• Au delà des différences, quand divorces et vacances mènent à la villa (Chapitre 2/8)

         À peine deux semaines plus tard, le divorce est prononcé. Pierre, est jugé irresponsable. De plus le fait qu'il ne se soit pas occupé de ses enfants lorsqu'ils étaient petits, ne joue pas en sa faveur. Il n'obtient le droit d'avoir la garde de ses enfants qu'un week-end toutes les quatre semaines. Et comme si cela ne suffisait pas, Anne s'est faite licenciée (compression du personnel) de l'entreprise où elle travaillait comme assistante de direction. Le licenciement ayant eu lieu après le divorce, le juge n'a pas pris en compte la baisse des revenus d'Anne, bien, qu'elle lui ait évoqué ce licenciement futur. Loin, de regretter d'avoir la garde de ses enfants, Anne se dit que ses enfants seraient plus heureux chez leur père qui a un revenu correct.  De plus, pour se faire pardonner de son divorce, elle a promis à ses enfants de les emmener en vacances au bord de la mer. Malheureusement, elle n'a plus les moyens de payer les vacances promises, surtout que son ex-mari refuse de payer la pension mensuelle pour qu'elle puisse élever correctement leurs enfants. Anne se retrouve donc devant un obstacle : comment annoncer la nouvelle à ses enfants ?
     
         Louis, quant à lui, est très étonné de la nature du job que sa fille a trouvé. Pas seulement par le fait qu'elle ait trouvé un job si intéressant à cette date là, mais plus par la nature du job en lui-même. Il est surpris de voir qu'elle soit contente de faire ce genre de boulot. Il la découvre sous une autre facette. Le problème, c'est que M. Lampone était persuadé qu'elle ne trouverait rien comme travail saisonnier et qu'elle resterait travailler à l'hôtel. Désormais, il va devoir trouver quelqu'un de sûr, en un mois. Ce qui est quasiment impossible. À mesure qu'il réfléchit, une possibilité murit dans sa tête. Comme les deux jumeaux ont l'âge de bosser, leur père profite du fait que son aînée ne veuille pas travailler dans l'hôtel, pour les obliger eux à travailler au « Palazzo di Pietro ». Cela n'est pas du tout de leur goût. Stéfanie et Gabriel en veulent à leur s½ur. Une fois que leur père à fini de leur expliquer en quoi consistera leur boulot, ils cherchent leur s½ur pour manifester leur mécontentement. Pendant ce temps, Sophie, qui n'a que 14 ans, avoue à son père qu'elle souhaiterait travailler, elle aussi. Son père lui explique qu'une personne n'a pas le droit de travailler avant 16 ans, et qu'elle est donc trop jeune. Voyant qu'elle est déçue, il lui promet que néanmoins, lorsqu'il aura besoin d'un service exceptionnel, il fera appel à elle.
    Les jumeaux, eux, ont trouvé leur grande s½ur sur la plage, avec son petit copain. Ils ont attendus qu'il parte pour exprimer leur contrariété à leur s½ur.
    « Vanessa, t'es pas cool, commence Stéfanie.
    - Qu'est-ce qui vous arrive tous les deux, vous avez des mines bizarres.
    - Par ta faute, papa nous a obligés à travailler à l'hôtel cet été, alors qu'il nous avait promis qu'il ne nous obligerait pas à travailler avant 17 ans, répond Gabriel en essayant d'être le plus calme possible.
    Se rappelant la promesse que son père leur avait fait, Vanessa se mord les lèvres, et se dit que s'est un peu de sa faute.
    - Je suis désolée, mais papa n'a pas voulu changer mes horaires alors je lui ai dit que ça ne m'intéressait pas. Je ne pensais pas qu'il vous prendrait à ma place.
    - C'était quoi tes horaires, demande Gabriel curieux.
    - Du vendredi au dimanche, accueil des clients, de 17h à 20h et de 21h à minuit.
    - La vache ! C'est dégueulasse de te donner des horaires pareils, s'exclame Gabriel choqué que son père ait osé faire cela.
    - Et vous, vous avez quoi comme horaires, s'inquiète Vanessa.
    - Moi, je bosse du Lundi au Jeudi, accueil des clients, de 8h à 11h, répond Stéfanie.
    - Et moi, pareil, continue Gabriel.
    - Vous n'êtes que tous les deux à la réception pendant trois heures, s'étonne Vanessa.
    - Non, il y a une autre employée avec nous. Papa nous a dit que c'est la période la plus chargée de la journée, et qu'il n'a pas assez de personnel pour doubler, explique Stéfanie à sa s½ur.
    - Vous avez de la chance il ne vous a pas donné les horaires qu'il me proposait.
    - Et toi, tu travailles où, du coup, demande Stéfanie.
    - À côté, au camping municipal, comme animatrice, répond Vanessa toute joyeuse.
    - C'est super comme job, s'exclament en c½ur les jumeaux.
    - Oui, c'est surtout les horaires qui son cool. De 8h à 13h, du lundi au jeudi.
    - Ah, ouais ! En fait, tu as l'inverse de ce que tu aurais eu à l'hôtel, tu travailles le matin au lieu du soir et la semaine au lieu du week-end, constate Gabriel.
    - Eh oui, c'est ça qui est bien, comme ça je peux m'amuser le week-end avec mes amis.
    - C'est sûr que c'est bien. Mais, au fait, ton copain, ce n'est pas au camping qu'il travaillait l'été dernier, demande Stéfanie.
    - Si, si, répond Vanessa en baissant la tête.
    - Je vois, ça va surtout te permettre de travailler avec lui tout l'été, réagit Gabriel.
    - Gabi !
    - Bah, quoi, c'est pourtant la vérité, non ?, renchérit Stéfanie.
    - Stef ! Vous arrêtez tous les deux de vous moquez de moi, leur répond Vanessa en souriant.
    - Allez, avoue, continue Gabriel, content de pouvoir charrier un peu sa grande s½ur.
    - J'avoue.
    - Mais, alors, ça fait longtemps que tu l'as décroché ton boulot !
    - C'est exact, Stef, tu as raison. Depuis le mois de janvier.
    - Cachotière ! s'exclament en c½ur les jumeaux ».
     
             De son côté, Anne, cherche toujours comment annoncer à ses enfants que leurs vacances sont annulées. Et il faut qu'elle se dépêche car le temps passe. Un lundi soir, elle demande à tout ses enfants de se réunir dans le salon après manger. Laura est méfiante, depuis le divorce de ses parents, les réunions dans le salon n'annoncent jamais rien d'agréable. Elle a encore une fois raison. Dès l'annonce faite, Anne éclate en sanglots. Comme d'habitude depuis le divorce, elle s'éclipse en courant pour ne pas que ses enfants la voit pleurer. Une fois qu'elle est partie, Laura prend les choses en mains.
    « Bon, cette fois vous allez arrêter de croiser les bras et vous allez m'aider. Maman ne va pas bien, et je les veux ces vacances à la mer ! Donc on va tous les quatre se débrouiller pour trouver quelque chose de moins cher que ce qu'elle avait prévu, on va chercher un boulot supplémentaire pour aider maman à payer ces vacances et on va l'aider à préparer ces vacances car on en a tous besoins. Ne me dites pas non, ça ce voit à vos têtes !
    - Je suis d'accord, les mecs bougez-vous, ordonne Seb à ses deux frères. Laura a raison. Maxime tu vas chercher un camping, le moins cher possible, où il y a des bungalows, dans la région où maman avait prévu de nous emmener et nous, on va chercher du boulot en plus. Personnellement, l'argent que j'ai mis de côté depuis le mois de janvier pour me payer ma nouvelle console de jeu, pourra me servir à aider maman à payer le camping. La console attendra.
    - Pas de soucis, je m'y mets tout de suite, répond Maxime.
    - Non, Max !, ordonne Laura. Tu va te coucher, il est minuit. Tu commenceras demain. Il est hors de question de se fatiguer pour rien.
    - D'accord. Et toi Lucas, tu ne dis rien ?
    - Bonne nuit, je vais me coucher, répond l'intéressé sans laisser paraître aucune émotion.
    Lucas monte dans sa chambre, les épaules basses et les bras ballants. Maxime le suit pour tenter de savoir ce qui lui arrive. Mais c'est sans succès. Pendant ce temps Laura et Sébastien essayent de trouver pourquoi Lucas réagit de cette façon, car ce n'est pas dans son habitude. Laura a bien sa petite idée, mais elle n'ose pas en parler à Seb. Tout simplement parce qu'elle a promis à Lucas de ne le dire à personne. En fait, il sort avec Marine depuis plus d'un mois mais personne ne le sait sauf sa jumelle. Et ce qu'elle sait, cette fois-ci par Marine, c'est qu'ils se sont disputés car Lucas pense, selon elle, trop à ses problèmes de famille quand ils sont ensemble.
             Le lendemain, Lucas décide de faire le trajet pour aller au lycée tout seul. Il part de bonne heure pour être sûr d'être tout seul, et que sa s½ur ne le suive pas, vu qu'elle aussi part seule pour retrouver son copain, qui n'est autre que le mec que les filles préfèrent au bahut, et le meilleur pote de Seb. En arrivant au lycée, Lucas croise Marine, qui, malgré leur dispute de la veille, s'inquiète pour lui. Ils discutent tranquillement jusqu'à la sonnerie. Marine essaye de se faire pardonner. Elle pense qu'elle a été trop dure avec lui, ce qui est aussi son avis à lui. Du coup, chez les Picou, Seb et Maxime se retrouvent tout seuls à manger ce matin là car leur mère est partie de bonne heure pour passer un entretien d'embauche. Comme ils ne commencent qu'à 10h00, les deux frères discutent des vacances. Seb demande à son frère s'il à trouver un camping. Maxime lui répond que oui et lui donne le descriptif du camping. Seb le lit « Camping trois étoiles, au bord de la mer, à deux minutes à peine de la plage, bungalow 6 personnes : 450¤ pour quinze jours ».
    « Alors, demande Maxime.
    - C'est très bien.
    - J'ai aussi pris les tarifs pour les bungalows quatre personnes, car si jamais on peut se serrer, c'est juste pour 4 semaines, et en plus l'été on vit beaucoup dehors.
    - Tu as bien fait, mais regarde, pour quatre personnes c'est 425¤ pour quinze jours, soit 75¤ par personne, et pour celui de six personnes c'est 85¤ par personne. Et c'est écrit en bas de la brochure que lorsqu'on est 5 dans un bungalow de 6, on ne paye pas la sixième personne, c'est-à-dire que ça va nous revenir à 375¤ les deux semaines.
    - Effectivement je n'avais pas bien lu.
    - Ce n'est pas grave Max, mais souvient toi de ça, les phrases les plus importantes, sont toujours écrites en tout petit.
             Deux jours plus tard, alors que les quatre adolescents ont présenté leur projet de vacances à leur maman et qu'elle a accepté avec joie, d'autant plus qu'elle a décroché un boulot jusqu'au 28 juin comme secrétaire, un seul est triste : Lucas. Le soir, alors qu'il monte se coucher, sa jumelle le suit. Elle sait que c'est à elle qu'il va se confier le plus facilement.

    « Lucas, qu'est-ce qui se passe ?
    - Rien Laura, je n'ai juste pas le moral.
    - Pourquoi ? demande-t-elle d'un ton doux pour qu'il se confie.
    - Je ne sais pas trop.
    - Réfléchit, il faut que tu trouves. Tu ne peux pas rester comme ça à te trainer dès que tu es à la maison, lui dit Laura, essayant de le faire réagir un peu.
    - Je sais mais je n'ai pas la force.
    Elle décide le brusquer pour qu'il se rende compte, qu'il commence à déprimer sérieusement.
    - Lucas, écoute-moi ! En réalité, tu sais très bien ce qui te rend comme ça, mais tu refuses de le dire. Il faut que tu braves cet interdit que tu te fixes, sans ça tu ne va pas t'en sortir.
    - Je sais Laura.
    - Eh bien, fait-le !
    - ...
    - Je t'écoute. Tu sais bien que j'ai toujours gardé les secrets ce que tu m'as confié, il n'y a pas de raison que ça change.
    - Je me suis disputé avec Marine, et j'ai l'impression qu'elle ne me reparlera plus jamais.
    - Lucas, ne désespère pas, tu sais très bien qu'elle n'est pas rancunière, elle est énervée sur le moment et après ça lui passe.
    - Je sais, mais là, crois-moi Laura, c'est fini, répond Lucas agacé que sa s½ur insiste autant.
    - Eh ! Reprend-toi ! Si jamais c'était fini entre vous deux, ce qui n'est pas sûr du tout, tu ne resterais pas seul bien longtemps, à mon avis cet été tu vas même l'oublier ta belle Marine.
    - Laura, s'offusque Lucas.
    - Souvient-toi de ce que je viens de dire. On en reparle au mois de septembre.
    - Si tu veux, répond Lucas sans y croire ».

     

     


  • Commentaires

    1
    nana-chanjapan
    Jeudi 14 Juin 2012 à 17:31
    Bon chapitre !! =D Trop bien ^^
    2
    nana-chanjapan
    Jeudi 14 Juin 2012 à 22:44
    De riien ! =D
    3
    Mardi 22 Janvier 2013 à 17:59
    Ce chapitre était plutot bien dans l'ensemble, mais en fait ça parle beaucoup de problèmes, et ce n'est pas une histoire très ... attrayante si tu veux, car il y a beaucoup d'histoires avec de l'argent, ce qui donne un coté disons "trop financier" à ton histoire. Et puis c'est un peu toujours pareil, je m'enbrouille un peu au niveau des personnages, ce qui est dommage. Sinon la lecture à comme toujours été très agréable, car tu ne fais presque pas de fautes d'orthographe.
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