•  

    Août 2013, 7e semaine de vacances, Mardi
     
                    La nuit a été courte, très courte même, ... et très sportive aussi ... Je vous passe les détails. Mais c'est le portable de Florent qui nous sort du sommeil de si bonne heure. Au juron qu'il sort, je me doute que ça ne présage rien de bon. Il me souffle que c'est l'hôpital où est sa mère. Je le laisse donc seul et part me préparer puis faire des courses en ville. Je suis inquiète pour lui, mais je tâche de me concentrer sur ma conduite. Lorsque je rentre au camping, je range mes courses puis file à l'emplacement de mon chéri. Je le trouve en larmes dans sa toile. Je me doutais que je n'aurais pas dû partir et en même temps j'estime ne pas assez connaître ses problèmes pour rester. Je m'assois à côté de lui et lui chuchote des paroles douces tout en le serrant dans mes bras. Une fois qu'il ne sanglote plus, il m'explique qu'il a eu le médecin de sa mère au téléphone et qu'il lui a annoncé qu'elle a un cancer du sein à un stade avancé, et que vu l'état faible de ses défenses immunitaires de son corps, il est trop risqué de faire l'opération. Puis il a eu sa mère au téléphone. Cette dernière a dit que son mari viendrait chercher leur caravane dans la semaine et aussi qu'elle ne sait pas dans quelle ville elle va être transférée vu qu'elle ne peut rester à Saint-Brieuc. Soit elle ira au Mans, soit à Rennes, soit à Nantes, soit à Brest. Florent se remet à sangloter. Je lui demande s'il a prévenu ses frangins.
    -          Pas encore ... soupire-t-il.
    Pour ma part, je pense au fait qu'il va repartir d'un moment à l'autre mais je garde cette pensée pour moi.
    -          Il faut que tu leur dises. Surtout que ton père peut débarquer d'un moment à l'autre et vous n'aurez sans doute pas le temps de dire au revoir ...
    -          Parle pas de malheur ! Cette enflure ne m'obligera pas à partir avant toi ! De toutes façons, j'ai ma bagnole !
    -          Flo, ..., soit raisonnable et pense à tes frères, dis-je d'une voix douce, ta voiture est petite. Même si vous restez plus longtemps, tout ne rentrera pas. Faut que vous en mettiez dans la caravane.
    -          Je sais que tu as raison, soupire-t-il.
    Je lui propose d'aller chercher ses frères. Il opine de la tête. Je sors de sa toile et me dirige vers celle de son cadet.
    -          Gabriel, va voir Flo, c'est urgent. Il est dans sa tente.
    -          Ok, j'y vais, me répond-t-il au travers de sa tente.
    Il sort et file voir son aîné tandis que je vais voir Nicolas.
    -          Nico, ouvre, c'est Camille.
    -          Entre.
    -          Alors, en meilleure forme qu'hier ?
    -          Bof, je m'en veux de m'être fait avoir.
    -          Eh, tu aurais pu tomber encore plus dans le panneau si tu vois ce que je veux dire.
    -          Je sais ..., dit-il en soupirant. Tu avais raison, j'ai été trop bête de pas croire mon ange gardien.
    -          Bon aller, oublie un peu tout ça et sois fort. Flo a une mauvaise nouvelle à vous annoncer, dis-je d'un ton grave.
    -          T'es sérieuse ?
    -          On ne peut plus sérieuse.
    Nico sort en trombe de sa tante. J'entends déjà Gabriel qui pleure. Je décide de les laisser entre eux. Je pars manger dans ma tente où il y a Maëlle et le métis. En début d'après-midi, je vais à la plage parfaire mon bronzage tout en écrivant ma fiction. J'y croise Marine et Tristan main dans la main. Je leur souris, contente pour eux.
    -          Camille, tu n'aurais pas vu Flo ? Il ne me répond pas, poursuit-il inquiet.
    -          Dans sa toile avec ses frères.
    -          Aucun des trois ne répond, ... me dit-il de plus en plus inquiet.
    -          Laisse, profite de ton après-midi, je vais voir ce qu'il se passe, dis-je en ramassant mes affaires.
    -          Ok, merci Camille.
    -          De rien.
    Du coup, changement de programme, je retourne au camping et me rends à l'emplacement de mon chéri. Tout semble calme et inerte. Je suppose qu'ils sont tous dans la toile de Flo. J'y frappe. Personne ne me répond alors que je les entends chuchoter. J'hésite à entrer. Je fais d'abord sonner le téléphone de Flo. J'entends la sonnerie, mais pas de réponse, il laisse sonner. Puis celui de Nicolas : idem, pas de réponse. Inquiète, qu'ils préfèrent s'isoler tous les trois, j'ouvre la porte de la toile. Je les découvre s'apprêtant à noyer leur chagrin dans de la vodka ! Nicolas est dos à moi. Je lui prends la bouteille des mains avant qu'il ne l'ouvre.
    -          Ah bah bravo ! Et de qui vient cette stupide idée, hurlé-je hors de moi.
    -          Eh bien, se lance Nicolas tout penaud, noyer son chagrin dans l'alcool c'est Gab et moi je sais que Tristan a toujours une bouteille de vodka dans sa tente. Il m'a toujours dit « c'est pour les coups durs »
    -          Mon dieu ! Mais dites-moi que je rêve ! Nicolas, tu vas remettre tout de suite la bouteille à sa place et sans l'ouvrir ! Profites-en il est à la plage avec Marine.
    -          D'accord, dit-il résigné avant de se lever de sortir de la tente.
    Florent me regarde désolé et son visage fermé me montre son impuissance face à la situation. Je sens dans son regard la tristesse de se montrer à moi dans cet état-là et aussi la reconnaissance d'être intervenue.
    -          Et pour éviter ce genre de bêtises, tout le monde à la plage ! Aller, on se bouge-là ! Et Flo, va falloir que tu en parles à Tristan, il se fait un sang d'encre vu qu'aucun d'entre vous ne lui répond.
    Nicolas étant revenus, ils obéissent tous les trois et me suivent à la plage où toute la bande est déjà présente. Florent prend immédiatement Tristan à part pendant quelques instants pour lui expliquer la situation. Tristan est de plus en plus déconfit, au fil de l'avancée du récit de son meilleur pote. Je les observe tout en discutant avec Marine. Les frangins de Flo ont vraiment du mal à rire aux blagues de la troupe. Puis, alors que mon chéri revient vers moi, Marine se fait embarquée par Tristan. Elle toute souriante et espère un moment en tête à tête avec son chéri mais à mon avis, Tristan n'est pas disposé à ce genre de choses. Je pense avoir deviné que Tristan a une idée en tête pour remonter le moral des trois frères. A ce moment-là, je n'ai pas du tout pensé que cette histoire de famille influencerait mon histoire de cœur. Pourtant, c'est bel et bien arrivé ! J'ai alors découvert une autre facette de l'amour : la peine et le soutien de son partenaire durant les moments compliqués. C'est vers 16h30 que je comprends ce que Tristan mijote. Ce soir, comme le fait remarquer Zach, c'est soirée 16-20ans à la boite de nuit. Et Tristan vient d'appeler Nico et Gab pour les convaincre. Ce qui n'est pas trop dur vu qu'ils en rêvent depuis le début des vacances. Mais en revanche, il me faut convaincre Flo. Et ça, ce n'est pas une mince affaire. Après m'avoir répondu non toute la fin d'après-midi, mon chéri me téléphone pour me dire qu'il a changé d'avis. Il me dit que ça va lui faire le plus grand bien de sortir. Il est donc 23h30 lorsque nous arrivons à l'entrée de la boîte. Nous payons notre entrée et mettons nos affaires au vestiaire avant de rejoindre les autres qui sont déjà arrivés. Ce soir les musiques sont toutes « calienté ». Ça tombe bien, avec Flo nous adorons ces musiques qui nous permettent de danser collé-serrés. Au début, je le sens raide, tendu, puis, petit à petit, il se détend et semble plus serein. Vers 3h30 lorsque nous rentrons tous au camping, tout le monde semble avoir oublié ses soucis du moment et profite de l'instant présent. L'objectif de la soirée est donc atteint. Mon chéri reste dormir avec moi. Il me dit avoir besoin de réconfort et d'amour. C'est trop mignon !

     


    votre commentaire
  •  

    Août 2013, 7e semaine de vacances, Lundi
     
                    Ce matin, je me réveille de bonne heure. J'entends des voix et des protestations étouffées par la toile d'une tente. Ça m'inquiète.
    -         Salut ma belle, me susurre Florent de sa voix encore endormie, bien dormi ?
    -         Super, dans tes bras je dors toujours bien et la pluie m'a bercée. Et toi mon ange ?
    -         Avec toi, je passe toujours une bonne nuit, réplique-t-il tout sourire avant de me voler un baiser.
    Nous entendons de nouveaux des cris mais biens distincts cette fois-ci. Des paroles qui ressemblent à une dispute.
    -         C'est ton frère, dis-je tout à coup en reconnaissant la voix de Nico.
    -         Avec la garce, complète Flo en grimaçant.
    Il se prépare à intervenir. Il a déjà ouvert sa tente, mais je le stoppe.
    -         Non Flo. Laisse-les. De toutes façons ton frère va souffrir. Autant qu'il entende toutes les inepties de cette garce. Au moins il saura ce qu'elle lui reproche, même si ce n'est que foutaise.
    -         Pas faux.
    Nous écoutons leur dispute. Et, il n'y a pas de mal vu comment la garce hurle sur le pauvre Nicolas.
    -          Mais Nico, t'as cru quoi ?! Ce n'était qu'une passade de vacances ! Je n'allais tout de même pas m'engager sur une relation à distance !
    -          Mais, mais, proteste Nicolas en bégayant, ce n'est pas du tout ce que tu m'as dit l'autre jour !
    -          Je t'ai dit ce que tu voulais entendre ! Que tu es naïf mon pauvre, ajoute-t-elle d'un ton condescendant.
    Nicolas reste bouche bée. Et de notre côté avec Flo, on a du mal à se contenir vu le ton que la pouffiasse utilise.
    -          Bon de toutes façons, on ne va pas polémiquer. Je pars, donc c'est fini ! de toutes façon, depuis la première nuit, c'est déjà fini.
    -          QUOI !, hurle Nicolas.
    Gabriel qui n'en peut plus non plus sort de sa tente pour défendre son frère, mais je l'arrête. Il ne comprend pas, tout comme Florent.
    -          Laissez-la dire ce qu'elle a à dire ! elle sait que je l'écoute et il y a quelque chose qu'elle va être obligée de lui dire car je lui ai donné jusqu'à hier pour le faire.
    -          Quoi ?! Et tu n'as rien dit à Nico, s'insurge Gab.
    -          Calme-toi ! Ce genre de choses ce n'est pas à moi de lui l'apprendre. Sauf, bien sûr, si elle ne le lui dit pas. Et crois-moi, ce qu'il est en train de regretter, il va bientôt être content de ne pas l'avoir fait. Et me regarde pas comme ça Gab, Tristan le sait et n'a rien dit non plus. Il attend comme moi qu'elle le lui dise elle-même.
    Les deux frères restent médusés alors que la garce continue son speech.
    -          Ah et puis, autant que tu le sache, je n'ai pas attendu que tu te décides ! Sur le port, j'ai embrassé un autre mec et après son pote m'a même fait rentrer en boite. Je te passe les détails de la fin de soirée, finit-elle d'une voix sadique. Le pire, reprend-t-elle, c'est que je ne peux même pas t'ajouter à ma liste. Dommage, t'es pourtant le seul mec potable dans ce camping ! Heureusement pour moi, c'était la dernière année que je venais dans ce trou merdique !
    -          STOP, hurle Tristan qui a lui aussi tout entendu et n'en peut sans doute plus d'entendre sa voix de péripatéticienne. TU DEGAGES et vite !
    Je décide de laisser les garçons entre eux, préférant en parler avec Nicolas quand l'orage sera un peu calmé. Je passe devant Nicolas et Tristan et regarde le plus jeune. Il baisse la tête. Il sait que je l'avais prévenu. Alors que je retourne à la toile, j'entends au loin Nicolas qui fond en larmes. Ça me fait de la peine parce que ce n'est pas son genre. D'habitude, c'est un battant, mais là, il a trop de choses à surmonter en même temps. Heureusement qu'il est bien entouré avec ses frères et Tristan. En arrivant à mon emplacement, je raconte à Maëlle et Zach ce qu'il vient de se passer. Ce n'est qu'à la fin de mon récit que je me rends compte qu'ils ont passé la nuit ensemble. Je fais mine de rien n'avoir remarqué et vais prendre ma douche. En sortant des sanitaires, j'ai un message de Florent qui me prévient qu'il reste toute la journée avec ses frères. Ce que je comprends tout à fait. Le midi, je déjeune avec ma sœur, après avoir été un peu à la plage en fin de matinée. Dans l'après-midi, je reste au calme dans ma tente. Je dois reconnaître que l'histoire entre la garce et Nicolas m'affecte plus que je ne le laisse paraître. J'écris un peu mon roman, puis je lis la fin de mon livre. Alors que je fini ma dernière ligne, le métis arrive.
    -          Alors miss Camille, on boude ?
    -          Pas du tout, je reste au calme, trop d'émotions ce matin.
    -          Pourquoi tu ne m'as rien dit tout à l'heure, me demande-t-il en baissant la tête comme s'il avait commis une erreur grave.
    -          Lol, en te voyant arriver, je savais déjà que tu allais me demander cela, dis-je en riant. Tout simplement parce qu'il n'y a rien à dire. Et arrête de douter de toi comme ça ! T'es un mec super. Je ne dis pas que tu ne feras jamais d'erreurs car l'erreur est humaine, mais je crois en toi. Et ce n'est pas comme s'il n'y avait eu que vous à changer de tente cette nuit, il y a eu plein de personnes à le faire. Si certains avaient étés dans leur tente ce matin, ils auraient gueulé de ne pas pouvoir dormir à cause de la garce qui hurlait sur Nico.
    -          Mais ce que tu es perspicace !
    -          Oui et non, je commence à vous connaître, et je connais bien mes amies.
    Au moment où nous parlons, nous voyons Melinda et Léo qui sortent de la tente de cette dernière en riant puis qui s'embrassent.
    -          Ça, c'est confirmé, sourie-je.
    -          Je le savais qu'il devait dormir avec sa copine, mais je ne savais pas que c'est Melinda.
    Melinda me fait un petit sourire. Elle va en avoir des choses à me raconter celle-là. Le soir, je vais à l'initiation à la danse bretonne avec Flo. Nous sommes que tous les deux pour une fois. Au retour, nous rentrons directement à la tente de Flo. Mon chéri aurait-il des idées coquines ce soir ?

    votre commentaire
  •  

     

    Août 2013, 6e semaine de vacances, Dimanche
     
                    Après une affreuse nuit, peu reposante, je n'ai absolument pas envie de me lever. Il est 9h30 lorsque je me réveille. A peine ai-je ouvert les yeux que Florent entre-ouvre ma chambre. Il remarque immédiatement ma petite mine. Il me demande, inquiet, pourquoi j'ai cette tête-là. Je lui raconte ma nuit mouvementée et mon envie de rester couchée. Florent me regarde malicieusement et me dit que ça tombe bien. Je me demande bien qu'elle idée il peut avoir dans sa tête. Je ne tarde pas à comprendre lorsqu'il commence à me mordiller le lobe de l'oreille et se met à califourchon sur moi. Qu'il est coquin mon chéri ! Comme souvent, j'ai peu qu'on nous entende. Mon cher et tendre s'en aperçoit et me rassure.
    -         Personne ne va nous entendre, ils sont tous à la plage.
    -         Je suis rassurée alors ... continue mon cœur, dis-je en susurrant alors qu'il caresse mon corps de sa langue ...
    C'est fou comme le temps passe vite lorsqu'on est occupée ! Midi arrive vite. Nous allons donc prendre notre douche. Ensemble mais sans folies. Pui il rentre à sa tente au moment où ma frangine revient de la plage.
    -          Eh bah Camille ? Une panne d'oreiller ce matin ? se moque-t-elle en sachant bien que ce n'est pas dans mes habitudes.
    -          Pas du tout, c'est juste que je n'ai pas dormi de la nuit alors je n'arrivais pas à me lever. Et puis Florent est passé, du coup on est resté tous les deux à la tente.
    -          Tu aurais dû venir finir ta nuit à la plage.
    -          Avec tout le bruit que vous avez dû faire, sans regrets !
    -          Comment tu sais que nous y étions tous ou presque ?
    -          C'est Flo qui me l'a dit. ... On fait quoi cet après-midi, vu l'orage qui arrive ?
    -          Je ne sais pas. On peut rester au calme à l'emplacement et lire par exemple, ou écrire pour toi.
    -          Bonne idée, si on reste tranquilles, mais ça m'étonnerais fort que personne ne s'incruste, c'est moi qui aie la plus grande tente.
    -          On verra bien.
    Nous mangeons dehors, au soleil au départ, sous un ciel gris et chargé à la fin. La pluie commence tout juste à tomber lorsque nous revenons des éviers. Maëlle va chercher son livre dans sa valise puis revient en vitesse dans ma tente. Nous essuyons et rangeons la vaisselle avant de nous installer confortablement. A table pour écrire pour moi, sur une serviette de plage au sol pour ma jumelle. Le temps étant de plus en plus noir, il devient difficile de lire correctement. Nous restons ainsi pendant presque 2h. Mais, lors d'une accalmie, nous entendons un troupeau d'éléphants arriver ! Bingo, c'est pour nous ! Florent ouvre la toile. Il est suivi de Lucas, Zach, Sophie, Kevin, Debora, Nola, Melinda, Louise et Marine. La tente est beaucoup plus petite d'un coup.
    -          On fait un trivial poursuit spécial Bretagne ?
    -          Excellente idée, font Zach et Florent à l'unisson.
    -          Je vais chercher le jeu, répond-je en souriant.
    Etant douze, nous faisons des duos. Je me mets avec Maëlle, Sophie avec son chéri, Florent et Zach se mettent tous les deux, Melinda et Marine forment un autre duo et Debora se met avec le p'tit blond. Nous faisons trois parties. Pour la dernière, je me mets avec mon chéri, et Maëlle avec le métis. Avec Flo, nous sommes trop forts, du coup on gagne la dernière partie longtemps avant que les autres ne finissent. C'est un après-midi de franche rigolade et du coup nous ne nous sommes même pas aperçus que le soleil est revenu. Les garçons retournent à leurs tentes, tandis que les filles restent et nous mangeons toutes ensembles. Nous rejoignons ensuite les garçons et les filles qui n'étaient pas avec nous à l'entrée du bowling. Nicolas sautille sur place tellement il est content que nous n'ayons pas décidé d'aller à la boite de nuit en dessous du bowling. Il me fait rire. Mais quand je me rends compte que la garce est, elle aussi, présente parmi nous, je m'arrête de rire. Elle arbore un petit sourire satisfait qui ne présage rien de bon. Tristan décide qu'aucun couple ne doit être ensemble. Je devine un peu pourquoi il fait ça. Mais je ne pensais pas, à ce moment-là, que la garce avait un plan bien ficelé en tête, et pas des plus glorieux ... Je me retrouve donc sur la piste deux avec ma jumelle, Lucas, Léo, Deb et Kevin. Je suis deuxième tout le temps derrière Kevin. Sur la piste une, il y a Florent, ses frères, son meilleur ami, le métis, Morgane et Louise. Les mecs sont très forts et se livrent à une lutte sans merci dans une ambiance bonne enfant. Sur la troisième piste que nous occupons, il y a la garce, Melinda, le bouclé, le p'tit blond, Marine et Sophie. Personne ne voulait être avec Noémie. Cependant elle a l'air tellement occupée, par je ne sais quoi mais surement rien de bon, qu'elle ne se rend même pas compte que tout le monde la met à l'écart. A mon grand désespoir, c'est le mouton qui gagne et cela n'arrange pas son égo déjà surdimensionné. La seule chose positive, c'est la façon dont il rembarre Noémie lorsqu'elle déplore le fait qu'il ait gagné. Il est un peu plus de minuit lorsque nous rentrons au camping, après avoir bu un verre ensemble au bar du bowling. Nous sommes à pieds et nous sommes sous une pluie d'orage, ce qui nous fait avancer plus vite dans l'optique de ne pas être trop mouillés, mais c'est peine perdue. Je vais dormir avec mon chéri dans sa tente. Au passage, nous remarquons Noémie, alias la garce, qui entre dans la toile de Nico. Florent n'ayant pas envie d'entamer une conversation qui s'annonce vaine sous la pluie, se contente de soupirer puis entre dans sa tente. Je le suis. Je reconnais que vu le regard de la garce dans la soirée, je crains un peu ce qui va se survenir ... Pauvre Nicolas ... vu que je suis mouillée de la tête aux pieds, mon cher et tendre me prête un tee-shirt. Nous nous endormons rapidement, tendrement enlacés. 

    votre commentaire
  •  

     

    Août 2013, 6e semaine de vacances, Samedi
     
                    Ce matin, je me réveille grâce à un rayon de soleil qui éclaire la tente de Flo. Mon chéri dort encore à poings fermés. Je me lève sans faire de bruit, me rhabille en récupérant mes affaires éparpillées un peu partout, souvenir de notre fin de soirée ... Un peu plus tard, je lui envoie un message tendre pour le réveiller. De mon côté, je passe la matinée avec ma jumelle. Nous allons faire un tour au marché puis nous allons nous balader sur le sentier côtier. Puis nous finissons par aller bronzer à la plage. Histoire de nous habituer un peu à notre future vie, Maëlle me pose des questions sur ma famille, enfin notre famille, désormais. J'avoue que je n'y avais pas pensé, mais cela va faire bizarre au prochain Noël. Je lui fais donc une description de la famille. Côté paternel, comme maternel. En essayant, bien sûr, d'être la plus objective possible. Je lui montre des photos à partir de mon portable et grâce à facebook. Puis nous rentrons à la tente. Sur une feuille, la plus grande que je trouve, je tente de faire un arbre généalogique de chaque côté de la famille. Mais avec d'un côté de la famille, une quinzaine de cousins et cousines, tous mariés, et ayant des enfants, ma feuille est un peu juste, c'est compliqué ... Maëlle me rassure et me dit que je suis très claire dans mes explications. C'est certain que pour elle, ça ne va pas être facile de s'intégrer, de s'adapter à tous les rituels, les habitudes, ... A midi, nous mangeons une escalope avec des courgettes et un abricot en dessert. Puis, vu que le temps devient gris, nous rejoignons les autres qui ont prévu d'aller au bowling. Etant dix-neuf, nous prenons trois pistes. Sur la première, il y a Nicolas, la garce, le mouton, Morgane, Debora et le p'tit blond. Sur la seconde piste, il y a ma jumelle, le métis, Gabriel, Tristan, Marine, Sophie et Kevin. Et je suis sur la dernière avec mon chéri, Melinda, Léo, Louise et Lucas. Nous faisons trois parties. Honnêtement, quelque soit la partie, nous sommes tous assez doués. Il n'y a pas de scores catastrophiques. Pas non plus d'incident, hormis Noémie qui a reproché à Nicolas de ne pas l'avoir aidée. Le pauvre, il a bien essayé au début de la seconde partie, mais elle lui a répondu assez sèchement qu'elle n'avait pas besoin d'aide. Du coup il n'a pas réitérer sa proposition et madame n'est pas contente, pff elle m'agace ! Elle me sort vraiment par les yeux cette garce. Et vu la tête de certains, je pense que je ne suis pas la seule. Dans la soirée, alors que la plupart de mes amis passent leur soirée en tête à tête avec leurs moitiés et que mon chéri est avec ses frangins, je vais me balader sur la dune. Le temps s'est amélioré et la nuit tombante rend les couleurs du paysage magnifique. Une palette de couleurs du mauve au rose foncé en passant par les gris bleutés et même de l'orange près du soleil couchant ... En plus il fait doux. J'ai tout de même enfilé une polaire. Sur le chemin du retour, alors que la mer est loin, j'aperçois au bord de l'eau deux silhouettes. Elles sont très proches l'une de l'autre, comme des tourtereaux. Il me semble connaître ces personnes mais la nuit tombante ne me permet pas de bien voir. Je décide de m'asseoir un peu sur le haut de la dune et d'écouter le clapotis lointain de l'eau. Les vacances touchent à leur fin. Il ne reste qu'une semaine ... Et cette année, elles ont vraiment été surprenantes, bien remplies et elles vont laisser de merveilleux souvenirs ! Alors que je suis dans mes pensées, je devine enfin qui sont les deux silhouettes en contre-bas : Louise et Lucas ! Ils sont mignons tous les deux. Ils ont bien caché leur jeu tous les deux car je ne me suis doutée de rien. Je fini par aller me coucher, l'esprit occupé ... et je m'endors avec difficulté. 
     

    votre commentaire
  •  

     

    Août 2013, 6e semaine de vacances, Vendredi
     
                    Ce matin, je suis encore réveillée de bonne heure. Florent aussi. Nous allons donc tous les deux, avec ma voiture, faire des courses. Nous joignons l'utile, pour ne pas dire la nécessité de faire les courses, au plaisir de passer du temps tous les deux. Lorsque nous revenons du centre-ville, personne de notre connaissance n'est encore levé. Ce qui n'a rien d'étonnant vu les abus qu'ils ont dû faire hier. Finalement, nous passons le reste de la matinée en amoureux à la plage. Entre longueurs dans la zone de baignade et caresses allongés sur nos serviettes sur le sable tiède. Personne pour nous déranger, le paradis.Paradis qui allait être de courte durée vu la date à laquelle nous étions. Neuf jours plus tard, c'était plutôt l'enfer des séparations que le paradis. Malheureusement pour nous, et pour tous les vacanciers d'ailleurs, le soleil nous quitte en début d'après-midi pour la pluie. Pluie qui, elle, nous tient compagnie jusqu'au milieu d'après-midi. Vu le temps et les prévisions, nous décidons de nous faire une sortie shopping à Auray et entre filles ! Il est 15h45 environ quand nous partons. A deux voitures, vu que nous sommes huit. Dans ma voiture, il y a aussi ma jumelle devant ainsi Melinda et Louise à l'arrière. Dans la voiture de Débora, il y a Sophie, Morgane et Marine. Nous commençons par des magasins de chaussures, puis de maquillage. Au bout de presque deux heures, eh oui essayer des chaussures, très étranges parfois, eh bah ça prend du temps ! Puis nous entrons dans différents magasins de prêt-à-porter que nous connaissons toutes bien. Nous ne voyons plus le temps passer entre les essayages et les fous rires ! Pour ma part, je n'achète rien. Mais ce n'est pas le cas des filles. Le denier magasin que nous faisons est une boutique de maroquinerie. Des sacs quoi ... et un vrai petit bonheur ! En plus ils vont faire des travaux dans le magasin donc ils liquident le stock avant. Un sac de cours, deux sacs à main ainsi qu'un sac de plage et un sac de voyage. Le tout pour moins de 60€, ce qui est plus qu'une bonne affaire ! Lorsque nous rentrons, aux alentours de 20h, les garçons sont presque mécontents de nous voir rentrer si tôt. Morgane voir rouge et menace Hugo de le quitter s'il ne lui donne pas d'explications valable. Elle y va fort, mais au moins il lui chuchote quelque chose à l'oreille qui doit la satisfaire puisqu'ils finissent par s'embrasser. Et nous autres nous restons sans réponse, dans le flou. Les garçons nous disent simplement qu'ils ont prévu une soirée plage maintenant que le beau temps semble revenu. Des semaines plus tard, j'ai appris que les garçons avaient passé leur après-midi dans les tentes du club des cinq à parler des filles et aux dires de Florent, pas de façon délicate ce qui avait fini par l'agacé et il était parti tout comme Zach et Lucas. Après un léger repas avec ma jumelle, nous nous rendons sur la plage. Le sable est encore humide par endroit malgré le soleil revenu en fin de journée. Du coup, je me pose sur un petit rocher pour ne pas avoir de sable collé sur mes habits. Curieusement, le club des cinq et Tristan ont jugé préférable que nous n'allions pas sur la grande plage mais à l'autre petite un peu plus loin. « Où l'on gène moins de gens », comme ils ont dit. Cette explication de leur par me fait craindre le pire. Mon cher et tendre arrive peu de temps après moi, il s'assoit auprès de moi sur le petit rocher, et ouvre une bière que lui tend le bouclé. Rapidement les cadavres de canettes de bière s'entassent dans le grand sac de courses qui sert de poubelle. Et Léo et Nolan sortent des bouteilles plus fortes ! Je soupire en voyant ce désastre ... ils ne peuvent s'amuser sans alcool, c'est triste. Le club des cinq chante et sans leurs jolies chansons, je serais déjà rentrée dormir. Etrangement le meilleur ami de Florent n'est pas ivre mort. Disons qu'il est plus occupé à mater Marine qu'à vider une canette. Mon amie de la fac, elle aussi, jette de discrets regards à Tristan. Ce qui n'a pas échappé à Gabriel, qui cette fois-ci semble résigné à son sort. Tout en observant les autres, lovée contre Flo, je pense à la rentrée. Ça m'attriste ... Et je dois reconnaître que l'arrivée de Marine n'arrange rien, vu que l'on s'est connue sur les bancs de l'amphi à la réunion de rentrée de L1. Ce qui ne signifie pas que je ne suis pas contente qu'elle soit là, bien au contraire. L'autre jour, quand je suis allée la chercher à la gare, nous avons aussi un eu discuté de la rentrée et du fait que j'ai une sœur jumelle. Elle m'a rassurée en me disant qu'à part au niveau administratif, rien en change pour moi et que personne n'est obligé de savoir quoi que ce soit. Elle a raison. Seulement je n'arrive pas à m'y faire. Florent doit remarquer que je suis perdue dans mes sombres pensées, puisque vers 23h30, il me propose de me raccompagner. J'accepte et nous passons finalement le reste de la soirée à discuter dans sa tente. 
     
     

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires