raconte des blagues, comme toujours. Et moi, en bon public, je ris tout le temps, même quand ce n'est pas drôle. On pourrait croire que je suis bourrée, mais même pas. Je suis à la gauche de mon chéri et Maëlle est à sa droite. Petit à petit nous entendons de la musique, une mélodie à la guitare et des voix. Nous nous regardons, c'est vraiment agréable à écouter. En levant le regard, nous apercevons au loin, une lueur, sans doute une lampe. Nous nous dirigeons vers cette lumière orangée. Arrivés à quelques mètres nous voyons un groupe de cinq garçons assis en cercle. Ils ne nous ont pas remarqués. J'observe ma jumelle. Et je devine aussitôt ce qu'elle pense au vu de sa mimique : « cinq beaux gosses devant moi, c'est incroyable ». J'avoue qu'ils ne sont pas mal du tout. Florent semble d'ailleurs inquiet.
    -          Ne t'en fais pas mon ange, tu es bien plus beau qu'eux à mes yeux.
    Il se détend. Un des garçons relève la tête et nous voit.
    -          Salut, dit-il.
    -          Salut, lui répond ma jumelle, vous chantez merveilleusement bien, continue-t-elle avec un sourire jusqu'aux oreilles.
    Ok, me dis-je, même à cette heure-là elle se met en mode « radar beaux mecs ». Son attitude me fait sourire intérieurement.
    -          Merci, répond le blond assis à la droite du premier qui nous a vus.
    -          Moi c'est Léo, annonce le premier. Et voici Nolan, dit-il en désignant le blond, Lucas, en montrant le brun à la droite du blond, Zacharie, enfin appelez-le Zach, dit-il en désignant le métis à la droite du brun, et pour finir, notre bouclette préféré c'est Hugo, finit-il en montrant le mec entre le métis et lui-même.
    Je remarque que le dernier a de magnifiques yeux verts.
    -          Et vous, demande le prénommé Lucas.
    -          Florent, dit mon chéri.
    Ils s'attendent tous à ce que je réponde, mais ma timidité prend le dessus et je n'arrive pas à parler face à ces inconnus. Ma sœur me sauve la mise.
    -          Moi c'est Maëlle, et voici Camille, ma ... jumelle.
    Oups, ... elle a hésité avant de dire jumelle. Ce n'est pas encore un automatisme pour nous. Dans son regard, je devine qu'en l'espace de quelques secondes elle a oublié son connard d'ex, mais surtout Tristan et Gabriel. Nous restons une bonne demi-heure. Les cinq mecs continuent de chanter, pour notre plus grand plaisir. Ils ont vraiment beaucoup de talent. Je remarque que Florent est bizarre, ça l'inquiète. Lorsque nous rentrons au camping tous les deux, je lui demande ce qu'il se passe. Il me répond que ça le gênait que ces cinq mecs me matent.
    -          Si j'avais su mon cœur, nous serions rentrés plus vite.
    -         Ne t'en fais pas ma belle, ça aurait été dommage de se priver d'écouter leur musique, ils ont vraiment du talent.
    Nous restons discuter devant sa tente, bien qu'il soit déjà deux heures du matin. Puis, lorsque nous apercevons un des mecs de la plage, Florent me fait rentrer dans sa tente. Nous continuons de nous embrasser avec passion, à l'abri des regards. Plus tard, vers trois heures du matin, nous entendons des voix. Je reconnais celle de ma sœur, sans hésitation. Avec Florent, nous ouvrons discrètement la porte de sa tente pour voir avec qui elle rentre. C'est effectivement Maëlle qui rentre avec Nolan, Lucas, Léo et Hugo. Une de leurs tentes s'ouvre et nous pouvons entendre le métis qui se plaint qu'ils font trop de bruit. Les garçons disent au revoir à Maëlle, puis elle s'en va vers notre emplacement. Mon chéri me demande si je veux retourner à ma tente ou rester dormir avec lui. J'accepte de reste avec grand plaisir. Faudra juste que nous soyons discrets demain matin, par rapport à ses frangins. Je m'endors paisiblement dans les bras de mon adorable Florent, après un tendre de baiser.

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  • CHAPITRE 26 : Août 2013, 4e semaine de vacances, Jeudi
     
                    Le lendemain matin, c'est jeudi. Je me réveille aux alentours de 7h45. Pour quelqu'un qui s'est endormi à plus de trois heures, c'est relativement tôt. Mon chéri dort encore. Il est tellement mignon lorsqu'il dort profondément. Je regarde mon portable, et voit que j'ai quatre messages de ma frangine. Elle me demande où je suis. Je ne lui réponds pas parce que je sais très bien qu'elle l'a deviné. Je réveille mon chéri en douceur avec des bisous dans le cou.
    -          Hum, dit-il endormis, des réveils comme ça, j'en veux bien tous les jours.
    -          Moi aussi mon cœur, être à tes côté le matin c'est merveilleux.
    Tout à coup, nous entendons quelqu'un qui frappe contre la toile. Mon téléphone vibre : c'est un message de ma jumelle : « Bien dormi les amoureux ? ». Je ris puis montre le message à Florent. Lui aussi se marre. Nous nous regardons amoureusement tout en ignorant celle qui tape toujours contre la tente. Comme je m'en doutais, Maëlle me renvoie un sms : « J'en connais une qui ferai bien de sortir vite fais avant que quelqu'un ne puisse la voir ... ». Florent, qui lit le message en même temps que moi, me dit qu'elle a raison. Maëlle doit l'entendre bien qu'il chuchote car elle nous dit au travers de la tente :
    -          Bien sûr que j'ai raison.
    -          Ou pas, dis-je en me demandant si je fais bien de dire à Florent ce que j'ai vu et entendu la veille.
    -          Pourquoi, me demande mon chéri intrigué que je ne partage pas leur avis.
    -          Il n'est que 8h15, ça m'étonnerai qu'ils aient décuité d'hier soir ...
    -          Attend, tu parles de qui là ? Ludo et Jules ? C'est sur e effet qu'ils doivent se battre avec leur mal de tête ce matin. Moi je parle de mes frangins.
    -          Je pensais aussi à Gabriel et Nicolas, intervient Maëlle qui attend toujours que je sorte.
    -          Je vous rassure, je pense bien comme vous.
    -          Je ne comprends plus rien, s'exclame mon chéri.
    -          Je dis que tes frères ne doivent pas être encore remis d'hier vu l'heure qu'il est. Parce que vu comment ils étaient quand Tristan les a remmenés ...
    -          T'es en train de me dire qu'ils se sont bourrés la gueule dès que j'ai eu le dos tourné ?
    -          C'est ça, et hier soir avant que je ne te rejoigne à la voiture, je les ai croisé, ils étaient avec Tristan qui leur faisait la morale. Y avait Noémie et les deux abrutis aussi. Et Tristan il n'a ramené que tes frères et Noémie parce qu'ils sont mineurs et que les deux abrutis il ne les ramenait pas pour cause d'ébriété.
    -          Ils vont m'entendre, s'emporte Florent.
    Florent fini par ouvrir la tente. Ma jumelle attend toujours.
    -          Toi, dis-je à ma sœur en la pointant du doigt, tu as intérêt à me raconter pourquoi t'es rentrée de la plage à deux heures du matin.
    -          Promis, je te dirais, me répond-t-elle avec un petit sourire à peine caché.
    Je rentre à mon emplacement avec Maëlle pour prendre mon petit déjeuner. Ensuite je vais me préparer puis j'attrape mes affaires avant de rejoindre mon cher et tendre à la plage. En chemin, ma jumelle me raconte la fin de la soirée de la veille. Visiblement, elle s'est bien amusée et les garçons ont été adorables avec elle.
    -          Enfin, je ne te parle pas du métis, il est parti peu de temps après vous.
    -          Je sais, on l'a vu rentré et c'est pour ça que l'on s'est cachés dans la tente de Flo. Ensuite je me suis endormie dans les bras de mon chéri puis vers deux heures du matin, des éclats de voix nous ont réveillés et on a entre-ouvert la tente et on t'a vue avec les quatre mecs et le métis qui grognait parce que vous faisiez trop de bruit.
    -          Oui c'est vrai il a grogné et paraissait vraiment énervé. Mais les autres m'ont rassurée et m'ont dit qu'en principe il est cool mais qu'hier soir ils n'ont pas compris ce qu'il lui est arrivé.
    Bous arrivons à la plage. Elle part de son côté tandis que je retrouve mon adorable Florent. Il est agacé, ce qui ne m'échappe pas. Il m'explique qu'il a été réveillé ses frères et que Gabriel lui a gueulé dessus et que du coup il se sent mal de ne pas avoir été capable de le surveiller correctement.
    -          Ah mais il ne faut pas que tu te fâches avec eux pour ça. Je n'aurais pas dû te le dire.
    -          T'en fais pas, Gab va venir s'excuser avant la fin de la journée, je le connais. Mais ce qui m'inquiète le plus, c'est Nico ... il a dormi avec Noémie.
    -          Oups, ...
    -          Comme tu dis, ça me fait bizarre, mon petit frère grandit ... Enfin bon, il n'a pas eu l'air de m'en vouloir de l'avoir réveillé, il a reconnu avoir fait le con hier.
    Je continue de discuter avec mon chéri. Nous sommes allongés l'un face à l'autre. D'un coup le regard de Florent change. Je lui demande ce qu'il se passe. Il me répond que Tristan arrive. Je n'ai pas le temps de réagir que Tristan arrive et nous salue ... mais il est suivi des deux abrutis. Quoi ? Non mais c'est un cauchemar !
    -          Salut Flo, je vois que tu nous fais des cachoteries, lance Jules en riant.
    Moi, je panique sérieusement. Florent le remarque.
    -          Flo, tu mérites mieux que ç quand même, continue Jules d'un ton méprisant.
    -          J'avoue, renchérit Ludo, t'aurais pu prendre quelqu'un d'autre que cette mocheté.
    -          STOP !, hurle Florent, les gars ça ne va pas la tête ! Non mais vous avez vu comment vous parlez-là ?
    -          Oh, comme c'est mignon, se moque Ludo, il défend sa copine.
    -          D'ailleurs, la moche, tu ne sais pas te défendre, t'as perdu ta langue ?, insiste lourdement Jules.
    -          Mais je ne suis pas capable de répondre, je suis en pleine crise d'angoisse et je lutte pour ne pas tomber dans les pommes. Si je me lève je tombe, si je m'énerve je fini aux urgences, alors je reste passive en espérant que ça passe. Heureusement pour moi, ma sœur, alertée par les cris, arrive et comprend que je refais encore une crise d'angoisse, du coup elle m'aide à me lever. Mais je tremble tellement que je n'arrive pas à marcher et elle n'arrive pas à m'emmener à sa serviette.
    -          Tristan ! aide-moi au lieu de faire la potiche, s'énerve-t-elle. On l'emmène à ma serviette, lui dit-elle.
    -          Il l'aide donc et je m'assoie ensuite sur la serviette de Maëlle
    Ne plus voir les deux abrutis m'aide à me calmer mais je tremble encore. Petit à petit, je reprends mes esprits. Puis je pense à Florent qui doit s'inquiéter. Tristan retourne lui dire que je vais mieux tandis que Maëlle me rassure du mieux qu'elle peut. Une bonne heure plus tard, Florent vient me voir.
    -          Je suis désolé ma belle.
    -          Je ne t'en veux pas mon amour, fallait bien que ça arrive un jour, et puis j'y peux rien je fais tout le temps des crises d'angoisse dans ce genre de situation.
    -          Le pire c'est qu'ils refusent de s'excuser, mais ils promettent de ne plus recommencer pour ne pas perdre mon amitié ... si tant est qu'elle existe encore, j'en suis pas sur vu leur attitude ...
    -          Pas grave, dis-je en soupirant devant leur attitude puérile.
    -          Ils promettent de ne rien dire à personne. Et ils font la tête à Tristan parce qu'il ne leur a rien dit.
    -          Bande de gamins, déclare Maëlle qui nous écoute depuis le début.
    -          Je n'aurais pas dit mieux, dis-je.
    Après cette fin de matinée mouvementée, nous rentrons au camping. Maëlle est enchantée de passer devant l'emplacement du club des cinq. Je suis sûre qu'il y en a un qui lui plait. Cependant je ne sais pas lequel c'est ... J'ai tout de même une petite idée ... Je lui demande lequel lui plait, mais elle fait mine de ne pas entendre ma question. Mais je sais que j'ai vu juste car elle a les yeux qui pétillent et un grand sourire. Après un bon repas, nous retournons à la plage. Aujourd'hui, il fait un peu moins chaud et le ciel est un peu gris, du coup nous craignons moins d'attraper des coups de soleil. Florent arrive quelques minutes plus tard avec Tristan et les deux connards. Ils ne m'insultent pas car Florent les entendrait. Mais ils font exprès de mettre du sable sur ma serviette. J'essaye de ne pas m'emporter sinon je vais encore faire une autre crise. Ma jumelle, elle, leur jette un regard noir.
    -          Dommage ce regard noir ma belle, lui sort Jules d'une voix charmeuse, t'es mignonne mais ça gâche tout.
    -          Va te faire voir, réplique Maëlle hors d'elle en serrant les dents.
    -          Ne t'énerve pas, ça m'excite encore plus, lui répond Ludo.
    -          Non mais arrêtez vos conneries bande de gamins, s'emporte Maëlle. Arrêtez de mettre du sable sur la serviette de Camille alors qu'elle ne vous a rien fait, hurle ma jumelle qui n'en peut plus d'eux.
    -          Ah je vois les gars, déclare Florent d'une voix triste et déçue. Vous me décevez à ne pas tenir votre promesse, dit-il d'un ton las.
    -          Flo pardon, dit Ludo, paniquant à l'idée que Florent s'énerve après eux.
    -          C'est auprès de Camille que tu dois t'excuser.
    -          Hors de question !, s'exclament à l'unisson Ludo et Jules.
    -          Alors ne me parlez plus, déclare Florent d'un ton suffisant.
    -          Bien dit, déclare Maëlle, d'ailleurs, je me casse, je ne veux plus voire vos gueules d'enfoirés !
    Elle ramasse ses affaires et fais trois pas pour rentrer au camping, mais le blond de la veille l'arrête.
    -          Tu t'en vas ? On arrivait, c'est dommage de juste se croiser.
    -          Bien dit Nolan, renchéris le bouclé, en plus hier soir, on n'a pas fini notre conversation.
    Maëlle lève les yeux au ciel en entendant le bouclé. Déjà je le sentais pas celui-là mais la réaction de ma frangine me montre que ce n'est pas un mec agréable.
    -          Hugo, ne l'importune pas, lance Léo en riant, on sait tous que tu rêves de l'avoir dans ton lit !
    Tous les garçons pouffent de rire même Florent. Je lui donne une tape sr la tête pour qu'il arrête. Il voit à ma tête que ça m'a déplut et s'excuse. Tous rient encore de la blague du mécheux aux yeux bleus. Tous sauf le métis, ce qui m'intrigue. C'est dingue comme il est mystérieux ce mec ! Son allure de bad-boy ne le rend pas mal du tout, il faut reconnaître. D'ailleurs, Maëlle le mate depuis qu'il est arrivé ... Finalement, le club des cinq s'installe avec nous et ma frangine reste sur la plage. Nous décidons de tous aller nous amuser dans l'eau. Y compris Nicolas et Gabriel qui nous ont rejoints. Bizarrement Noémie n'est pas là à coller son cher Nicolas. Mais mon étonnement ne dure pas longtemps. Je surprends une conversation entre Nicolas et Tristan. Le petit explique à Tristan que Noémie est punie parce que ses parents se sont aperçus qu'elle n'a pas dormi dans sa tente. En entendant cela, Tristan ouvre grand ses yeux et regarde en direction de Florent.
    -          Ne t'en fais pas, il le sait, réplique Nicolas en suivant son regard. Ce matin, il est venu me réveiller parce que Camille lui a raconté dans quel état d'étais hier soir. Il a doublement gueulé quand il a ouvert ma tente puis après j'ai admis avoir fait n'importe quoi et il est reparti, choqué de savoir que j'ai passé la nuit avec elle. Il ne me voit pas grandir, pour lui je reste toujours le petit de la famille qu'il faut protéger.
    -          Oh je vois, lance Tristan avant de tourner la tête vers moi et d'un regard je comprends qu'il se doute que j'ai dormi dans la tente de Flo. Depuis quand tu écoutes miss Camille ?, me demande-t-il en m'éclaboussant ?
    -          Depuis le début mais je ne m'en cache pas et j'en suis fière, dis-je en riant.
    -          Ce n'est pas bien mademoiselle Camille, dit-il avant de m'éclabousser en riant.
    -          M'en fiche, je n'apprends rien.
    Puis je détourne mon regard et le pose en direction des cris que j'entends à ma gauche. J'entends alors distinctement un cri de ma frangine. Je la vois dans les bras du bouclé qui s'apprête à la couler. Les copains du bouclé le soutienne, sauf le métis qui lance un regard noir à son pote le mouton. Gabriel tente de défendre Maëlle.
    -          Gab, je préfère que ce con me fasse couler pour ma blague de tout à l'heure plutôt que de t'entendre me défendre comme si j'étais ta copine.
    Gabriel se vexe. Hugo, lui, est tellement en train de rire de la réplique que Maëlle vient de sortir à Gabriel, qu'il lâche ma sœur dans l'eau. Ses copains rient encore plus, sauf le métis qui soupire d'agacement. Mais en remontant à la surface alors que le bouclé rient encore, ma jumelle s'agrippe à son dos et le fait plonger à son tour. Ce coup-ci, même le métis rit. Moi aussi ça me fait rire, tout comme Florent qui est à mes côtés. Les deux abrutis s'en vont, lassés d'être laissés de côté. Bon débarra ! Je m'écart de mon chéri car Gabriel veut parler à son ainé. Je retourne à ma serviette. Je m'aperçois que je ne suis pas la seule à être sortie de l'eau. Le métis est aussi sur sa serviette en train de bronzer. Il n'est même pas entré entièrement dans l'eau. Il ne doit pas trop aimer ça. En revanche, il a l'air d'adorer bronzer. Un point commun avec ma jumelle, me dis-je en mon for intérieur avant de sourire suite à ma pensée. Dix minutes plus tard, tout le monde est revenu sur le sable. Florent rit avec ses frères et ça me fait plaisir qu'ils ne soient plus fâchés. Maëlle discute avec un des mecs du club des cinq, Lucas, je crois. Tristan rit avec les trois autres derrières. Hugo, Léo, et Nolan sont en train de mater ma sœur, je crois halluciner. Ils sont tout sauf discrets en plus. Tristan n'est pas mieux qu'eux.
    -          Tristan, fais gaffe, elle va te remettre une baffe si tu continues, le préviens-je.
    -          Je croyais être discret, me répond-t-il en baissant la tête.
    -          Tu ne l'es pas plus que les autres, dis-je en riant alors que Hugo, Léo et Nolan baissent la tête, honteux de s'être fait prendre.
    Au même moment, Maëlle repère Tristan qui la dévore du regard bien que je l'ai prévenu. Elle s'approche de lui et lui colle une gifle monumentale.
    -          Je t'ai pourtant prévenu, dis-je en souriant.
    Ma jumelle le regarde avec un regard encore plus noir. Ce qui me fait encore plus rire, tout comme Florent et Nicolas. Gabriel semble ailleurs tandis que le club des cinq réalise que j'avais raison. Tristan ne réalise pas encore ce qu'il vient de lui arriver. Je décide de rentrer au camping. Avant de partir, je demande discrètement à mon chéri si nous pouvons nous voir le soir, alors que les autres sont encore tous choqués de la baffe de Maëlle. Il me répond, avec un air désolé, que ça ne va pas être possible vu qu'il va au bowling avec ses frangins. Je lui dis que ce n'est pas grave et je ramasse mes affaires.
    -          Tu vas où, me demande ma jumelle.
    -          Je rentre.
    -          Attends, je rentre aussi, marre d'être entourée de mecs en manque !
    Elle ramasse vite fait ses affaires dans son sac tout en me parlant comme si les garçons n'étaient pas là.
    -          Ça te dit qu'on aille au bowling ce soir ? Depuis le début on n'a pas été souvent que toutes les deux.
    -          Ok, ça marche.
    -          Ah parce qu'il y a un bowling ici, demande Léo.
    -          Oui et non, réponds-je agacée.
    -          C'est-à-dire, me demande le bouclé.
    -          Oui il y en a un, et non pour ne vous y pointez pas ce soir, lui répond Maëlle en parlant comme si elle s'adressait à un demeuré.
    -          Oh c'est méchant ça, répond le blond étonné de la violence de la phrase de ma jumelle.
    -          Eh les mecs, c'est logique, le dit le métis, elle vient de vous dire qu'elle en a marre des mecs qui l'entourent et qu'elle veut passer la soirée avec sa sœur et Hugo tente de façon peu subtile, comme souvent d'ailleurs, de s'incruster !
    Avec Maëlle, nous nous regardons, étonnées. D'un coup plus personne ne parle. Hugo, Léo et Nolan sont vexé par les paroles du métis, Tristan, Florent et ses frangins qui discutaient se sont stoppés, étonnés d'avoir entendu le métis parler. Et avec ma jumelle nous somme sous le choc : le métis a une voix magnifique. D'ailleurs ma sœur peine à s'en remettre. Elle le fixe, incapable de parler, trop surprise.
    -          Quoi, dit-il sèchement, ne comprenant pas la réaction de Maëlle.
    -          On vient juste d'entendre le son de ta voix pour la première fois, hormis le soir où on t'a entendu chanter, lui expliqué-je.
    -          Je reconnais que je ne suis pas bavard ... Et vous les gars, il se passe quoi, dit-il au trio qui est vexé.
    -          Rien, répondent les concernés, toujours vexés.
    -          Ne faite spas la tête les gars, déclare Lucas, Zach a raison, vous devriez apprendre à être plus subtiles et plus classes.
    -          Oh pitié pas un deuxième Florent, disent à l'unisson Nicolas et Tristan, avant d'éclater de rire, suivis par Gab, Flo, Maëlle et moi.
    Puis nous laissons les mecs entre eux et retournons à notre emplacement. En rentrant, j'essaye de nouveau de savoir lequel plait le plus à ma frangine. Mais c'est sans succès. Pendant le diner, je la préviens que Florent et ses frères seront au bowling vu qu'ils se font une soirée rien que tous les trois.
    -          Bah pas grave ... on fait deux parties et on rentre ?
    -          Ok, ça marche.
    Lorsque nous arrivons devant la piste qui nous a été attribuée, Maëlle est soulagée que nous soyons à l'opposé des trois frères. Elle ne veut pas croiser Gabriel. Et moi ça m'arrange car si nous avions été trop près les frères de Flo auraient pu deviner que nous sommes ensemble. Elle gagne la première, je gagne la seconde. Puis nous rentrons. Je la trouve bizarre.
    -          Ma' qu'est-ce qu'il se passe ?
    -          Rien, pourquoi ?
    -          T'es bizarre, je sais qu'il y a un truc qui te chagrines ... dis-moi.
    -          T'as raison, lâche-t-elle en soupirant, c'est le club des cinq ...
    -          Mais encore ?
    -          L'autre jour, j'ai surpris une dispute entre eux et c'était à cause de moi, alors ça me rend malade ... et puis ...  ils sont vraiment mignons dit-elle en baissant la tête.
    -          Maëlle est amoureuse, Maëlle est amoureuse, dis-je en chantonnant.
    -          J'avoue ...
    -          Eux aussi ils s'intéressent à toi, ne t'en fais pas. Maintenant il faut juste que tu trouves le bon, celui qui ne te fera pas souffrir.
    -          Comme tu dis, mais j'ai déjà mes, enfin ma préférences ...
    -          Allez ! dis, la suppliai-je.
    -          Bah déjà Nolan il est blond et je n'aime pas trop les blonds, même si il est sympa. Ensuite Léo et Hugo ce ne sont pas des mecs sérieux et ils m'énervent à un point, t'imagine même pas.
    -          Oh que si, moi aussi ils m'agacent. En somme il te reste Lucas et Zach, le mec séreux et le mec mystérieux ...
    -          C'est ça. J'ai une petite préférence pour le métis, j'adore le mystère, mais en même temps il y a un truc qui me chagrine avec lui mais je n'arrive pas à savoir ce que c'est ... Et Lucas, faudrait que je le connaisse mieux ...
    -          Hum, hum, j'en connais une qui va faire de beaux rêves, dis-je en riant.
    Maëlle me sourit puis me dit que je ne vais pas beaucoup dormir. Je suis son regard et voit Florent qui arrivent tout souriant vers moi.
    -          Flo ! Mon chéri !
    -          Belle Camille, me chuchote-t-il de sa voix pleine de charme.
    -          Bonne nuit les amoureux, nous lance Maëlle moqueuse en fermant sa tente.
    Avec Florent, nous entrons dans la mienne. Je dois avouer qu'au bowling, c'était dur de le savoir si près de moi sans pouvoir le regarder. Mais j'avais promis à ma sœur et il ne fallait pas que se frères ne s'aperçoivent de quoi que ce soit. Dès que ma tente est fermée, il m'enlace et m'embrasse avec passion. Hé, hé ! On dirait bien qu'il n'y a pas qu'à moi que ça déplut de faire comme si de rien était. Il me chuchote des mots doux à l'oreille. Je lui réponds en susurrant entre deux gémissements. Ses caresses sont si délicates, si douces, ... Un pur bonheur ! Vers une heure du matin, nous nous endormons enlacés, épuisés ... Sans savoir que la matinée suivante serait mouvementée ...

     


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  • Août 2013, 4e semaine de vacances, Vendredi
     
                    Il est aux alentours de 8h lorsque nous ouvrons l'œil le lendemain matin. Le soleil, lui, est plus courageux que nous, il brille déjà de mille feux. Je serais bien restée plus longtemps à flemmarder avec mon adorable Florent, mais ma frangine en a décidé autrement. Alors que je discute avec mon chéri, Maëlle qui prenait son petit déjeuner dans la partie séjour de ma tente, décide de nous interrompre.
    -          Debout les amoureux, fini les chuchotements, lance-t-elle de façon joyeuse.
    -          Ma' t'abuses, dis-je en grognant.
    -          Hé, hé, faut bien que tu saches ce que ça fait d'avoir une sœur casse-pieds de temps en temps, dit-elle en riant, suivie par Florent.
    -          Ha, ha, ha, très drôle, dis-je en faisant semblant d'être vexée.
    Je me lève suivie de Florent. Nous prenons notre petit déjeuner tous les deux, puis il m'annonce qu'il a promis à ses frangins de passer la matinée avec eux et qu'à midi, leur père rentre. Je sais très bien ce que cela signifie : si leur père découvre certaines choses, comme le fait que Florent passe plus de temps avec moi qu'avec Nicolas et Gabriel ou encore que les deux plus jeunes ont pris une cuite mercredi soir ou encore que Nicolas a une copine et qu'il a passé au moins une nuit avec elle, alors il décidera qu'ils rentrent tous à Saint Brieuc. Je me rends bien compte que Florent est anxieux. Je l'embrasse tendrement dans le cou et je lui chuchote des mots doux. Il sourit, puis, après un chaste baiser, il retourne à son emplacement. Alors que mon chéri est parti depuis quelques instants, je reçois un appel de ma mère qui me demande si tout se passe bien avec ma sœur jumelle. Je la rassure et je lui explique qu'on s'entend bien même si hormis quelques répliques, nous ne nous rendons pas encore compte que nous sommes sœurs et non plus amies. Ma mère me répond que c'est normal. Au loin j'entends mon père qui essaye de dire quelque chose mais ma mère le coupe en disant que je ne dois pas entendre ... ça m'intrigue mais je ne dis rien. Ça me rappelle le jour où j'ai appris que j'aurais une surprise le 5 août et que ma mère parlait avec Florent. Après une petite réflexion tout en écoutant mes parents au téléphone, je me dis que le 5 août arrive bientôt. Mes parents raccrochent après m'avoir souhaité une bonne semaine. Aussitôt me téléphone se fait de nouveau entendre. C'est ma jumelle qui m'envoie un sms : « Mission club des cinq ce matin ! J Je ne vais pas aller à la plage avec toi ». Je souris tout en étant inquiète de ne pas savoir ce qu'elle mijote. De mon côté, je prépare mes affaires et me rends à la plage. La mer est calme. Je décide donc de faire quelques longueurs. Je me sens en forme ce matin, je nage plus longtemps que d'habitude. J'aime cette sensation d'être comme un poisson dans l'eau, portée par la mer. Je sors de l'eau après ma longue baignade et laisse ma peau sécher au soleil. La plage est très calme. C'est apaisant. Il y a juste le bruit du clapotis de l'eau qui tranche avec le paysage silencieux. Une bonne demi-heure plus tard, étant sèche, j'attrape mon petit cahier dans mon sac ainsi qu'un stylo et je poursuis l'écriture de ma fiction. Tout à coup, alors que je suis plongée dans mon histoire, quelqu'un arrive dans mon dos. Ce ne peut être mon chéri puisqu'il est avec ses frères, et sans doute son père vu l'heure qu'il est. Je me retourne et découvre Zacharie. Je me recule, surprise de le voir ici, et surtout tout seul ... Aussitôt, je pense au message de ma jumelle et me dis que la présence du métis n'annonce rien de bon. Rien de bon effectivement, mais je n'imaginais pas ce qui s'est passé par la suite ...
    -          Salut belle Camille, ça va ?
    -          Très bien et toi ? Qu'est-ce qui t'amène par ici tout seul ?
    -          Je me promenais et j'avais envie de te parler, alors j'ai trouvé le moment idéal.
    -          Idéal pour me dire quoi ?, lui demandé-je méfiante, trouvant son attitude suspecte.
    Il est assis à côté de moi depuis le début. Il se rapproche. Un peu trop à mon goût.
    -          Tu sais que t'es jolie miss Camille, me dit-il d'une voix sensuelle.
    -          Merci pour le compliment, répond-je mal à l'aise.
    Sans doute mis en confiance par ma réponse, il se colle à moi et tente de m'embrasser !
    -          Non mais ça ne va pas la tête !, m'écrié-je.
    -          Quoi ? Ose me dire que tu ne me trouves pas beau !
    -          Non ais je rêve !, continué-je en parlant fort. Ok tu n'es pas moche mais pourquoi je te le dirais vu que tu as l'air de bien le savoir. Sache tout de même que j'ai un copain que j'adore, alors tiens-toi à carreaux !
    -          Je ne savais pas, me déclare-t-il d'une voix désolée. M'enfin tu sais, sexfriend, je ne suis pas contre, ... dit-il en se mordant la lèvre inférieure.
    Je crois halluciner en le voyant réagir ainsi.
    -          J'ai un copain je t'ai dit ! Ce n'est pas assez clair comme réponse ? Et je suis heureuse avec lui, donc je ne vois pas pourquoi j'irais voir ailleurs ! En plus sexfriend je trouve ça complètement crétin et immoral !
    -          Oh ça va, ne t'énerve pas ! J'oublie ...
    Puis son visage change d'un coup, comme s'il se réveillait et devenait quelqu'un d'autre ou redevenait lui-même, je ne le connais pas assez pour savoir ... son attitude m'interpelle.
    -          Je ne suis qu'un con dit-il pour lui-même, mais je l'entends murmurer.
    Au même moment, mon adorable Florent arrive.
    -          Ça va ma belle ?
    -          Tout baigne mon ange, déclaré-je en souriant.
    -          Je n'avais pas l'impression pourtant, dit-il en glissant un regard suspicieux vers Zacharie.
    -          Ne t'en fais pas, c'est réglé mon cœur, dis-je avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres.
    Zacharie fait une tête de trois kilomètres de long lorsqu'il nous voit ainsi. Il n'avait visiblement pas capté que c'est de Florent que je parlais. Je comprends également à son expression qu'il ne m'a pas crue lorsque je lui ai dit que j'ai un copain, qu'il a pensé que c'était une excuse de ma part pour le faire taire. Son regard change à nouveau ... il s'attriste, s'assombrit. Le métis s'éloigne les épaule basse sans une parole. Mais à peine a-t-il fait quelques pas que Florent le met en garde.
    -          Ne t'avise pas de retoucher à ma copine !
    -          Ne t'en fais pas pour ça ce n'est pas mon genre, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, dit-il sans se retourner avant de filer vers le camping.
    S'il s'était retourné, je suis quasiment sûre que j'aurais pu voir des larmes sur son visage, cela se sentait dans sa voix.  La réaction de Florent me fait rire. J'aime quand il est protecteur comme cela en vers moi. Nous nous allongeons sur ma serviette, au soleil. Je lui raconte tout ce qu'il s'est passé. Il m'explique qu'il a vu une partie de ce qui s'est déroulé depuis la dune. Il m'avoue même avoir eu peur.
    -          Non mais tu crois quoi ?!, lui dis-je légèrement offusquée, je ne suis pas capable de te tromper mon amour, et contrairement à ce que tu as l'air de croire, tu es bien plus beau que lui, à mes yeux en tout cas.
    -          Tu ne m'a pas l'air de lui en vouloir, dit-il étonné.
    -          Au début si, mais la tête qu'il a faite quand il t'as vu et quand il est parti me font comprendre qu'il ne savait vraiment pas qu'on est ensemble, et qu'il regrette vraiment son attitude. A un moment c'est comme si j'avais vu sa vraie nature transpercer et j'ai vu qu'il s'en voulait beaucoup d'avoir agi ainsi. Je pense qu'il se construit une carapace pour se protéger et j'ai de la peine pour le gens qui réagissent ainsi parce que ça veut dire qu'ils ont des problèmes.
    -          J'avoue aussi avoir eu cette impression, moi aussi, quand il est parti.
    -          Tu me cherchais tout à l'heure ?
    -          Pas vraiment, ...
    Florent se met à me raconter pourquoi il s'est trouvé sur la dune. Son père est rentré et il a ramené de mauvaises nouvelles pour sa mère. Florent est inquiet pour ses frères car leur père est très désagréable avec eux en général. Et, il m'avoue qu'il a l'impression que son père attend que leur mère soir partie avec impatience pour leur en faire baver à lui et à ses frères, car habituellement leur mère les défend toujours. Il me raconte que son père n'a jamais été très présent, que lorsqu'il est là, il ne fait que crier sur eux, et que ça lui ait déjà arrivé trois ou quatre fois d'être violent avec Nicolas et Gabriel, et que c'est beaucoup lui qui s'est occupé de ses frères bien qu'il n'y ait pas un grand écart d'âge pour éviter trop de tracas à sa mère. Entendre son histoire me fait vraiment de la peine, et je suis contente tout de même qu'il m'en parle, car je sais que ça prouve qu'il me fait confiance et qu'il a besoin de moi. Je le réconforte en le prenant dans mes bras. Nous rentrons ensuite au camping, et je vais prendre ma douche. En arrivant aux sanitaires, je surprends une conversation entre le métis et ses potes. Ces derniers se demandent où il était passé dans la matinée. Zach ne leur raconte pas. Il leur avoue juste m'avoir croisée à la plage. Ses amis rient, mais il le prend mal. Il va pour partir mais en se retournant, il me voit. Je lui souris pour lui montrer que je ne lui en veux pas de leur avoir dit ça. Ses potes se moquent encore plus de lui. Hugo insiste lourdement en sous entendant que nous nous sommes embrassés ou autre choses du même style. Zach le prend vraiment très mal. Il entre dans une cabine de douche qui vient de se libérer et claque la porte en leur disant :
    -          Vous m'emmerdez !
    Hugo continue d'insister. Je lui cloue le bec en lui disant que j'ai un copain. Il ricane et me dit que ça n'empêche pas. Je lui réplique que j'ai une conscience, une morale, contrairement à lui. Il me déclare qu'avant la fin de la journée, il peut me faire craquer. Mais c'est qu'il commence à m'insupporter sérieusement l'espèce de bouclé ! De colère je lui assène une gifle monumentale et lui dit qu'il n'est qu'un gros pervers en manque. Puis j'entre moi aussi dans une cabine de douche en claquant la porte. Bien que la porte soit fermée, j'entends ma jumelle qui se moque u bouclé. Je suppose donc qu'elle a dû voir toute la scène en arrivant derrière moi sans que je ne la voie. Une bonne dizaine de minutes plus tard, j'entends une porte s'ouvrir avec violence puis la voix de ma jumelle, qui doit encore attendre qu'une douche se libère. A ce qu'elle dit je comprends que c'est el métis qui vient de sortir et qui n'est toujours pas calmé. Elle lui raconte ce qu'elle a vu. J'entends le bouclé protesté depuis sa douche. Moi je suis prête mais toujours énervée et pour être certaine de ne pas croiser le mouton, je reste dans ma douche. J'en ai les larmes aux yeux. Un bon quart d'heure plus tard, quand je sors enfin de ma douche, il n'y a plus personne que je connais, à part ma frangine qui m'attend. Elle veut savoir ce qu'il s'est passé ce matin. Je lui raconte alors que nous retournons vers notre emplacement. Elle grimace. Je vois très bien dans sa réaction que l'attitude de Zach la dérange fortement. Après le déjeuner, je reste un peu sous ma tente à écrire ma fiction. J'ai besoin de me vider la tête. Ma frangine me dit qu'elle part à la plage. Un peu plus tard, en levant le nez de mon cahier, je vois Nicolas et Noémie qui passent dans l'allée en se tenant par la main. J'en déduis que son père doit être reparti ou bien occupé, sinon jamais il ne prendrait le risque de se faire surprendre. J'en déduis que j'ai une chance de voir mon chéri à la plage. Du coup je me lève, prends mes affaire et file m'allonger sur le sable chaud. Lorsque j'arrive sur la dune, je suis triste et étonnée de ne voir personne que je connais. Je descends l'escalier puis m'installe et m'allonge sur le dos. Après avoir envoyé un message à ma sœur « Alors la mission club des cinq ? », je ferme les yeux et tente de me reposer. Une bonne demi-heure plus tard, Florent me rejoint. Il a sa tête des mauvais jours, cela m'inquiète. Il m'explique qu'au vu de l'état de santé de sa mère, elle ne pourra pas revenir au camping et son père non plus.
    -          Ah je suis désolée. Ça veut dire que tu pars, lui demandé-je la voix tremblotante.
    -       Non, la bonne nouvelle, c'est que je reste jusqu'à la fin du mois d'août comme prévu, me dit-il en souriant.
    -          Youpi ! m'exclamé-je avant de l'embrasser.
    Il me serre dans ses bras en me chuchotant que le moment de se séparer arrivera bien un jour. Sa phrase me fait coule rune larme, bien que je sache qu'il a raison. Il essuie la larme sur ma joue. Il ajoute ensuite que sa maman ne pourra sans doute pas rentrer chez eux si son état ne s'améliore pas et qu'elle devra rester dans un milieu aseptisé, donc un hôpital. A son tour il laisse tomber une larme que j'essuie avec douceur. Enlacés, dans notre bulle, nous n'entendons pas les pas qui se rapprochent de nous.
    -          Salut les amoureux, lance Maëlle toute joyeuse.
    Elle installe sa serviette à côté de la mienne. Avec Florent, nous nous écartons un peu pour ne pas que si d'autres personnes arrivent, elles ne comprennent que nous sommes ensembles, surtout si ce sont les frères de Flo. Et justement, peu de temps après les autres arrivent. Lucas met sa serviette à côté de celle de ma frangine. Tristan, lui se met en dessous de Florent, Gabriel va à côté de son frère et Nicolas se pose à côté de Tristan en dessous de son frangin. Le métis installe sa serviette sous celle de ma sœur, le blond se met en dessous de la mienne, entre Tristan et Zach. Léo qui arrive un peu après suivi, à mon plus grand désespoir du bouclé, s'installe à côté du métis et le mouton se met après encore. Les discussions vont de bon train mais je ne suis pas très à l'aise à cause de la présence de Nicolas et Gabriel. Le premier se trouve bientôt occupé par l'arrive de la pétasse, j'ai nommé Noémie, qui se pose à côté de lui. Je profite de cette arrivée pour aller me baigner. Personne ne me suit, j'en suis étonnée. En même temps ça tombe bien, j'ai envie d'être un peu seule. Je fais quelques longueurs. Ça me détends et vu le début de la journée, j'en ai bien besoin ! lorsque je retourne m'allonger sur ma serviette, Nolan propose de se retrouver tous sur la plage le soir. Snas savoir pourquoi je ne suis pas trop partante. Noémie dit que ses parents ne veulent plus qu'elle sorte le soir. Florent dit qu'il n'a pas trop la tête à ça. Et le métis, lui, sans dire non, ne paraît pas très enthousiaste. Les autres sont partants. Aux alentours de 19h, alors que je ne suis toujours pas décidée à aller sur la plage avec les autres, ma sœur en décide autrement. C'est qu'elle est tenace quand elle s'y met ! Elle me sort des fringues et m'ordonne de venir manger avant d'y aller. Ça m'angoisse tellement d'y aller que j'en ai l'appétit coupé. Elle insiste. Lorsque nous arrivons à la plage, Florent fait la même tête que moi, j'en déduis que ses frangins ou Tristan l'ont forcé à venir, lui aussi.
    -          Je vous laisse discuter entre gens déprimés, nous lance ma sœur avec un clin d'œil avant d'aller voir le club des cinq, enfin plus particulièrement Lucas et Zach.
    Nous lui sourions mais ne restons pas seuls très longtemps car Nicolas et Tristan se pointent et se moquent de nous en voyant que nous avons tous les deux été obligés de venir. Tristan commence même à dire que c'est marrant que ça soit tombé sur nous deux. Florent l'arrête d'un regard noir, avant qu'il ne dise que c'est parce que nous sommes ensemble. Moi je regarde ailleurs, faisant mine de surveiller ma frangine, juste pour que Nicolas ne comprenne pas. Avec lui vaut mieux être vigilent parce qu'il est rusé. Il ne faudrait pas qu'il découvre la vérité, en tout cas pas maintenant. Au loin ma jumelle est toute souriante en train de discuter avec Lucas. Ça me fait plaisir de la voir heureuse. Le club des cinq se met ensuite à chanter, accompagné par la guitare de Nolan. Vers 23h, j'en ai vraiment assez d'être là. Le métis le remarque.
    -          On est deux, me dit-il.
    -          C'est un miracle que je sois restée aussi longtemps.
    -          Heureusement que tu es restée, tu ne nous aurais pas entendu chanter sinon, me dit-il en souriant.
    Un beau sourire d'ailleurs. Je souris à mon tour.
    -        D'habitude, j'adore ce genre de soirée, mais ce soir ça me gave. De toute façon tout m'agace aujourd'hui, à commencer par moi-même.
    -          Pourquoi ?
    -          J'en sais trop rien ... je te laisse, je vais rentrer.
    -          Moi aussi, réponds-je en voyant Florent arriver.
    -          On y va miss, me demande mon chéri.
    -          C'est parti mon cœur, dis-je en souriant.
    Nous passons le reste de la soirée au calme dans ma tente, blottis l'un contre l'autre. J'adore être dans ses bras. Ça m'apaise. Nous nous endormons, allongés l'un contre l'autre. Dans le milieu de la nuit, je me réveille. J'entends des bruits au loin, comme des paroles à voix basse. Puis les voix se rapprochent et je les distingue bien que ce soit des chuchotements. Il y a la voix de ma jumelle. Et, incompréhension totale : celle de Zach ! Je croyais qu'il était rentré juste avant moi lui ? Je me promets de demander des explications à Maëlle le lendemain matin. 
     
     

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  • Août 2013, 4e semaine de vacances, Vendredi
     
                    Il est aux alentours de 8h lorsque nous ouvrons l'œil le lendemain matin. Le soleil, lui, est plus courageux que nous, il brille déjà de mille feux. Je serais bien restée plus longtemps à flemmarder avec mon adorable Florent, mais ma frangine en a décidé autrement. Alors que je discute avec mon chéri, Maëlle qui prenait son petit déjeuner dans la partie séjour de ma tente, décide de nous interrompre.
    -          Debout les amoureux, fini les chuchotements, lance-t-elle de façon joyeuse.
    -          Ma' t'abuses, dis-je en grognant.
    -          Hé, hé, faut bien que tu saches ce que ça fait d'avoir une sœur casse-pieds de temps en temps, dit-elle en riant, suivie par Florent.
    -          Ha, ha, ha, très drôle, dis-je en faisant semblant d'être vexée.
    Je me lève suivie de Florent. Nous prenons notre petit déjeuner tous les deux, puis il m'annonce qu'il a promis à ses frangins de passer la matinée avec eux et qu'à midi, leur père rentre. Je sais très bien ce que cela signifie : si leur père découvre certaines choses, comme le fait que Florent passe plus de temps avec moi qu'avec Nicolas et Gabriel ou encore que les deux plus jeunes ont pris une cuite mercredi soir ou encore que Nicolas a une copine et qu'il a passé au moins une nuit avec elle, alors il décidera qu'ils rentrent tous à Saint Brieuc. Je me rends bien compte que Florent est anxieux. Je l'embrasse tendrement dans le cou et je lui chuchote des mots doux. Il sourit, puis, après un chaste baiser, il retourne à son emplacement. Alors que mon chéri est parti depuis quelques instants, je reçois un appel de ma mère qui me demande si tout se passe bien avec ma sœur jumelle. Je la rassure et je lui explique qu'on s'entend bien même si hormis quelques répliques, nous ne nous rendons pas encore compte que nous sommes sœurs et non plus amies. Ma mère me répond que c'est normal. Au loin j'entends mon père qui essaye de dire quelque chose mais ma mère le coupe en disant que je ne dois pas entendre ... ça m'intrigue mais je ne dis rien. Ça me rappelle le jour où j'ai appris que j'aurais une surprise le 5 août et que ma mère parlait avec Florent. Après une petite réflexion tout en écoutant mes parents au téléphone, je me dis que le 5 août arrive bientôt. Mes parents raccrochent après m'avoir souhaité une bonne semaine. Aussitôt me téléphone se fait de nouveau entendre. C'est ma jumelle qui m'envoie un sms : « Mission club des cinq ce matin ! J Je ne vais pas aller à la plage avec toi ». Je souris tout en étant inquiète de ne pas savoir ce qu'elle mijote. De mon côté, je prépare mes affaires et me rends à la plage. La mer est calme. Je décide donc de faire quelques longueurs. Je me sens en forme ce matin, je nage plus longtemps que d'habitude. J'aime cette sensation d'être comme un poisson dans l'eau, portée par la mer. Je sors de l'eau après ma longue baignade et laisse ma peau sécher au soleil. La plage est très calme. C'est apaisant. Il y a juste le bruit du clapotis de l'eau qui tranche avec le paysage silencieux. Une bonne demi-heure plus tard, étant sèche, j'attrape mon petit cahier dans mon sac ainsi qu'un stylo et je poursuis l'écriture de ma fiction. Tout à coup, alors que je suis plongée dans mon histoire, quelqu'un arrive dans mon dos. Ce ne peut être mon chéri puisqu'il est avec ses frères, et sans doute son père vu l'heure qu'il est. Je me retourne et découvre Zacharie. Je me recule, surprise de le voir ici, et surtout tout seul ... Aussitôt, je pense au message de ma jumelle et me dis que la présence du métis n'annonce rien de bon. Rien de bon effectivement, mais je n'imaginais pas ce qui s'est passé par la suite ...
    -          Salut belle Camille, ça va ?
    -          Très bien et toi ? Qu'est-ce qui t'amène par ici tout seul ?
    -          Je me promenais et j'avais envie de te parler, alors j'ai trouvé le moment idéal.
    -          Idéal pour me dire quoi ?, lui demandé-je méfiante, trouvant son attitude suspecte.
    Il est assis à côté de moi depuis le début. Il se rapproche. Un peu trop à mon goût.
    -          Tu sais que t'es jolie miss Camille, me dit-il d'une voix sensuelle.
    -          Merci pour le compliment, répond-je mal à l'aise.
    Sans doute mis en confiance par ma réponse, il se colle à moi et tente de m'embrasser !
    -          Non mais ça ne va pas la tête !, m'écrié-je.
    -          Quoi ? Ose me dire que tu ne me trouves pas beau !
    -          Non ais je rêve !, continué-je en parlant fort. Ok tu n'es pas moche mais pourquoi je te le dirais vu que tu as l'air de bien le savoir. Sache tout de même que j'ai un copain que j'adore, alors tiens-toi à carreaux !
    -          Je ne savais pas, me déclare-t-il d'une voix désolée. M'enfin tu sais, sexfriend, je ne suis pas contre, ... dit-il en se mordant la lèvre inférieure.
    Je crois halluciner en le voyant réagir ainsi.
    -          J'ai un copain je t'ai dit ! Ce n'est pas assez clair comme réponse ? Et je suis heureuse avec lui, donc je ne vois pas pourquoi j'irais voir ailleurs ! En plus sexfriend je trouve ça complètement crétin et immoral !
    -          Oh ça va, ne t'énerve pas ! J'oublie ...
    Puis son visage change d'un coup, comme s'il se réveillait et devenait quelqu'un d'autre ou redevenait lui-même, je ne le connais pas assez pour savoir ... son attitude m'interpelle.
    -          Je ne suis qu'un con dit-il pour lui-même, mais je l'entends murmurer.
    Au même moment, mon adorable Florent arrive.
    -          Ça va ma belle ?
    -          Tout baigne mon ange, déclaré-je en souriant.
    -          Je n'avais pas l'impression pourtant, dit-il en glissant un regard suspicieux vers Zacharie.
    -          Ne t'en fais pas, c'est réglé mon cœur, dis-je avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres.
    Zacharie fait une tête de trois kilomètres de long lorsqu'il nous voit ainsi. Il n'avait visiblement pas capté que c'est de Florent que je parlais. Je comprends également à son expression qu'il ne m'a pas crue lorsque je lui ai dit que j'ai un copain, qu'il a pensé que c'était une excuse de ma part pour le faire taire. Son regard change à nouveau ... il s'attriste, s'assombrit. Le métis s'éloigne les épaule basse sans une parole. Mais à peine a-t-il fait quelques pas que Florent le met en garde.
    -          Ne t'avise pas de retoucher à ma copine !
    -          Ne t'en fais pas pour ça ce n'est pas mon genre, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, dit-il sans se retourner avant de filer vers le camping.
    S'il s'était retourné, je suis quasiment sûre que j'aurais pu voir des larmes sur son visage, cela se sentait dans sa voix.  La réaction de Florent me fait rire. J'aime quand il est protecteur comme cela en vers moi. Nous nous allongeons sur ma serviette, au soleil. Je lui raconte tout ce qu'il s'est passé. Il m'explique qu'il a vu une partie de ce qui s'est déroulé depuis la dune. Il m'avoue même avoir eu peur.
    -          Non mais tu crois quoi ?!, lui dis-je légèrement offusquée, je ne suis pas capable de te tromper mon amour, et contrairement à ce que tu as l'air de croire, tu es bien plus beau que lui, à mes yeux en tout cas.
    -          Tu ne m'a pas l'air de lui en vouloir, dit-il étonné.
    -          Au début si, mais la tête qu'il a faite quand il t'as vu et quand il est parti me font comprendre qu'il ne savait vraiment pas qu'on est ensemble, et qu'il regrette vraiment son attitude. A un moment c'est comme si j'avais vu sa vraie nature transpercer et j'ai vu qu'il s'en voulait beaucoup d'avoir agi ainsi. Je pense qu'il se construit une carapace pour se protéger et j'ai de la peine pour le gens qui réagissent ainsi parce que ça veut dire qu'ils ont des problèmes.
    -          J'avoue aussi avoir eu cette impression, moi aussi, quand il est parti.
    -          Tu me cherchais tout à l'heure ?
    -          Pas vraiment, ...
    Florent se met à me raconter pourquoi il s'est trouvé sur la dune. Son père est rentré et il a ramené de mauvaises nouvelles pour sa mère. Florent est inquiet pour ses frères car leur père est très désagréable avec eux en général. Et, il m'avoue qu'il a l'impression que son père attend que leur mère soir partie avec impatience pour leur en faire baver à lui et à ses frères, car habituellement leur mère les défend toujours. Il me raconte que son père n'a jamais été très présent, que lorsqu'il est là, il ne fait que crier sur eux, et que ça lui ait déjà arrivé trois ou quatre fois d'être violent avec Nicolas et Gabriel, et que c'est beaucoup lui qui s'est occupé de ses frères bien qu'il n'y ait pas un grand écart d'âge pour éviter trop de tracas à sa mère. Entendre son histoire me fait vraiment de la peine, et je suis contente tout de même qu'il m'en parle, car je sais que ça prouve qu'il me fait confiance et qu'il a besoin de moi. Je le réconforte en le prenant dans mes bras. Nous rentrons ensuite au camping, et je vais prendre ma douche. En arrivant aux sanitaires, je surprends une conversation entre le métis et ses potes. Ces derniers se demandent où il était passé dans la matinée. Zach ne leur raconte pas. Il leur avoue juste m'avoir croisée à la plage. Ses amis rient, mais il le prend mal. Il va pour partir mais en se retournant, il me voit. Je lui souris pour lui montrer que je ne lui en veux pas de leur avoir dit ça. Ses potes se moquent encore plus de lui. Hugo insiste lourdement en sous entendant que nous nous sommes embrassés ou autre choses du même style. Zach le prend vraiment très mal. Il entre dans une cabine de douche qui vient de se libérer et claque la porte en leur disant :
    -          Vous m'emmerdez !
    Hugo continue d'insister. Je lui cloue le bec en lui disant que j'ai un copain. Il ricane et me dit que ça n'empêche pas. Je lui réplique que j'ai une conscience, une morale, contrairement à lui. Il me déclare qu'avant la fin de la journée, il peut me faire craquer. Mais c'est qu'il commence à m'insupporter sérieusement l'espèce de bouclé ! De colère je lui assène une gifle monumentale et lui dit qu'il n'est qu'un gros pervers en manque. Puis j'entre moi aussi dans une cabine de douche en claquant la porte. Bien que la porte soit fermée, j'entends ma jumelle qui se moque u bouclé. Je suppose donc qu'elle a dû voir toute la scène en arrivant derrière moi sans que je ne la voie. Une bonne dizaine de minutes plus tard, j'entends une porte s'ouvrir avec violence puis la voix de ma jumelle, qui doit encore attendre qu'une douche se libère. A ce qu'elle dit je comprends que c'est el métis qui vient de sortir et qui n'est toujours pas calmé. Elle lui raconte ce qu'elle a vu. J'entends le bouclé protesté depuis sa douche. Moi je suis prête mais toujours énervée et pour être certaine de ne pas croiser le mouton, je reste dans ma douche. J'en ai les larmes aux yeux. Un bon quart d'heure plus tard, quand je sors enfin de ma douche, il n'y a plus personne que je connais, à part ma frangine qui m'attend. Elle veut savoir ce qu'il s'est passé ce matin. Je lui raconte alors que nous retournons vers notre emplacement. Elle grimace. Je vois très bien dans sa réaction que l'attitude de Zach la dérange fortement. Après le déjeuner, je reste un peu sous ma tente à écrire ma fiction. J'ai besoin de me vider la tête. Ma frangine me dit qu'elle part à la plage. Un peu plus tard, en levant le nez de mon cahier, je vois Nicolas et Noémie qui passent dans l'allée en se tenant par la main. J'en déduis que son père doit être reparti ou bien occupé, sinon jamais il ne prendrait le risque de se faire surprendre. J'en déduis que j'ai une chance de voir mon chéri à la plage. Du coup je me lève, prends mes affaire et file m'allonger sur le sable chaud. Lorsque j'arrive sur la dune, je suis triste et étonnée de ne voir personne que je connais. Je descends l'escalier puis m'installe et m'allonge sur le dos. Après avoir envoyé un message à ma sœur « Alors la mission club des cinq ? », je ferme les yeux et tente de me reposer. Une bonne demi-heure plus tard, Florent me rejoint. Il a sa tête des mauvais jours, cela m'inquiète. Il m'explique qu'au vu de l'état de santé de sa mère, elle ne pourra pas revenir au camping et son père non plus.
    -          Ah je suis désolée. Ça veut dire que tu pars, lui demandé-je la voix tremblotante.
    -          Non, la bonne nouvelle, c'est que je reste jusqu'à la fin du mois d'août comme prévu, me dit-il en souriant.
    -          Youpi ! m'exclamé-je avant de l'embrasser.
    Il me serre dans ses bras en me chuchotant que le moment de se séparer arrivera bien un jour. Sa phrase me fait coule rune larme, bien que je sache qu'il a raison. Il essuie la larme sur ma joue. Il ajoute ensuite que sa maman ne pourra sans doute pas rentrer chez eux si son état ne s'améliore pas et qu'elle devra rester dans un milieu aseptisé, donc un hôpital. A son tour il laisse tomber une larme que j'essuie avec douceur. Enlacés, dans notre bulle, nous n'entendons pas les pas qui se rapprochent de nous.
    -          Salut les amoureux, lance Maëlle toute joyeuse.
    Elle installe sa serviette à côté de la mienne. Avec Florent, nous nous écartons un peu pour ne pas que si d'autres personnes arrivent, elles ne comprennent que nous sommes ensembles, surtout si ce sont les frères de Flo. Et justement, peu de temps après les autres arrivent. Lucas met sa serviette à côté de celle de ma frangine. Tristan, lui se met en dessous de Florent, Gabriel va à côté de son frère et Nicolas se pose à côté de Tristan en dessous de son frangin. Le métis installe sa serviette sous celle de ma sœur, le blond se met en dessous de la mienne, entre Tristan et Zach. Léo qui arrive un peu après suivi, à mon plus grand désespoir du bouclé, s'installe à côté du métis et le mouton se met après encore. Les discussions vont de bon train mais je ne suis pas très à l'aise à cause de la présence de Nicolas et Gabriel. Le premier se trouve bientôt occupé par l'arrive de la pétasse, j'ai nommé Noémie, qui se pose à côté de lui. Je profite de cette arrivée pour aller me baigner. Personne ne me suit, j'en suis étonnée. En même temps ça tombe bien, j'ai envie d'être un peu seule. Je fais quelques longueurs. Ça me détends et vu le début de la journée, j'en ai bien besoin ! lorsque je retourne m'allonger sur ma serviette, Nolan propose de se retrouver tous sur la plage le soir. Snas savoir pourquoi je ne suis pas trop partante. Noémie dit que ses parents ne veulent plus qu'elle sorte le soir. Florent dit qu'il n'a pas trop la tête à ça. Et le métis, lui, sans dire non, ne paraît pas très enthousiaste. Les autres sont partants. Aux alentours de 19h, alors que je ne suis toujours pas décidée à aller sur la plage avec les autres, ma sœur en décide autrement. C'est qu'elle est tenace quand elle s'y met ! Elle me sort des fringues et m'ordonne de venir manger avant d'y aller. Ça m'angoisse tellement d'y aller que j'en ai l'appétit coupé. Elle insiste. Lorsque nous arrivons à la plage, Florent fait la même tête que moi, j'en déduis que ses frangins ou Tristan l'ont forcé à venir, lui aussi.
    -          Je vous laisse discuter entre gens déprimés, nous lance ma sœur avec un clin d'œil avant d'aller voir le club des cinq, enfin plus particulièrement Lucas et Zach.
    Nous lui sourions mais ne restons pas seuls très longtemps car Nicolas et Tristan se pointent et se moquent de nous en voyant que nous avons tous les deux été obligés de venir. Tristan commence même à dire que c'est marrant que ça soit tombé sur nous deux. Florent l'arrête d'un regard noir, avant qu'il ne dise que c'est parce que nous sommes ensemble. Moi je regarde ailleurs, faisant mine de surveiller ma frangine, juste pour que Nicolas ne comprenne pas. Avec lui vaut mieux être vigilent parce qu'il est rusé. Il ne faudrait pas qu'il découvre la vérité, en tout cas pas maintenant. Au loin ma jumelle est toute souriante en train de discuter avec Lucas. Ça me fait plaisir de la voir heureuse. Le club des cinq se met ensuite à chanter, accompagné par la guitare de Nolan. Vers 23h, j'en ai vraiment assez d'être là. Le métis le remarque.
    -          On est deux, me dit-il.
    -          C'est un miracle que je sois restée aussi longtemps.
    -          Heureusement que tu es restée, tu ne nous aurais pas entendu chanter sinon, me dit-il en souriant.
    Un beau sourire d'ailleurs. Je souris à mon tour.
    -          D'habitude, j'adore ce genre de soirée, mais ce soir ça me gave. De toute façon tout m'agace aujourd'hui, à commencer par moi-même.
    -          Pourquoi ?
    -          J'en sais trop rien ... je te laisse, je vais rentrer.
    -          Moi aussi, réponds-je en voyant Florent arriver.
    -          On y va miss, me demande mon chéri.
    -          C'est parti mon cœur, dis-je en souriant.
    Nous passons le reste de la soirée au calme dans ma tente, blottis l'un contre l'autre. J'adore être dans ses bras. Ça m'apaise. Nous nous endormons, allongés l'un contre l'autre. Dans le milieu de la nuit, je me réveille. J'entends des bruits au loin, comme des paroles à voix basse. Puis les voix se rapprochent et je les distingue bien que ce soit des chuchotements. Il y a la voix de ma jumelle. Et, incompréhension totale : celle de Zach ! Je croyais qu'il était rentré juste avant moi lui ? Je me promets de demander des explications à Maëlle le lendemain matin. 
     
     

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  • Août 2013, 4e semaine de vacances, Dimanche
     
                    Le lendemain matin, le réveil est un peu dur. Ma jumelle dort encore. En même temps, vu ses abus de la veille, ça ne m'étonne pas. Il y en a d'autres qui doivent aussi avoir mal aux cheveux ce matin. Je prends mon petit déjeuner avec mon chéri, puis nous décidons d'aller nous balader sur les sentiers côtiers. Alors que nous rentrons de notre balade aux alentours de onze heures, après avoir passé un moment en couple à la crique, nous apercevons le métis seul sur la plage. Il est assis sur le sable, le regard fixé sur l'horizon et il jette des cailloux dans l'eau.
    -          Il n'a pas l'air d'aller bien, remarque Florent.
    -          J'avoue, ... dis mon cœur, ça te dérange si je vais le voir, il est bizarre depuis vendredi.
    -          Pas de souci ma belle, j'avais la même idée que toi. Tu crois que je peux venir ?
    -          Bien sur mon cœur. Ça va lui montrer que tu ne lui en tiens pas rigueur.
    Nous descendons par un petit chemin tracé dans la dune et nous nous approchons du métis. Il ne bouge pas à notre arrivée. Nous attendons quelques minutes assis à côté de lui. Je suis entre les deux garçons. Sortant de ses pensées quelques instants plus tard, Zach se tourne enfin vers moi. Il me fixe, surpris par ma présence et par celle de Florent, sans doute encore plus. Puis il reporte son attention sur la mer et l'horizon, sans rien dire.
    -          Zach, qu'est-ce qu'il t'arrive ?, l'interrogé-je d'une voix douce pour qu'il se confie.
    -          Pourquoi tu me parles ? Je suis un monstre !
    -          Arrête ! Si c'est par rapport à vendredi, t'en fait pas, c'est oublié pour moi comme pour Flo. Ne te rends pas malade pour cette histoire.
    -          Camille a raison, c'est de l'histoire ancienne mec, passe à autre chose. On s'inquiète pour toi là.
    -          Je m'excuse, commence le métis la voix tremblante, vraiment je suis sincèrement désolé, je ne sais pas quoi faire pour me faire pardonner, et que ça sorte de ma tête.
    -          Pour te faire pardonner ? Arrête d'y penser, puisque c'est oublié, dis-je avec un sourire.
    -          Purée, mais je ne changerais jamais, soupire le métis avant de frapper dans le sable pour laisser éclater sa colère. ... J'ai toujours été un parfait salopard avec les filles, déclare-t-il en baissant la tête, ça m'énerve d'être comme ça !
    Il se met à pleurer. Je jette un regard à mon chéri. Lui aussi est étonné de voir le métis dans cet état-là.
    -          Ecoute-moi Zach, je ne dis rien sur ta vie d'avant, je ne la connais pas. Mais vendredi, quand Florent est arrivé puis aussi quand tu es reparti, j'ai vu dans ton regard un mec bien. Il est au fond de toi, il faut que tu le fasses remonter à la surface.
    Il me regarde avec un demi-sourire forcé. Florent me chuchote que je me débrouille très bien pour lui remonter le moral. Du coup, je poursuis.
    -          Sors de cette carapace, montre-toi sous ton vrai jour, personne ne te veux de mal, dis-je d'une voix calme pour le rassurer et le mettre en confiance.
    -          Tu parles, me dit-il après un soupir, aucune fille ne s'intéresse à moi, à croire que c'est écrit sur mon front ce putain de passé de merde !
    -          Si tu nous en disais un peu plus, nous pourrions peut-être t'aider, suggère Florent.
    Zacharie nous regarde, esquisse un sourire puis nous raconte ce qui lui est arrivé. Il dit qu'il se comporte ainsi, comme un bâtard, ce sont ses mots, depuis que sa première copine l'a pris pour un con et l'a humilié. Son histoire me fait penser à celle de ma jumelle en inversé. Même si, heureusement, ma sœur n'est pas devenue une garce.
    -          Moi, je peux t'assurer que depuis que tu es arrivé, il y a plus d'une fille qui t'a regardé. Mais si tu continues de penser que tu es un con ça ne va pas t'aider. Je suis certaine que d'ici à ce que tu repartes, tu auras une copine.
    -          J'aimerais te croire, me répond-t-il en esquissant un sourire.
    Tout à coup, un éclair traverse mon esprit. Depuis mercredi, ma sœur est vraiment étrange. Je regarde encore une fois Zach puis sort mon téléphone et vais sur facebook. Je regarde le profil de l'ex de Maëlle. La photo me frappe et je pense comprendre quelque chose. Pendant ce court laps de temps, Florent et Zach discutent ensemble. Il faut que je parle rapidement à ma frangine pour mettre cette histoire au clair ! Mon téléphone sonne. En voyant que ce sont mes parents, je m'excuse auprès des garçons et m'éloigne un peu avant de décrocher et de remonter la dune. Tout en parlant avec mes parents, j'observe mon chéri et le métis. Ils rient ensemble, et ça fait plaisir à voir. Puis je rentre manger. Le repas se passe dans un silence total ! Maëlle m'a clairement fait comprendre qu'elle est de mauvaise humeur et qu'elle ne veut pas parler. Je la connais dans ces moment-là, mieux vaut ne pas insister. Je suppose qu'elle n'a pas digéré ce qui s'est passé la veille en boite. Comme moi j'ai envie et besoin de lui parler, j'opte pour ma technique favorite. Je prends une grande feuille blanche et je lui dis tout ce que j'ai à lui dire. A la fin je mets qu'elle me répond quand elle veut et de la manière qu'elle préfère. Je me doutais qu'en faisant ainsi, elle me parlerait après avoir lu toute la feuille. En effet, sur le papier j'ai commencé par lui écrire ce qui s'est passé à la plage avant le repas, puis, que j'ai été sur facebook et que je pense savoir pourquoi elle bloque avec le métis mystérieux. Bien évidemment, je ne suis pas entrée dans les détails de la vie de Zach, libre à lui d'en parler à qui il veut. Maëlle me demande illico pourquoi je pense savoir. Je lui montre alors la photo de son ex, puis une de Zach que j'ai trouvée sur le réseau social également. Elle lève les yeux vers moi et reconnais que je suis tombée dans le mille. Je lui fais alors remarquer que ce n'est pas parce qu'ils sont tous les deux d'origine arabe et que physiquement ils se ressemblent, qu'ils ont le même caractère. Elle approuve ma pensée. Pour passer l'après-midi, nous décidons d'aller à la plage. Il fait très chaud aujourd'hui. Alors que nous étions installées depuis un bon moment sur le sable brulant, les parents nous ont rappelées, enfin ils ont appelé Maëlle plutôt. J'entendais parler d'une surprise mais je n'ai pas réussi à en savoir plus. En fin d'après-midi, Florent nous rejoint. Maëlle nous quitte rapidement, nous laissant en amoureux. Avec Flo nous rentrons aussi peu de temps après elle. Je reste discuter avec mon chéri devant ma tente. Et, au moment où il dépose un léger baiser sur mes lèvres, Nicolas passe dans l'allée. Le petit frère de mon chéri se racle la gorge. Je panique un peu, mais la blague qu'il me sort me rassure. Il a l'air content pour nous, ça me rassure. D'un coup, le portable de Nicolas sonne, c'est son père visiblement. De ce que je comprends, leur mère est toujours à l'hôpital. Nicolas passe son portable à son frère en lui demandant le sien pour joindre Gabriel. Nicolas appelle son frère avant d'écrire quelque chose avec le portable de Florent. Je me méfie un peu, il a une tête bizarre. Mon portable vibre. En lisant le sms, je panique totalement. Ça me fait penser aux sarcasmes des deux abrutis. En fait c'est Nicolas qui m'a envoyé un message avec le portable de Florent, en me disant qu'il a pris mon numéro et qu'il va pouvoir me charrier autant qu'il veut. Je sais parfaitement que ce n'est pas méchant, mais je ne peux m'empêcher de sangloter. Nicolas ne s'en rend pas compte, car trop heureux de sa petite blague, il s'est éclipsé dès que mon portable a vibré. Je ne veux rien dire à Florent, mais il vient juste de raccrocher et il voit mes larmes sur mes joues. Il regarde alors l'écran de mon téléphone que je tiens toujours dans mes mains et découvre le message de son petit frère. Il entre dans une colère noire. Il sort en furie de ma toile de tente et part à la recherche de Nicolas en embarquant mon téléphone. Ma sœur qui voit toute la scène me demande exactement ce qu'il s'est passé. Je lui explique. Au même moment, Florent repasse devant nous sans nous voir.
    -          Mais ce n'est pas possible, il est passé où ce p'tit con !, s'énerve-t-il.
    -          De qui tu parles, l'interroge Tristan qui l'entend alors qu'il passait par là.
    -          De mon abruti de petit frère !
    Je n'ai jamais entendu Florent parler de ses frères comme ça. Il est encore très énervé et après il va s'en vouloir. J'aimerais bien faire quelque chose mais je ne peux rien faire. Il ne sait même pas que je l'entends depuis ma tente parler avec son meilleur ami. J'essaye de sécher mes larmes mais c'est dur.
    -          Lequel, lui demande Tristan. Nico ?
    -          Oui, ce con, il a piqué le numéro de Camille dans mon portable et il l'emmerde avec des sms. Elle en pleure.
    -          Je vois, alors là ce n'est pas moi qui déteins sur lui ce sont plutôt Ludo et Jules. Mais ils le savent tes frères que tu sors avec Camille, l'interroge Tristan surpris.
    -          Nico nous a surpris tout à l'heure, Gab ne sait rien. Enfin sauf si Nico le lui a raconté.
    Florent raconte à Tristan ce qui s'est passé quelques minutes auparavant. Nous entendons tout avec ma jumelle puisqu'ils sont dans l'allée juste devant notre emplacement. A ce moment-là, Nicolas repasse par là par hasard, sans doute après avoir été voir Noémie sur son emplacement qui n'est, malheureusement, pas bien loin du mien. Florent l'attrape fermement par le bras. Les yeux de mon chéri lancent des éclairs. Je ne l'ai jamais vu comme ça. Heureusement que Tristan est là sinon Florent aurait, de colère, giflé Nicolas et s'en serait voulu à vie, je commence à le connaître.
    -          Flo, je t'assure que je ne pensais pas à mal, dit-il piteusement, c'était pour rire.
    -          Tu te rends compte ou pas ! Tes conneries c'est les mêmes que celles qu'elle supporte depuis un mois de la part de Jules et Ludo !
    -          Lâche-moi, que j'aille m'excuser. Je n'ai pas mesuré la portée de mon acte. Je te promets que ce n'était pas méchant.
    Au visage de mon chéri que j'aperçois, je devine qu'il s'en veut de s'être autant emporté. Nicolas arrive à ma hauteur.
    -          Je suis désolé Camille, vraiment c'était pour rire. Si j'avais su tout ça, je ne l'aurais pas fait.
    Le pauvre, il se sent vraiment mal.
    -          Excuses acceptées, dis-je. S'il n'y avait pas eu les deux abrutis, je l'aurais bien pris, mais là, c'était au-dessus de mes forces. C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
    -          Pardon Camille, je m'en veux de t'avoir fait pleurer, tu ne le mérites pas. Et puis Flo est si rancunier quand on fait des conneries avec Gab, qu'il va m'en vouloir pour longtemps. Il n'est pas près de me reparler.
    -          Ne t'inquiète pas, c'est déjà oublié. Et puis regarde ton frère, dis-je en le montrant aux côté de Tristan qui tente de le rassurer, crois-moi il ne va pas t'en vouloir. Regarde-le il s'en veut déjà de s'être autant emporté.
    Florent vient vers nous.
    -          Nico, excuse-moi, déclare Florent à son petit frère, j'y ai été un peu fort.
    -          Pas grave. Je comprends, c'est dans ta nature d'être protecteur. Avec moi, avec Gab, avec Camille ... Pas de doute, tu feras un parfait papa poule, finit-il en riant.
    Florent sourit. Tristan et Nicolas se tchèquent.
    -          Tu gères Nico, depuis le temps que je voulais le lui sortir le papa poule, t'as réussi en beauté mec !
    Tout le monde rit. L'incident est clos. Une fois que je suis seule avec mon chéri, je tente d'en savoir plus auprès de mon chéri pour ma surprise. Mais c'est peine perdue, il n'est pas plus bavard que ma sœur ou mes parents. Pourtant je sais qu'il est au courant. Il me dit que je peux tout tenter, il ne cédera pas et ne me dira rien.
    -          De toute façon, dans moins de 24h, tu sauras.
    -          Pas faux.
    Nous nous séparons pour diner, puis nous nous retrouvons ensuite à la crique des amoureux. 
     
     

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  • Août 2013, 5e semaine de vacances, Lundi
     

                    Lorsque je me réveille vers 7h50, je m'aperçois que mon chéri est déjà parti. Je regarde mon téléphone. Comme je m'en doutais, il m'a laissé un message me disant qu'il est parti tôt pour pas que Gabriel ne se rende compte de quelque chose. Je souris en voyant la fin de son message avec dix petits « <3 ». Dès que je me lève, je pense à ma surprise. Ça tombe bien, ma sœur déjeune, je vais pouvoir la cuisiner un peu. Manque de chance pour moi, elle me voit venir avec mon grand sourire et me devance.
    -          Non Camille, ce n'est pas la peine de me poser de questions, tu ne sauras rien avant cet après-midi.
    -          Cet après-midi ! Mais c'est loin !
    -          Mais non, aller, va t'occuper, me lance-t-elle avec un grand sourire.
    -          Tu me vires là ?
    -          Mais non, mais non, ... enfin un peu dit-elle avant de me faire une grimace.
    Puisque je ne peux rester à ma tente, je vais à la douche puis décide d'aller bronzer à la plage. Manque de chance pour moi, il y a déjà beaucoup de gens. Je n'aime pas les gens moi ! Me dis-je en mon for intérieur. Il y a les deux abrutis au loin, mais eux, j'en suis débarrassée, ils ne parlent plus à personne ! Mais il y a aussi le club des cinq. Zach me dit bonjour de loin, Lucas et Nolan aussi. Le bouclé discute avec le dernier et l'un comme l'autre, ne prêtent pas attention à moi. Ce qui, de leur part, ne me fait ni chaud ni froid. Tout à coup, alors que je suis assise en train de regarder la mer depuis au moins dix minutes, je sens quelqu'un s'asseoir à côté de moi. Méfiante, je me rends compte que ça ne peut être Florent. Je me retourne pour voir la tête de l'incrusteur et au moment où je tourne la tête, Hugo se jette sur moi et m'embrasse ! Enfin ma joue car j'ai eu le réflexe de me décaler à temps.
    -          Non mais ça ne va pas la tête ! Espèce de bouclé de malheur, dégage de ma vue ! Vas te faire foutre, hurlé-je avant de sangloter.
    Les autres regardent sans intervenir. Mais Hugo revient à la charge. Il me dit que nous pouvons être sex-friend. Je lui hurle dessus en lui disant que j'ai un merveilleux copain avec lequel je m'entends parfaitement bien et qu'en plus ce sont des relations malsaines les sex-friend. Hugo voit rouge et mêle ma frangine à l'histoire en disant que c'est une chance que j'ai une jumelle, je cite sa phrase, « plus open ». Je lui assène une gifle monumentale en lui disant d'arrêter de prendre ma sœur pour un objet dont il veut se servir pour se vider les couilles. Oui je sais ma réponse est vulgaire, mais bon il m'horripile alors je me défoule. Mais tenace, il continue de m'insulter sauf que vidée de toutes mes forces vu que je me suis énervée, je ne me défends plus. Et je tente seulement de me contrôler parce que je suis encore au bord de la crise d'angoisse. C'est dingue, dès que je m'énerve, ça recommence ... Du coup, le métis se rapproche et prend ma défense et demande à Hugo de partir. Hugo résiste un peu mais Nicolas qui devait être sur la dune, arrive et d'un regard noir il intime au bouclé de partir. Je n'ai jamais vu le petit frère de Florent avec un regard aussi dur. Hugo se calme et finit par partir chercher du secours auprès de ses trois autres amis. Ces derniers restent neutres. Vexé le bouclé va bouder seul un peu plus loin sur la plage.
    -          Merci Zach, mais ne te fâche pas avec ton pote à cause de moi, je ne me le pardonnerais pas.
    -          Ne t'en fais pas, il va vite se débouquer. Il est jaloux que tu lui en veuille alors que moi tu ne m'en veux pas.
    -          Mais ce n'est pas pareil, toi, tu ne savais rien et t'étais vraiment mal, perdu, alors que lui il savait et il en a fait exprès, comme un jeu !
    -          Je sais ... répond-il en soupirant. Je te laisse, je suis attendu. A plus Camille.
    -          A plus, dis-je à l'attention du métis avant de me tourner vers Nicolas. Merci Nico, tu ne saurais pas où est Flo par hasard ?
    -          De rien, Flo va être ravi d'apprendre ta réplique sur le « merveilleux copain », e moque gentiment Nicolas en imitant ma voix.
    -          Comment pourrait-il le savoir ?
    -          Quelle question, j'ai entendu je vais lui dire, me dit-il avec un sourire espiègle.
    -          Tsss, réponds-je en lui donnant une tape sur la tête pour qu'il arrête de faire le con. Et Flo tu sais où il se cache ?
    -          Yep, il est avec ta sœur en train de te préparer une surprise. Je n'ai pas tout compris mais en tout cas tu ne dois pas rentrer tout de suite au camping. Ah et ils ont réquisitionné Zach aussi, ce pourquoi il est parti tout à l'heure.
    -          Oh les traites ! Ils se lient pour manigancer contre moi, dis-je en riant.
    -          Ils m'ont assuré que tu allais être au comble de la joie, me dit-il avant de s'éclipser en direction de Tristan qui arrive sur la plage.
    Je me rallonge sur ma serviette pour bronzer. Je tente de joindre Sophie, mais elle ne me répond pas. Kévin et Debora ne répondent pas non plus. Finalement je décide de lire un peu mon roman sentimental. Vers 12h40, je rentre au camping. Ma jumelle est en train de préparer à manger. Rien ne semble avoir changé, me demande bien ce qu'ils sont soit disant préparé pour ma surprise ... nous mangeons toutes les deux en riant. Je suis impatiente d'en savoir plus.  Après le repas, je vais faire la vaisselle puis je reste à l'ombre de ma tente. Quelques minutes plus tard, à peine, j'entends une voiture arriver mais je n'y prête pas attention. J'ai vu en rentrant de la plage tout à l'heure que nos voisins étaient partis. Mais je ne peux me replonger dans mon livre puisque ma jumelle m'appelle dehors. Je sors donc de ma tente mais je ne la vois pas. Sa tente est ouverte, mais elle n'y est pas. Je me retourne alors pour la chercher du regard. Mais là je découvre, avec stupeur, trois de mes meilleurs amis de Rennes. Ils sont là tout sourire dans l'allée. Je reste clouée sur place, bouche bée, quelques secondes puis je me jette dans leurs bras. Trop heureuse qu'ils soient là. J'en ai les larmes aux yeux. Je me tourne vers ma tente et je vois Maëlle, Zach et Florent qui se moquent de moi. Je m'approche d'eux au moment où Florent allait partir. Je l'attrape par le bras. Il se retourne.
    -          Content de te voir heureuse, me chuchote-t-il.
    -          Je me vengerais mon amour pour cette surprise.
    -          J'attends de voir ça avec impatience, me répond-t-il moqueur alors que je lui frappe le bras pour lui montrer mon mécontentement.
    Il sourit puis me dit qu'il doit aller voir son cadet qui apparemment veut le voir vite. Il part mais Maëlle et Zach se moquent encore de moi.
    -          Vous deux aussi je me vengerais.
    Ils font une petite tête désolée, trop adorable.
    -          Tient, vous faites la même tête pour vous faire pardonner.
    Ma sœur me foudroie du regard pour que je me taise.
    -          En même temps, qui se ressemble, s'assemble ; vous seriez mignons tous les deux.
    Maëlle me jette un regard noir et file bouder dans sa tente alors que Zach fait une tête bizarre. Il m'interroge du regard pour tenter de savoir pourquoi j'ai dit ça mais je ne lui dit rien. Sa réaction me confirme simplement ce que je pensais ... Puis le métis sort une blague qui fait rire tout le monde, y compris mes amis dans l'allée et ma sœur dans sa tente. Ensuite, il s'en va alors que je vais aider Sophie, Debora et Kévin à installer leur campement. C'est à dire leurs deux toiles de tentes en fonction du vent et du soleil. Tout cela dans la bonne humeur, évidemment. Je dois reconnaître que je ne réalise pas encore qu'ils sont là pour une longue durée. Après deux heures d'installation, nous nous installons devant ma toile de tente et sirotons une bière chacun, même Sophie ce qui m'étonne, tout en discutant. Débora a trouvé que le paysage est magnifique depuis qu'ils ont quitté la 2x2 voies. Alors que nous discutons au soleil, Maëlle revient de la plage les cheveux mouillés.
    -          Alors elle est bonne la flotte ?
    -          Oui, ça va, mais ça aurait été mieux si ce n'était pas un bain forcé !
    -          Qui est le con qui a osé s'en prendre à ma sœur, l'interrogé-je en riant.
    Sophie, Débora et Kévin me regardent en mode choqués. Oups, j'ai oublié de faire les présentations.
    -          Oh oui, pardon, dis-je en voyant leur tête, je vous présente Maëlle, ma jumelle. Ma' voici Sophie, Débora et Kévin.
    -          Enchanté, disent à l'unisson mes amis.
    -          De même, répond ma frangine. Camille, ce n'est pas le con mais les cons. Y avait Nico, Gab, Zach, Lucas et Tristan. Sans compter Hugo qui les encourageait alors qu'il ne savait même pas pourquoi les autres voulaient me mettre à la flotte. Il m'agace ce bouclé !
    -          Y avait pas Flo ?
    -          Non il était au téléphone avec sa mère d'après Gabriel.
    -          Ah ok. Tu veux aller à la danse ce soir ?
    -          Quelle danse, me demande Kevin intrigué.
    Je ris, suivie de Sophie et Debora, puis lui répond.
    -          Les cours d'initiation à la danse bretonne.
    -          Ah ça doit être marrant, me dit-il en souriant.
    -          Oui, j'y vais, me répond Maëlle.
    -          Cool ! Sophie, Deb, Kevin, ça vous tente ?
    -          Oui, beaucoup, me répond Debora.
    -          Pareil pour moi, déclare Sophie.
    -          Moi aussi, répond le seul mec présent.
    -          D'accord ! C'est super. J'envoie un sms à Flo pour savoir s'il peut venir et après on va à la plage ?
    -          Ça marche, me répond Sophie avec un clin d'œil.
    Mes trois amis retournent à leur emplacement pour se préparer à aller à la plage. Je fais de même dans ma tente tout en discutant avec ma jumelle. Elle m'en veut un peu encore pour ma blague de tout à l'heure. Lorsque nous arrivons à la plage tous ensembles, Maëlle se fait alpaguer par ceux qui l'ont foutue à l'eau.
    -          Un petit tour à la flotte, lui demande Tristan moqueur.
    -          La ferme les gars, vous êtes lourds, dit-elle avant de s'allonger sur sa serviette.
    J'espère qu'ils ont tous compris qu'elle est énervée parce que sinon ça sent l'embrouille. Malheureusement pour les filles, ce sont Hugo et Léo qui repèrent les trois nouvelles têtes en premiers. Mais dès qu'ils ouvrent leur bouchent et commencent à débiter des propos désobligeants, Sophie les remet en place d'un phrase sèche et bien sortie. Ils se vexent. Sophie me chuchote à l'oreille.
    -          Il est où ton chéri parmi ces beaux gosses ?
    -          Pas là, malheureusement ... y a juste ces deux frères là-bas, dis-je en désignant Nicolas et Gabriel. Mais Gabriel ne le sait pas alors faut pas en parler.
    -          Ah d'accord, t'inquiète pas je serais muette comme une carpe, me sourit-elle.
    Elle se retourne vers Kevin, son chéri. Debora mate les garçons derrière ses lunettes de soleil. Et moi, je vais quoi ? J'envoie un sms à Nicolas pour essayer de savoir où se cache Florent, vu que mon chéri ne me répond pas. « Moi non plus il ne me répond pas. Il doit encore être au tél avec maman. Ne t'inquiète pas Camille », telle est la réponse de Nico. Cinq minutes plus tard, en effet, Florent me téléphone. Il me dit que c'est d'accord pour la danse bretonne le soir. Vers 18h, nous rentrons, moi, ma sœur et mes amis rennais à l'emplacement pour manger et nous préparer pour aller à la danse. A 20 précises nous arrivons au gymnase, pile à l'heure pour le début du cours. C'est Debora qui nous a emmenés. Flo lui est venu avec sa voiture, et surprise, ses frangins ! Il a réussi à les convaincre et c'est bien pour eux mais moi ça ne m'arrange pas vraiment ... Surtout la présence de Gab qui me gêne parce que je vais encore devoir être vigilante pour qu'il ne s'aperçoive de rien. Je présente Florent comme un simple ami à Debora, Kevin et Sophie. Seule Sophie avait connaissance de son existence. Deb et Kevin sont choqués car c'est rare que je fasse des rencontres masculines. Même si Gabriel est là, nous prenons le risque avec Florent qu'il nous découvre et nous nous mettons tous les deux pour les danses en couple. Sophie est avec Kevin, Maëlle avec Nico et Deb avec Gabriel. Mon chéri se débrouille merveilleusement bien, tout comme son petit frère. En revanche, pour Gabriel et Kevin, ce n'est pas encore ça ... Mais avec un peu d'entrainement je suis sûre que ça va venir ! C'est vraiment dur de ne pas faire un geste tendre envers Flo ni un clin d'œil. Nous rentrons au camping aux alentours de 23 heures. Et comme les trois frères ne sont plus dans les parages, Sophie me demande une petite confirmation.
    -          C'est Florent ton chéri ?
    -          Oui, réponds-je en souriant.
    -          Quoi, s'exclament en même temps Debora et Kevin.
    -          Arrêtez-là, à vous entendre on croirait que c'est un exploit que j'ai un mec, leur dis-je en boudant.
    -          Mais non, t'inquiète. En plus vous êtes mignons tous les deux, me complimente Sophie.
    -          Ah sinon, la surprise, commence Debora, elle nes tpas complète, Morgane arrive demain à la gare.
    -          C'est pas vrai ! Mais c'est génial, m'exclamé-je. J'irai la chercher. Elle arrive à Auray ou Vannes ?
    -          Auray, répond Kevin.
    -          D'acc, j'irai sans doute avec Florent. Je lui demanderais demain. Maëlle, dis-je à ma sœur qui est déjà dans sa tente, tu voudras venir ?
    -          Oui, je viendrais, dit-elle à moitié endormie.
     
     

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  • Août 2013, 5e semaine de vacances, Mardi
     
                    Le lendemain, je me réveille vers 8h30. Morgane n'arrivant qu'à 11h30, j'ai amplement le temps. Je décide doc d'aller faire quelques longueurs avec ma jumelle. Nous nous devons de nous entretenir pour ne pas perdre nos capacités d'ici la reprise de l'entrainement de patinage début septembre. Après cinq allers-retours de la zone de baignade, nous rentrons nous doucher. Une fois prêtes, nous appelons nos parents pour prendre de leurs nouvelles. Nous raccrochons lorsque mon chéri arrive. Il est 11h20, l'heure de partir chercher Morgane à la gare. Lorsque nous y arrivons, nous regardons le tableau d'affichage des arrivées. Son train est annoncé avec dix minutes de retard. Nous retournons donc tous les trois à ma voiture. Puis ma jumelle m'annonce qu'elle stresse un peu et qu'elle préfère rester à la voiture avec Flo plutôt que de venir sur le quai de la gare avec moi. Je ne comprends pas trop vu comment elle a très bien gérer l'arrivée des trois autres hier. Du coup j'entre seule dans la gare et j'attends sur le quai que le train arrive. Puis quelques minutes s'écoulent avant que je ne vois Morgane arriver toute souriante vers moi.
    -         Salut Camille !
    -         Morgane ! ça va ?
    -         Oui et toi ? Toute seule malgré le monde qui t'entoure ?, me dit-elle en riant.
    -       Ça va très bien. Non je ne suis pas toute seule, ma frangine et mon chéri nous attendent à ma voiture.
    -         J'ai bien entendu ?
    -         Oui, oui, tu as bien entendu, dis-je en souriant.
    Je lui fais un bref résumé de l'histoire en chemin.
    -          Nous voilà, dis-je en arrivant à ma voiture. ... Morgane, je te présente Maëlle, ma jumelle et Florent, mon chéri.
    -          Salut, lui dit Florent d'une voix timide que je ne lui connais pas.
    -          Salut, lui répond Morgane en souriant, toujours pas remise de me savoir en couple, et avec lui vu son regard (je la bafferais bien pour sa réaction^^)
    -          Enchantée de te rencontrer, lui sourit Maëlle, mais on ne se serait pas déjà rencontrées quelque part, j'ai l'impression de te connaître.
    -          Moi de même, mais ça ne me dit rien.
    -          Peut-être à la patinoire, intervins-je, Morgane connaît bien Alice et Capucine.
    -          Ah sans doute, réplique Maëlle, toujours aussi peu à l'aise.
    Nous rentrons au camping dans un silence pesant. Mon chéri à côté de moi, ma sœur et Morgane à l'arrière de ma fiesta. Dans l'après-midi, après avoir installé la tente de Morgane, je vais à la plage avec ma jumelle, Sophie, Morgane et Debora. Les autres y sont surement déjà. Bien évidemment, lorsque nous descendons la dune, Hugo, cet imbécile, sort une réplique méchante à Morgane et me demande si je compte ramener des gens nouveaux tous les jours.
    -          Surtout vu leur tête, ajoute-t-il.
    Morgane qui le regardait depuis le début voit rouge. Elle se plante face à lui et lui répond que s'il n'est pas content, il n'a qu'à aller voir ailleurs ! Bon bah voilà, c'est fait, je n'ai pas besoin de mettre en garde contre le caractère explosif de Morgane ... Après cet incident, je m'allonge et bronze tout en discutant avec Sophie. Malheureusement mon chéri n'est pas avec nous ... Kevin, lui, discute avec Zach et Lucas. Ça m'aurait bien étonnée aussi qu'il ne se lie pas d'amitié avec les garçons, lui qui lit facilement des relations avec les gens. Deb et Momo sont en mode repérage de beaux mecs, pour ne pas changer. Elles me font rire toutes les deux. Elles ont l'art de les attirer puisque depuis que nous sommes arrivées, six beaux gosses sont venus leur demander leurs numéros. Etrangement, cette attitude des filles ne plait pas à Hugo, qui pourtant passe son temps à mater les filles qui passent. Léo et Nolan parviennent à cacher un peu leur ressenti, mais ils semblent aussi agacée par le comportement de Deb et Morgane. Seraient-ils jaloux ? Je quitte mes amis plus tôt pour aller rejoindre mon chéri à l'abri des regards, sur une petite plage un peu plus loin. C'est dur de se cacher, mais Flo est persuadé que Gabriel va mal le prendre. Le soir, nous nous retrouvons tous en boite sauf les frères de Florent qui n'ont pas l'âge requis pour entrer. Je me déhanche sur la piste de danse aux côtés de mon cher et tendre. Ma sœur, elle, danse, tout en matant le métis. Debora et Morgane sont toujours en mode chasse aux garçons. Elles me font rire. Le pire, c'est que j'ai comme l'impression que ce bouffon d'Hugo en pince pour Morgane. En même temps, physiquement ils iraient bien ensemble. Ils ont tous les deux les cheveux bouclés. Sophie vient me voir et me dit que Morgane a une touche en me montrant le mouton. Je soupire puis lui répond que je l'ai remarqué moi aussi. Il est presque trois heures du matin lorsque je rentre au camping, accompagnée par Florent, Maëlle, Zach, Lucas, Sophie et Kevin. Les autres restent plus longtemps.
     
     

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