•  CHAPITRE 10, deuxième semaine de vacances, le mardi
     
    Le lendemain matin, je me réveille de bonne heure, après un sommeil reposant. Je dois l'avouer, Florent était présent dans tous mes rêves. Il est presque 8 heures et j'ai encore 2h30 devant moi pour me préparer. Je prends mon petit déjeuner, puis je passe vingt bonnes minutes à choisir mes vêtements pour ma balade avec Florent, avant de me diriger vers les lavabos et les douches. À 10h20, je suis prête. Je vais l'attendre sur la dune. Il arrive cinq minutes après moi. Immédiatement il remarque ma mine préoccupée, bien que je tente de la dissimuler. Alors qu'on marche toujours dans les dunes, le silence s'installe. Nous sommes pourtant éloignés du camping, et ma crainte que quelqu'un nous voit nous promener tous les deux s'est dissipée. En réalité, je sens qu'il va bientôt me parler du sujet délicat et je le redoute. Cependant, le silence qui s'éternise ne devient pas pour autant gênant. L'un comme l'autre, nous sommes attentifs à l'autre. Cela fait 45 minutes que nous marchons et nous avons déjà fait demi-tour lorsqu'il descend plus loin que le chemin. Nous atterrissons sur une petite plage, un peu sauvage. C'est cet endroit calme et un peu caché qu'il choisit pour me demander de lui expliquer ce qui se passe. Bien évidemment, je ne mentionne pas le fait que je le trouve mignon. Je lui parle de l'attitude de mes parents puis lui explique qu'ils voulaient me parler avant de partir la veille. Sous son regard bienveillant, je lui dévoile le lourd secret que je viens de découvrir. Bien que me connaissant peu, il est choqué. Il se rend compte de l'étrangeté de ma situation. Il me demande plus d'explications mais je lui avoue ne pas avoir lu la feuille qui le mentionnait, préférant découvrir l'identité de ma jumelle. Il me comprend. Lorsque je lui révèle que c'est une de mes meilleures amies, il en tombe à la renverse dans le sable. Alors qu'il se relève, je lui explique la relation que j'avais auparavant avec celle que je vais devoir désormais appeler « ma s½ur » et non plus « ma meilleure ». Il reconnait que cela peut à la fois aider et compliquer les retrouvailles. Je lui explique également que mes parents refusent de répondre à toutes les questions que je leur envoie par sms depuis hier. Il admet que ce n'est pas cool de leur par de me laisser seule après l'annonce et reconnais que c'est une chance que Mélinda soit là. J'acquiesce. Je réussi tant bien que mal à refouler les larmes qui montent en parlant de cette histoire. Il ajoute qu'il sera toujours là pour moi si j'ai besoin. Je le remercie, et, au moment où j'allais me relever, décidée à rentrer, je reste une fois de plus scotchée, perdue dans son regard bleu lagon. C'est son portable qui nous sort de cette troublante situation. Visiblement ses potes le cherchent. Il leur répond de ne pas l'attendre, qu'il les rejoindra. Nous rentrons tous les deux au camping. Arrivés devant ma tente, nous voyons un mec qui semble chercher quelque chose ou quelqu'un. Je lui demande. Il me répond qu'il cherche une jeune fille très sympathique aux cheveux châtains et aux yeux bleus très clairs, qu'il a croisé à la plage la veille et qu'il voit souvent trainer par là. Avec Florent on se regarde. Nous avons tous les deux compris qu'il cherche Mélinda. J'explique au mec que sa tente c'est celle d'en face et que c'est mon amie, que je vais la prévenir. Il me remercie. J'envoie un sms à Mélinda qui revient peu de temps après. Florent, lui, va rejoindre ses potes. Juste après avoir mangé et fait ma vaisselle, mon portable sonne. Qu'elle n'est pas ma surprise de voir le nom qui s'affiche sur mon téléphone. Je me précipite sur mon portable et décroche.
    - Allo ?
    - Camille ? C'est Maëlle.
    - Je sais, la miss injoignable que c'est toi, ça s'affiche, réplique-je moqueuse.
    - T'as l'air en forme toi dis-donc, relève-t-elle.
    - Bof, pas vraiment pourtant, ... et toi ?
    - Très mal. Pire que la semaine dernière, répond ma jumelle en étouffant des sanglots que j'entends quand même, l'autre con me harcèle et c'est sans compter les problèmes de famille. Mais je me demande pourquoi tu étais si inquiète dans le message que tu m'as laissé.
    Eh merde ! Je m'en doutais. Elle sait tout, comme moi, sauf qu'elle ne veut pas en parler. Je sais que ce n'est pas facile, ni pour elle, ni pour moi. Mais il ne faut pas laisser l'abcès se former. Seulement si je suis franche, ça va faire mal. Notre discussion va tourner à la langue de bois et je ne supporte pas ça !
    - Maëlle, t'as beau me le cacher, je m'en rends bien compte que ça ne va pas. Tu sais que tu peux m'en parler.
    Je sais, j'abuse de lui dire ça, mais je veux la faire réagir.
    - Laisse tomber Camille, pour une fois tu ne peux rien faire pour moi, et encore moins avec la distance qui nous sépare.
    Non, mais ! Elle abuse là ! Je le ressens dans sa voix qu'elle le sait, elle n'a pas même intonation que d'habitude, et puis quand elle parle on dirait qu'elle pense l'inverse de ce qu'elle dit.
    - Maëlle ! Arrête ton cinéma tout de suite ! Je sais que c'est ton rôle d'habitude de me remettre les idées en place et pas l'inverse, mais là tu dérailles complètement. On le sait l'une comme l'autre que ce n'est pas au téléphone qu'on va en discuter. Tu sais où je suis et tu sais qu'il y a toujours une place pour toi, surtout en ce moment, fini-je en radoucissant ma voix.
    - Camille, je ne te reconnais pas là ... D'où tu sors cette force de caractère ?
    - J'en sais rien, et c'est surement qu'une façade, vu ce qui se passe.
    - Je me doute. Je sais que tu as raison. Tu vas me trouver ridicule mais je ne voulais pas t'en parler, j'avais trop peur qu'on s'embrouille ...
    - Non ce n'est pas ridicule Ma' au contraire, c'est normal, lui dis-je d'une voix rassurante.
    - Tu me rassures. Je sais qu'il faut que je me secoue, mais je n'ai pas réussi à négocier l'autorisation pour venir te voir, du coup, je suis coincée, poursuit-elle dégoutée.
    - Maëlle, tu crois sincèrement que vu les circonstances, leur accord est indispensable ? Ce n'est pas comme si t'étais mineure. Je pense au contraire qu'il est plus que futile. Tu peux toujours venir sans leur dire et les prévenir une fois que tu es arrivée ici.
    - Pas con. Écoute, je réfléchis et je te redis.
    - D'acc. Mais je te demande une chose. Tu ne reste spas injoignable comme tu l'as fait, s'il te plait.
    - Promis, Camille.
    Nous raccrochons toutes les deux. L'après-midi, je retrouve Mélinda à la plage. Nous discutons de tout et de rien, enfin surtout des mecs quand même, il faut le reconnaître. Après avoir été dans l'eau, nous retournons nous allonger sur nos draps de plage. Nous commençons à parler de ma discussion avec Maëlle. Heureusement que Mélinda est là parce que j'ai vraiment besoin d'en parler. Je suis soulagée qu'on ne se soit pas engueulées à cause de ça et que pour l'instant notre complicité n'en ait pas souffert. Alors que nous papotons, je remarque que Mélinda a le regard rivé à sa gauche. Je tourne ma tête et découvre le mec qui la cherchait ce matin.
    - Il s'appelle comment ce canon qui accapare toute ton attention depuis tout à l'heure et qui te cherchait ce matin ?
    - Mario.
    - Je m'en doutais tu sais déjà son prénom. Tu l'as repéré depuis combien de temps ?
    - Depuis que je suis arrivée. Et puis je ne suis pas comme toi, moi, je n'attends pas deux ans avant de connaître son prénom. T'es grave quand même dans ton genre, dit-elle moqueuse.
    - Méli est amoureuse, Méli est amour..., dis-je en riant avant de me faire couper.
    - Quel scoop, lance moqueusement une voix que je connais bien derrière moi.
    - Tiens, Florent, lance Mélinda limite contrariée.
    - Eh oui c'est moi. Camille, tu veux de l'aide, me propose-t-il en voyant que je galère à me mettre de la crème solaire dans le dos.
    - Avec plaisir, réponds-je en souriant.
    - Tourne-toi la miss, me dit-il.
    Je m'allonge sur le ventre. Florent me met de la crème solaire tout e me massant le dos. Ce qui est, je dois le reconnaître, très agréable. Surtout qu'il s'y prend vraiment bien.
    - Merci Flo, déclare-je reconnaissante alors qu'il s'assoie à côté de moi.
    - De rien miss Camille.
    Pour la deuxième fois de la journée, nos regards se croisent et je m'enfonce dans la profondeur de son regard. Ses yeux bleus lagon sont d'une beauté sans fin.
    - Et moi, le massage je n'y ai pas droit ?, demande Mélinda en riant.
    Je la maudit pour avoir cassé notre moment. En même temps en la regardant, je devine qu'elle en a fait exprès, la bourrique !
    - S'il ne veut pas te le faire, moi je veux bien, déclare une voix suave derrière elle.
    Elle se retourne puis lui répond.
    - C'est gentil, j'accepte avec plaisir.
    Mario ne se le fait pas dire deux fois. Florent, lui, demande mine de rien si on fait quelque chose le soir. Je jette un coup d'½il à Mélinda, qui, d'un regard, me fait comprendre qu'elle a quelque chose en tête.
    - Désolé, Mélinda voulait m'en parler avant que tu n'arrives. Mais si jamais on ne fait rien, promis on te le dit.
    - Ok, ça marche, salut les filles, dit Florent en retournant voir ses copains.
    - C'est dommage, moi aussi je voulais vous proposer de passer la soirée en ma compagnie, déclare Mario d'une voix triste.
    - Une prochaine fois, lance Mélinda en souriant.
    Mais Mario ne semble pas la prendre au sérieux, il a l'air vraiment peiné.
    - Mario, je ne blague pas, dis-moi quel soir tu veux et je te promets de passer la soirée avec toi.
    - Ok. Mercredi soir, enfin demain soir quoi, ça te va ?
    - Parfait, répond Mélinda joyeuse.
    Puis il s'en va à son tour. Mélinda regarde l'heure puis déclare qu'il est grand temps de rentrer pour avoir le tems de se préparer. Je lui demande ce qu'on va faire mais elle me répond que c'es tune surprise. Elle sait pourtant que je n'aime pas trop ça. Nous rentrons donc puis nous allons à la douche, sans croiser les gugusses, pour une fois. Ensuite je mange avant que Mélinda ne débarque pour me dire comment m'habiller, me coiffer et me maquiller. Aussitôt je devine où nous allons : la boîte de nuit en dessous du bowling. Lorsque nous sommes prêtes, il est presque 23 heures. Avant de partir, j'envoie quelques sms à Maëlle, Sophie, Débora, Marine, Morgane, Kévin et Louise pour savoir comment se passent leurs vacances. Lorsque nous arrivons, il y a déjà beaucoup de monde. Le videur nous informe qu'on a de la chance car ils vont bientôt fermer l'entrée vu que la boîte est quasiment pleine. Nous allons directement au bar. Je vais pour prendre un cocktail sans alcool mais Mélinda m'en empêche, puis nous commande deux Monaco. Pour commencer annonce-t-elle, avant de m'expliquer que pour une fois que nous ne prenons pas la voiture après on peut se permettre. Elle ajoute que c'est les vacances, qu'il faut profiter surtout qu'il y a des beaux mecs. En clair, tant qu'elle sera autour de moi je ne pourrais pas prendre de boisson non alcoolisée. Au loin, j'aperçois Mario, entouré d'une horde de filles. Il semble agacé. Lorsqu'il me voit, il paraît déçu. Mais il retrouve son sourire quand il voit Mélinda à mes côtés. Mon amie s'excuse de me laisser et va le rejoindre. Je sirote ma boisson tout en balayant la salle du regard. Je ne revois pas Mélinda de la soirée. Je fini mon cocktail puis vais me déhancher sur la piste de danse. Plusieurs mecs bourrés et insupportables m'abordent mais je les envoie balader fermement. Ensuite les trois abrutis viennent m'emmerder. Je me débarrasse de leur présence à eux aussi. Ensuite je suis tranquille pendant un bon moment. J'adore danser, et ce soir j'ai de la chance, j'aime quasiment toutes les musiques qu'ils passent. Je ne reprends rien au bar de la soirée. Il y a vraiment trop de monde. Et puis, étant habituée à ne jamais rien consommer lorsque je sors, cela ne me dérange pas plus que ça. Alors que je me déhanche, complètement à fond dans une musique des Black Eyed Peas que j'adore, je sens quelqu'un qui vient danser près de moi. Mon sixième sens me dit de ne pas le repousser. Je reste donc dos à la personne. Quelques instants plus tard, sur une autre musique, toujours du même groupe, mais beaucoup plus calme, le mec me prends par la taille et m'oblige à me retourner. C'est Florent.
    - Alors tu ne me repousse pas comme tu fais avec les autres, me demande-t-il moqueur.
    - Non pourquoi, je devrais ? T'es pas bourré, t'es pas lourd ni chiant, donc ...
    - C'est flatteur ça, dit-il le regard pétillant.
    Nous continuons de danser l'un contre l'autre jusqu'à la fin de cette musique. Nous continuons sur la suivante qui est plus rythmée. Puis celles d'après encore.
    - Tu danses vraiment bien Camille, me complimente-t-il.
    - Toi aussi Florent.
    Une bonne demi-heure plus tard, je commence à en avoir marre. Il est une heure du matin. J'envoie un sms à Mélinda pour lui dire que je vais bientôt partir. Elle ne me répond pas. Du coup, j'hésite à rentrer tout de suite. Non pas que j'ai peur de rentrer toute seule mais bon, on ne sait jamais. Au même moment Florent réapparait auprès de moi.
    - Tu viens te balader sur la plage avec moi ?
    - Pourquoi pas, j'en ai assez d'être ici et c'est ça où je rentre. Mais toi tu ne rentres pas avec tes copains ?
    - Tu rigoles ? Ils sont bourrés alors je les laisse se démerder tous seuls. Je ne les supporte pas quand ils sont dans cet état là mais rien ne le empêche de se mettre minable, c'est désolant. En plus quand ils rentrent, ils font du bruit, gênent tout le monde et moi ça me fou la honte.
    - Ok, je vois. Allons-y alors, dis-je en souriant.
    Je le suis dehors. Sur la plage, nous marchons côte à côte en discutant. À plusieurs reprises, je sens sa main qui frôle la mienne, ce qui me procure des picotements dans tous le corps. Je ne peux plus le nier, 'adore être à ses côtés. Je me sens si bien avec lui. Vers 1h45, nous rentrons dans le camping. Il me laisse devant ma tente. Lorsqu'il me fait la bise pour me dire bonne nuit, je reste comme paralysée par la surprise. Pourquoi ? Parce qu'il m'a déposé un baiser à la commissure des lèvres ! Lui aussi semble troublé. Je ne sais si son geste était voulu. Je lui souhaite une bonne nuit puis nous nous séparons. Au loin, je vois Mélinda et Mario qui rentrent main dans la main en riant. J'en connais une qui aura des choses à me raconter demain ! 

     
     

    Le petit mot de l'auteure : 
    Et voilà pour la journée du mardi de cette deuxième semaine.
    Votre avis sur : 
    - la balade de Florent et Camille, mignon non ? Camille qui lui raconte ce qui se passe ? La réaction de Florent ? La fin de leur balade à la petite crique ... Ah les yeux bleus de Florent ... notre Camille n'a pas l'air d'y être insensible.
    - La rencontre entre le mec qui cherche Mélinda (Mario) , Camille et Florent ?
    - La conversation entre Camille et sa s½ur ?
    - La discussion Mélinda / Camille à la plage ?
    - Florent qui met de la crème à Camille, adorable non ?
    - Que pensez-vous du caractère de Mario ? Vous l'aimez ce nouveau personnage ?
    - La soirée à la boîte de nuit ? Mélinda qui veut s'éclater, Camille toujours aussi prudente ? Camille qui rejette tous les mecs sauf Florent ? 
    - La fin de soirée Camille / Florent ? La toute fin quand ils se disent bonne nuit ?
     
    Dans la prochaine partie du  chapitre, découvrez la soirée du port, encore riche en événements cette soirée ! 
     
    Merci de lire la fiction :) 

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     CHAPITRE 11, deuxième semaine de vacances, le mercredi
     
     

    Le lendemain matin, je me réveille plus tard. Il est 9h40 lorsque je sors de ma tente. J'en ai profité car ce soir c'est la soirée du port et je sais donc que je ne vais pas me coucher de bonne heure. Même si Mélinda ne sera pas avec moi vu qu'elle passe la soirée avec son cher Mario. Après un petit déjeuner rapide, je file me préparer pour ensuite aller à la plage. Mélinda ne semble pas réveillée. Je n'ose la déranger. Confortablement allongée sur le ventre, j'entreprends d'écrire la suite de ma fiction. Vers 12h, alors que je vais pour rentrer à ma tente, je sens quelqu'un m'attraper par le bras. Je me retourne et découvre Florent.
    - C'est une manie chez toi d'arriver derrière moi ?, lui demande-je en souriant.
    - Non, juste que c'est super ce que tu écris.
    - Quoi ?!
    - Je suis passé derrière toi tout à l'heure. Tu ne m'as pas entendu alors je suis resté lire quelques lignes. Excuse-moi ce n'est pas correct, je sais bien.
    - Pardonné. Tu voulais quoi sinon ?
    - Tu vas à la soirée du port ce soir ?
    - Oui bien sur et toi ?
    - Aussi. Avec les mecs et toi ?
    - Avec Mélinda sans doute, mais je ne l'ai pas encore vue aujourd'hui.
    Je sais très bien qu'elle y va avec Mario et que je vais y aller seule, mais je n'ai pas eu envie de lui dire. Je n'ai pas envie qu'il me proposer d'y aller avec eux car je ne supporte pas les trois abrutis.
    - Ok, on se recroisera sans doute ce soir belle Camille, me dit-il avec un sourire charmeur.
    Oui je reconnais que son sourire me fait fondre. Je reste muette de surprise. Flattée par ce « belle Camille », je rougis comme une tomate. Ce qui, d'ailleurs, n'échappe pas à Florent. Il m'adresse un clin d'½il avant de me laisser. Après avoir mangé un bon repas, fait ma vaisselle et passé le balai sous la tente, je prépare sur mon lit les vêtements pour aller à la soirée du port ce soir. Puis je vais à la plage. Mélinda m'y rejoint quelques temps plus tard, pendant que je suis au téléphone avec Maëlle. Cette dernière m'explique qu'elle ne pourra pas venir la semaine prochaine mais celle d'après. Une fois que j'ai raccroché, je demande à Mélinda comment s'est passé sa soirée de la veille. Elle a des étoiles dans les yeux quand elle parle. Elle m'explique qu'elle a passé tout son temps à danser avec Mario. Qu'après, en rentrant au camping, ils ont discuté un moment dans sa tente. Puis qu'avant de partir, il l'a embrassé. Le contraire m'aurait étonnée. Je la connais Méli. À son tour, elle me questionne sur ma soirée. Je lui réponds en faisant l'impasse sur la fin où il m'a embrassé à la commissure des lèvres. Vers 17h, après une bonne séance de plage, bronzette et baignade, je rentre pour me préparer. La soirée commence à 20 heures par une heure de danses bretonnes. Après un léger repas et un passage au miroir des lavabos pour le maquillage, me voilà prête. J'y vais à pieds car il est hors de question que ma voiture dorme dehors. J'arrive pile au moment où ça commence. J'adore vraiment les danses bretonnes, mais c'est très fatiguant. Peu avant la fin de cette première partie de soirée, j'aperçois Florent et la bande de gugusses qui arrivent. Mélinda et Mario sont déjà là depuis un moment. J'enchaîne directement les autres danses dont un madison. Cependant, au bout d'un moment, je me calme car il fait encore très chaud, et j'ai oublié ma bouteille d'eau. Je n'ai aucunement envie d'acheter une boisson, donc je m'assois sur un muret et je regarder les autres danser. Cela me repose. Mélinda et Mario dansent collés l'un contre l'autre tandis que les trois imbéciles font les cons. Il n'est que 22h mais pourtant je suis sûre qu'ils ont déjà beaucoup trop bu. Faudra qu'on m'explique un jour l'intérêt de boire autant, au point de ne plus se rappeler ce qu'on a fait le lendemain. Tout en regardant, je me rends compte que je n'ai toujours pas vu Florent. Je le cherche mais sans succès. Déçue, je continue de regarder les gens danser. Je suis triste car il m'a dit qu'il venait. Depuis que cette pouffiasse d'Aude est partie je suis plus sereine, mais tout de même. Un quart d'heure plus tard, je finis par le voir. Il est à l'autre bout de la place, entouré de jolies filles. Mon sang ne fait qu'un tour ! Je dois l'avouer, je suis jalouse. M'étant assez reposée, je retourne danser. Mine de rien, tout en dansant, je me rapproche de Florent, de manière à mieux voir ce qui se passe autours de lui. Je suis rassurée de voir qu'il a le regard rivé ailleurs que sur les filles toutes refaites qui l'entourent. Il semble même être ennuyé par ces trois brunettes. En regardant dans le même regard que lui, je m'aperçois qu'il y a un vide et qu'il regarde dans cette direction. Du coup je m'y dirige, en espérant qu'il me voit. Et même mieux encore, qu'il vienne me voir. Alors que je désespère que mon stratagème fonctionne, je sens une présence derrière moi. Je me retourne et découvre Florent tout souriant. Il est très beau ce soir, je dois le reconnaître. Nous continuons de danser ensemble jusqu'à l'avant dernière musique. La dernière c'est un slow et je prends bien garde à me mettre à l'écart. Je n'aime pas ce genre de danse.
     
    Depuis j'ai changé d'avis. Mon adorable chéri m'a fait changer d'opinion sur cette danse.
     
    Il est aux alentours de minuit lorsque la musique s'arrête. Je me dirige alors vers la sortie de la place pour rentrer dormir. Florent me suit, mais je n'y prête pas attention, je suis plongée dans mes pensées. Je pense à ma jumelle. Il doit s'en rendre compte à l'air grave affiché sur mon visage. Il ne dit rien, moi non plus. Mais le silence est loin d'être pesant. Il est rassurant. Alors que nous arrivons sur la dune, il allume sa lampe de poche, moi la mienne. Il n'y a plus de réverbères et malgré nos lampes, il fait beaucoup plus sombre. Alors que nous arrivons au bout de la plage, tout en discutant de tout et de rien, il passe son bras autour de mes épaules. Cela me réconforte car, comme tous les soirs depuis l'annonce, dès que la nuit tombe, je suis triste. Je m'assois sur un rocher, lui sur un autre à côté de moi. Nous sommes sur la plage de la petite crique, comme lors de notre première balade. Il me raconte des histoires drôles. Nos rires s'entremêlent et résonnent dans la nuit. J'apprécie le fait qu'il tente de me changer les idées. Puis, à la lueur de sa lampe, je vois son visage changer. Son sourire se transforme en un sourire moqueur puis un sourire sadique. Ça me flanque la trouille. Il s'en aperçoit et se marre.
    - Arrête de flipper, je n'ai même pas encore raconté l'histoire qui fait peur.
    - Ne te moques pas ce n'est pas drôle, répond-je la voix tremblante.
    Il raconte son histoire et je me mets à trembler encore plus. Ensuite, nous voyons une autre lueur bouger un peu plus haut. Je panique à fond et me jette dans ses bras pour me rassurer. Pas logique alors qu'il vient de me faire peur, je sais mais cette lueur me fait vraiment peur. Florent se moque de moi et finit par me dire de relever la tête. La lueur n'est qu'une autre lampe. Peut-être un couple de tourtereaux qui se baladent eux aussi. Je me sens si bien dans ses bras que je ne veux pas me décoller. Doucement il me chuchote à l'oreille.
    - On rentre Camille ?
    - D'accord, dis-je déçue de quitter ses bras musclés.
    Lorsque nous nous quittons devant ma tente, il m'embrasse sur le front. J'en suis presque déçue. Je m'étais habituée à ce qu'il m'embrasse au coin des lèvres. C'est en pensant à lui que je m'endors paisiblement. Mais mon sommeil est de courte durée. Je me réveille en sursaut. Je prends peur un peu plus à chaque micro bruit que j'entends. Et il n'est que trois heures du matin ! La fin de la nuit va être longue. Je soupire. Une bonne heure plus tard, l'insomnie est toujours là. Dès que je referme les yeux, mon cauchemar recommence et en pire ! Ne pouvant plus dormir, je me lève et allume la lumière. Je lis un peu puis décide d'écrire la suite de ma fiction. Tout à coup j'entends frapper à la toile. Le mec se dit être le vigile, mais je me méfie. Sous son insistance je fini par ouvrir. Il m'engueule. Soit disant que ma lumière gêne les voisins. J'entre dans une colère noire, lui explique que j'ai des insomnies et que la lumière de la lampe de poche ne suffi pas pour que mon état s'améliore. Ensuite je le vire en lui disant que ce n'est pas la peine qu'il revienne, ni ce soir, ni un autre soir. Il m'a tellement énervée que je n'arrive plus à me rendormir du reste de la nuit.
     
     
     
    Le petit mot de l'auteure : 
    - Votre avis sur cette partie de chapitre ? Un peu courte je m'en excuse :/
    - La discussion Camille-Florent sur la plage ?
    - La relation entre Mélinda et Mario ? Vous en pensez quoi de Mario ?
    - La soirée du port ? La réaction de Camille lorsqu'elle voit Florent avec les trois brunettes ?
    - La phrase en italique ?
    - La fin de soirée à la plage de Camille et Florent ?
    - La nuit agitée de Camille et son altercation avec le vigile ?
     
     
    Merci encore de lire la fiction :) La suite arrive dès que j'ai le temps de la recopier ;) 
     
     

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  •  CHAPITRE 12, deuxième semaine de vacances, le jeudi
     
     
     

    Autant dire que le lendemain matin, j'ai une sale tête. Quand je pense que mes cauchemars ont commencé à cause des histoires d'épouvantes de Florent. Il va m'entendre celui-là ! Aux alentours de 8 heures, je croise Mélinda qui est réveillée, elle aussi. Elle remarque de suite ma tête et me demande ce qui se passe. Du coup je lui explique ma nuit mouvementée. Elle se paye ma tête, comme je m'en doutais. Alors qu'elle rit toujours, j'aperçois Florent. En voyant ma tête déplorable et la mine enjouée de Mélinda, il se rapproche en souriant.
    - Hep, hep, hep, ne rit pas trop toi !, lui dis-je le regard menaçant.
    - Qu'est-ce que j'ai fait ?, me demande-t-il perdu.
    - A cause de toi et de tes histoires d'épouvantes, je n'ai pas dormi de la nuit !
    - Désolé, me dit-il en riant d'un rire moqueur, persuadé que j'exagère.
    - Non mais elle est sérieuse Florent. À 4h du mat' elle s'est même fait engueuler par le vigile car la lumière dans sa toile gênait soit disant les toiles voisines. Elle a piqué un fard et l'a foutu dehors.
    - Ah carrément ! Il abuse le mec ! D'où il entre comme ça chez les gens lui. Je suis sincèrement désolé Camille. ... La prochaine fois que tu n'arrives pas à dormir à cause de mes histoires, appelle-moi et je viendrais te rassurer.
    - En pleine nuit, pff mais bien-sur !, dis-je certaine qu'il se fou de moi.
    - Je suis sérieux. Bon les filles je vous laisse, à plus tard.
    - Ok, à plus, répond Mélinda en même temps que moi.
    Puis Mélinda me chuchote :
    - A ta place, je n'attendrais même pas d'avoir peur pour l'appeler, dit-elle le regard envieux.
    - Méli, voyons !
    - Camille, profites-en !
    - Je sais que tu as raison Méli, mais je suis incapable de le faire.
    Vu l'heure de la marée haute, nous décidons d'aller nous baigner. L'eau est chaude même le matin, vu les températures caniculaires que nous avons. L'eau est très calme car il y a peu d'air en ce début de matinée. Après quelques longueurs, je m'allonge sur ma serviette après l'avoir étendue sur le sable sec. Je laisse ma peau sécher au soleil et prendre une jolie teinte dorée pendant que Mélinda continue de nager. Je ferme les yeux et laisser mon esprit rêvasser. Lorsque Mélinda sort de l'eau, je me retourne et me trouve allongée sur le ventre. J'attrape mon livre dans mon sac de plage ainsi que mes lunettes de soleil. Mario arrive et embarque Mélinda. Sans s'excuser d'ailleurs ... Seule sur la plage je savoure le silence qu'offre ce paysage le matin. Mais cette absence sonore ne dure malheureusement pas. Les trois abrutis arrivent avec Florent. Ils s'installent non loin de moi et vont se baigner.  J'entends au loin leurs cris alors qu'ils se chamaillent dans la flotte. Mais cela encore, ça ne me dérange pas. Ce qui m'agace profondément, ce sont leurs discussions. Ils parlent fort, se pavanent devant les minettes qui passent auprès d'eux. Et entendre leurs conversations d'où n'en ressort que des histoires d'égo, ah les mecs et leur virilité ... et des histoires de cul, c'est exaspérant, insupportable. Non mais sérieux, ils n'ont pas autre chose à se raconter ? Nous aussi entre filles nous parlons des mecs, mais eux ce n'est pas pareil dans ce genre de sujet, ils sont toujours dans le dégueulasse, le graveleux. Ils m'agacent tellement, que je n'arrive plus à lire. Leurs conneries me déconcentrent. Ah bah tiens, là c'est le pompon ! Voilà qu'ils viennent me parler ! Enfin les trois abrutis se moquent de moi une fois de plus, ils me disent que je suis moche, que ma famille est moche. Je les ignore comme d'habitude, mais aujourd'hui c'est plus difficile. Sans doute à cause du manque de sommeil. Leurs remarques m'atteignent vraiment. Qu'ils s'en prennent à moi, soit, mais pas touche à ma famille ou à mes amis ! Je me retiens vraiment de pleurer. Heureusement pour moi, j'ai mes lunettes de soleil. Mais alors qu'ils s'en prennent à ma s½ur, sans même savoir que j'en ai une, je craque. Je fonds en larmes sans pouvoir m'arrêter. Florent qui restait en retrait viens auprès de moi pour me consoler. Ses amis continuent leurs vannes pourries, et se moquent de lui. Il leur lance un regard noir. Moi, je m'énerve contre eux.
    - Non mais vous êtes vraiment débiles ! Vous savez rien de ma vie alors ne parlez pas de ma s½ur, ... espèces d'abrutis sans cervelle !
    - Oh mais c'est qu'elle s'énerve la petite, se moque l'un d'entre eux.
    N'en pouvant plus, je ramasse mes affaires et retourne à ma tente. Ils m'ont énervé pour un bon moment ces petits cons. Je prends mes affaires de toilette et file à la douche. Rien de tel qu'une bonne douche pour se détendre. Ensuite je mange vu qu'il est 13 heures. Salade de tomates et concombre en entrée, saucisse grillée au four et courgettes ensuite. En dessert, une nectarine. Vu les 37°C à l'ombre, du jamais vu ou presque pour un mois de juillet, je reste à la tente en début d'après-midi, Je m'installe dans le fauteuil de camping avant de lire un bon roman. Vers 17h, Mélinda, qui était en ville avec son cher Mario, revient et nous allons toutes les deux à la plage. Nous y restons deux heures. Puis nous rentrons, nous allons à la douche, nous mangeons ensemble avant d'aller nous balader sur la plage au coucher du soleil. Nous restons tard sur la plage. Nous nous éclairons avec nos lampes de poche. Nous en profitons, pour une fois que nous ne sommes pas dérangées par les abrutis. En rentrant, justement, nous croisons Florent et ses trois abrutis de copains. Il me chuchote à l'oreille de ne pas oublier sa promesse du matin. Je lui souris, mais il devine à mon regard que je ne vais pas oser lui téléphoner. Ses amis se moquent de moi. À croire qu'ils ne savent rien faire d'autre !
     
    Mais à ce moment là, minuit environ, je n'imaginais pas du tout ce qui s'est déroulé par la suite, au cours de la nuit.
     
    Vers 4 heures du matin, je me réveille en sursaut. Mais mon cauchemar n'a rien à voir avec les histoires horribles de Florent, contrairement à la nuit précédente. Cette fois-ci, c'est en lien avec l'histoire de ma jumelle. Sans me lever, j'allume ma lampe de poche. Mais cela ne suffit pas à me calmer. Ce cauchemar était affreux aussi, faut le dire. Ma jumelle se faisait tabasser par ses amis parce que pour eux elle était devenue indésirable. Tout ça parce qu'elle est ma s½ur. Et moi j'étais ligotée à une chaise obligée de regarder la scène ! Je me mets à pleurer encore plus fort, tout en attrapant le dossier que mes parents m'ont laissé. Tout à coup, j'entends une vois m'appeler de dehors. Aussitôt je me dis que si c'est le vigile, je lui vole dans les plumes ! Par conséquent, j'attends pour répondre, tout en somnolant et en pleurant. Puis, j'entends, quelques minutes plus tard la fermeture de la toile de tente s'ouvrir. Je me dis que ça doit être Mélinda qui a vu ma lumière. Celle de ma chambre s'ouvre aussi et je découvre non pas mon amie mais Florent. J'aurais dû m'en douter vu comment il a insisté ce matin après le récit de mon histoire de la nuit précédente. Il s'assoit auprès de moi et essuie délicatement avec ses doigts mes larmes qui coulent sur mes joues. Je voudrais sourire pour lui montrer à quel point je suis heureuse qu'il soit là. Mais je suis prisonnière de mes pleurs. Il ne semble pas s'en offusquer. Alors qu'il me demande qu'elle est l'histoire qu'il m'a contée qui me fait peur et m'empêche de dormir ; je parviens à lui décrocher un sourire avant de lui expliquer.
    - Cette nuit, ce n'est pas une des tes histoires qui me donne des insomnies. Je pense à ma jumelle. J'ai fais un cauchemar affreux. Et je pressens quelque chose de mal quand je pense à elle.
    - Arrête de t'en faire, elle t'a promis de ne pas rester injoignable. Alors demain, tu l'appelles pour te rassurer. ... Je n'aime pas te voir inquiète, finit-il avec de la tristesse dans sa voix douce et apaisante.
    - Tu préfères me voir comment ?, lui demande-je en pensant qu'il n'a pas dû me voir autrement.
    - Plus joyeuse, comme lundi soir au bowling ou mardi soir en boîte ... même si maintenant je me rends bien compte que ce n'était qu'une façade, vu la tête que tu tires en pleine nuit.
    - Bonne déduction. Disons que je m'amuse vraiment mais dès que rien ne m'occupe l'esprit ...
    - J'aimais bien aussi ton sourire quand tu es arrivée le lundi de la semaine dernière, et la façon dont tu as remis en place mes potes.
    - Ah c'est sur, la semaine dernière, je ne savais pas encore que ces vacances et même ma vie prendraient cette tournure.
    - J'imagine que c'est perturbant. Surtout quand on ne peut pas avoir réponse à ses questions. Au fait, tu as réussis à joindre tes parents ?
    - Aux 20 messages que je leur ai laissés, ils m'ont simplement répondu qu'ils rentrent dimanche et que je n'ai rien à préparer pour le repas.
    - Ah je vois, fait-il triste pour moi.
    Voyant que je pleure de plus belle, il me prend dans ses bras. Je m'en veux de pleurer comme une gamine. Je le lui dis. Il me répond que je n'ai pas à avoir honte du tout, que ma réaction est tout à fait normale. Nous sommes assis tous les deux contre mon matelas. Nous finissons par nous endormir, toujours dans la même position.
     
     
     
    Le petit mot de l'auteure :
    - Vous pensez quoi de ce court chapitre ?
    - Le début avec Mélinda, Camille et Florent ? Florent qui lui dit de l'appeler si elle n'arrive pas à dormir ? La réaction de Mélinda (quelle petite coquine^^)
    - Les abrutis qui se moquent de Camille et s'en prennent à sa soeur ? Florent qui la défend c'est mignon non ?
    - Le cauchemar de Camille ?
    - Florent qui la réconforte ? 
    - Ils sont mignons tous les deux non ?
     
     
    Merci de lire ma fiction :)
     
     
     

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  •  CHAPITRE 13, deuxième semaine de vacances, le vendredi
     
     

    Il est huit heure pile lorsque je me réveille le lendemain matin. Je le regarde dormir, mais pas longtemps, car il finit, lui aussi, par ouvrir ses magnifiques yeux bleus.
    - Bien dormis la miss ?, me demande-t-il encore à moitié endormi.
    - Ouais et toi ?
    - Moi aussi, me répond-t-il en souriant.
    Il se lève, s'étire avant de sortir de la chambre. Avant qu'il ne parte, je le remercie. Il m'assure que c'est normal, et qu'il ne faut pas que j'hésite.
    - A plus tard Camille, me lance-t-il en sortant.
    - A plus tard Flo.
    Il sort. Je m'habille, prend mon petit déjeuner puis vais me baigner pour me mettre les idées au clair. L'image de Florent me réconfortant ne quitte pas ma tête. Après quelques longueurs, j'arrive enfin à ne plus y penser. En rentrant, je croise Mélinda qui sort de sa tente avec Mario. Je lui lance un regard pour lui signifier qu'elle me doit des explications. Elle me sourit en guise de réponse. Je file à la douche. Ensuite je prends ma voiture et vais faire quelques courses. Évidemment, il faut que je croise les abrutis de service ! Je les ignore superbement. Mon petit tour en ville me prend une bonne heure. Ensuite je retourne à la plage. Alors que je mange, aux alentours de 12h30, la chaleur est accablante ! Avec Mélinda, nous décidons donc de ne pas aller à la plage tout de suite. Nous nous allongeons à l'ombre sous ma toile de tente, au frais. Elle m'explique comment s'est passée sa soirée. Elle a croisé son cher Mario aux sanitaires. Ils se sont embrassés, puis, deux des trois abrutis les ont vus. Du coup, pour être plus tranquilles, ils sont allés dans sa tente à elle car c'était la plus proche. La suite elle veut la garder pour elle, et ça m'arrange. Je suis certaine que ça serait censurable ! Ensuite, c'est mon tour de raconter ma soirée, enfin ma nuit après qu'on se soit quittées. Je lui raconte que j'ai encore eu des insomnies mais pas à cause des histoires de Florent. Elle me demande à cause de quoi. Je lui explique que j'étais inquiète pour ma jumelle, que je pressentais quelque chose d'anormal.
    - J'aurais pourtant parié que Florent y était pour quelque chose à ton sourire de ce matin, me dit-elle en souriant.
    - Il y était. En fait je pleurais dans mon lit. Il est passé à côté de ma tente et il m'a entendue. Du coup, il est entré pour me consoler.
    - Et il t'a consolée avec un baiser magique ?, me demande-t-elle malicieusement.
    - Non pas du tout. Il a essuyé les larmes sur mes joues avec ses doigts puis nous avons discuté un peu avant de s'endormir. Ce matin, mon sourire était dû au fait de me réveiller à côté de lui. Avant qu'il ne se réveille je me suis dis qu'il était super mignon en dormant.
    - Ah je comprends mieux, sourit Mélinda. Et tu n'aurais pas aimé qu'il t'embrasse ?
    - Si mais, quand je rêve de notre premier baiser, je l'imagine plutôt sur la plage.
    - Camille fantasme ! Première nouvelle, s'extasie Mélinda avant de pouffer.
    - Sur qui ?, demande une voix que je connais trop bien.
    - Je ne fantasme pas, je rêve, dis-je pour corriger.
    - Mais bien sur, lance Mélinda en riant.
    - Sur qui ?, insiste-t-il.
    - Privé, secret défense, tu ne le sauras pas, lui répond-je en souriant et en tirant la langue comme une gamine.
    Florent baisse la tête et s'en va. Je m'en veux, et Mélinda s'en veut également.
    - Florent, tu voulais nous dire quoi ?, lui dit-elle dans l'espoir qu'il se retourne.
    Pas de réponse, je me lève et vais le rejoindre. Je l'aime trop pour le laisser mal ainsi. Lorsqu'il est mal, je le suis également.
    - Florent, dis-je en l'attrapant par le bras.
    - Laisse-moi, répond-t-il d'un ton las en tentant de dégager son bras.
    - Non, tu es trop mal pour ça. Je suis désolée que tu l'aie mal pris. Mais franchement tu aurais préféré quoi ? Que je te dise qui c'est ? Que je dise ton prénom ? Que je te dise n'importe quoi ?
    - Désolé de m'être emporté, je n'aurais pas dû, dit-il tête baissée, honteux d'avoir réagis de la sorte.
    - Pardonné. Mais tu sais, tu le sauras, je suis incapable de garder mes sentiments secrets très longtemps, dis-je en souriant sincèrement.
    Il me regarde curieusement, je lui lance le même regard. Nous nous séparons. Je retourne auprès de Mélinda. Je lui narre ce qu'il vient de se passer. Elle se marre.
    - Tu sais qu'y a qu'une fille amoureuse qui aurait réagit comme tu viens de le faire ?
    - Je sais, ou une meilleure amie. Mais je m'ne fiche qu'il ait des doutes sur mes sentiments envers lui. Je n'ai pas l'intention de le lui cacher éternellement. Et puis je me dois d'être honnête avec toi, j'ai l'impression parfois qu'il m'aime plus que d'amitié.
    - Oh !, lance Mélinda contente pour moi.
    - Chut, tais-toi un peu, on pourrait nous entendre.
    - Oups, fait-elle confuse.
    - On va à la plage maintenant qu'il fait moins chaud ?
    - Oui avec plaisir, me dit-elle.
    - Plaisir ? C'est qui ça, dis-je en riant, contente de ma blague pourrie.
    En allant à la plage, sur la dune, quelqu'un nous interpelle, ou plutôt m'interpelle.
    - Camille ?
    - Oui, dis-je en ayant reconnu sa voix envoûtante.
    - Vous faites quoi ce soir les filles ?
    - Rien de spécial, répond-je après avoir regardé Mélinda.
    - Cool, venez avec nous sur la plage alors.
    - Ok, ça marche, répond Mélinda sans me demander mon avis.
    - A ce soir, dis-je à mon tour.
    Alors qu'il s'éloigne, Mélinda me chuchote :
    - Calme tes hormones en sa présence, il va finir par s'en apercevoir.
    - Oups, fais-je confuse.
    Vers 18 heures, après avoir fait bronzette et avoir nagé, nous remontons la plage et rentrons au camping. Nous allons nous désensabler à la douche, puis nous mangeons ensemble avant de rejoindre les garçons sur la plage. Je profite du trajet pour me remémorer deux évènements en lien avec Florent que je garde secrets. Hier soir, lorsque Florent m'a consolée, je me suis endormie avant lui, enfin j'ai fermé les yeux avant lui et il m'a embrassée au coin des lèvres ! Et encore, je reste convaincue qu'à la base il voulait m'embrasser réellement mais qu'il n'était pas certain que je dorme. C'est pour cela que je lui ai parlé gentiment tout à l'heure et aussi que j'attends qu'il fasse le premier pas. La deuxième chose ça s'est passé à la douche tout à l'heure. Il parlait avec un des trois abrutis. Il disait qu'il avait des sentiments pour une fille. Secrètement j'espère qu'il parlait de moi. Ça me fendrait le c½ur si c'était d'une autre fille qu'il parlait. Bref, je verrai bien ce que l'avenir me réserve. Nous arrivons à la plage. Les trois imbéciles sans cervelle tournent déjà à la bière depuis un moment à en juger par les canettes vides autour d'eux. Florent aussi, enfin il est en train d'en boire une et non pas une énième comme ses copains. Au début, c'est une ambiance bonne enfant. Mélinda est tout de suite à l'aise. Moi, j'ai un peu plus de mal, comme toujours ... Petit à petit, j'arrive à me mettre dans l'ambiance. Mais lorsque bien imbibés, les trois idiots commencent à sortir des blagues graveleuses, là j'ai qu'une envie c'est de partir. Mélinda et Florent le remarquent. Puis sans l connaître, les connards de service s'en prennent à ma s½ur. Alors là ça ne passe pas du tout ! Mélinda me fait me rasseoir, mais si j'obtempère, c'est uniquement pour elle et Florent. Les trois choses, totalement inconscientes du malaise qu'elles produisent, continuent. Leur discussion se poursuit sur le même ton et dans un excès de colère, je me lève et m'éloigne d'eux, tout en restant sur la plage. Je les entends encore. Ces idiots ne comprennent pas mon attitude. Mélinda s'énerve après eux et Florent se lève à son tour. Je sens qu'il va me rejoindre ... Quelques instants plus tard, il passe son bras autour mes épaules pour que je me retourne vers lui. Je lui souris.
    - Tu sais Camille, je suis sincèrement désolé. J'aurais dû m'en douter qu'ils seraient désagréables avec toi.
    - C'est gentil, mais ce n'est pas de ta faute. Je te l'ai déjà dit, c'est à eux de s'excuser ... et puis, je pense que c'est aussi un peu de ma faute, y a des sujets où je suis sensible et où je réagis avec véhémence.
    - Mais c'est normal Camille, on a tous des sujets comme ça qui sont privés. Et puis ta s½ur, c'est tout frais, et pour le reste, je te comprends, c'est privé, intime et tu as tout à fais le droit d'être pudique.
    - Je sais, dis-je en laissant ma voix en suspend, tout en marchant sur le sable encore tiède.
    Il me suit. Nous marchons en silence jusqu'à la crique. Je vais pour m'asseoir sur un rocher, comme à chaque fois que je suis triste, mais Florent m'en empêche.
    - Camille, me chuchote-t-il à l'oreille, j'aime ne pas te savoir triste. Profite que tes parents ne soient pas encore rentrés pour t'amuser.
    - T'as pas tort ...
    - Eh tu sais, les autres années, j'ai remarqué que tu ne t'amuse pas beaucoup, même si ça ne fait aucun doute que tu es heureuse d'être là.
    - Je sais bien, j'ai l'habitude de m'occuper seule, sans doute le fait d'avoir été fille unique pendant 19 ans.
    Ne pouvant m'asseoir, je me remets à marcher. Florent m'attrape par le bras mais comme j'avance, sa main glisse vers la mienne. Au contact de sa main sur mon poignet, je frissonne de bonheur.
    - Camille, dit-il d'une voix rauque, où est passé ton magnifique sourire ?
    Sa voix me fait fondre. Je lui réponds une fois que j'ai repris un peu mes esprits.
    - Je ne sais pas ... Il reviendra quand je serais certaine que ma jumelle va bien, quand ms parents me reparleront normalement et quand ... dis-je en laissant ma phrase en suspend en pensant à lui.
    - Et quand ?, m'encourage-t-il.
    - Non, rien, oublie.
    - Non, je ne peux oublier ton merveilleux sourire. Il reste gravé dans ma tête.
    - Ah bon pourquoi ?
    - Parce que ...
    Il s'approche dangereusement de moi, je sens son souffle chaud sur ma peau, sur mon visage. Mon c½ur bat de plus en plus fort. Son parfum sent super bon et m'enivre. Puis, d'un seul coup, ses lèvres frôlent les miennes puis les touchent délicatement. Une explosion de sensations jaillit en moi. Ce baiser est plus merveilleux que dans mes fantasmes les plus fous. Lorsqu'il me demande l'accès à ma bouche, je le lui donne sans hésiter, tout en passant mes doigts dans ses magnifiques cheveux bruns. Nos langues dansent ensemble comme si elles en avaient l'habitude ... Quelques minutes plus tard, nous nous écartons par manque de souffle. J'aurais pourtant aimé que ce moment dure à l'infini.
    - Camille, je ... dit-il essoufflé en baissant la tête gêné.
    - Chut, fais-je en relevant son menton avec mon doigt avant de le mettre sur ses lèvres et de déposer un léger baiser sur ses lèvres chaudes.
    Un sourire apparaît sur son visage. Ses yeux s'illuminent, les miens aussi. Il me prend dans ses bras et nous restons un long moment enlacés. C'est son portable qui sonne et nous interrompt. Un des abrutis se demande pourquoi il est si long.
    - On ferait mieux d'y retourner, me dit-il après avoir raccroché.
    - Je suis bien ici, dis-je en murmurant.
    - Je sais bien miss, mais là on n'a pas trop le choix.
    Je soupire.
    - Flo, retournes-y-toi, moi je vais rentrer. Mélinda va comprendre, et les choses je m'en fou de ce qu'elles pensent.
    - D'accord, comme tu veux.
    Nous nous embrassons puis nous nous séparons. Il retourne sur la plage avec les autres. Je rentre au camping par la dune, le sourire aux lèvres. Vers 22h, alors que j'écris mon roman, assise à la table, quelqu'un frappe à la toile. C'est Mélinda. Elle me dit que les trois abrutis sont complètements bourrés et que c'est pour ça qu'elle est rentrée. Une heure plus tard, c'est Florent qui vient me voir. Je suis assise. Il passe ses bras autours de mes épaules. Je tourne ma tête et il m'embrasse. Il jette un regard à ce que j'écris et me demande s'il pourra lire un jour.
    - Bien sur que tu pourras, lui répond-je avec un grand sourire.
    Au même moment, mon téléphone sonne. Vu l'heure, je me demande bien qui c'est. Je regarde : c'est Maëlle.  Aussitôt je décroche, avec un sourire d'excuse pour Florent.
    - Allo, Maëlle ?
    - Oui, c'est moi, ça va Camille, t'a une voix bizarre.
    - Non, non, ça va ne t'inquiète pas. Et toi ça va ?
    - Oui et non. J'ai réussi à parler à mes parents, enfin ex-parents. Mon ex me pourri la vie et si je viens te rejoindre, c'est en fuguant, ... mais à part ça, tout va bien, finit-elle avec ironie.
    - Je vois. Les ex, ça craint, peu importe ex quoi. Pourquoi ex-parents au fait ?
    - Bah j'ai parlé avec eux, lu correctement le dossier qu'on m'a donné et mes vrais parents se sont les tiens. Tu sais ça répond à la question qu'on se posait l'autre jour. D'ailleurs on l'aurait su plus tôt si on avait mieux lu les dossiers.
    - Je reconnais qu'on ne les a pas lus correctement. Et ils t'ont dit autre chose ?
    - Non, juste qu'ils ne me laisseraient plus rien faire jusqu'au moment où je ne serais plus sous leur responsabilité.
    - Oh merde ! Et du coup tu vas faire comment pour venir ?
    - Partir pendant qu'ils sont en week-end et que mon faux petit-frère est chez ma fausse grand-mère. Ça sera le dernier week-end où je serais tranquille.
    - Ok, et c'est quand ?
    - Pas ce week-end, mais le prochain.
    - D'accord. Tu croiseras sans doute mes, enfin nos parents, vu qu'ils seront là pour le week-end, mais après ils repartiront quelques jours avant d'être à nouveau là et jusqu'à la fin, pour mon plus grand malheur.
    - D'accord, je te redirais tout ça en fin de semaine. Tu auras vu tes parents ...
    - Ouais, bah ça, on verra après si ça a arrangé les choses, moi je pressens le contraire. Et sinon ça va ?
    - Bof, comme je te disais, l'autre bouffon continue de me faire chier, de m'humilier, de me surveiller. Rappelons quand même que c'est lui qui m'a jetée après m'avoir trompée trois fois dans la même soirée avec trois filles différentes en plus !
    - Différentes ! Tu ne m'avais pas dit ça. Quel enfoiré !
    - On est d'accord. J'espère qu'à ton camping y a pas de connards pareils !
    - Bah écoute, te dire qu'il n'y a pas de connard ici, ça serait mentir, mais y a pas que ça, loin de là, dis-je en regardant amoureusement Florent qui est toujours à mes côtés.
    - Oh toi, tu me cache quelque chose !, dit-elle en riant.
    - Pas du tout, je 'expliquerais.
    - J'espère bien. Et j'espère aussi qu'y aura au moins un mec capable de me faire oublier l'autre enfoiré !
    - Mais oui, je suis sûre que tu vas trouver.
    - Espérons, espérons.
    - Oh toi blasée des mecs, ce n'est pas ton genre, reprend-toi la miss !
    - T'as raison, mais j'en reviens toujours pas ...
    - C'est simplement un salaud qui cachait bien son jeu au départ. Malheureusement ce genre d'individus existe.
    - Comme tu dis. Bon aller, je vais aller essayer de dormir, en espérant que je ne fasse pas de cauchemars cette nuit. On s'appelle la semaine prochaine, on va en avoir besoin !
    - Ok ça marche. Bonne nuit à toi aussi Maëlle. Tu sais moi non plus je ne dors pas très bien en ce moment.
    - Bonne nuit quand même. Vivement qu'on se voit.
    - Trop. Bisous la miss.
    Nous raccrochons toutes les deux. Florent me regarde avec un petit sourire en coin. Je lui demande à quoi il pense. Je lui demande à quoi il pense.
    - A toi, me dit-il, je n'aime pas savoir que tu es soucieuse au point de mal dormir.
    - Merci mon chou de t'inquiéter pour moi, c'est adorable.
    - C'est toi qui est adorable ma belle, dit-il avant de m'embrasser et d'aller se coucher.
     
     
     
    Le petit mot de l'auteure : 
    - Votre avis sur ce long chapitre ?
    - Le réveil de Camille et Florent, mignon non ?
    - La soirée de Mélinda ?
    - La micro-dispute entre Camille et Florent ?
    - Les deux événements dont se souvient Camille ? 
    - Le début de soirée avec les trois abrutis qui sont désagréables avec Camille ?
    - La fin de soirée à la plage entre Camille et Florent ? Mignon ou pas ? Depuis le temps, ils sortent enfin ensemble !
    - La fin du chapitre ?
     
    Merci encore de lire ma fiction :) 
     
     

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     CHAPITRE 14
     juillet 2013, deuxième semaine de vacances, samedi

    Le lendemain matin, je me réveille de bonne heure. Le soleil est toujours au rendez-vous, c'est un vrai bonheur. Cette nui j'ai rêvé de mon chéri ! Évidemment, allez-vous me dire. Le matin, je commence par aller me baigner. Ensuite je fais bronzette sur la plage. Ma peau a une jolie couleur dorée. Vers midi, je vais prendre ma douche, puis manger avec Mélinda sur le port. Nous retournons tous l'après-midi à la plage, toutes les deux. Nous en profitons car elle repart demain. À mon plus grand désespoir. Le soir, nous nous faisons un bowling toutes les deux. Nous nous éclatons comme des petites folles. Tout au long de la journée, j'envoie des sms à Florent. Ça me manque de ne pas le voir, mais j'apprécie énormément le fait qu'il respecte ma dernière journée avec Mélinda. J'en oublie également tous mes soucis du moment : ma s½ur jumelle, mes parents qui d'ailleurs rentrent demain. Heureusement que Florent est encore là parce que j'aurais eu dû mal à supporter leur retour toute seule. Il est environ 22h45 lorsque nous sortons du bowling. Mélinda a déjà finit ses valises. Elle n'a plus qu'à vider sa tente demain matin, la plier et tout remettre dans sa voiture. Du coup, nous restons discuter dans sa toile jusqu'à une heure du matin. Nous n'avons clairement pas envie de nous quitter le lendemain. Mais nous savons l'une comme l'autre qu'il n'y a pas de solutions. Lorsque je vais aux toilettes avant de me coucher, je croise mon cher Florent. Nous nous embrassons amoureusement à l'abri des regards, dans la nuit étoilée. Il me chuchote à l'oreille qu'il sera là pour me soutenir le lendemain. Il est adorable je vous dis ! Alors que je vais pour me coucher, mon portable sonne. Oui je sais, il est presque 2h du matin, mais je décroche. Pourquoi ? De un parce que c'est Maëlle, de deux parce que j'ai le pressentiment que je vais mal dormir vu que je me sens oppressée.
    - Salut miss, ça va ?
    - Bof et toi Camille ? Je ne te réveille pas j'espère ?
    - Du tout. Je n'étais pas encore couchée et j'allais t'envoyer un sms. Moi ça va moyen. Les parents reviennent demain et ça m'angoisse. D'autant que ma pote qui est avec moi au camping repart demain matin.
    - Ah je vois. Moi non plus ça ne va pas. C'est pour ça que je t'appelle aussi tard ...
    - Qu'est-ce qui t'arrive ?, lui demandé-je d'une vois douce et inquiète.
    - Je pense à ce qui nous arrive ... Tu me diras, ça change de penser à mon connard d'ex, mais c'est guère mieux. Ne le prend pas mal. C'est juste que je me demande comment ça va faire quand on va se revoir. Je sais qu'on en parle et tout mais, ...
    Elle fond en larmes.
    - Oh, calme-toi Maëlle, tu t'emballe trop là, dis-je d'une vois douce. Moi aussi tout ça, ça m'angoisse, et tu me connais niveau angoisse, je détiens la palme d'or ^^. A mon avis, quand tu vas venir, ça va faire comme si on était encore que des amies, ... comme avant. Après je pense qu'on va s'habituer avec le temps. Mais ça ne fera jamais pareil que si on avait toujours été s½ur, enfin si on l'avait toujours su quoi. On aura toujours des réflexes d'amie. Dis-toi bien qu'on aurait pu se détester, se haïr ou ne pas se connaître et découvrir qu'on était totalement différentes et ne pas s'entendre. Là ça aurait été l'horreur !
    - J'avoue. Tu as raison, je n'y avais pas pensé. Ce qui m'inquiète le plus, c'est quand je vais entre guillemets changer de parents. Ça me fait sérieusement flipper.
    - J'imagine, même si c'est plus facile pour moi ; j'angoisse aussi. D'autant plus que je ne sais pas comment vont réagir mes parents. J'espère que tout ce que je t'ai dit ne t'a pas fais peur. Après je me dis que ça ne doit pas être facile non plus pour eux.
    - J'avoue. Non t'inquiète ça ne m'inquiète pas tout ce que tu m'as dit.
    - Moi ce qui me fait peur, depuis que j'y ai pensé, c'est quand ça va se savoir. Parce que là j'ai une pote du camping qui le sait, mais elle ne te connait pas, et une autre personne, qui ne te connait pas non plus.
    - J'avoue c'est la galère. Surtout à la patinoire. Je ne sais pas si j'ai envie que ça se sache ou pas.
    - Moi non plus je ne sais pas.
    - Et sans indiscrétion, ni curiosité, tu me connais, ...
    - Justement !, dis-je moqueuse.
    - C'est qui l'autre personne ?
    - il s'appelle ...
    - Il en plus !, dit-elle en me coupant la parole.
    - Oui « il », ça t'étonne ?, l'interrogé-je d'une voix innocente.
    - Un peu, ce n'est pas ton genre les rencontres masculines ... dit-elle en riant.
    - Je reconnais. Il s'appelle Florent. Il est trop mignon. Si on se parle, c'est grâce à ses potes. Ils se moquent tout le temps de moi et lui il prend ma défense, il m'a parlé la première fois pour s'excuser de leur comportement. Depuis, c'est devenu un ami, un confident. Et depuis hier soir on sort ensemble ...
    - Quoi !!! Et tu ne dis rien à ta s½ur adorée ?!
    - Menteuse, je t'en ai parlé au début des vacances.
    - Ah oui c'est vrai.
    - Et puis en bonne amie que je suis, n'est-ce pas, dis-je en souriant, je ne te rabâche pas les oreilles avec mes histoires de c½ur alors que le tiens est en miette.
    - Je t'en suis très reconnaissante.
    - Ah tu vois ?, répond-je moqueuse.
    - Adorable comme il a l'air d'être, il n'aurait pas un jumeau par hasard ?
    - Malheureusement pour toi, pas à ma connaissance, et ses potes, pour moi c'est trois abrutis sans cervelle !
    - Dommage. Il y aura surement des nouveaux d'ici à ce que j'arrive.
    - Oh oui surement, dis-je pensive.
    - Ah quoi tu pense Camille pour être pensive d'un seul coup comme ça ?
    - A la rentrée ... ça va être plus dur que pendant les vacances ...
    - C'est sur. Bon je te laisse, je vais essayer de dormir un peu.
    - Ok. Bonne nuit Maëlle. Moi aussi je vais essayer de dormir ...
    Nous raccrochons toutes les deux. Mon portable indique qu'il est presque 2h40. Pourtant je n'ai pas sommeil. Heureusement que je lézarde dans la journée parce que la nuit, je ne dors pas beaucoup. Mon téléphone sonne de nouveau. C'est un sms de Florent : « Tu dors ma Camille ? ». Je lui réponds que non, et du coup, il me dit qu'il arrive. Cinq minutes plus tard il entre dans la tente.
    - Je me suis réveillé et j'ai eu le pressentiment que ma jolie Camille avait encore des insomnies, je me trompe ?
    - Pas tout à fait. En fait j'étais au téléphone avec Maëlle, et après je n'ai pas réussi à m'endormir, lui répond-je en me calant contre lui.
    Il est assis contre mon matelas, je viens m'asseoir à côté de lui.
    - Reste allongée, ou on va encore s'endormir assis.
    - Pas faux, et comme dans tes bras je m'endors très facilement, ...
    - Je sais, c'est pour ça que je suis venu. Et puis, ce n'est pas quand tes parents seront là qu'on pourra dormir tous les deux.
    - Ah ça, c'est certain, faudra même pas qu'ils nous voient ensemble. Ils vont piquer une colère sinon.
    - A ce point là ?
    - Oui, dis-je d'une voix triste.
    - Eh, ne t'inquiète pas comme ça, dit-il en me prenant dans ses bras tout en s'allongeant auprès de moi.
    Nous nous endormons enlacés tous les deux.
     
     
     
    Le petit mot de l'auteure : 
    - Votre avis sur cette journée du samedi ?
    - La discussion Camille - Maëlle ?
    - La discussion Camille - Florent à la fin ?
     
    Dans la prochaine partie, la fin de cette semaine mouvementée, le départ de Mélinda, et le retour des parents de Camille.
     
    Merci à vous de lire cette fiction :) 
     
     

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  • L'été où ma vie a basculée (chapitre 15)
     CHAPITRE 15
     
        Le dimanche matin, c'est le moment des adieux. Lorsque j'émerge, Mélinda, qui s'est levée aux aurores, est prête à partir. Elle a tout rangé dans sa voiture. En voyant cela, j'en ai les larmes aux yeux. Aussitôt elle le remarque et vient me réconforter. Une fois que je suis prête, soit vers 9h30, nous allons toutes les deux à la plage. Elle me dit qu'elle espère pouvoir revenir au moins une fois pour quelques jours. Je sais bien que ça ne va pas être facile pour elle car elle habite loin. Je sais aussi que la semaine prochaine, elle travaille beaucoup et qu'elle sera difficile à joindre. Deux heure splus tard, après avoir lézardé sur la plage, nous nous décidons à rentrer. Au passage, nous croisons Mario puis Florent. Nous rigolons tous les quatre en chemin. Mais en arrivant devant ma toile, et donc l'emplacement de Mélinda, une mauvaise nouvelle m'attend. Mes parents sont rentrés. En même temps ils m'avaient prévenue. Curieusement, les retrouvailles se passent sans heurts. Mélinda leur dit bonjour tandis que Mario et Florent restent en retrait. Mélinda prend ensuite Mario par la main et s'éloigne. Florent articule un « je te vois plus tard » silencieux puis s'en va à son tour. Je reste avec mes parents, puis, à midi pile, j'accompagne Mélinda à l'entrée du camping. Elle sort sa voiture et va redonner le badge de la barrière. Elle paye ses 75¤60 pour sa semaine. J'ai les larmes aux yeux lorsqu'elle part. Puis je sens une présence derrière moi, puis des mains autours de ma taille. C'est Florent. Il me chuchote un « je suis toujours là » à l'oreille. Avant de s'éloigner, Mélinda nous lance un « salut les amoureux » accompagné d'un clin d'½il. Je ne lui ai pourtant rien dit. Elle a dû le deviner toute seule qu'on sort ensemble. Alors que la voiture est hors de vue, nous restons un moment tous les deux. Nous sommes bien ainsi. Mais je dois retourner manger avec mes parents. Et Florent aussi. Nous nous séparons un peu avant mon emplacement. Le repas se déroule sans incidents. Dans l'après-midi, mes parents se réinstallent tranquillement, tandis que je lis à l'ombre de la tente dans le fauteuil de camping. Je trouve que pour les semaines qu'il nous reste ici, ils n'ont pas pris grand chose ...

    J'allais apprendre deux jours plus tard pourquoi ils avaient si peu d'affaires ...

    En fin de journée, je vais à la plage. Il fait encore très chaud et il y a un monde fou dans l'eau. J'y vais moi aussi. Mon chéri me retrouve dans l'eau. J'avoue avoir la trouille que mes parents nous voient ensemble, mais j'apprécie tout de même ce petit moment de bonheur. Vers 19 heures, je rentre au camping pour prendre ma douche et faire mo shampooing. Il y a du monde à attendre, comme toujours lorsqu'il fait beau et aussi chaud. Comme de par hasard, il faut que je supporte les trois abrutis et leurs réflexions débiles ! Je peux vous assurer que dans ses moments là on trouve vraiment el temps long ! Je suis soulagée lorsque mon tour arrive. Pendant le diner, mes parents me parlent de ma jumelle comme si nous en avions déjà parlé ensemble. Mais je ne leur révèle rien du tout. À la fin du repas, tout de même, je leur annonce que Maëlle, je la connais mieux qu'ils ne le pensent et même mieux qu'eux. Ils sont estomaqués. Ma maman me dit que c'est impossible vu les recherches qu'ils ont faites durant la semaine. Je leur explique alors que c'est ma meilleure amie de la patinoire. Ils m'annoncent alors que je peux faire ce que je veux de ma semaine, sauf le mardi après-midi et le mercredi après-midi où je dois absolument rester à la tente pour discuter avec eux. J'acquiesce puis leur dit que je vais faire un petit tour sur les dunes. Je sors de la toile de tente puis appelle mon chéri pour lui dire que je l'attends sur la dune. Nous marchons ensuite tous les deux sur le sable. Il me demande comment ça se passe avec mes parents. Je lui réponds que ça va mais que je sens qu'ils me cachent encore des choses. Il est inquiet pour moi. Je le rassure et lui dit que je n'ai que mes après-midi de mardi et mercredi de pris. Il semble un peu rassuré. Nous nous quittons peu après. Il est 22h30 lorsque je me couche, après avoir envoyé un message à Maëlle et un autre à Sophie, Kevin, Débora et Morgane.


    Le petit mot de l'auteure :
    - Votre avis sur cette dernière partie du chapitre ? 
    - Le départ de Mélinda ?
    - Mélinda qui a compris toute seule que Camille et Florent sortent ensemble ?
    - Le retour des parents de Camille et la relation entre Camille et ses parents ?
    - La fin avec Florent qui s'inquiète pour sa chérie ? Il est vraiment adorable ! 

    Et voici le troisième chapitre fini ! J'espère qu'il vous a plu :) Dans le chapitre suivant, encore des moments Florent-Camille, des révélations de la part des parents de Camille, l'arrivée de Maëlle, encore les imbéciles qui s'en prennent à Camille, de nouveaux personnages seront évoqués, une surprise de prépare pour Camille ....
    En espérant vous donner envie de lire la suite :) 


    Merci encore à vous de lire cette fiction :) 



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  •  
     CHAPITRE 16
    Juillet 2013, 3e semaine de vacances, lundi

              Il n'est que 7 heures lorsque je me réveille ce lundi matin. Pressentant que je ne vais pas me rendormir, je me lève sans faire de bruit. Je me rends à la douche puis prend mon petit déjeuner au moment même où mes parents se lèvent. Une fois prête, je m'en vais à la plage. C'est calme le matin. Il y fait déjà chaud bien qu'il ne soit que 9 heures. La mer est basse, ce qui change beaucoup le paysage. Mais c'est tout aussi joli. Je commence par m'allonger sur le ventre et lire. Mais le soleil tape rapidement fort donc je me tourne. Une fois allongée sur le dos, je somnole et envoie des sms. Tout à coup, je sens du sable sec ruisseler et me chatouiller légèrement sur le ventre. Le seul qui peut oser me faire cela sans s'attirer des foudres, c'est Florent.
    -   Florent, arrête, dis-je doucement.
    -   Comment tu as su que c'était moi ?
    -   Tu es le seul qui peut le faire sans que je m'énerve mon chéri.
    -   Attend, tu m'as appelé comment là ? demande-t-il surpris.
    -   Mon chéri, pourquoi, ça te déplaît ?
    -  Au contraire, je suis content que tu le dises tout haut, me chuchote-t-il en s'asseyant auprès de moi.
    -   Je sais mais il faut rester discret ... dis-je dans un soupir.
    -   Tu crains tant que ça tes parents ?
    -   Sur ce sujet-là, oui. Et je ne crains pas qu'eux ...
    -  Ne me dis pas que tu crains les remarques des gars ?, me dit-il en soupirant sachant parfaitement quelle va être ma réponse.
    -   Bah si. Avoue qu'ils ne sont pas cool du tout avec moi.
    -  Je sais, ils sont désespérants parfois.
    -  Bah pas grave, quand tu es avec moi, ils sont moins virulents ... Aller, faut que je rentre manger.
    -   Ok, on va se balader tous les deux cet après-midi ?
    -   Avec plaisir mon petit Flo, répond-je en souriant.
    -   Ça marche. A tout' jolie Camille, me dit-il en me faisant un clin d'½il.
    Lorsque j'arrive, la table est déjà mise. Je m'installe. Le repas se passe dans un silence pesant. A la fin, je débarrasse puis vais faire la vaisselle. Comme de par hasard il y a un des abrutis qui y est en même temps que moi. Je peux vous assurer que ça motive pour aller plus vite ! Vers 13h45, je passe devant l'emplacement de Florent. Au mieux il me voit, au pire je l'appelle. Il est dehors au bord de l'allée, du coup nous partons tout de suite. Nous allons d'abord par la plage, vers la pointe de Kerpenhir, d'où il y a une vue magnifique sur l'entrée du golfe du Morbihan. Dès que nous sommes éloignés de la plage principale, nous nous tenons par la main. Ensuite nous passons par le chemin côtier, puis par la plage où l'eau est très chaude. Puis encore le sentier côtier. Depuis la première fois où nos lèvres se sont touchées, c'est la première fois que nous sortons en amoureux. S'il n'y avait pas mes parents, ce soir nous irions ensemble à l'initiation à la danse bretonne. Du coup il va en profiter pour être avec ses amis. Lorsque nous arrivons dans le bourg, nous nous installons à une terrasse au « café du port » et commandons une consommation chacun. Nous sommes assis côte à côte. Le regard amoureux qu'il a lorsqu'il me regarde me fait fondre ... Vers 17h30, nous rentrons au camping par la route des plages. Il va retrouver ses potes tandis que je vis me baigner avant d'aller prendre une douche, sans même m'allonger un peu sur le sable pour bronzer. Puis je mange avec mes parents et me prépare pour aller à la danse bretonne. J'y vais à vélo histoire de m'échauffer un peu. Comme d'habitude, je réussi à tout faire sans difficultés, sans vouloir me vanter hein mais lorsqu'on en a fait pendant un an deux heures par semaine ça aide. A la fin du cours, je n'attends pas mes parents et rentre au camping par la route des plages. Comme je l'espérais, j'y croise Florent qui est assis sur la dune. Je vais poser mon vélo à mon emplacement puis retourne m'asseoir à ses côtés sur la dune. Nous discutons un moment puis nous nous séparons pour aller dormir.
     
     
    Le petit mot de l'auteure :
    Vous en pensez quoi de cette première partie de chapitre ?
    Ils sont mignons Camille et Florent non ?
    La crainte de Camille que ses parents ne les surprenne : justifiée ou exagérée ? En même temps un peu spécial les parents non ?
     
    Merci de lire cette fiction, à bientôt pour la suite :) 
     
     

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  •  
     CHAPITRE 17
    Juillet 2013, 3e semaine de vacances, Mardi
     

                 Le lendemain matin, je me réveille de mauvaise humeur. Pourquoi ? Parce que cet après-midi, je dois parler avec mes parents. Aussitôt levés, mes parents se dépêchent d'aller au marché. Je les suis mais ne le fais pas avec eux. Puis je rentre et vais à la plage. J'y peaufine mon hâle doré. J'aperçois Florent et ses copains, mais je ne vais pas les saluer car je n'ai pas envie qu'ils soient au courant pour Florent et moi. Vers 13 heures, je rentre à la toile de tente, prépare la table pendant que ma maman fait la cuisine. L'ambiance est lourde, étouffant même ! Le repas est rapidement expédié. Il se déroule sans une parole et je sens bien qu'ils ont envie d'aborder le sujet rapidement. Je me propose pour faire la vaisselle. C'est le seul moment de la journée où je vais être tranquille alors j'en profite. Je prends d'ailleurs tout mon temps. Lorsque je rentre à la tente, mes parents ont étalé beaucoup de papiers sur la table. Tout cela me donnerait presque la nausée. Une fois la vaisselle rangée, ils me demandent de m'asseoir. Ils m'expliquent que c'est  cause de cette histoire qu'ils ont dû partir toute la semaine précédente. Mon père ajoute qu'ils vont repartir toute la semaine prochaine et sans doute plus longtemps. Je grimace. Je l'avais bien dit que cet été, je le pressentais mal. Ma mère me rassure en disant que dans tous les cas je resterais les sept semaines comme c'était prévu. Je me sens déjà mieux. Enfin, un peu mieux. Puis ça devient barbant. Le blabla administratif, juridique, je ne l'écoute que d'une oreille. Ils m'expliquent ensuite que Maëlle sera sous leur responsabilité officiellement à partir du 15 septembre, mais qu'il serait souhaitable qu'elle vienne vivre avec nous avant. Alors ça, ça me fait rire ! Je leur réexplique que nous nous connaissons très bien. Ils soupirent. Ils me disent qu'ils ont acheté un deuxième appartement pour ma s½ur jumelle dans le même immeuble que là où se trouve le mien. Oubliant quelques instants la situation dans laquelle nous nous trouvons, la perspective d'habiter à côté d'elle me réjouit énormément. Mais, revenant à la réalité, je leur demande comment ils ont faits, vu qu'à ma connaissance, nous ne sommes pas de gros riches. Je suis intriguée. Aussitôt ils semblent contrariés par ma question. Ils me répondent que cela fera l'objet d'une autre discussion. Je sais déjà ce qu'il m'attend le lendemain. Et j'ai l'intime conviction que je vais encore être surprise et bouleversée. Après nous parlons un peu moins sérieusement. Je leur demande si cela les dérange que je discute avec Maëlle tant que tout n'est pas en règle. Ils m'assurent que non. Cela m'arrange car même dans le cas contraire, je n'aurais pas arrêté de lui parler. Je m'attendais vraiment à une discussion plus enquiquinante. Et je suis très étonnée qu'ils ne me parlent pas de restrictions budgétaires. Ok, nous ne sommes pas pauvres mais quand même. D'ailleurs, en parlant d'argent, je suis sûre qu'ils me cachent quelque chose ! Je me suis aussi rendue compte que si au niveau administratif ils gèrent parfaitement la situation, en réalité ils appréhendent énormément la venue de Maëlle dans la famille. Et ça se comprend tout à fait. Moi aussi j'appréhende beaucoup mais plus par rapport à la rentrée. D'ailleurs cela serait pas mal si j'avais le courage d'en parler à mes amis. Depuis que je suis au courant de cette histoire, je les délaisse un peu, les pauvres. Pendant que je suis dans mes pensées, mes parents sont au téléphone. Visiblement avec les parents de Maëlle, enfin « ex-parents » comme elle dit si bien. Après un sms de sa part, mes pensées sont confirmées. Vu que mes parents ne semblent pas avoir besoin de moi, je m'éclipse de la tente. Je vais à la plage après avoir attrapé mon sac e plage. Je demande à Maëlle par sms si cela la dérange que j'en parle à mes amis. J'insiste sur le fait que si cela l'embête il faut qu'elle me le dise. Elle m'assure que non. Du coup, j'envoie un long message d'explications (depuis l'annonce de la nouvelle jusqu'à aujourd'hui) sans oublier ma relation avec Maëlle avant cette histoire. J'envoie ce texto à Sophie, Kevin, Debora, Morgane, Marine, et Louise. Vu l'heure avancée de l'après-midi, je retourne à la tente pour préparer à manger. Dans la soirée, je retourne à la plage. Florent est je ne sais où, à mon grand désespoir. Louise me téléphone suite à mon message. Elle est choquée et se demande comment je peux le prendre aussi bien. Je lui explique que c'est parce que Maëlle est l'une de mes meilleures amies et que je la connais bien. Mais aussi parce que lors de l'annonce une de mes amies était avec moi, et qu'elle m'a beaucoup soutenue. Je lui avoue aussi que je survie grâce à Florent. Elle me demande qui c'est. Je lui explique que nous sommes devenus amis avant de sortir ensemble. Nous discutons un moment puis nous raccrochons. Juste après, mon portable sonne de nouveau. Je suis très étonnée en voyant le nom de l'expéditrice. C'est une copine de la patinoire, mais habituellement nous ne communiquons presque pas pendant les vacances. Elle me demande si j'ai des nouvelles de Maëlle car elle essaye de la joindre mais sans jamais y parvenir. Je lui réponds que j'en ai pas et appelle aussitôt ma jumelle. Visiblement, je dérange. Elle est avec un mec de la patinoire avec qui elle s'entend bien depuis de nombreuses années.  Ce qui est curieux c'est que je croyais qu'ils étaient fâchés et qu'ils ne se voyaient plus en dehors de la patinoire. A moins que ... Bref ! Je lui explique que Maude, notre copine de la patinoire, m'a demandé de ses nouvelles parce qu'elle n'arrive pas à en avoir. Maëlle met quelques instants avant de me répondre et si elle était en face de moi je suis persuadée qu'elle baisserait la tête.
    -          J'avoue que j'ai fait exprès de ne pas lui répondre. J'ai peur qu'elle s'aperçoive de quelque chose, et puis pipelette comme elle est, toute la patinoire serait au courant.
    -          Je vois, mais tu n'as pas peu qu'IL te trouve bizarre ?
    -          Genre, comment tu le sais ?
    -          J'ai entendu sa voix derrière toi quand tu as décroché. Je pensais juste que vous étiez fâchés et que vous ne vous voyiez plus en dehors de la patinoire.
    -          Si, si ... tu sais ce n'était que passager.
    -          Comme une dispute entre amis, je sais. Mais tu vois, j'ai comme l'impression qu'il y a autre chose, si tu vois de quoi je veux parler.
    -          Non mais tu rêves là !, dit-elle en s'énervant. C'est ...
    -          Ton meilleur ami, je sais. Mais je maintiens que si je n'avais pas un peu raison tu ne t'énerverais pas ainsi. Et puis tu sais bien que les sentiments ça évolue ...
    -          Je sais très bien.
    -           Donc j'ai raison ?
    -          Non ...
    -          Ah et que ferais-t-u avec lui à une heure aussi tardive, si ce n'était pas plus que de l'amitié ?
    -          Tu le sais aussi bien que moi, les amis c'est présents dans les moments difficiles pour te soutenir, peu importe l'heure.
    -          Je sais ! Mais là j te dis qu'il y a autre chose !
    J'avoue sa naïveté commence à m'agacer un brin.
    -          D'ailleurs tu lui as dit pour ton connard d'ex ? Et pour notre histoire ?
    -          Oui pour mon ex, non pour notre histoire, je n'y arrive pas ...
    -          Tiens, une preuve de plus, dis-je en riant.
    -          Ne te moque pas ... Bon ok, j'avoue que je suis un peu perdue. Il est tellement attentionné, et ...
    -          Non sans blagues !
    -          Pourquoi tu dis ça ?
    -          Eh t'as les yeux bouchés ou quoi ? Tu serais bien la seule à ne pas l'avoir remarqué.
    -          De quoi ?
    -          Qu'il tient à toi plus que tu ne le crois.
    -          T'es sérieuse là ?
    -          Entièrement. Et j'imagine même que depuis qu'il sait que l'autre connard t'a largué, il s'en cache encore moins.
    Elle réfléchit un instant avant de me répondre.
    -          Tu as raison, quand je repense aux moments que nous avons passé ensemble, je le remarque. Et quand nous nous sommes fâchés, c'était à propos de l'autre enfoiré !
    -          Tiens donc ! C'est curieux, ça ne m'étonne pas du tout, dis-je d'une voix ironique. Ce qu'il reste à savoir, c'est ce que toi tu ressens, mais ce n'est snas doute pas le moment de te le demander.
    -          Tu as raison. Je suis perdue. Et perdre l'amitié que j'ai avec lui, ça me ferait trop de mal. En plus ce soir il reste dormir chez moi, je vais avoir du mal à me comporter normalement maintenant ...
    -          Je te comprends. Réfléchis bien. Je te laisse et n'oublie pas d'envoyer un message à Maude pour la rassurer.
    -          Ok. Promis je le fais. Bonne nuit à toi aussi.
    Une fois que j'ai raccroché, j'ai une bouffée de tristesse qui s'empare de moi. Je m'en doutais qu'elle ne va pas aussi bien qu'elle le dit. Mais je ne pensais pas que c'était à ce point-là ! Je sens une présence derrière moi. Je me retourne. C'est mon adorable Florent. Il me réconforte puis m'explique qu'il était tout l'après-midi avec ses parents. Ensuite nous discutons encore un peu, lovés dans les bras l'un de l'autre. Puis nous nous séparons pour aller dormir. 
     
     
    Votre avis sur ce chapitre ?
    La discussion entre Maëlle et Camille ?
    Les cachotteries de parents de Camille ? Des avis sur ce qu'ils pourraient cacher à leur fille ?
     
     
    Dans le prochain chapitre, une seconde discussion entre Camille et ses parents qui pourrait bien éclairer la jeune fille sur les questions qu'elle se pose.

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     CHAPITRE 18
    Juillet 2013, 3e semaine de vacances, Mercredi
     

         Au réveil, je me sens mal, je pense à Maëlle. Avant, n'importe qui aurait pu dire qu'entre nous deux c'est elle qui a le mental le plus fort. Aujourd'hui, je m'aperçois que ce n'est pas vrai. Et si elle a une multitude de potes, des vrais amis sur lesquels elle peut compter, elle n'en a pas vraiment. Je prends mon petit déjeuner avec mes parents, puis je vais à la douche avant d'aller bronzer sur la plage. J'attends mon adorable petit ami à la petite crique, même si ce n'est pas l'endroit le plus ensoleillé à cette heure-ci. Mais au moins à cet endroit-là, nous sommes tranquilles. Allongés l'un contre l'autre, nous parlons. La mer est déjà assez haute pour se baigner à cet endroit. Mais je n'avais pas prévu de me baigner. Manque de chance pour moi, Florent en a décidé autrement. Il m'attrape et me porte en sac à patate jusqu'à l'eau puis se jette dans la flotte tout en me tenant dans les bras. Moi qui avais pris ma douche, je peux recommencer !
    -        Je te déteste, dis-je en riant alors que je sors de l'eau.
    -        Même quand je fais ça, dit-il avant de m'embrasser avec tendresse et passion à la fois.
    -       Rectification, dis-je après avoir mis fin au baiser, je te déteste quand tu me jettes à l'eau.
    -       Je préfère ça mon c½ur, me répond-t-il en souriant.
    Alors qu'il passe sa main autours de ma taille, des frissons me parcourent le corps. Comme lorsqu'il m'a prise dans les bras pour me jeter à l'eau tout à l'heure. Petit à petit, le soleil arrive au-dessus de nous. Florent se propose de me mettre de la crème solaire dans le dos. Ce que j'accepte avec grand plaisir ! Comme à chaque fois, cela ressemble plus à un massage. Ce qui n'est pas pour me déplaire, bien évidemment. Ensuite, à mon tour, je lui mets de la crème. Il a l'air surpris par mon geste. Moi aussi j'en profite pour lui masser le dos. Il ne met jamais de crème, et même s'il a la peau mate et déjà bronzée, ce n'est pas raisonnable. Mais je viens de comprendre qu'il préfère quand c'est moi qui la lui mets. Nous restons un moment allongés l'un à côté de l'autre. Collés l'un à l'autre devrais-je même dire. Flo a sa main dans mon dos ce qui me provoque d'agréables picotements. Puis à mon grand regret, nous devons rentrer au camping. Lui parce qu'il doit manger avec ses parents avant d'aller passer l'après-midi à Auray. Moi, pour manger puis discuter avec mes parents, comme ils l'ont prévu. Après un long baiser langoureux, nous nous séparons. Lorsque j'arrive à ma tente, mes parents ne sont pas encore là. Du coup, je décide d'aller à la douche. Aux sanitaires, je croise les trois imbéciles sans cervelle qui me demandent si je n'ai pas vu Florent. Ils l'ont apparemment cherché toute la matinée. Je leur réponds que je ne l'ai pas vu non plus. Au moment où j'entre dans ma douche, Florent apparaît pour faire la sienne aussi. Ses amis le harcèlent de questions mais il ne dit rien. Il entre dans la douche à côté de la mienne. Une fois que ses potes sont éloignés, il me dit à voix basse à travers la cloison qu'il aurait bien aimé prendre sa douche avec moi. Je suis étonnée de sa proposition. Déçu que je ne réagisse pas, il me demande si je trouve cette idée romantique.
    -          Romantique à fond mon chéri, lui dis-je sincèrement, même si au fond de moi je ne me sens pas prête pour ce genre de choses.
    -          Une prochaine fois alors ?
    -          Si tu veux mon ange.
    Oui je sais je n'aurais pas dû lui répondre ça. Mais ça me gêne un peu de parler de ce genre de choses alors j'ai préféré couper court à la conversation. Nous sortons de la douche en même temps. Nous nous embrassons vite fait pour que personne ne nous voie, puis nous retournons chacun vers notre emplacement. Puisque mes parents ne sont toujours pas rentrés, je commence à mettre la table et à préparer le repas. Quelques instants après que j'ai tout fini, ils arrivent. Nous nous mettons donc à table. Tout en mangeant, nous parlons de notre nouvelle vie à quatre qui va bientôt commencer. Enfin, à cinq parce qu'il ne faut pas oublier notre petit chat qui s'appelle Vanille. Pendant que mes parents nettoient un peu la tente, je vais faire la vaisselle. Lorsque j'arrive aux éviers, Florent y est déjà. Mais sa mère étant là, nous ne pouvons pas nous embrasser. Du coup, nous nous lançons deux ou trois regards et il me balance de la mousse une fois avant que nous ne finissions chacun notre vaisselle bien sagement. Quand je retourne à la tente, comme la veille, mes parents ont étalé sur la table tout un tas de documents qui font tous plus peur les uns que les autres. Je me dépêche d'essuyer ma vaisselle. Cette fois-ci je pressens que je vais vraiment être surprise par ce qu'ils vont m'annoncer. Alors que je m'assois à la table, je jette un coup d'½il discret aux papiers. Certains attirent mon regard plus que d'autres. Ils portent le signe d'une riche famille d'autrefois, très influente dans la région. Je lance un regard emplis d'incompréhension à mes parents. Aussitôt, ils m'expliquent que nous faisons partis de cette famille de par mon père ... Y a un an, j'apprenais que par mon arrière-grand-mère maternelle, j'ai des origines algériennes ! Désormais je ne m'étonne plus de rien ! En résumé, cette histoire de riche famille d'antan fait que mes parents vont percevoir une rente mensuelle à vie de 7 000¤. Je n'en crois pas mes oreilles ! Ils m'expliquent qu'en réalité, la rente est de 21 000¤ mensuels mais qu'ils signer devant notaire pour que Maëlle et moi en recevions dès à présent un tiers chacun, pour nous éviter plus tard de payer des droits de succession pharamineux. Mon père ajoute qu'à leur décès nous percevront de droit chacune 10 500¤ mensuels sans avoir à faire aucunes démarches. Je suis un peu sonnée par tout ça. La chance me diraient certains. D'autres me diraient « La Belle vie » ou encore « plus besoin de travailler ou de faire des études ». Moi, au contraire, rien du tout de tout cela. Ma première pensée a été de cacher cette information des gens afin qu'on ne profite pas de moi ou que l'on ne change pas d'avis sur moi. Je suis sérieuse comme toujours. D'ailleurs en apprenant cette nouvelle, je n'ai pas du tout l'intention d'abandonner mes études ou de ne pas travailler. J'ai jamais été dépensière et je n'ai pas l'intention de le devenir sous prétexte que 7 000¤ tombent tous les mois, tout crus, sur mon compte en banque ! Avec tout ça, moi je vous dis comment apprendre une deuxième fois en une semaine et demie que votre vie bascule ! J'imagine que ma jumelle va aussi être mise au courant. Je demande donc à mes parents. Ils me répondent qu'elle doit l'apprendre aujourd'hui même par ses parents, ex-parents comme elle dit si bien. Apparemment, ses ex-parents lui ont demandé de rester toute la journée chez eux pour discuter de tout ça. La pauvre, me dis-je aussitôt. Pour finir cette discussion, mes parents m'expliquent qu'ils auraient dû toucher cette somme depuis deux ans déjà, s'il n'y avait pas eu d'erreur administrative à la mort d'un vieux monsieur. Ils viennent donc de les percevoir en une seule fois, accompagné d'un dédommagement de 50 000¤. Le tout non imposable. Du coup avec la somme d'argent conséquente qu'ils viennent de recevoir, une grande partie a servi à rembourser le prêt pour l'appartement de Maëlle. Ils ajoutent mine de rien qu'une infime partie va servir pour me faire une surprise et participer à l'intégration de ma jumelle dans sa nouvelle vie. Je me doute donc que cette somme doit déjà être importante par rapport à nos dépenses habituelles mais infime par rapport à ce qu'ils viennent de recevoir. Mais, malgré mes questions, ils ne veulent rien me dire de plus sur la petite surprise qu'il me prépare. Ma jumelle en saurait même plus que moi à ce sujet, à en croire mes parents. Tout ce que je sais c'est que la surprise commencera le 5 août et se terminera le 25 du même mois, soit le jour où je repars. Puis ils me disent que je suis libre pour le reste de la journée. Je vais aux toilettes et lorsque j'en reviens, j'ai la stupeur de voir ma mère et Florent discuter et rire ensemble ! Non mais j'hallucine là ! Lorsque j'arrive à leur hauteur, ils finissent leur discussion. Ma mère à ce regard qui signifie que je n'en saurais rien.
    -         A plus Camille, me lance Florent en retournant vers son emplacement.
    -         Dis-moi ma chérie, il a l'air de beaucoup tenir à toi ce jeune homme.
    -         Nous nous entendons bien c'est vrai. C'est un ami sur lequel je peux vraiment compter.
    -       C'est bien d'avoir des amis sur lequel on peut vraiment compter. En plus il a l'air bien éduqué ce garçon, finit ma mère avec un petit air entendu que je n'apprécie guère en général.
    -        Maman ! fais-je en faisant semblant d'être offusquée alors qu'intérieurement je suis contente qu'il lui plaise et qu'elle veuille me caser avec lui. Au fait tu lui parlais de quoi ?
    -        C'est bien d'essayer ma chérie mais tu n'en sauras rien du tout.
    A ce moment-là, je me dis que c'est tout de même le comble que ma mère parle avec mon copain sans que je ne sache de quoi il en retourne. Mais je n'insiste pas, je sais que c'est peine perdue. Ensuite, je vais à la plage, je me baigne, puis m'allonge pour bronzer. Florent me rejoint. Nous nous allongeons côte à côte. Mais au loin, ses trois abrutis de copains le cherchent. Du coup nous cachons toutes ses affaires dans mon sac et filons dans l'eau en priant pour qu'ils ne nous y repèrent pas. Heureusement pour nous, ils y a plein de monde à la flotte par cette chaleur. Comme nous l'espérerions, les trois idiots passent devant ma serviette sans se douter de rien. Une fois le danger écarté, nous retournons nous allonger serrés l'n contre l'autre sur ma serviette de plage. J'avoue que nous n'avons jamais été aussi proches et ça me fait de l'effet ... Il le remarque très bien, mais ne dit rien et se contente de sourire. Une bonne demi-heure plus tard, nous rentrons au camping et allons à la douche, mais en séparé pour ne pas se faire remarquer. Puis je mange avec mes parents avant d'aller en voiture avec mes parents au port pour les danses bretonnes. Nous y arrivons pile au début. Florent me rejoint aux alentours de 22h juste au moment où mes parents repartent. Ma mère le vois et est rassurée de savoir que je ne vais pas être seule pour rentrer. Son sourire en dit long sur qu'elle pense. Mais bon je préfère que nous soyons discrets car mon père ne doit surtout pas le savoir. Pour lui les études, les diplômes et le travail avant les histoires de c½ur. Je suis tout de même rassurée de savoir que ma mère l'apprécie. Mais c'est dommage car du coup mon chéri se prive des danses bretonnes alors qu'il aime bien ça. Dès que les danses de salon s'arrêtent au profit d'un madison il me rejoint et danse à mes côtés. Pour ma plus grande joie, bien évidemment. Puis nous nous déhanchons sur des musiques actuelles ou des années 80. Mais les danses avec chorégraphies, je n'y arrive pas. Ce qui fait sourire Flo qui lui ne se débrouille pas trop mal. Mais ce n'est pas si grave, je vais me rattraper quand Maëlle sera là. Elle les connait quasiment toutes. Nous restons jusqu'à la fin de la soirée, soit minuit. Pour finir, le DJ passe un slow. Vu que les potes de Flo sont partis, nous en profitons pour danser cette dernière danse ensemble, amoureusement. Pour moi, c'est la première fois que j'en danse un. C'est un moment magique qui restera gravé dans ma mémoire à jamais ! Tout comme mon premier baiser avec Flo. En rentrant au camping à pieds, nous décidons de passer par la dune. Le reflet de la lune sur l'eau est juste magnifique. Mais aujourd'hui, on n'aurait sans doute pas dû passer par là. Pourquoi parce que ce que je vois en ce moment même me fait horriblement mal au c½ur ! Florent me dit qu'au contraire il vaut mieux qu'on le voit tout de suite, pour que ça s'arrête. En passant par la plage, nous voyons donc Mario sur la dune. Il embrasse une grande blonde aux formes pulpeuses, tout droit sortie d'un magazine people. Mon sang ne fait qu'un tour. Je prends une photo avec mon portable. Le flash les éblouis. Mario pique un fard en disant que nous sommes dégueulasses de faire ça. Florent, tout en restant calme, lui demande qui est le plus dégueulasse. Mario s'énerve encore plus. Il me demande d'effacer la photo de mon portable. Ce que je m'empresse de faire. Mais ce qu'il ne sait pas c'est qu'elle est juste supprimée de mon portable, pas de ma carte mémoire, et que je l'ai déjà envoyée à Melinda. Aussitôt mon amie me demande paniquée si c'est une blague. Je lui réponds que je ne plaisante pas avec ce genre de choses. Du coup elle envoie la photo à Mario. Il s'énerve encore plus ! On croirait qu'il va exploser et je dois avouer que j'ai peur de lui. Heureusement qu'il y a Flo avec moi sinon je me serais carapatée en vitesse. Il comprend que c'est foutu avec Melinda. Il semble triste, non mais il croyait quoi lui ?! Au final il s'en va, la blonde à son bras. Cette dernière est rayonnante. Moi je me sens mal. Florent passe son bras autours de mes épaules et me chuchote que j'ai parfaitement joué mon rôle d'amie. Il me chuchote des mots doux pour me rassurer. Melinda m'envoie un sms pour me remercier de le lui avoir dit. Je lui réponds que c'est normal. Après cette soirée mouvementée, je vais me coucher, épuisée. Je m'endors aussitôt.
     
     
    Le petit mot de l'auteure :
    - Votre avis sur cette partie ? La longueur ?
    - Le petit moment Camille-Florent à la plage ?
    - Florent qui souhaite que leur relation évolue, la mini-discussion aux douches ?
    - La discussion entre Camille et ses parents ? Nouveau bouleversement ! 
    - La maman de Camille qui apprécie beaucoup Florent ? 
    - Camille et Florent qui rusent pour ne pas que les abrutis les voient ? 
    - Camille et Florent qui dansent leur premier slow, mignon non ?
    - La rencontre avec Mario sur les dunes, vous le pensiez méchant et capable de faire ça à Melinda ?
     
    A bientôt pour la suite :) 

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    CHAPITRE 19
    Juillet 2013, 3e semaine de vacances, Jeudi
     

    Le lendemain matin, je me réveille assez tard. Il est près de 10h15 lorsque je sors de la tente après avoir avalé mon petit déjeuné. La mer étant basse, je vais prendre ma douche, sachant que je ne vais pas me baigner ce matin. Lorsque je sors des sanitaires, il faut malencontreusement que je croise deux des trois abrutis. Je n'écoute même plus leurs réflexions désobligeantes. Je les ignore et retourne à ma tente pour prendre mes affaires de plage : serviette, paréo, crème solaire, lunettes de soleil, chapeau, livre, cahier et stylo, ainsi que mon portable. J'ai mon maillot déjà sur moi. Une fois tout cela mit dans mon joli sac vert, je file m'allonger sur le sable déjà tiède. Je commence par lire deux chapitres de mon roman, à l'eau de rose comme je les préfère. Puis, j'écris quelques lignes de ma fiction avant de bronzer tout en écrivant des sms. A Melinda qui est en pause repas, à Sophie, à Debora et à Kevin. J'adore venir en vacances tout l'été à Locmariaquer, mais c'est vrai que mes amis me manquent. Juste avant que je ne rentre manger avec mes parents, Florent m'envoie un sms. « Bowling ce soir, ça te tente ma jolie Camille ? ». Je lui réponds aussitôt « Avec plaisir mon c½ur ! <3 ». Il me répond à son tour « En plus on ne sera que tous les deux, les gars sortent en boite à Carnac ». Je saute de joie. « Méga chouette mon ange ! <3 Mais dis-moi, il y en a un d'entre eux qui est capable de ne pas boire pour pouvoir rentrer ? ». Flo me renvoie aussitôt un texto « Tu m'as fait rire là ma belle, mais je comprends pourquoi tu dis ça. Oui, Tristan en est capable. C'est le seul. A ce soir ma belle, on s'attend devant l'entrée du camp ? ». Je lui confirme le lieu du rendez-vous et nous convenons d'y être pour 20h. Je range mon téléphone dans mon sac et rentre à l'emplacement pour manger. Pour occuper mon après-midi vu que mon chéri n'est pas disponible, je vais à la plage. J'appelle ma jumelle pour savoir si elle va mieux que la dernière fois. Et aussi pour savoir comment s'est passée sa journée avec ses parents.
    -          Allo Maëlle ?
    -          Ah Camille, j'allais te téléphoner. Tu vas bien ?
    -          Oui et toi ?
    -          Ça peut aller ... lâche-t-elle dans un soupir.
    -          J'en déduis que ça ne va pas fort. Qu'est-ce qui t'arrive ?
    -          Bah depuis que j'ai parlé avec mes ex-parents hier ... non mais tu te rends compte ! en plus de devenir jumelles, on devient rentières ! Cela va être quoi après ?
    -        Je dirais plutôt c'était quoi avant. Il y a un an environ, j'ai appris que par notre arrière-grand-mère maternelle, nous avons des origines algériennes.
    -          Tu blagues là ?
    -          Du tout ...
    -          Si je l'avais su plutôt ça aurait évité à l'autre connard de me répéter sans cesse que je peux comprendre sa culture.
    -          Ah je vois. Enfin bref, j'en ai plus qu'assez de ce genre de découvertes.
    -          Tu m'étonne ! Moi aussi j'en ai marre. Et s'il n'y avait que ça ...
    -          Dis-moi, Maëlle, ne garde pas tout pour toi tu te fais du mal.
    -          J'ai fait une boulette avec Adrien.
    -          Explique ...
    -          Il a voulu m'embrasser, je me suis laissée faire mais je regrette parce que je ne l'aime pas comme lui il m'aime. Du coup je ne lui parle plus mais il ne sait pas que je l'aime qu'en amie.
    -          Je vois. Il faut absolument que tu lui dises.
    -          Je sais, mais je ne sais pas comment faire.
    -          Tu veux que je lui envoie un message à ta place ?
    -          Mais tu n'as pas son numéro.
    -          Tu me le passe.
    -          D'accord. Tu lui fais des excuses de ma part.
    -          T'en fais pas une fois qu'il m'a répondu je te redis tout par message. Ça te va ?
    -          Ok. Alors son numéro c'est le 06 xx xx xx xx.
    -          D'accord ça marche.
    Nous raccrochons toutes les deux. Et je m'attèle de suite à la rédaction du message. Après plusieurs essais je me décide à lui envoyer ceci « Salut, c'est Camille de la patinoire, la copine de Maëlle. C'est pour te dire qu'elle s'excuse de ne plus te répondre mais elle a beaucoup de choses à régler en ce moment et ce n'est pas facile pour elle. Elle m'a dit qu'il ne faut pas que tu t'inquiètes pour elle ». Je l'envoie ensuite à ma jumelle en lui disant que j'attends la réponse. Elle me dit que mon message est super. La réponse ne se fait pas attendre longtemps. « Je suis très étonné et déçu de voir qu'elle n'a pas le cran de m'envoyer un message elle-même. J'ai du mal à croire que si elle a des problèmes, elle ne m'en a pas parlé. Surtout vu le temps qu'on a passé ensemble ces dernières semaines. Tant mieux si à toi elle te parle c'est déjà mieux que quand elle garde tout pour elle ». Tiens nous y voilà, me dis-je lorsqu'il parle du temps qu'ils ont passé ensemble. Et je vois aussi qu'il est d'accord avec moi sur le fait qu'elle garde trop souvent tout pour elle. Je transfère le message à ma s½ur avec mes commentaires et en lui disant que vu qu'il a l'air de bien le prendre, il faut qu'elle l'appelle pour le rassurer, lui dire que ses problèmes ne sont pas graves et qu'elle ne voit en lui qu'un meilleur ami. Elle me dit qu'elle va le faire. Une bonne demi-heure plus tard, elle me rappelle. Sans doute se sont-ils téléphoné ou envoyé des messages. Elle est beaucoup plus sereine et ça fait plaisir. Pour finir, nous discutons de choses plus drôles. Ça change des conversations du moment. C'est vrai qu'avec toute cette histoire, nous en oublions nos délires habituels ! Rire nous fais du bien à toutes les deux.  Vers 16h45, nous raccrochons. Je vais me baigner vu que la mer est désormais assez haute pour nager. Ensuite, je me rallonge au soleil pour laisser ma peau sécher et se hâler. Vers 17h45, je rentre au camping. A cette heure-ci, il y a foule aux douches. Je prends mon mal en patience, comme on dit, et j'attends patiemment mon tour. Je remarque simplement une chose : cela ne sert à rien de s'impatienter et de dire aux gens de se presser parce que cela donne l'impression qu'ils en font exprès d'aller lentement. Après 25 minutes d'attente, c'est mon tour. Shampooing, gel douche, après-shampooing, nettoyant visage. Je prends ma douche le plus rapidement possible. Je me dois d'être belle et toute pimpante pour a soirée au bowling avec mon chéri. Une fois sortie, je retourne à la tente pour finir de me préparer. Mes parents ne sont pas là. Ça m'arrange parce que j'aurais dû répondre à leurs multiples questions. Je démêle mes cheveux, puis les sèches. Je me mets de la crème hydratante sur les bras et les jambes puis je m'occupe du visage. Crème, maquillage léger aux yeux. Je mange. Courgettes avec des saucisses grillées, un fruit. Et je vais me brosser les dents, me mettre du rouge à lèvres orange, assorti à ma tunique. A 20h pile, je suis à l'entrée du camp, au grand portail qui jouxte le bâtiment de l'accueil. Florent arrive en même temps que moi. Nous nous embrassons passionnément, enlacés, puis nous nous dirigeons à pieds vers le bowling. Arrivés là-bas, Flo donne son nom. Visiblement il a réservé pour nous deux pour trois parties. Nous allons à la piste que le mec nous indique. Comme toujours c'est mon chéri qui gagne, même si je le suis de près. La troisième partie, je parviens même à égaliser son score. Je suis trop fière de moi. Nous rentrons tranquillement au camping. Comme toujours, nous nous quittons peu avant mon emplacement. Je rentre dans la tente sans faire trop de bruit, de peur de réveiller mes parents. Une fois mon sac posé, je vais aux sanitaires. Je croise mon adorable chéri. Nous nous embrassons, amoureusement, enlacés, contre un des murs du bloc, près des douches, là où il y a peu de lumière. Je ne vois pas le temps passer lorsque je suis dans ses bras.
    -          Cendrillon, ton carrosse va se transformer en citrouille, me dit-il en souriant.
    -          Je sais mais je suis bien dans tes bras mon c½ur, dis-je toute triste de devoir le quitter.
    -          Moi aussi ma belle je suis bien avec toi. A demain.
    -          A demain mon ange.
    Sans que je sache pourquoi, mon sommeil est très agité.
     
     
     
    Le petit mot de l'auteure :
     
    Tout d'abord un grand pardon pour ce retard, mais finalement j'ai été très occupée pendant mes vacances.
     
    Que pensez-vous de ce chapitre (enfin cette partie de chapitre) ? La longueur ?
    L'invitation de Florent au bowling ? La réaction de Camille ?
    La discussion au téléphone entre Maëlle et Camille ?
    La solution de Camille et la réponse qu'Adrien fait suite au message ?
    La soirée Florent et Camille ? Ils sont adorables non ?
     
     
    Merci d'avoir lu :) Je mets la suite dans la journée.
     

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     CHAPITRE 20

    Juillet 2013, 3e semaine de vacances, Vendredi
     
          Le vendredi matin, je me réveille fatiguée. Mes parents sont de très mauvaise humeur, alors je décide d'aller finir ma nuit à la plage. Avant de partir, j'avale un verre de jus d'orange, une tasse de café et une tranche de brioche. Je file ensuite à la douche avant d'aller m'allonger sur le sable tiède de cette matinée ensoleillée. Après, presque 2h de sieste sur le sable, je regarde l'heure. Il est 10h45. Je m'assois sur mon drap de plage et regarde la mer. Cette immensité bleue, si calme m'apaise. Au loin, j'aperçois les bateaux qui sortent du golfe du Morbihan, c'est très joli. J'échange quelques sms avec Kevin, ainsi qu'avec Morgane, qui pour une fois est réveillée avant 11h pendant les vacances. Je pense à ma jumelle et me dit qu'elle ne mérite vraiment pas tout ce qui lui arrive en ce moment comme malheurs. J'attrape mon petit cahier bleu et commence à écrire. Ça me détend d'écrire, et Dieu sait combien j'ai besoin de me détendre en ce moment. Alors que j'hésite à rentrer au camp, les trois gugusses arrivent à la plage. Ça m'aide à me décider d'un coup !
    -          Tiens voilà la moche, lance l'un d'entre eux avant de se marrer.
    -          Non mais comment t'ose aller à la plage, renchéris un des deux autres.
    -          J'avoue que sur la côte d'azur j'aurais de quoi complexer, mais certainement pas ici. En ce qui concerne la maturité, y en a d'autres qui devraient avoir honte ...
    -          Tu n'oses pas parler de nous j'espère, déclare le troisième en cachant tant bien que mal que ma phrase l'atteint vraiment beaucoup.
    -          Quand vous aurez grandi dans vos têtes, vous me ferez signe, dis-je en grimpant sur la dune pour rentrer.
    Je pense qu'ils sont furax. Surtout le troisième. Mais ce n'est pas mon problème. Après tout il n'y a que la vérité qui blesse ! Ils n'ont pas à savoir que j'étais avec Florent hier soir. Sinon je leur aurais bien dis qu'ils n'avaient qu'à rester à Carnac. Ça m'aurait fait des vacances. Le mdi, je déjeune avec mes parents. Ils recommencent à se comporter presque normalement avec moi, donc nos relations sont moins tendues. Visiblement ma surprise va être de taille. J'essaye d'en savoir plus, mais c'est peine perdue : maman tient bon et ne me dévoile rien du tout.
     
    A ce moment-là, je n'avais aucune idée du déroulement de la suite de mes vacances ...  Et si j'avais sû, j'aurais été folle d'impatience !
     
    Je pars ensuite rejoindre Florent devant sa tente. Enfin je ne fais que de passer car il est sur le bord de son emplacement avec les trois abrutis. Il me voit passer et comprend l'heure qu'il est. Je l'entends leur dire qu'il doit partir avec ses parents. Dix minutes plus tard, il me rejoint sur la dune. Cette fois-ci, nous avons décidé d'aller nous promener sur la côte sauvage. Nous allons vers la pointe Er Hourel, par le sentier côtier. C'est un paysage vraiment très beau et très naturel. Nous arrivons au bout de notre balade après une heure de marche. Il fait plus frais sous les pins qui se trouvent au bout de la pointe. Mais c'est très agréable vu la chaleur extérieure. Comme les autres après-midi que nous avons passés ensemble, nous prenons des photos. Nous sommes même surpris de voir une petite mamie se proposer de nous prendre en photo tous les deux. Nous acceptons avec grand plaisir. Elle en prend au moins une dizaine ! Nous la remercions et elle continue son chemin toute souriante.
    -          J'ai l'impression qu'on a égaillé sa journée, dis-je en souriant.
    -          Moi aussi, elle est trop marrante me répond Florent en m'envoyant toutes les photos sur mon portable.
    Sans me vanter, je nous trouve magnifique sur ces photos. Puis nous allons marcher au ras de l'eau sur quelques rochers. Je manque de tomber à deux reprises, du coup Flo me serre contre lui.
    -          Bah Camille, tu marches super bien sur les rochers d'habitude, me dit-il moqueur.
    -          J'avais envie que tu me prennes dans tes bras et ça a marché dis-je en riant toute contente que ma petite idée ait fonctionnée.
    Nous nous asseyons ensuite sur le petit muret qui fait tout le tour de la pointe. Enlacés, nous regardons la mer en nous chuchotant des mots doux. Ses baisers dans le cou me donnent des frissons de bonheur. Une bonne demi-heure plus tard, nous nous décidons à rentrer vers le camping. Nous marchons main dans la main en riant.
    -          J'aimerais bien te voir sourire comme ça plus souvent, me lance Florent au détour de la conversation.
    -          T'en fais pas mon chéri, ça va revenir. Déjà mes parents se comportent à nouveau normalement avec moi, et puis ma jumelle arrive bientôt. Et là ça sera différent avec elle ça sera forcément joyeux. Avec elle je suis encore plus folle qu'avec Melinda.
    -          Hâte de voir ça ma belle, me dit-il en me souriant affectueusement avant de me voler un baiser.
    -          Moi aussi j'ai hâte qu'elle arrive, au moins j'aurais la certitude qu'elle va bien.
    En arrivant au camping, nous nous séparons. Comme toujours, pour ne pas être surpris ensemble. Mes parents sont à la toile lorsque j'arrive. Visiblement, ils repartent. Ça m'arrange. Je prépare mon sac de plage et mes affaires pour aller à la douche sur mon matelas. Arrivée sur la dune, je repère sur la plage un petit trou assez grand pour que je m'y installe. Je descends les escaliers et m'y rend. Quelques minutes plus tard, alors que j'allais aller me baigner, Florent m'envoie un message. Il veut savoir si je veux aller à la plage de la petite crique des amoureux avec lui. Je lui réponds que j'arrive dans cinq minutes. Lorsque je le rejoins, il est à moitié endormi sur son drap de plage.
    -          Alors mon chou, ça fatigue la marche à pied, dis-je en me baissant pour lui faire un bisou.
    -          Non mais je me repose pour être en forme ce soir.
    -          Pourquoi ce soir ? dis-je tout un installant ma serviette au ras de la sienne.
    -          On va à la boite de nuit de Loc avec les gars, tu veux venir ?
    -          J'avais prévu d'y aller, dis-je en souriant.
    -          Cool ! J'espère que les mecs ne seront pas trop pénibles avec toi. Ça me rend malade.
    -          T'en fais pas, je les remis en place ce matin. Je leur ai dit qu'ils étaient immatures. Ça ne leur a pas plus. Surtout à un. Et puis ce qui vient d'eux, je n'en tiens pas compte, ils sont bêtes. Même si j'avoue que s'ils étaient plus sympas ça serait plus agréable.
    -          T'as osé leur dire ça ? ils ont dû trop rager ! J'aurais aimé voir ça. Surtout Tristan parce que lui s'il les suivait pas dans leurs conneries il serait bien plus sympa croit-moi. Au tout début qu'on venait ici, on était tous les deux tout le temps. Après y a Jules et Ludo qui sont arrivés. Mais depuis deux ou trois ans ils ont changés et ça m'embête vraiment parce que nous sommes vraiment trop différents maintenant. Avec Tristan c'était cool. Il venait même chez moi parfois à St Brieuc pendant les petites vacances où j'allais chez lui à Nantes.
    Nous continuons de discuter allongés l'un contre l'autre. Je suis tellement bien avec lui. Le temps passe vraiment trop vite. Vers 19 heures, nous rentrons au camping. Vu qu'il est plus tard, il n'y a personne aux douches. Nous nous embrassons avant d'entrer chacun dans une cabine. Ce soir, vu qu'il y a ses potes, nous n'allons pas pouvoir nous embrasser. Du coup, j'en profite avant. Je reconnais que ça serait plus simple si nous n'avions pas à nous cacher mais la vie, c'est ça, rien n'est simple ! En plus ses potes sont tellement cons avec moi que j'ai vraiment peur de leur réaction. Vers 23 heures, j'arrive à la boite de nuit. Ce soir il y a peu de monde. Je repère très vite les trois connards, mais je ne vois pas Florent. Déçue, je vais prendre un cocktail sans alcool au bar. Des mains se positionnent sur mes hanches alors que je prends mon verre.
    -         C'est moi que tu cherches ma jolie Camille, me susurre-t-il de sa voix suave.
    -        J'ai cru que tu n'étais pas là, dis-je d'une voix triste, je j'ai vu en arrivant que les trois bouffons.
    -        Si, si, je suis là. Une vodka-orange, demande-t-il au serveur.
    Il la reçoit et nous buvons notre verre ensemble avant d'aller danser sur la piste de danse. Nous sommes discrets pour ne pas que les trois abrutis ne nous voient. Mon chéri danse merveilleusement bien. Nous ondulons nous bassins en rythme. Vers le milieu de la soirée, le DJ passe un slow. Moi je vais m'assoir, je ne veux pas danser. Deux des trois abrutis viennent me demander de danser avec eux. Non mais ils rêvent ou quoi ?! Je refuse catégoriquement. Le troisième reste avec Flo. Je pense deviner à leurs attitudes que c'est son meilleur ami, celui qu'il connait depuis le plus longtemps. Justement ce dernier vient aussi vers moi. Je le rembarre aussi. Moins méchamment puisqu'il est moins insistant.  D'autres mecs, pas moches, faut le reconnaître, viennent me demander pour danser avec eux mais je refuse. Finalement Florent vient me voir et nous dansons le slow ensemble même si nous avions convenus que nous ne le ferions pas. Il en avait marre de voir des mecs me tourner autours et moi je n'en pouvais plus non plus. Histoire que ses potes ne se doutent de rien, une fois la musique fine, nous nous séparons sans même un bisou, bien qu'il m'ait avoué qu'il en mourrait d'envie. Les trois abrutis sont persuadés qu'il a raté son coup. S'ils savaient ! Deux fois dans la soirée cela se reproduit. Nous dansons donc souvent ensemble et sous les yeux inquisiteurs d'un de ses potes. Vers 2 heures du matin, je suis fatiguée, alors je décide de rentrer. En sortant je croise Florent. Je le préviens. Il me dit d'être prudente en rentrant qu'il ne va pas tarder non plus. Ce coup-ci je rentre par l'accueil, c'est plus sécurisant. J'entre sans faire de bruit dans la tente et enfile ma nuisette. Il fait encore 20°C dehors, une vraie canicule ! Je vais aux toilettes. Je croise Florent et un des abrutis. Florent me fait un sourire. Heureusement dans le noir, l'autre ne se rend compte de rien du tout. Alors que je retourne à ma toile de tente, des mains m'encerclent la taille.
    -          Je n'ai pas le droit à mon bisou ce soir, me demande Florent en souriant avant de l'embrasser dans le cou.
    -          Mais si mon petit c½ur, dis-je avant de me retourner vers lui et de l'embrasser avec passion.
    Il me plaque contre le mur tout en me rendant mon baiser. Comme la veille au soir, mais ne plus fougueux. Son regard pétille de désir. Le mien aussi sans doute vu les frissons qui me parcourent le corps. Pour la première fois, j'ai envie de plus beaucoup plus qu'un baiser. J'en suis certaines si j'avais mon pyjamas et non pas ma nuisette il aurait déjà glissé sa main sous mon haut. Je dois bien reconnaître que ça ne m'aurait pas déplut. Ses caresses sont douces et je me surprends à maudire le tissu de ma nuisette qui sépare sa peau douce  de la mienne. Tout à coup, nous entendons la vois de l'abrutis qui est rentré avec lui. Visiblement il est au téléphone avec les deux autres. Nous l'entendons dire aux deux autres de grandir un peu.
    -          Tiens, on dirait que ma petite réplique porte ses fruits, dis-je en riant à mon chéri.
    -          On dirait en effet. Pars ma belle avant qu'il ne nous surprenne. Manquerait plus qu'il est des soupçons.
    -          D'accord mon c½ur. Bonne nuit à demain, dis-je en lui volant un baiser furtif avant de partir.
    -          Toi aussi belle Camille.
    Au moment où je me cache derrière un autre mur, Florent et son copain se croisent. Visiblement il n'a rien entendu. Florent parvient à cacher ses émotions parfaitement et ils parlent des deux autres. Moi je file mon chemin vers ma toile et m'endors en pensant à mon chéri.
     
     
    Le petit mot de l'auteure :
     
    Votre avis sur cette partie de chapitre ?
    Le réveil de Camille ?
    L'altercation avec les trois gugusses ?
    La balade de Camille et Florent ? Ils sont adorables non ? Et la petite mamie ^^ j'ai trop adoré écrire se passage, j'espère que vous avez aimé le lire :) 
    La discussion Camille-Florent à la plage ? Alors comme ça Tristan il est sympa au fond ?! La suite vous en dira plus sur lui hihi (sadique ? oui un peu ^^)
    La soirée en boite ?
    La fin de soirée entre Camille et Florent ? Le début de changement de comportement du meilleur ami de Florent ?
     
     
    Merci d'avoir lue cette partie, à bientôt pour la suite :) 
     

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