• L'été où ma vie a basculée

    Voici la quatrième fiction que je mets sur ce blog !

    Celle-ci est sans aucun doute plus longue, mais les chapitres sont plus courts. Pour le contexte : toujours des adolescents comme personnages, la présence des parents est toutefois plus importante, notamment au début de la fiction. La majeure partie de l'histoire se déroule pendant les vacances. Fidèle au titre, au fil de la fiction vous allez découvrir plusieurs bouleversements en même temps que l'héroïne qui se prénomme Camille. 

     

    Je vous souhaite une bonne lecture de cette nouvelle aventure.

    N'hésitez pas à me faire part de tout vos commentaires, positifs comme négatifs, il faut de tout pour avancer.

     

      

    Résumé de la fiction 

    Mai 2016, moi c'est Camille. J'ai 23 ans. Côté études, je suis encore à l'université. Je suis passionnée par mes études et par le patinage artistique. J'ai des amis en or, un chéri adorable depuis trois ans. Mais si je vous raconte mon histoire aujourd'hui c'est parce que ces dernières années j'ai vécu beaucoup de choses qui ont bouleversé mon existence ! Tout a commencé cet été là, nous étions en 2013, je passais mon été entier en camping, comme tous les ans, mais cet été là rien ne s'est passé comme d'habitude.  ... Retour en arrière ... Juillet 2013, Rien non plus n'a commencé comme d'habitude. Dès le début ces trois abrutis m'ont fait chier. Lui était différent de ses copains. Elle était bizarre. Elle m'a aidée à les supporter. Ils m'ont annoncé cette nouvelle bouleversante. Elle m'a épaulée. Mon cœur s'est mis à battre pour lui. Elle est arrivée. Ils sont arrivés. Ils étaient sympas. Leur surprise est arrivée. L'été a continué. ... Retour au présent ... Août 2016, je me suis habituée à cette nouvelle vie et, hormis les abrutis, tous font encore partie de ma vie. Mais qui sont ces ils, lui, elle et elles ?

    Bonne lecture !

     

  • L'été où ma vie a basculée (personnages)
     
     

    Les âges qu'on les personnages correspondent à l'année 2013. La description des personnages est celle qui correspond au début de l'histoire au chapitre 1 (année 2013) et non au prologue (année 2016).

     

    Personnage principal : 
    Camille
    Personnage principal, 19 ans, a obtenu son bac en 2011, a fait une prépa carrières sociales en un an puis un an en fac de sociologie à Rennes.
     
    Amis de Camille : 
    Sophie
    Meilleure amie de Camille, 20 ans, au lycée avec Camille, a obtenu son bac en 2011, a fait 2 ans en fac de biologie à Rennes, grande aux cheveux blond vénitiens, elle est en couple avec Kévin.
     
    Débora
    Meilleure amie de Camille, 20 ans, au lycée avec Camille, a obtenu son bac en 2011, a fait deux ans en école d'infirmière à Rennes, elle de beaux cheveux noirs et est toujours à la recherche de l'âme s½ur.
     
    Kévin
    Ami de Camille, 20 ans, connaît Camille depuis le CE2, a obtenu son bac en 2012, a fait un an en fac d'économie à Rennes, petit aux cheveux bruns, il est en couple avec Sophie.
     
    Morgane
    Amie de Camille, 20 ans, au lycée avec Camille, a obtenu son bac en 2012, a fait un an en fac de langue à Rennes, grande aux cheveux châtains frisés, elle se donne un air très cool, mais en réalité plus de choses l'affectent qu'elle ne le laisse paraître.
     
    Louise
    Amie de Camille, 20 ans, au collège avec Camille, toujours en contact, a fait deux ans en fac de langue à Lyon. Ça fait très longtemps qu'elles ne se sont pas vues, elle de longs cheveux bruns foncés frisés, elle aussi cherche le mec idéal.
     
    Mélinda
    Amie de vacances de Camille, 18 ans, se connaissent depuis onze ans, communiquent beaucoup par internet et sms, se voient en général tous les ans sauf depuis deux ans, elle vient d'avoir son bac, elle a de magnifiques yeux bleus clairs et les cheveux châtains.
     
    Marine
    Amie de la fac de Camille, 21 ans, se connaissent depuis 10 mois soit le début de l'année, s'entendent à merveilles pour le travail, grande brune lorsqu'elle garde sa couleur naturelle, elle sort d'une rupture difficile.
     
    Maëlle
    Meilleure amie de Camille, 19 ans, se connaissent depuis 7 ans à la patinoire, sont très complices, a obtenu son bac en 2012, a fait un an en fac de droit à Rennes, grande aux cheveux châtain qui prennent de jolis reflets dorés l'été, elle est en ce moment dans un moment compliqué avec son mec, en règle générale elle s'entend très bien avec la gente masculine.
     
    Rencontres pendant les vacances : 
    * chapitre 2 (jusqu'à la fin de la fiction)
    Florent
    Originaire de Saint-Brieuc, 18 ans, a obtenu son bac en 2011, a suivi pendant un an les cours de sociologie de la fac par correspondance ne pouvant aller en cours, vient sur le camping depuis de nombreuses années, va rapidement rencontrer Camille et bien s'entendre avec elle, est copain avec trois autres campeurs (Tristan, Ludo, Jules).
     
    Tristan
    Originaire de Nantes, 18 ans, vient d'avoir son bac, vient depuis longtemps dans le camping, est copain avec Ludo Jules et Florent, Camille ne le supporte pas.
     
    * chapitres 2 à 23
    Ludo
    Originaire de La Rochelle, 18 ans, vient d'avoir son bac, vient depuis longtemps dans le camping, est copain avec Tristan, Jules et Florent, adore se moquer de Camille, elle ne le supporte pas.
     
    Jules
    Originaire de Saint-Nazaire, 18 ans, vient d'avoir son bac, vient depuis longtemps dans le camping, est copain avec Tristan, Ludo et Florent, adore se moquer de Camille, elle ne le supporte pas.
     
    * Chapitres 9 à 29
    Mario
    Originaire de Tours, 18 ans, il va se montrer très gentil et serviable au tout début des vacances, avant de se faire détester par Camille, Florent et Mélinda. Puis par Maëlle. Disparaît rapidement de la fiction.
     
    * Chapitre 23 (jusqu'à la fin de la fiction)
    Zacharie (Zach)
    Originaire de Saint-Malo, 19 ans, grand métis aux yeux marrons foncés cheveux bruns et à la peau mate, d'origine pakistanaise, a obtenu son bac en 2012, est passionné de musique, adore les jolies filles, a fait une année sabbatique et va entrer en fac de musique et sport à Rennes, ami avec Hugo, Nolan, Lucas et Léo, va rencontrer Camille lors de ses vacances en camping avec ses amis.
     
    Hugo
    Originaire de Saint-Malo, 18 ans, grand aux yeux verts cheveux bruns bouclés et au sourire envoûtant, vient d'obtenir son bac, est passionné de musique, est très dragueur, va entrer en fac de musique et sport à Rennes, ami avec Zacharie, Nolan, Lucas et Léo, va rencontrer Camille lors de ses vacances en camping avec ses amis.
     
    Nolan
    Originaire de Saint-Malo, 19 ans, petit mignon aux cheveux blond, vient d'obtenir son bac, est passionné de musique, n'a jamais beaucoup de chance avec les filles qui ne le voient pas lorsqu'il est avec ses amis,  blagueur, a pris une année sabbatique pour retourner une année dans son pays natal qu'est l'Irlande, va entrer en fac de musique et histoire à Rennes, ami avec Zacharie, Hugo, Lucas et Léo, va rencontrer Camille lors de ses vacances en camping avec ses amis.
     
    Lucas
    Originaire de Saint-Malo, 19 ans, grand brun musclés, a obtenu son bac en 2012, a fait une prépa d'un an pour entrer en école d'éducateur sportif, ayant échoué aux concours il va entrer en fac de musique et sport à Rennes, est passionné de musique, très sérieux et raisonnable ses amis l'appellent « papa » de temps en temps, ami avec Zacharie, Hugo, Nolan et Léo, va rencontrer Camille lors de ses vacances en camping avec ses amis.
     
    Léo
    Originaire de Saint-Malo, 20 ans, grand aux yeux bleu cheveux châtain et au sourire envoûtant, a obtenu son bac en 2012, a commencé une année en bts de tourisme il a abandonné au bout de quelques mois, est passionné de musique, est blagueur et très dragueur,  va entrer en fac de musique à Rennes, ami avec Zacharie, Hugo, Nolan et Lucas, va rencontrer Camille lors de ses vacances en camping avec ses amis.
     
    Gabriel (Gab)
    Frère de Florent, 17 ans, va passer en terminale ES à la rentrée, physique de beau gosse, ne supporte pas Jules et Ludo, s'entends bien avec ses deux frères.
     
    Nicolas (Nico)
    Petit frère de Florent et Gabriel, 16 ans, va entrer en 1ère ES à la rentrée, beau gosse, dragueur (facette qu'il cache à son frère aîné), adore faire l'imbécile, a beaucoup de succès avec les filles, s'entend bien avec ses frères, s'entend bien avec Tristan. Sort avec Noémie.
     
    * Chapitre 23 à 44
    Noémie
    Habituée du camping, 17 ans, très jolie elle fait tourner la tête des garçons mais n'en laisse aucun s'approcher d'elle ! Cette année elle va faire entorse à sa règle en sortant dès son arrivée avec Nicolas. 
     
     
     
    * Camille appelle, Jules Ludo et Tristan les « trois imbéciles », les « trois idiots », les « trois gugusses » ou encore les « trois abrutis ».
     
    * Camille appelle Zacharie Hugo Nolan Lucas et Léo le « club des cinq ».
     
    * D'autres personnages arriveront lors des derniers chapitres (à partir de 51)
     
     
     
     
    Le petit mot de l'auteure
     
    Et voici la présentation des protagonistes finie. 
    Que pensez-vous de tout ce petit monde ?
    Des idées sur de possibles évolutions ?
     
    Prochain article, le chapitre 1, retour en arrière, il se déroule en mai et juin 2013, ainsi, vous en saurez un peu plus sur la vie de notre Camille. Et ensuite, les chamboulements arriveront !!! 
     
    Pour être prévenu(e)s, s'inscrire sur l'article "L'été où ma vie a basculée (informations et prévenu(e)s)".

    votre commentaire
  • L'été où ma vie a basculée (prologue)



     
     

    Mai 2016

    Hey ! Moi c’est Camille. J’ai 22 ans, je suis plutôt petite (1m58), mes yeux sont bleu azur, mes cheveux sont mi longs, ondulés, châtains clair avec des reflets dorés, l’été surtout. J’ai une peau claire mais l’été je bronze très vite et beaucoup. Côté études, je suis encore à l’université. J’ai une licence en sciences de l’éducation et actuellement je suis en première année de master pour devenir conseillère principale d’éducation (CPE), vous savez cette personne que l’on déteste lorsque l’on a tendance à faire des bêtises au bahut ! Le mois dernier, j’ai passé un concours et j’ai eu le résultat hier : je suis prise ! Cela signifie que l’année prochaine si j’obtiens mon master, je suis directement embauchée dans un des lycées de la ville. Un lycée réputé en plus ! Et un de ceux que j’espérais, donc c’est génial. Parallèlement, vu que grâce à mon emploi du temps j’ai pas mal de temps libre, je suis bénévole le jeudi en fin d’après-midi dans un accueil périscolaire avec des enfants de maternelle et primaire. Et le vendredi soir pendant une heure j’aide un enfant en difficulté scolaire dans une autre association. Sinon je travaille aussi comme monitrice de patinage dans mon club le mercredi en fin d’après-midi. Et je suis également baby-sitter chez une jeune maman divorcée, les mardis ou je les gardes de la sortie de l’école jusqu’à minuit. Mais ce n’est pas toutes les semaines. Ce qui me fait un peu d’argent en plus de ce que mes parents me donnent tous les mois. J’habite dans un appartement de 50 m² que mes parents m’ont acheté au début de mes années de fac, c'est-à-dire il y a cinq ans. Depuis quatre ans, j’ai une colocataire. C’est ma meilleure pote de la fac. Elle s’appelle Marine. Nous nous ressemblons pour les cours : nous sommes toutes les deux aussi sérieuses, consciencieuses. Par contre, si moi je ne sors pas beaucoup, ni pendant les cours ni pendant les vacances, elle, dès qu’elle est en vacances, elle en profite à fond. Mais pour sa dernière année de fac, elle part rejoindre son fiancé. Je reviendrais plus tard sur cette histoire qui m’a fait beaucoup de mal … Du coup, elle change de fac et l’année prochaine, je serais seule, enfin … non car mes parents sont sur le point d’accepter mon plus grand rêve … Normalement, c’est mon chéri qui vient habiter avec moi. Eh oui ! Je serais trop heureuse si cela se faisait. Question, passion, moi c’est le patinage artistique. Je prends des cours depuis 14 ans. J’ai commencé en septembre 2003. Pour moi, mes amis, c’est comme des frères et sœurs. L’explication, hormis le fait que je suis hyper sentimentale, c’est sans doute le fait que j’ai longtemps vécu comme une fille unique. Pour finir cette présentation, je dirais que je suis de nature timide et que j’ai souvent eu l’habitude d’être seule, ce qui fait qu’en général, la solitude ne me dérange pas. Ah ! J’allais oublier … côté cœur ! J’en ai déjà parlé un peu, je suis en couple depuis trois ans avec mon chéri que j’aime plus que tout. J’avais 19 ans quand on s’est rencontré, lui 18 ans. On a tous les deux eu notre bac à 17 ans. Cet été-là, je m’en rappellerais toute ma vie, et pas seulement parce que j’ai rencontré mon âme sœur. Je vais vous raconter ce qui s’est passé cet été-là … l’été où ma vie a basculée …

     

     

    … Retour en arrière …

     
     
     
    Le petit mot de l'auteure
     
    Votre avis sur l'écriture de ce prologue (la forme) ?
    Votre avis sur la vie de Camille (le fond) ?
    Des idées sur ce qui va bousculer la vie de Camille ?
     
    Dans le prochain article, vous allez découvrir la liste des personnages de cette nouvelle fiction, ainsi qu'une brève description.
     
    Pour faire partie des prévenu(e)s, il suffit de le demander sur cet article ou sur l'article "L'été où ma vie a basculée (informations et prévenu(e)s)", qui suit ce prologue. En étant dans les prévenu(e)s, vous vous engagez à venir lire régulièrement les chapitres et à commenter ces derniers. 
     
    Merci à vous d'avoir lu ce prologue, je vous attends nombreux à suivre cette nouvelle aventure ! :) 

    7 commentaires
  •  
     
     
    Mai 2013
                    28 mai, aujourd'hui c'est le jour des résultats de mon année de fac. C'est bon je suis confiante. Mais ça reste un moment de stress. Ma pote Marine est avec moi. Nous sommes dans mon appartement, devant l'ordinateur. On commence par elle car elle a eu de meilleurs résultats que moi au premier semestre et elle est quasi sûre d'avoir son année. Verdict : 13,368 de moyenne d'année. Je la félicite puis je regarde à mon tour. Tadam ! 14,663 de moyenne au second semestre ce qui me fait une moyenne d'année de 13,157 et la mention assez bien ! Je suis trop contente. Je n'en reviens pas comment j'ai trop géré. Je fais une espèce de danse de la joie, Marine m'accompagne. Les vacances vont enfin pouvoir commencer. Et en beauté car ce week-end c'est mon gala de patinage. J'ai des potes qui viennent me voir dont Marine. Allez, revenons sur terre, demain je commence, mon travail. Je vais garder deux enfants, le frère et la sœur, tous les mercredis au mois de juin. Et aussi aller les chercher à l'école le soir où les y emmener le matin certains jours. Tout ça pour neuf euros de l'heure le mercredi et onze euros de l'heure pour les soirs et les matins. Demain après ma journée, je file à la patinoire pour une répétition du spectacle. Et après je rentre à l'appartement pour finir de ranger car Marine emménage avec moi l'année prochaine et elle a déjà emmené des trucs.
     
                    1er juin, ce soir c'est le gala ! Je suis toute euphorique, non je blague. Bon, c'est quand même ambiance fête, et en plus avec Maëlle ma meilleure amie de la patinoire et quelques copines patineuses, nous avons, si on peut dire cela ainsi, commencé la fête cet après-midi. Nous sommes allées en ville toutes ensembles. Nous avons fait du shopping, et aussi un peu les folles comme à chaque fois que nous sommes ensemble. Nous avons toutes mangé un sandwich puis sommes rentrées chez nous pour prendre nos affaires. Par le plus grand des hasards, elles ont pris le même bus. Moi je suis venue avec ma voiture, c'est plus pratique pour le retour. Je suis sortie de ma voiture en même temps qu'elles sont sorties du bus. Heureuse coïncidence. Du coup nous avons repris notre délire de l'après-midi. En plus nous sommes dans le même vestiaire. Les autres nous regardent bizarrement. Toute la première partie s'est bien passée. Là c'est l'entracte. Au début, je me suis changée car nous n'avons pas le droit de sortir avec nos costumes. Maëlle est sortie en même temps que moi. Je réussis tant bien que mal à me frayer un passage pour rejoindre mes amis qui sont venus voir le spectacle. Il y a Marine, Morgane, une pote du lycée et Damien un ami d'enfance. Quand je pense que Mélinda et Louis n'ont finalement pas pu venir, ça m'attriste mais mes amis sont là pour me réconforter. À peine cinq minutes après que je les ai rejoins, Maëlle m'attrape par le bras pour que nous retournions dans les vestiaires car l'entraineuse veut nous parler. Je m'excuse auprès de mes amis. Visiblement le patineur connu qui a été invité cette année par le club a choisi deux patineuses pour apparaître sur la glace avec lui, et il a tenu à ne pas prendre des filles qui font de la compétition. Et je vous le donne en mille ! C'est tombé sur nous ! Si, si ! Justement, il arrive. Il nous explique avec l'entraineuse ce qu'on va devoir faire, c'est-à-dire pas grand-chose, puisque déjà être sur la glace avec lui, c'est une grande chose ! C'est simple, nous devons juste patiner en faisant un circuit précis. Mais je vais quand même avoir plus de mal que Maëlle car la vitesse, ce n'est pas mon truc. Mais bon si l'entraineuse a donné son accord c'est qu'elle m'en croit capable. Il va tout de même falloir que je force. Je suis trop contente mais je stresse. Maëlle me rassure. L'entraineuse nous demande de ne pas en parler. C'est ce que nous faisons. À la fin du spectacle, je suis rassurée, j'ai réussi ! Le meilleur, c'est que nous recommençons demain. Alors que j'allais partir avec Marine, Morgane et Damien, je vois Maëlle paniquée avec son portable dans les mains. Je lui demande ce qu'il se passe. Elle m'explique que ses parents ont refusé de ramener son copain et que du coup il est rentré chez lui au lieu de passer la nuit avec elle comme c'était prévu. Au même moment, on voit le dernier bus passer. Je lui propose de la ramener. Elle accepte. À peine avançons-nous vers ma voiture, que son portable sonne de nouveau. Ce sont ses parents qui lui disent que finalement ils ne restent pas chez eux ce soir. Du coup je lui propose de dormir chez moi. Elle accepte n'ayant pas envie de dormir seule chez elle et de ruminer de mauvaises pensées toute la nuit. Je lui présente mes amis puis nous rentrons chez moi. À deux heures du matin, nous sommes toujours éveillés. Marine et Damien ont un peu abusé côté alcool et Morgane n'en parlons pas. Maëlle et moi avons aussi pris quelques verres tout en restant raisonnables pour être en forme demain. Nous nous couchons peu après. Le lendemain matin, le réveil est difficile. Le spectacle se passe aussi bien que la veille, mais c'est triste de se dire que c'est la fin de la saison. À la sortie, je suis avec Maëlle qui a le moral dans les chaussettes. Elle retrouve des amies à elle, nous nous disons au revoir après s'être promis de se voir pendant l'été. Moi je retrouve Sophie, Kévin et Débora. Nous allons manger en ville au Mezzo puis nous rentrons tous les quatre chez moi. Pour occuper la soirée, nous regardons le film «Ma première fois ». Je chiale comme ce n'est pas permis et Sophie n'est pas mieux que moi. Au final, ce week-end qui annonce le début de l'été, c'est très bien passé. Pour moi, tous les ans, c'est un baromètre. Si une chose se passe mal durant ce week-end, en général j'ai des contrariétés et des embrouilles durant tout l'été. Ce que je ne savais pas encore, c'est que cet été allait être le plus étrange que je n'avais jamais vécu.
     
                    Le reste du mois de juin se passe vite. J'ai fait du shopping un après-midi avec Maëlle et je bosse tous les mardis et les mercredis. Ça se passe très bien, les enfants sont adorables. Aujourd'hui, on est le 21 juin, c'est la fête de la musique et aussi le jour de l'été. Bref, une journée festive. Comme tous les ans, il y a une grande braderie et un concert gratuit le soir. Je passe la journée avec Sophie, Kévin, Débora et Morgane. Le concert est magique, nous restons jusqu'à la fin, soit minuit et demi. Ensuite nous rentrons à pied chez moi car les bus sont trop remplis et puis ça ne fait pas loin. Eh oui, comme je suis la seule qui habite au cœur de la ville, bah mon appartement, c'est un peu le QG de la bande. Nous finissons la soirée en faisant un « uno » puis un « action-vérité ». Ah ! Ce jeu-là, il ne faut pas le faire avec Morgane, elle est folle ! L'été s'annonce toujours très bien.
     
                    Que je vous explique un peu ma vie. En juillet, je pars toujours une semaine chez ma mamie. Cette année c'est du 28 juin au 5 juillet. Je sais c'est un peu décalé. Et ensuite, je pars en vacances six semaines avec mes parents en camping. La chance ! ... Oui je sais. Tiens, première nouveauté, cette année, je pars sept semaines, car mes parents n'ont pas eu leurs vacances comme d'habitude. Mon père n'a pas obtenu sa première semaine, ma mère pas sa troisième semaine et la deuxième semaine il y a deux jours où ils travaillent. Le plus cool dans tout ça, c'est que moi je reste les sept semaines. Je vais donc pourvoir mener ma petite vie tranquille ! Vous allez me dire que les changements ne sont pas, pour l'instant, très importants, sans grandes conséquences et surtout à mon avantage. C'est vrai, mais croyez-moi, cela n'a pas duré.
     
                    Mais avant toute chose, il faut que je vous décrive un peu comment ça se passe ces vacances d'habitude. Le camping, c'est le même depuis onze ans. Je déteste le changement, alors ce n'est pas à moi que ça déplait. C'est un camping d'habitués où il n'y a que la route à traverser pour aller à la plage. C'est génial ! Nous avons en général les mêmes voisins tous les ans. Moins cool, mes parents ne me laissent que peu de liberté. Mais cette année j'espère que ça va changer, vu que j'ai pris l'habitude de vivre seule durant toute l'année et qu'il n'y a pas eu de problèmes. Là-bas j'ai une amie que je connais depuis le début. Elle s'appelle Mélinda. Mais cela fait deux ans que ses parents ne viennent plus alors ça fait deux ans que nous ne nous voyons plus. Nous continuons tout de même de communiquer par sms et de se parler sur skype et facebook. Cette année, elle revient. Mais elle n'est là que la deuxième semaine car c'est la seule semaine de juillet où elle ne travaille pas. Et ses parents continuent d'aller ailleurs. Désormais, ils viennent dans ce camping que pour des week-ends. Une semaine c'est court, mais nous nous sommes promis d'en profiter au maximum. L'une comme l'autre nous ne savions pas encore ce qui allait se passer. Ah si j'ai encore oublié de vous dire quelque chose. Cette année, comme il y aura quasiment tout le temps un de mes parents au travail, nous y allons à deux voitures. Et mes parents ont décidé que nous prenions la mienne. Moi je m'ne fiche c'est eux qui payent l'essence ! J'ai surtout accepté à condition de faire le trajet toute seule. Depuis le temps je connais la route et puis il va bien falloir qu'ils me laissent conduire toute seule sur de grands trajets un jour. Ils ont accepté. Rien d'exceptionnel, me direz-vous. Eh bien si car depuis que j'ai mon permis, c'est-à-dire six mois, j'ai quasiment jamais conduit toute seule. Et sûrement pas pour un trajet si long ! Cette fois-ci je crois que je vous ait tout dit. ... Ah non ! J'ai oublié un truc très important. Les mecs ! Honnêtement, il y en a quelques uns de pas mal, mais ma timidité m'a toujours empêcher de faire quoi que ce soit. Je me contente de les observer et c'est tout. Pathétique, oui je sais. Mais on est comme on est.
     
     
     
     
    Le petit mot de l'auteure :
     
    Voici le premier chapitre de cette nouvelle fiction de posté.
    Qu'en pensez-vous ?
     
    Cette fiction sera toujours rédigée du point de vue de Camille, votre avis ? C'est un changement par rapport à mes autres fictions, et pour ma part j'ai autant de plaisir à écrire avec l'une ou l'autre méthode.
     
    Je reconnais qu'il ne s'y passe pas grand chose, mais il faut bien poser le contexte de l'histoire.
    Et ce chapitre sur sa vie me paraissait indispensable pour la compréhension de la suite.
     
    Je vous rassure, il se passe des choses importantes pour la suite dès la première partie du chapitre suivant. Vous allez y découvrir l'arrivée de Camille au camping. Arrivée non sans heurts ... 
     
     
    Merci d'avoir lu ce chapitre, je vous attend nombreux pour la suite. :) 

     


    5 commentaires

  • CHAPITRE 2

    Juillet 2013, 1ère semaine de vacances, lundi

                    Aujourd'hui c'est le grand jour ! Nous sommes le 8 juillet et c'est le départ pour le camping. Nous sommes lundi. Nous partons toujours un lundi pour éviter les embouteillages. Je pars avant mes parents car je vais faire une pause et rouler moins vite qu'eux. Eux ils font les deux heures de trajet en un seul coup, comme d'habitude. Ma voiture est peu chargée, je n'ai que les valises tandis que mes parents ont la toile de tente et tout le matériel de camping. Ah tiens, je ne vous ai pas parlé de ma voiture. Alors je vous le dis tout de suite, ne me prenez pas pour une fille de riche, ce n'est pas du tout le cas. Mes parents gagent tout juste 3000¤ à eux deux par mois. Et moi je gagne de 50 à 100¤ par mois avec mon baby-sitting, en plus de ce que mes parents me donnent. Au mois de juin, ayant plus travaillé j'ai gagné presque 500¤. Revenons-en à ma voiture. C'est une Audi A1 5 portes violette. La toute nouvelle version avec GPS intégré, siège chauffant et autoradio de luxe ! Ça va, ne bavez pas non plus ! Cette voiture, je l'ai gagnée. Un jour mes parents ont été essayé une voiture Audi et il y avait un jeu-concours. Ce jour-là, c'est aussi le jour où j'ai obtenu mon permis. Je la chouchoute ma petite voiture. Donc après 2h40 de trajet sous le soleil, en comptant la pause, j'arrive à destination. Je regarde mon portable. Un message de ma mère m'apprend qu'ils vont arriver dans trente minutes. Comme c'était prévu, si j'arrivais avant eux, je vais à l'accueil voir si l'emplacement est libre. Et aussi pour faire enregistrer ma voiture, puisque c'est la mienne qui sera garée dans le camp et celle de mes parents à l'extérieur. Il n'est que 10h mais m'emplacement est libre. Donc 10 minutes plus tard, j'ai mon badge, j'entre dans le camping et me gare sur l'emplacement. Je sors de ma voiture. J'échange mes tennis contre mes tongs qui étaient à portée de main. Je respire cet air pur du bord de mer. Que ça fait du bien d'arriver enfin dans ce lieu si agréable et si paisible. Je file aux toilettes, repère quelques nouveautés aux sanitaires puis je vais voir la mer. Elle est toujours aussi sublime. Je descends sur la plage. Que c'est bon de sentir à nouveau le sable se dérober sous nos pieds lorsque l'on marche. L'eau n'est même pas très froide. Ce qui est étonnant pour une fin de matinée. Le sable colle à mes pieds mouillés. J'envoie un sms à Mélinda. Puis à Sophie, Kévin, Débora, Maëlle et Morgane. Je ne suis pas avec mes amis pendant les vacances, mais heureusement, j'ai sms illimité. Ensuite je retourne à l'emplacement, mes parents doivent être arrivés. Sur la dune, des mecs, que je connais de vue, m'interpellent. Je suis très surprise car nous ne nous parlons jamais. Je précise, ce sont des beaux gosses !
    - Hey, salut !, lance l'un d'entre eux.
    - Salut.
    - On t'a vu arriver tout à l'heure, classe la voiture, renchérit son copain.
    - Ok ! J'ai compris !, lance-je énervée. Je peux remercier ma voiture, sinon vous ne m'auriez pas dit bonjour. Suis-je bête, vous êtes des mecs après tout, les voitures avant les filles, la politesse et la galanterie, c'est normal !
    Les deux qui ont parlé continuent de se marrer avec un autre, ça m'exaspère. Le quatrième ne dit rien, on dirait même qu'il a honte de ses potes. Il ferrait mieux de les remettre en place au lieu de rester muet. Je les laisse en plan et pars, en colère, vers mon emplacement. Mes parents sont en train de monter la tente. Je les aide. Au bout de quarante minutes, la toile est montée. Vingt minutes plus tard, les voitures sont déchargées. Nous rangeons tout avant de manger. Pendant le repas, il y a deux des trois mecs de ce matin qui passent trois fois devant la tente alors qu'ils ne le font jamais d'habitude. Ok, pense-je alors, cet été ne va pas être comme les autres. Leur attitude me le prouve.
     
    En réalité, le bouleversement n'est pas venu de là, enfin, pas le plus important.
     
    Comme cette année, le beau temps est au rendez-vous, après avoir fait la vaisselle, je vais me changer pour aller à la plage. Maillot de bain orange, paréo orange, jaune et blanc, sac avec crème solaire, chapeau, lunettes de soleil, livre, portable, lunettes de piscine (s'il y a des vagues) et serviette. Je ne suis pas adepte de la plage en début d'après-midi mais en général, le jour de l'arrivée, je ne résiste pas. En plus il est déjà 15h15. Mes parents, eux, partent faire les courses à vélo. Ayant un problème au genou, je peux faire du vélo mais avec modération. Alors que je me prélasse au soleil après m'être baignée, je sens que des gens s'approchent de moi. La chance n'est pas avec moi, ce sont encore les imbéciles de ce matin. Ils sont peut-être vexés et vont sans doute vouloir, si c'est le cas, me le faire payer. Pas de chance pour moi. Enfin si cela se produit, ça pimentera un peu les vacances. Je ne vais tout de même pas me laisser faire par ses gugusses ! Ils se foutent de moi. Histoire de leur faire comprendre que je les entends, je me moque à mon tour d'eux. Derrière les trois qui font les malins, le quatrième se cache un peu. C'est celui qui baissait la tête ce matin. Je me demande pourquoi il ne réagit pas comme eux. Ils s'éloignent, je souffle de soulagement. Vers 18 heures, je rentre à la tente et prends mes affaires pour la douche. Qui je retrouve dans la file d'attente ? Les quatre abrutis qui matent toutes les filles. Je ne prête pas attention à eux. Par malchance, ils entrent dans une cabine au même moment qu'une se libère pour moi. Je dois donc subir, et le mot est faible, leurs conversations puériles, leurs propos désobligeants voire un peu vulgaires. Je ne suis pas la seule visiblement à être agacée, vu les réflexions que j'entends. Une fois revenue à la tente, je m'occupe de mes cheveux. À ce moment là, un des mecs passe devant l'emplacement et va à la caravane d'en face. C'est vrai ils se connaissent depuis longtemps. Bon, d'accord, j'avoue, lui il est mignon. Il est loin de me laisser indifférente. Mais vu les copains qu'il a ce n'est pas cette année encore que je vais vaincre ma timidité et aller lui parler. En plus je ne connais même pas son prénom. Le soir, je vais aux cours de danse bretonne au gymnase. J'en ai fait pendant un an mais depuis mon problème au genou, j'ai arrêté et je me contente de maintenir mon niveau tous les étés ici. 
     
     
    Le petit mot de l'auteure :
     
    Voici pour la première partie de ce chapitre.
     
    Que pensez-vous de cette journée d'arrivée ? Du caractère des quatre garçons ? et Surtout de celui qui reste en retrait ? Des idées sur ce qui va se passer par la suite ?
     
    Prochain article, le mardi de cette première semaine de vacances.
     
    Merci à vous de lire cette fiction :) 

    2 commentaires


  •  CHAPITRE 3

    juillet 2013, première semaine de vacances, mardi
     
     Le lendemain matin, mon père part de bonne heure au travail. Je ne vois donc pas. Vers 9 heures, je vais à la plage, après la corvée de vaisselle. Ma mère vient avec moi. Nous lisons toutes les deux en écoutant le bruit de l'eau qui s'échoue sur le sable. Ça tranche avec le silence matinal de la plage. Après, nous allons faire trempette. Enfin je nage et ma maman barbotte.  Alors que je retourne me sécher au soleil sur ma serviette, elle rentre, étant allergique au soleil. Moi, je sors mon cahier. Non pas pour travailler, je vous rassure ! Pour écrire, j'invente des histoires plus ou moins longues. Je fais ça depuis sept ans à peu près. Alors que je suis plongée dans mes pensées, les abrutis de service viennent encore m'emmerder. Ok, ils sont beaux. Mais l'intérieur est détestable, du moins vu ce qu'ils laissent paraître. Trop concentrée, je ne réagis même pas à leur propos déplacés. Certains d'entre eux se vexent, ça me fait rire. Un seul m'adresse un sourire. Sourire qui parait sincère d'ailleurs. Je lui rends sans même m'en rendre compte. Ils repartent en passant derrière moi. Le temps est super, chaud, ensoleillé et un doux vent souffle avec légèreté. Après le déjeuner, je reste à la tente. Je fais un gâteau puis je vais à la vaisselle. Vers 17 heures, je vais à la plage. Je commence par aller me baigner, puis en me séchant au soleil sur ma serviette, j'envoie des sms à mes amis. Je demande à Mélinda quand elle arrive. Elle me répond dimanche. J'ai trop hâte. Ensuite je commence une conversation par sms avec Maëlle, une autre avec Sophie et une troisième avec Louise. Vers 19h30, je vais à la douche avant de manger. Devinez qui je croise ? Les abrutis ? Non je ne serais pas si joyeuse. Je croise le mec mignon qui m'a sourit à la plage ce matin. Il est sans ses imbéciles de copains. Il m'adresse un sourire avant d'enter dans une cabine. Je me surprends à le lui rendre, encore une fois. Le soir, j'en parle au téléphone avec Maëlle. C'est ma meilleure conseillère dans ce domaine. J'envoie également un sms à Mélinda. Lorsque je me couche, je suis inquiète. Au téléphone, Maëlle était bizarre mais elle a esquivé toutes mes questions pour revenir à mon cas au lieu de parler d'elle. Ça ne lui ressemble pourtant pas du tout.

     
    Ce que je ne savais pas encore, c'est que j'allais découvrir quelque chose qui me ferait comprendre son attitude.
     
     
    Le petit mot de l'auteure :
     
    Tout d'abord pardon pour cette petite partie. il y en aura d'autres mais je ne veux pas mettre deux jours de la semaine dans une même partie.
     
    Que pensez-vous de cette journée ? Il n'est pas très riche en événement ... je m'en excuse.
    Votre avis sur les phrases en italique qui indiquent ce que pense Camille maintenant sur ce qui s'est passé au moment de l'histoire ?
    Camille qui après avoir reconnu la veille qu'un des mecs est mignon et à son goût, se met à lui sourire ... à votre avis, pourquoi ?
    Maëlle qui est étrange au téléphone, des idées ?
     
    Dans la suite, découvrez la journée du mercredi ! 
     
    Merci de lire la fiction :) 
     

    votre commentaire

  •  CHAPITRE 4
     juillet 2013, première semaine de vacances, mercredi

    Le mercredi, je vais à la plage avec ma maman. Elle ne reste qu'une heure alors que moi je reste toute la matinée. Baignade, bronzette, écriture, jusqu'à ce que l'on vienne encore me déranger. Ils commencent vraiment à me taper sur les nerfs. Déjà que ma mère je la trouve bizarre, d'ailleurs ça m'inquiète, pas besoin d'avoir ces autres gugusses sur le dos. Ils me demandent ce que je fais. Je suis assez bête pour leur dire la vérité. Bien évidemment, ils se foutent de moi. Tous sauf un. Toujours le même. Alors que je range mes affaires pour aller manger avec ma maman, je m'aperçois qu'un des quatre mecs est resté à côté de moi.
    - Je suis désolé qu'ils t'emmerdent comme ça. En plus ce que tu écris, c'est très joli.
    - Quoi ?! , dis-je après un temps de réflexion pour réaliser ce qu'il vient de me dire. T'as osé lire par-dessus mon épaule !
    - Excuse-moi, c'est vrai que ça ne se fait pas, dit-il la tête basse.
    Oh qu'il est mignon ! Euh, c'est moi qui viens de dire ça ?! Je déraille là !
    - Tu as vraiment du talent, continue-t-il mal à l'aise.
    - Merci. Et pour les excuses, c'est à tes copains de le faire, c'est eux qui sont méprisables, pas toi.
    - Peut-être mais ce sont mes potes, et parfois ils me font honte.
    - Ne t'inquiète pas, je ne peux pas t'en vouloir d'être ami avec eux, tu dois avoir de bonnes raisons, mais je ne veux pas les connaître.
    Non mais je délire ou quoi. Pourquoi je suis gentille avec lui moi ?! J'ai l'impression que ma raison ne contrôle plus mon cerveau. Que m'arrive-t-il ? Je quitte celui devant lequel je viens de perdre la tête avec un sourire, puis rentre déjeuner avec ma mère. Elle est d'ailleurs très étrange. En début d'après-midi, elle me dit qu'elle part se balader seule. Le ton qu'elle emploi me fait clairement comprendre de ne pas aller avec elle. Cela m'étonne mais ça m'arrange. Pour une fois qu'elle me laisse libre. Je décide de téléphoner à Sophie. Je veux lui parler de l'attitude de mes parents. Cela m'inquiète beaucoup, mais, comme toujours, elle, trouve le moyen de me rassurer. Je lui parle alors du mec sur la plage. Elle me conseille de ne pas trop réfléchir, de laisser faire le destin. Mais cela me fait peur. Je ne sais pas ce qu'elle entend par destin, et elle ne veut pas m'éclairer. En suite, je décide de rappeler Maëlle, surtout pour savoir si elle va mieux et aussi pour lui passer de ce qu'il s'est passé à la plage le matin. En général, elle est directe avec moi, donc j'espère avoir une réponse claire. Espoir perdu, elle me parle, elle aussi, de destin sans m'en dire plus. Elles se sont passé le mot où quoi ?! Ok, je divague, c'est impossible, elles ne se connaissent pas. Du coup j'ai passé mon après-midi au téléphone. Après le diner, je me prépare pour aller à la soirée du port. Cela commence toujours par de la danse bretonne, puis de la musique actuelle. Ma mère vient pour le début puis repart. À ce moment là, je m'aperçois que les gugusses m'observent et visiblement depuis un moment. J'en suis très agacée, mais je tente de le dissimuler pour ne pas qu'ils viennent m'embêter. Peine perdue ... La soirée s'annonce mal. Ma tactique fonctionne au début, puis, le plus sympa vient me voir.
    - Comme ça tu m'ignores ? Ce n'est pas sympa de ta part. Pourtant ce matin tu étais sympa avec moi.
    - Arrête ! On dirait tes potes là ! Ce matin tu n'étais plus avec eux et t'étais pas comme eux. Mais là désolée ça m'empêche d'être sympa, dis-je en m'apercevant qu'il a déjà du boire une ou deux bières.
    - C'est quoi ton problème ?, demande-t-il en s'énervant.
    - Wow ! Pas la peine de s'énerver. C'est leur attitude de branleur qui m'énerve profondément.
    - Et moi ? Tu as bien dit leur, dit-il avec un sourire satisfait.
    - D'habitude ça va, mais là t'es comme eux !
    - Oh je vois, madame est de mauvaise humeur, eh bah tant pis pour elle, dit-il en s'en allant.
    - Tant mieux, au contraire, réplique-je.
    Ouf, débarrassée est ma pensée lorsqu'il s'éloigne. Je continue de danser jusqu'à minuit, heure de la fin de la soirée, puis je rentre et me couche, épuisée.
     
     
     
     
     
     
    Le petit mot de l'auteure :
     
    Voilà la journée du mercredi ! Votre avis en général ?
     
    Que pensez vous de la discussion avec le mec mignon à la plage le matin ? De Camille qui perd un peu la raison en sa présence ?
    Votre avis sur l'attitude des parents de Camille ?
    Sophie et Maëlle qui répondent la même chose à Camille ?
    La discussion, ou plutôt l'engueulade entre Camille et le mec mignon, trouvez vous qu'elle est dure avec lui ou que c'est lui qui a tord ?
     
    Merci à vous de lire la fiction :) 
     
    Dans la suite, découvrez le jeudi, cette partie va être un peu plus longue, et plusieurs choses vont se passer !! 
     
     

    3 commentaires
  • CHAPITRE 5
     
     juillet 2013, première semaine de vacances, jeudi

    Le lendemain, sept heures du matin. C'est jeudi, et je me fais réveillée par une conversation téléphonique entre ma mère et je ne sais qui. Conversation qui est d'ailleurs très étrange. Je ne dois pas être discrète puisqu'elle raccroche en disant que je suis réveillée. Je décide de réagir pour lui montrer que ça me déplaît son attitude. Je me lève, je déjeune et je me prépare pour aller à la plage. Tout cela sans lui adresser un mot, ni même un regard. D'habitude, lorsque je suis comme ça, elle ne tiens pas une journée sans redevenir normale. Arrivée à la plage, je vais directement le baigner. Il fait déjà chaud bien qu'il ne soit que 9 heures. La plage est quasiment déserte, le temps caniculaire ... le rêve quoi. Après la baignade et la bronzette, je décide d'écrire un peu. Mauvaise idée, les gugusses apparaissent au même moment. Ils ne sont que trois, les plus insupportables, évidemment ! Je soupire d'agacement. Alors qu'ils arrivent à ma hauteur, je les ignore. Cela les vexe. Je m'en rends compte, et je m'en contre fou. Ils s'installent à moins d'un mètre de moi. Ils en font exprès, je le sais. Je ne réagis pas, à quoi bon d'ailleurs ? J'écris tout en continuant d'écouter leur conversation. Visiblement, ils n'ont pas l'habitude que des filles leur résistent. Ça me fait rire. Dans l'après-midi, je reste un peu au calme à la tente. Alors que je lève les yeux de mon livre, je vois le plus mignon des mecs en face, entrain de s'amuser avec les gamins. Discrètement, cachée derrière mes lunettes de soleil et mon livre, je le regarde. Il est vraiment mignon. Plus tard, ses potes viennent le chercher. Il hésite à les suivre. Moi je me dépêche de prendre mon sac de plage avec tout ce qu'il faut dedans. Pourquoi ? Parce que voir ces trois idiots si près de ma tente me donne des envies de meurtre ! Arrivée sur la dune, je regarde la plage pour savoir où me mettre. Il y a pas mal de monde avec ces 36°C à l'ombre. C'est à ce moment là que je m'aperçois que l'endroit où les imbéciles se mettent tout le temps est libre. Je tiens ma vengeance ! Je file me mettre à cet endroit, en plein milieu. Effet escompté ! Quelques minutes plus tard, je les entends arriver. Ils pestent après moi. Je continue de bronzer tranquillement. Ils se sont mis un peu plus loin. Mais je les entends quand même. Ils préparent un truc contre moi. Visiblement ils ne sont pas d'accord sur qui va s'y coller. Je ris en les écoutants. Ils sont tellement dans leur truc, qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils parlent fort et que je les entends. J'en profite pour me tourner, me remettre de la crème solaire et regarder dans leur direction.  Le plus mignon m'adresse un sourire. Encore une fois, je le lui rends, sans réfléchir. Puis mon téléphone sonne. C'est Maëlle. Elle est déprimée car son copain vient de la quitter. Je tente de la réconforter comme je peux. Je lui rappelle qu'elle sait où je suis et qu'il y a toujours de la place pour elle et qu'elle peut venir quand elle le souhaite. Elle me remercie.
     
    Ce que je ne savais pas encore, c'est que j'allais la voir d'ici peu, et pas pour ce que j'imaginais !
     
    Ensuite, je rentre prendre ma douche. Comme toujours à cette heure, c'est la queue à la douche, et je me retrouve juste derrière les gugusses. Pas terrible vous allez me dire. Oui, c'est sur. En même temps je préfère cela que de les savoir derrière moi à me mater ! Juste avant de prendre une cabine chacun, ils m'insultent, disent que je suis moche et tout. Je ne les écoute même pas. Et là, le plus mignon s'approche de moi et me chuchote de ne pas les écouter. Je lui réponds qu'il est gentil et que je me fiche de ce que ses copains peuvent dire sur moi. Je lui souris puis j'entre dans une cabine de douche moi aussi. Tout en laissant l'eau tiède couler sur ma peau bronzée, je repense à tout cela.  Ça fait quatre fois que je lui souris. Ce n'est pas dans mes habitudes. Je me demande aussi pourquoi il est si gentil avec moi. Dans un peu plus de 48h, Mélinda arrive, ... C'est trop cool ! Alors que je prépare à manger, ma mère arrive. Encore au téléphone ! Et elle raccroche toujours en disant que je suis là ! Non mais c'est quoi cette histoire ! Elle comprend au regard que je lui lance, que je suis en colère après elle. Après avoir fait la vaisselle, je retourne à la plage pour voir le coucher de soleil. Je m'assois sur le sable qui est encore chaud. J'essaye de comprendre pourquoi ma mère est comme ça et aussi pourquoi je réagis ainsi avec le mec mignon. Ensuite, mon téléphone sonne. C'est Mélinda. Je lui explique un peu la situation. Elle est très embêtée pour moi et ne comprend pas plus. Puis je lui parle du mec mignon. Elle me dit d'aller lui parler. Je lui dis que je ne connais même pas son prénom. Elle me répond que ça ne l'étonne pas de moi et elle me promet de régler cette histoire dès le dimanche lorsqu'elle va arriver. Mais je suis forcée de raccrocher, car, comme on dit, quand on parle du loup, ... En effet, mister mignon et sympa arrive à ma hauteur. Il s'assoit à mes côtés. Oh mon dieu, je ne vais pas survivre ! Mon cerveau s'emballe trop. Je m'interroge sur la raison de sa présence.
    - Dis donc, ça n'a pas l'air d'aller fort, la miss ?
    - Pas trop non, en effet.
    - Qu'est-ce qui t'arrive ?, me demande-t-il d'une douce voix.
    Je lui explique l'attitude de mes parents, que je m'inquiète pour Maëlle, mais je passe sous silence l'histoire sur lui et ses copains.
    - Mais on s'enfiche, mes soucis ne sont pas intéressants, je ne sais même pas pourquoi je t'en parle, finis-je.
    - Sans doute parce que je te l'ai demandé.
    - Sans doute ... pourtant ce n'est pas mon genre d'exposer ma vie à des inconnus, continue-je un peu perdue.
    - Ah oui, c'st vrai, je ne me suis pas présenté. Moi c'est Florent, me dit-il avec un énorme sourire.
    - Camille, dis-je à mon tour en lui offrant mon plus beau sourire.
    On reste un moment en silence puis je m'excuse de devoir le laisser et je m'en vais.
    - Au plaisir de te revoir Camille, me dit-il alors que je suis sur la dune.
    - De même Florent, lui répond-je.
    En rentrant à la tente, je me répète son prénom en boucle puis raconte ce qui s'est passé par sms à Mélinda, puis à Maëlle. Elles me renvoient le même message, ça me fait sourire. « Ah la la Camille t'as toujours pas compris, c'est pourtant simple ». Je leur demande des explications mais elles ne me répondent pas. Je me couche.
     
     
     
     
     
     
    Le petit mot de l'auteure :
     
    Et voilà pour le jeudi, cette première semaine avance tranquillement ... que pensez vous de l'histoire pour l'instant ?
    Votre avis sur cette partie ? Elle est plus longue :)
    L'attitude de la maman au téléphone ? 
    Camille qui ne supporte pas voir les gugusses trop près de sa tente, elle me fait rire avec le surnoms qu'elle leur donne, pas vous ?
    La vengeance de Camille qui pique la place des garçons sur la plage ?
    Le sourire du mec mignon et Camille qui le lui rend ?
    Un avis sur la phrase en italique ?
    Le moment où Camille attend pour prendre sa douche et le mec mignon qui lui parle, des idées sur pourquoi il est gentil avec elle ?
    Mélinda qui promet à Camille de s'occuper de son histoire avec le mec mignon, des idées sur ce qu'elle va faire ?
    La discussion avec le mec mignon qui se prénomme Florent, vous en pensez quoi ? ils sont mignons tous les deux sur la plage ? Florent est si différent de ses copains, on se demande pourquoi il est ami avec eux ... 
    La fin avec le sms identique de Maëlle et de Mélinda ?
     
    Beaucoup de questions je sais, mais c'est pour vous aider pour votre commentaire, je ne vous en voudrais pas si vous ne répondez pas à toutes.
     
    Dans la prochaine partie, vous allez découvrir le vendredi et surtout le vendredi soir !! je ne vous en dit pas plus ...
     
    Merci de lire la fiction :) 
     
     
     
     

    5 commentaires

  •  
     
     CHAPITRE 6

    juillet 2013, première semaine de vacances, vendredi
     

    Vendredi matin, 7 heures et déjà réveillée. Toujours par ma maman au téléphone. Et une fois de plus elle termine sa conversation téléphonique par la même phrase. Ça m'agace son attitude et je ne me gêne pas pour le lui faire remarquer ! Je mange sans lui parler. Je décide de ne pas faire la vaisselle. Entre parenthèses, depuis lundi, je l'ai faite plus souvent qu'elle. Puis profitant du soleil matinal, je décide d'aller marcher sur la plage après un bref passage aux sanitaires. J'ai vraiment hâte que Mélinda arrive. On va faire les 400 coups ensemble, comme toujours. Mais cette joyeuse pensée est chassée par l'attitude de mes parents. Maman est bizarre, papa ne donne pas ou peu de nouvelles. Cette situation accapare mon attention H24. Après deux heures de marche sans avoir croiser les trois gugusses, ce qui ma fois n'est pas désagréable, au contraire, je décide d'aller prendre ma douche. Ensuite je prépare à manger. Après le repas de la mi-journée, je me surprends à regretter de ne pas avoir croisé Florent dans la matinée. Je décide d'aller à la plage après avoir écouté ma maman qui m'a appris que mon père rentre le lendemain matin de bonne heure mais qu'ils repartiront tous les deux le lundi matin de bonne heure pour ne rentrer que le samedi matin. En gros je vais passer ma semaine avec Mélinda sans les parents sur le dos, c'est plus que génial ! En allant à la plage, je croise Florent. Il me propose d'aller sur la plage avec ses copains ce soir vers 20 heures. Alors que je m'apprête à décliner poliment son invitation, j'entends dans ma conscience les voix de Maëlle et de Mélinda me dire d'accepter.
    - Ok, à ce soir, merci c'est gentil, lui répond-je en souriant.
    - De rien, ça me fait plaisir, à ce soir Camille.
    Il part rejoindre ses copains. Moi, j'angoisse. J'appelle Mélinda pour lui en parler, tout en me dorant au soleil. Elle me rassure. Vers 18 heures, je rentre de la plage et file à la douche. Manque de chance pour moi, les trois insupportables sont là. Mon angoisse réapparait direct, d'autant plus que je ne vois pas Florent dans les parages. Ça y est, ils se foutent de moi. Au même moment, ce lui que j'espérais arrive.
    - Ne commencez pas les gars, sinon elle va changer d'avis, les implore-t-il.
    - Attend Florent, ne me dis pas que tu lui as dit de venir ce soir ?! Pitié, pas elle !
    - T'as bien dit à l'autre que j'aime pas de se ramener !, répond Florent du tac au tac.
    Alors que j'allais effectivement dire que j'ai changé d'avis, Florent me regarde d'un regard suppliant pour que je vienne quand même. Il est tellement mignon quand il me regarde ainsi ... Je lui adresse un sourire puis j'entre dans une douche. Après avoir un peu mangé, je suis trop stressée pour manger plus, j'arrive sur la plage. Il est environ 20h10. Étrangement, ses copains sont plus cool que d'habitude. Mais avec les bières qu'ils descendent, cela ne dure pas longtemps. Au début je me fais violence, j'accepte même de faire un action-vérité alors que je hais ce jeu. Je regrette profondément. Cela devient n'importe quoi. Vers 22 heures, un des trois abrutis m'insulte une fois de plus.
    - Pauvre con ! Moi j'en ai marre, je m'en vais.
    - Enfin ! Bon débarras, me répond ce dernier en buvant une bière cul sec.
    - Attend, Camille revient, s'égosille Florent alors que je suis déjà sur la dune.
    - Je suis désolée Florent, mais je rentre, je n'en peux plus, je ne peux plus les supporter. Je ne t'en veux pas, rassure-toi.
    - Je suis désolée. Ils ne sont pas très intelligents quand ils ont bu.
    - Excuse-moi de te dire ça, mais sans boire non plus ils ne sont pas très intelligents. Enfin avec moi tout du moins.
    - Pas faux, j'ignore totalement pourquoi ils se comportent ainsi. Je te raccompagne ?
    - Merci, ça va aller, retourne avec tes copains ... et puis, dis-je en durcissant malgré moi le timbre de ma voix, j'ai cru comprendre que tu as une copine, elle n'apprécierait sûrement pas.
    - Ah Aude ? C'est une longue et complexe histoire, dit-il mal à l'aise, ne t'inquiète pas pour ce qu'elle pense, j'en ai strictement rien à faire.
    Il me raccompagne jusqu'à ma tente. Visiblement, ma mère dort déjà. Il me souhaite une bonne nuit puis repart vers la plage. 
     
     
     
     
     
     
     
    Le petit mot de l'auteure :
    Et voilà pour cette partie :)
     
    Votre avis sur cette journée du vendredi ?
    L'attitude des parents de Camille ?
    Camille qui regrette de ne pas avoir croiser Florent ... ?
    L'invitation de Florent, vous vous y attendiez ou pas ? 
    Le moment aux douches où les copains de Florent manquent de faire foirer l'invitation de ce dernier ?
    La soirée sur la plage ?
    La fin du chapitre quand Florent raccompagne Camille ?
    A votre avis, invitation isolée ou début d'une longue série ?
     
    Merci à vous de lire cette fiction :)
     
    Dans la suite vous aller découvrir le réveil mouvementé de Camille. Je m'excuse d'avance pour cette courte partie.
     
     
     
     
     
     

    3 commentaires
  •  

     
     CHAPITRE 7

    juillet 2013, première semaine de vacances, samedi
     

    Le lendemain matin, un mot m'attend sur la table. Ma mère est partie à Auray faire des courses avec mon père qui est revenu. Ils sont sympas de m'avoir laissé dormir. Ma soirée de la veille me revient petit à petit en mémoire, et après mûre réflexion, Florent a été adorable mais bizarre pour un mec qui a une copine. Alors que je bois mon café, des cris m'interpellent dans l'allée. Je ne tarde pas à comprendre qui c'est : Florent et Aude, sa copine, enfin j'en doute vu ce que j'entends. Je m'habille puis sort de la tente, pas encore bien réveillée, mon bol de café dans les mains.
    - Tiens, voilà la garce, s'exclame Aude.
    - Aude arrête ! lui crie Florent. Pour l'instant c'est toi la garce, lui reproche-t-il, tu a réveillé Camille avec tes hurlements, finit-il en se calmant un peu.
    - Pas faux, disons que j'aurais bien aimé que mon café m'aident à me réveiller et au lieu de ça j'ai des espèces d'hurlements qui sortent de la bouche d'une hystérique, pas cool comme réveil. Si tu l'aimes autant que tu le cries, écoute-le.
    - Ferme-là la garce, continue Aude.
    - Je n'ai absolument pas envie de t'écouter, dis-je très calmement vu que ça ne sert à rien d'essayer de gueuler plus fort qu'elle.
    - Aude ne réplique pas, dit Florent en serrant les dents énervé. De toute façon je ne vois pas où est le problème, je ne t'ai jamais aimé, tu t'es toujours fait des films toute seule. Et hier soir, j'ai raccompagné Camille parce qu'il était tard.
    - De un tu ne raccompagnes pas d'autres filles que moi, ta copine, et de deux qui me dit que vous n'avez pas fait autre chose !
    - De un, je ne suis pas ton mec, et je ne le serais jamais donc tu n'es pas et ne seras jamais ma copine, heureusement pour moi d'ailleurs. De deux je ne dis rien quant à ton activité sur la plage pendant que j'étais parti et après une fois que je suis revenu, parce que j'en ai rien à faire. Crois moi si t'étais ma copine je ne t'aurais jamais laissé faire ta pute, presque à poil à embrasser tous les mecs présents, sauf moi et heureusement sinon je t'aurais mis une claque ! Et je suis très heureux d'être parti avant la fin !, lui dit Florent sans hausser le ton.
    - Va au diable Florent ! Crie Aude avant de partir agacée.
    - Je le quitte au contraire ...
    Florent s'excuse pour la dispute puis il m'explique vite le personnage qu'est Aude. Tout s'éclaire dans ma petite tête et mine de rien je sens mon c½ur plus léger ... Dans l'après-midi, je reste avec mes parents. Nous faisons deux parties de scrabble. Le soir aussi je reste avec eux car ils m'informent qu'il y a quelques petits changements et ils veulent en parler avec moi. Le ton qu'ils emploient ne me rassure pas du tout.
     
    Mais rien de tout ce qui m'est arrivé par la suite ne m'a effleuré l'esprit à ce moment là. Et les changements en questions étaient plutôt en ma faveur, une fois de plus.
     
    Pour la deuxième semaine mes parents me confirment qu'ils travaillent du lundi midi au vendredi soir et que par conséquent, ils partent le lundi matin pour ne rentrer que le samedi matin. Du coup je vais être tranquille pour ma semaine avec Mélinda, et ça c'est plus que cool ! Aussitôt j'annonce la bonne nouvelle à Mélinda par sms. Puis j'appelle Maëlle pour prendre de ses nouvelles. La pauvre elle ne va pas bien du tout. J'ai comme l'impression qu'il y a autre chose que cette histoire avec son connard d'ex, mais comme elle n'a pas l'air de vouloir en parler, je n'insiste pas. Je me couche aux alentours de 23 heures. À peine suis-je enfoncée confortablement dans mon duvet que mon portable vibre. Je regarde le nom de l'expéditeur du message. C'est Florent ! Par curiosité, je n'attends pas le lendemain matin pour lire son message. J'ouvre le sms : « Salut Camille, je suis étonné de ne pas t'avoir vue de l'après-midi, j'espère que tout va bien. Bonne nuit ». Il est trop mignon de s'inquiéter pour moi. Je lui réponds que tout va bien et que c'est gentil de sa part de s'inquiéter pour moi.
     
    En réalité, je n'allais pas bien du tout à ce moment là, mais je ne voulais pas l'inquiéter ni l'importuner avec mes problèmes. Il allait m'obliger à lui parler la semaine suivante ...
     
     
     
    Le petit mot de l'auteure : 
    Voici pour le samedi de cette première semaine. C'est vrai qu'il ne s'y passe pas grand chose, mais une partie par jour oblige ce genre de partie plate. Votre avis sur cette partie en général ?
    Le réveil de Camille et l'engueulade entre Florent et Aude ?
    Vous aimez Aude ?
    Un avis sur la première phrase en italique ?
    Le message de Florent, mignon, non ?
    Un avis sur la deuxième phrase en italique ?
     
    Dans la suite vous découvrirez la dernière journée de cette semaine et l'arrivée de Mélinda.
     
    Merci de lire la fiction :) 
     
     
     

    4 commentaires

  •  
     CHAPITRE 8

    juillet 2013, première semaine de vacances, dimanche
     

    Le lendemain matin je me réveille vers sept heures. Je suis tellement excitée à l'idée de revoir Mélinda que je n'arrive plus à dormir. Cette première semaine, le temps est exceptionnel et cela dure ! Il fait déjà 18°C. Je vais prendre une douche puis je prends mon petit-déjeuner avec mes parents qui me parlent quasiment pas. Une fois mon repas fini, je vais à la plage. Vers 11 heures, mon portable sonne. C'est Mélinda qui m'informe qu'elle arrive dans une demi-heure. Je saute de joie. Florent qui me voit se demande ce qu'il m'arrive. Je lui explique. Il me dit qu'il voit qui c'est. Normal vu qu'elle vient tous les ans depuis dix ans comme moi, sauf l'an passé. Ma meilleure surprise, c'est que l'emplacement de Mélinda est en face du mien. J'arrive en même temps qu'elle, suivie de Florent. Au moins, pense-je à ce moment là, elle le connait direct. Une chose me rassure, ils ont l'air de bien s'entendre, le courant passe plutôt bien entre eux. Tous les trois, on installe sa tente. Puis Mélinda dis bonjours à mes parents avant que nous repartions toutes les deux. Cette-fois-ci, nous prenons ma voiture et nous allons manger sur le port. En rentrant du déjeuner, nous poursuivons notre conversation. Nous nous séparons juste le temps de nous préparer pour aller à la plage. Ça fait vraiment du bien de se retrouver. Allongées sur nos serviettes, après quelques longueurs dans l'eau salée, nous continuons de discuter. Mélinda ne se prive pas de m'informer de l'antipathie que lui inspirent les trois gugusses, comme j'aime les appeler. Surnom, d'ailleurs, qui la fait bien rire. En parlant du loup, les voilà qui arrivent avec Florent. Ce dernier, comme souvent m'adresse un sourire. Les trois autres commencent leurs blagues douteuses. Alors que je les ignore, ce qui les agace, comme d'habitude, Mélinda, elle, elle les rembarre. Ils repartent irrités et vexés. Faut dire qu'elle n'y a pas été avec douceur ! Mais ce n'est pas moi qui vais critiquer sa réaction, bien au contraire. Alors qu'ils repartent, je suis Florent du regard, ce qui n'échappe pas à Mélinda. Ensuite, nous rentrons au camping. Nous allons chacune prendre notre douche, puis, je dine avec mes parents avant de la rejoindre sur la dune. Nous allons ensemble au feu d'artifice. Il est magnifique comme toujours et le reflet dans l'eau du port le rend encore plus merveilleux. Vers minuit, nous sommes de retour sur la dune. Nous continuons de parler, des mecs surtout ! Et là elle relance le sujet sur Florent. Elle m'agace un peu à insister ainsi, surtout que je ne vois pas du tout où elle veut en venir. Je l'ai toujours trouvé beau, et elle le sait, je le lui dis tous les ans. Je ne peux répondre à sa question puisque, justement, le concerné arrive. Et en plus, il est avec ses copains. Ils s'installent non loin de nous, sur la plage aussi. Mélinda a une idée pour les faire rager. Nous remontons sur la dune et nous nous installons sur le petit banc, juste au dessus d'eux. Effet escompté, ils bouillonnent de colère.
     
    À ce moment là, je n'ai pas compris pourquoi Florent riait alors que ses copains étaient en colère. Il m'a avoué plus tard que ça le faisait rire qu'ils se fassent remettre en place par Mélinda. Et le pire c'est que ce n'est pas avec elle qu'ils en ont vu de toutes les couleurs, une autre de mes amies leurs a mené la vie encore plus dure !
     
    Vers minuit et demi, nous rentrons. Nous continuons de discuter dans la tente de Mélinda. Je m'absente juste le temps d'aller chercher un pull à me mettre, car malgré le temps caniculaire, c'est un peu juste pour rester en débardeur à cette heure si tardive de la nuit. Au passage, j'attrape le mot que m'ont laissé mes parents. Ils veulent que je sois réveillée à 9h30 le lendemain matin. Passée l'étonnement de cette demande, Mélinda retourne au sujet sur Florent. Au fur et à mesure que nous en parlons, une évidence m'apparaît et visiblement Mélinda l'avait déjà remarqué. Sans doute que Maëlle aussi, et peut-être même Sophie à qui j'en avais parlé au début. Vers deux heures du matin, nous nous couchons, chacune dans notre tente, enfin dans celle de mes parents pour ma part. Étrangement, mon sommeil est très calme et reposant. Et c'est en pleine forme que je me réveille le lendemain matin.
     
    Vu ce qu'il allait se passer, valait mieux avoir bien dormi dans la nuit ...

     
    Le petit mot de l'auteure :
    Et voici la fin de ce deuxième chapitre ! Un avis général sur cette dernière partie ?
    L'arrivée de Mélinda et l'entente entre cette dernière et Florent ?
    Mélinda qui remet les trois imbéciles à leur place ?
    Mélinda qui parle de Florent à Camille et insiste sur le sujet ? 
    Camille qui se rend compte de quelque chose à force d'en parler, de quoi s'agit-il à votre avis ?
    Le personnage de Mélinda, vous l'aimez pour l'instant ?
    La dernière phrase en italique ?
     
    Dans le prochain chapitre, changement de semaine et gros bouleversements en perspective !!! 
     
    Merci de lire la fiction :) 
     

    3 commentaires

  •  CHAPITRE 9
     
    Juillet 2013, 2e semaine de vacances, lundi

                    Il est huit heures pile lorsque je me réveille.  Je décide de prendre mon petit-déjeuner tout de suite. Je me prépare mon café, mon jus d'orange, mes céréales et mon yaourt. Après ce repas, je vais à la douche puis au lavabo pour me brosser les dents et me mettre ma crème sur le visage. Lorsque je retourne à la toile, je croise Mélinda, pas encore très réveillée. C'est une vraie marmotte. D'ailleurs, je suis étonnée de la voir déjà debout alors qu'il est tout juste 9h10. Elle m'emboite le pas jusqu'à ma chambre dans la toile de tente, puis me demande si mes parents m'ont parlé. Je lui réponds que pas encore. Au même moment, ils apparaissent dans la porte de la toile de tente. Ils font une tête bizarre et demandent à Mélinda de partir. Elle s'apprête à le faire, mais je la retiens par el bras. J'ai le pressentiment qu'il vaut mieux qu'elle entende, elle aussi, ce qu'ils ont à m'annoncer avant leur départ.
     
    Aujourd'hui encore je remercie mon intuition car si elle n'avait pas entendu comme moi, jamais j'aurais été capable d'en parler, et rien de ce qui est arrivé ensuite ne se serait passé de cette façon  ...  
     
    - Comme tu veux, me répond mon père.
    - Ce que tu vas apprendre va bouleverser ta vie ma chérie, commence maman, la mienne et celle de ton père aussi, d'ailleurs ça a déjà commencé depuis que nous le savons ...
    - Ne m'appelle pas comme ça, on dirait que j'ai 8 ans, réplique-je froidement.
    - Et, continu mon père, tu vas sans doute avoir du mal à t'y habituer, ...
    - Arrivez-en aux faits, par pitié !, m'écriais-je agacée par leur mise en scène pourrie.
    - Nous avons appris que tu as une s½ur, une s½ur jumelle, déclare calmement ma mère.
    - Tout ce qui est à savoir se trouve dans ce courrier, poursuit mon papa en me tendant une enveloppe marron au format A4 relativement épaisse.
    Je n'arrive plus à parler. Je jette un coup d'½il à Mélinda, elle est tout autant choquée que moi. Elle le sait, contrairement à mes parents, que c'est mon rêve le plus cher et le plus irréalisable de mon point de vue qui se concrétise. Puis mes parents me disent que c'est l'heure qu'ils partent. Je les raccompagne jusqu'à l'entrée du camping où ils ont garée leur voiture. Je suis encore dans un état second, je ne réalise pas, j'arrive toujours pas à parler et en plus ils s'en vont, sans rien me dire de plus ... Ils me laissent les dernières consignes puis partent en me disant de lire au plus vite le contenu de l'enveloppe. Je le leur promet puis je fonds en larmes. Ma mère ressort de la voiture, me sert dans ses bras puis mon père le fait à son tour. Ils remontent dans la voiture puis prennent la direction pour rentrer à la maison. Moi, je me sens comme vide, comme si plus rien de ce que j'avais connu avant n'existe. En rentrant à la tente, je découvre Mélinda qui m'y attend, un sourire réconfortant illumine son visage que je vois de profil. Elle ne me regarde pas lorsque je rentre.
    - Je sais que tu veux aller à la plage, dit-elle, mais il faut que d'abord que tu lises ces documents.
    - Je sais, est la seule parole que j'arrive à articuler entre deux sanglots.
    - Oh mon dieu Camille, tu pleures, s'exclame-t-elle, confuse de ne pas l'avoir remarqué plus tôt.
    - Je ne sais même pas pourquoi, puisque je suis heureuse que ce rêve impensable se réalise, dis-je en essayant d'arrêter de pleurer.
    - Et c'est normal, ça va bouleverser ta vie, c'est quelque chose que tu avais comme rayé de la liste des possibles, bien que tu y croyais encore, et en plus c'est comme quand toute chose, y compris les rêves, se réalise alors qu'on attendait depuis longtemps, notre équilibre se brise par cette nouvelle réalité. Ne t'inquiète pas, je suis là et crois-moi tout se passera bien.
    - T'es une amie formidable Mélinda, je n'imagine même pas dans quel état j'aurais été si tu n'avais pas été présente.
    Nous nous installons par terre dans ma chambre, contre le matelas gonflable. Au vu des différents documents, nous devinons que ce sont tous les nouveaux papiers administratifs ainsi que l'explication de comment une telle chose a pu se produire. Un des documents concerne aussi l'identité de ma jumelle. Je décide d'abord de lire celui concernant l'histoire ...
    Et voilà, le premier bouleversement venait d'avoir lieu, ma vie avait commencée à basculer ...
    Concernant l'histoire, c'est une complexe affaire de vol, séquestration, tromperie, magouilles administratives, ... Je n'y accorde par énormément d'importance. Les nouveaux papiers administratifs, je m'en fiche un peu. Je décide, la main tremblotante, d'ouvrir le dossier sur l'identité de ma jumelle. Avant, histoire de me détendre, j'en ris avec Mélinda. Ça me permet d'évacuer la tension.
    - Imagine, on ne s'entend pas ?
    - Mais non, ne t'inquiète pas, me dit Mélinda d'une voix rassurante.
    - Imagine, on se ressemble comme deux gouttes d'eau, ça va être horrible de se voir en regardant l'autre ... remarque-je un peu paniquée par cette idée.
    - Pff, fait Mélinda en explosant de rire. Attend, mais deux Camille c'est génial, s'exclame-t-elle.
    - Ou alors niveau physique, le fait d'avoir été séparées fait que nous nous ne ressemblons pas.
    - Ça en revanche, c'est possible. De même qu'au niveau du caractère.
    - Imagine, je la connais et on se déteste déjà ?, dis-je avec un regard horrifiée.
    - Tu rêves là, enfin tu cauchemardes ...
    - Ou alors on se connaît et on s'adore déjà !
    - Ça n'arrive que dans les films, me réplique Mélinda, c'est impossible.
    - Mission impossible n'existe qu'au cinéma, lui répond-je en riant.
    - Ouvre, au lieu de dire des bêtises, m'ordonne-t-elle en reprenant son sérieux. Parce qu'après la découverte, il va falloir s'habituer à cette nouvelle vie.
    - T'as raison, réplique-je en ouvrant le dossier.
    La première page c'est une description et la seconde une photo. Je commence par la description.
    Si à ce moment là j'avais regardé la photo j'aurais fais un infarctus !
    Tout au long du texte, je ne remarque rien de spécial. Je lis attentivement, et je relis même plusieurs fois certaines phrases. Pour m'imprégner de cette nouvelle histoire. Je finis par lire la dernière ligne. Y est écrit le prénom de ma s½ur jumelle. C'est le même qu'une de mes meilleures amies. Cette découverte m'angoisse. Je le dis à Mélinda qui se moque de moi en disant que je regarde trop les films à l'eau de rose. Je lui demande de regarder la photo qui est sur la page suivante, puis une photo sur mon portable. D'accord ça pourrait être cool, mais bon. Ça changerait encore plus de choses. L'adaptation va être dure, même si d'après la description nous devrions bien nous entendre. Ah et puis j'y pense, une s½ur jumelle, d'accord, mais nos parents, c'est lesquels alors ? Les miens ou les siens ? Je me retourne vers Mélinda qui est restée scotchée sur les deux photos.
    - Méli ?
    - Tu as raison, ... mission impossible n'existe qu'au cinéma.
    - Tu, tu, tu veux dire que ... que c'est elle ?, lui demande-je avec difficulté, la gorge serrée.
    - A moins qu'elle ait un sosie, oui, dit-elle en me montrant la photo du dossier.
    Je reste scotchée à mon tour. C'est bel et bien elle sur la photo du dossier. Une de mes meilleures amies ! Pas Mélinda, vous l'aurez compris, vu qu'elle est présente auprès de moi. Mais, est-ce Sophie, Débora, Maëlle, Morgane, Louise ou encore Marine ? Mystère, vous le saurez plus tard ... après nous être remises de nos émotions, nous allons en ville faire quelques courses. Nous finissons ensuite la matinée à la plage. Devinez qui vient vers nous ? Florent, bien sûr. Il laisse ses potes au loin pour venir nous voir. Ça me fait très plaisir. Ah et j'oubliais, vous connaissez son caractère mais physiquement je ne vous ai pas raconté comment il est. Beau, ça c'est sur, mais vous devez vous en doutez puisque je le trouve à mon goût. Oui je l'avoue il me plaît. Mais pas question de l'avouer à qui que ce soit ! Et puis ce n'est pas très utile pour se faire une image. Alors, il est grand, brun. Il a la peau mate et les yeux bleus. Ses yeux sont si profonds qu'on a l'impression de se perdre dans un lagon lorsqu'on le regarde. Comment je le sais ? Parce qu'à l'instant, je viens de m'y perdre ! Je continue de discuter avec lui tandis que Mélinda a le regard resté ailleurs. Discrètement, je tente de voir ce qui retient son attention. C'est un garçon ! J'aurais dû m'en douter. Mais petit à petit, l'histoire du début de matinée me revient en tête. Florent s'inquiète pour moi en remarquant mon changement d'attitude. Je lui dis de ne pas s'inquiéter pour moi. Puis nous rentrons tous les trois au camping. À midi, avec Mélinda, on décide de se faire un bowling le soir. Après le cours de danse bretonne, qui fini à 22h, bien sûr. Eh oui, j'ai oublié de mentionner que depuis cette année, l'ancienne supérette qui avait fermée depuis deux ans et qui se trouve à deux minutes à pieds du camping, a été réhabilité en bowling à la place du magasin et boite de nuit au sous-sol à la place des anciennes réserves. Nous passons donc notre après-midi à la plage. Mélinda a les yeux rivés sur le même mec que ce matin, tandis que moi, allongée sur ma serviette, je pense à ma jumelle tout en bronzant. Après une baignade dans l'eau salée qui est d'une température très agréable, je tente de joindre ma jumelle. Comme je m'y attendais, elle ne répond pas. Et elle ne répond pas plus à mes sms. À la troisième tentative téléphonique, je lui laisse un message vocal pour lui dire que je m'inquiète et qu'il faut qu'elle me rappelle. Pas de nouvelles du reste de l'après-midi. Vers 18 heures, nous allons à la douche. Là je vois Florent qui s'inquiète encore pour moi. Ses potes, eux, se moquent de moi, comme toujours. D'habitude je parviens à ignorer, mais là j'en ai les larmes aux yeux, je ne comprends pas ce que je leur ai fait. Je dis à Florent de ne pas s'en faire, comme le matin. Mais il ne semble pas plus convaincu que quelques heures auparavant. À 20 heures, après avoir avalé un repas et s'être fait belles, bien que je n'en voyais pas l'intérêt, nous nous dirigeons vers le cours de danse bretonne. Puis vers 22h35, nous arrivons au bowling.
    - Franchement Méli, on va au bowling, pas à la boite en dessous, je ne vois pas l'intérêt de s'être bien habillée, dis-je en marchant.
    - Camille, voyons ! Même au bowling tu peux faire de belles rencontres, et qui sait, trouver l'âme-s½ur. Dès que tu sors, il faut faire attention à ta tenue.
    - Si tu le dis ...
    Nous entrons, nous payons nos trois parties et allons chercher nos chaussures. À l'issue de la première partie, nous sommes toutes les deux à égalité, ce qui est très rare. Nous avons chacune 98 points. Nous nous éclatons, comme des gamines. Mais, au début de notre deuxième partie, nous voyons Florent et les trois gugusses qui entrent et prennent la piste à côté de la notre. Florent nous adresse un grand sourire, « t'adresse un grand sourire » me dirais Mélinda. Les autres se moquent encore de moi. Bizarrement ils ne disent rien à Mélinda. Tant mieux pour elle, mais ça ne m'aide pas à comprendre pourquoi ils sont comme ça avec moi. Bien évidemment, je rends un sourire à Florent. Cette petite mise en scène dure tout le long de notre deuxième partie et donc de leur première. Mélinda se moque gentiment de moi, alors que je fais mine de pas comprendre de quoi elle parle. Les trois imbéciles, eux, sont très agacés.
    - Eh Flo, lance l'un d'eux, si on t'emmerde, va jouer avec elles !
    Mais Florent prends les paroles de son ami au premier degré, agacé par le comportement de ces derniers.
    - Ok, dit-il en se dirigeant vers le comptoir des inscriptions pour changer son nom de piste.
    La tête de ses potes, c'est trop drôle à regarder.
    - La tienne aussi, me répond Mélinda une fois que je lui ai fait part de ma remarque, profite-en, me dit-elle avec un regard plein de sous entendus que je n'ose comprendre !
    Pour la troisième partie, nous nous sommes vraiment éclatés. C'est irrévocable, Florent est trop bon, je ne pourrais jamais le battre. À la fin de la partie, délaissant une seconde fois ses potes, Florent nous raccompagne au camping. Pour mon plus grand plaisir, bien évidemment, mais j'ai quand même peur que ses amis le prennent mal. Arrivés à ma tente, je lui fais la bise et lui souhaite une bonne nuit. Mélinda est déjà dans sa tente, je me doute de ses pensées qui motivent son départ en douce vers sa tente sitôt arrivés. Elle n'est pas bien dans sa tête celle-là. Et c'est pire depuis qu'elle s'est mise dans la tête de m'arranger mon histoire avec Florent ! Je suis pressée de rentrer car j'ai reçu un sms et j'ai le pressentiment que c'est ma jumelle. En effet, c'est elle. Ça me rassure. Elle me dit qu'elle a une multitude de problèmes en ce moment et qu'elle négocie avec ses parents pour pouvoir venir me voir. Je suis à la fois rassurée et inquiète, rassurée parce qu'elle aussi est au courant, mais inquiète car visiblement, elle ne sait pas que c'est moi sa jumelle. Pendant que je réponds à son message, j'entends Mélinda et Florent qui discutent, sans doute devant la tente de Mélinda, vu que je les entends. Je me méfie de ce qu'elle est en train de magouiller celle-là. Elle rentre quelques minutes plus tard dans ma tente, toute excitée.
    - Méli, il t'arrive quoi ?
    - Toi, dit-elle en me pointant du doigt, il va falloir que tu m'expliques ta réaction quand Florent t'as pris dans ses bras après son strike tout à l'heure.
    - Bah quoi, sois pas jalouse, toi aussi il t'a pris dans ses bras musclés.
    - Et ta tête à ce moment là, ce petite sourire que tu avais, tu m'expliques ?, demande-t-elle avec son ton inquisiteur qu'elle sait si bien prendre lorsqu'elle veut obtenir une information.
    - Bah, ... repond-je un peu embêtée.
    - Avoue-le une bonne fois pour toutes.
    - Ok, dis-je en baissant la tête et la voix, je l'aime beaucoup.
    - Tu vois ce n'était pas si compliqué à dire, me dit-elle moqueuse, cela dit tu aurais pu le dire à voix haute, il n'est pas dans les parages.
    - Qu'est-ce que tu en sais ? Imagine, au moment où je le dis il passe devant la tente et entend tout !
    - Mais non, ne t'en fais pas.
    Nous continuons de discuter. Il est une heure du matin lorsque Mélinda sort de la tente pour rejoindre la sienne. À peine cinq minutes plus tard, quelqu'un frappe à la tente, du côté de ma chambre. Ça me flanque la frousse, je ne réponds pas. Lorsque j'entends Florent me demander s'il peut rentrer, je suis rassurée.
    - Oui, vas-y.
    - Désolé de te déranger à cette heure là ...
    - Ne t'en fais pas, Mélinda vient juste de partir.
    - Ah ok. Je me demandais, ça te dis qu'on aille se balader tous les deux demain en fin de matinée, dans les sentiers le long de la plage sauvage ?
    - Oui, pourquoi pas, lui répond-je avec un grand sourire.
    - Vers 10h30 ça te vas ?
    - Ça me va, dis-je toujours souriante.
    - Ok, cool. Tu me diras ce qui te tracasse ?
    - Peut-être, ... dis-je mal à l'aise.
    - Je m'inquiète pour toi, tu es trop bizarre depuis ce matin, dit-il d'une voix qui trahit son inquiétude.
    - Je sais. Promis je t'explique demain, ... enfin, ... si j'arrive à en parler, finis-je en retenant mes larmes.
    - Ok. Bonne nuit Camille, à demain.
    - Merci, bonne nuit à toi aussi Florent.
    Il part en souriant. Quelques instants plus tard, Mélinda débarque en trombes dans ma toile.
    - Alors il te voulait quoi ?, m'interroge-t-elle toute excitée.
    - Calme Méli. Il m'a proposé une balade demain en fin de matinée. Rassure-moi, tu n'étais tout de même pas en train d'attendre qu'il sorte pour savoir avant de te coucher ce qu'il me voulait ?
    - Euh, dit-elle en baissant la tête.
    - Méli ! Tu abuses ! C'est gentil de ta part de vouloir m'aider, mais là sérieux, ça vire à l'obsession.
    - Désolé. Tu me raconteras ?
    - Bien sûr.
    Elle repart. Je me couche et m'en dort direct, épuisée.

     
     
    Le petit mot de l'auteure :
     
    Enfin on découvre le grand bouleversement de la vie de Camille !!! 
    Alors ? Vous vous y attendiez ?
    A votre avis c'est qui sa s½ur ?
    Les parents qui partent après l'annonce, vous en pensez quoi ? Pas très cool hein ?
    Le caractère de Mélinda au début quand elle la réconforte ?
    La journée de Camille et Mélinda ? Camille qui s'inquiète pour sa jumelle, Camille qui pleure suite aux remarques des abrutis ?
    Florent toujours inquiet pour Camille, mignon non ?
    Le bowling ? Florent qui va jouer avec les filles ?
    La fin de soirée ? L'invitation de Florent ? Mélinda complètement excitée ?
     
    Dans la suite du chapitre, un moment Florent & Camille et des révélations sur la jumelle de Camille.
     
    Merci de lire la fiction :)

    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique