• Août 2013, 4e semaine de vacances, Vendredi
     
                    Il est aux alentours de 8h lorsque nous ouvrons l'œil le lendemain matin. Le soleil, lui, est plus courageux que nous, il brille déjà de mille feux. Je serais bien restée plus longtemps à flemmarder avec mon adorable Florent, mais ma frangine en a décidé autrement. Alors que je discute avec mon chéri, Maëlle qui prenait son petit déjeuner dans la partie séjour de ma tente, décide de nous interrompre.
    -          Debout les amoureux, fini les chuchotements, lance-t-elle de façon joyeuse.
    -          Ma' t'abuses, dis-je en grognant.
    -          Hé, hé, faut bien que tu saches ce que ça fait d'avoir une sœur casse-pieds de temps en temps, dit-elle en riant, suivie par Florent.
    -          Ha, ha, ha, très drôle, dis-je en faisant semblant d'être vexée.
    Je me lève suivie de Florent. Nous prenons notre petit déjeuner tous les deux, puis il m'annonce qu'il a promis à ses frangins de passer la matinée avec eux et qu'à midi, leur père rentre. Je sais très bien ce que cela signifie : si leur père découvre certaines choses, comme le fait que Florent passe plus de temps avec moi qu'avec Nicolas et Gabriel ou encore que les deux plus jeunes ont pris une cuite mercredi soir ou encore que Nicolas a une copine et qu'il a passé au moins une nuit avec elle, alors il décidera qu'ils rentrent tous à Saint Brieuc. Je me rends bien compte que Florent est anxieux. Je l'embrasse tendrement dans le cou et je lui chuchote des mots doux. Il sourit, puis, après un chaste baiser, il retourne à son emplacement. Alors que mon chéri est parti depuis quelques instants, je reçois un appel de ma mère qui me demande si tout se passe bien avec ma sœur jumelle. Je la rassure et je lui explique qu'on s'entend bien même si hormis quelques répliques, nous ne nous rendons pas encore compte que nous sommes sœurs et non plus amies. Ma mère me répond que c'est normal. Au loin j'entends mon père qui essaye de dire quelque chose mais ma mère le coupe en disant que je ne dois pas entendre ... ça m'intrigue mais je ne dis rien. Ça me rappelle le jour où j'ai appris que j'aurais une surprise le 5 août et que ma mère parlait avec Florent. Après une petite réflexion tout en écoutant mes parents au téléphone, je me dis que le 5 août arrive bientôt. Mes parents raccrochent après m'avoir souhaité une bonne semaine. Aussitôt me téléphone se fait de nouveau entendre. C'est ma jumelle qui m'envoie un sms : « Mission club des cinq ce matin ! J Je ne vais pas aller à la plage avec toi ». Je souris tout en étant inquiète de ne pas savoir ce qu'elle mijote. De mon côté, je prépare mes affaires et me rends à la plage. La mer est calme. Je décide donc de faire quelques longueurs. Je me sens en forme ce matin, je nage plus longtemps que d'habitude. J'aime cette sensation d'être comme un poisson dans l'eau, portée par la mer. Je sors de l'eau après ma longue baignade et laisse ma peau sécher au soleil. La plage est très calme. C'est apaisant. Il y a juste le bruit du clapotis de l'eau qui tranche avec le paysage silencieux. Une bonne demi-heure plus tard, étant sèche, j'attrape mon petit cahier dans mon sac ainsi qu'un stylo et je poursuis l'écriture de ma fiction. Tout à coup, alors que je suis plongée dans mon histoire, quelqu'un arrive dans mon dos. Ce ne peut être mon chéri puisqu'il est avec ses frères, et sans doute son père vu l'heure qu'il est. Je me retourne et découvre Zacharie. Je me recule, surprise de le voir ici, et surtout tout seul ... Aussitôt, je pense au message de ma jumelle et me dis que la présence du métis n'annonce rien de bon. Rien de bon effectivement, mais je n'imaginais pas ce qui s'est passé par la suite ...
    -          Salut belle Camille, ça va ?
    -          Très bien et toi ? Qu'est-ce qui t'amène par ici tout seul ?
    -          Je me promenais et j'avais envie de te parler, alors j'ai trouvé le moment idéal.
    -          Idéal pour me dire quoi ?, lui demandé-je méfiante, trouvant son attitude suspecte.
    Il est assis à côté de moi depuis le début. Il se rapproche. Un peu trop à mon goût.
    -          Tu sais que t'es jolie miss Camille, me dit-il d'une voix sensuelle.
    -          Merci pour le compliment, répond-je mal à l'aise.
    Sans doute mis en confiance par ma réponse, il se colle à moi et tente de m'embrasser !
    -          Non mais ça ne va pas la tête !, m'écrié-je.
    -          Quoi ? Ose me dire que tu ne me trouves pas beau !
    -          Non ais je rêve !, continué-je en parlant fort. Ok tu n'es pas moche mais pourquoi je te le dirais vu que tu as l'air de bien le savoir. Sache tout de même que j'ai un copain que j'adore, alors tiens-toi à carreaux !
    -          Je ne savais pas, me déclare-t-il d'une voix désolée. M'enfin tu sais, sexfriend, je ne suis pas contre, ... dit-il en se mordant la lèvre inférieure.
    Je crois halluciner en le voyant réagir ainsi.
    -          J'ai un copain je t'ai dit ! Ce n'est pas assez clair comme réponse ? Et je suis heureuse avec lui, donc je ne vois pas pourquoi j'irais voir ailleurs ! En plus sexfriend je trouve ça complètement crétin et immoral !
    -          Oh ça va, ne t'énerve pas ! J'oublie ...
    Puis son visage change d'un coup, comme s'il se réveillait et devenait quelqu'un d'autre ou redevenait lui-même, je ne le connais pas assez pour savoir ... son attitude m'interpelle.
    -          Je ne suis qu'un con dit-il pour lui-même, mais je l'entends murmurer.
    Au même moment, mon adorable Florent arrive.
    -          Ça va ma belle ?
    -          Tout baigne mon ange, déclaré-je en souriant.
    -          Je n'avais pas l'impression pourtant, dit-il en glissant un regard suspicieux vers Zacharie.
    -          Ne t'en fais pas, c'est réglé mon cœur, dis-je avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres.
    Zacharie fait une tête de trois kilomètres de long lorsqu'il nous voit ainsi. Il n'avait visiblement pas capté que c'est de Florent que je parlais. Je comprends également à son expression qu'il ne m'a pas crue lorsque je lui ai dit que j'ai un copain, qu'il a pensé que c'était une excuse de ma part pour le faire taire. Son regard change à nouveau ... il s'attriste, s'assombrit. Le métis s'éloigne les épaule basse sans une parole. Mais à peine a-t-il fait quelques pas que Florent le met en garde.
    -          Ne t'avise pas de retoucher à ma copine !
    -          Ne t'en fais pas pour ça ce n'est pas mon genre, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, dit-il sans se retourner avant de filer vers le camping.
    S'il s'était retourné, je suis quasiment sûre que j'aurais pu voir des larmes sur son visage, cela se sentait dans sa voix.  La réaction de Florent me fait rire. J'aime quand il est protecteur comme cela en vers moi. Nous nous allongeons sur ma serviette, au soleil. Je lui raconte tout ce qu'il s'est passé. Il m'explique qu'il a vu une partie de ce qui s'est déroulé depuis la dune. Il m'avoue même avoir eu peur.
    -          Non mais tu crois quoi ?!, lui dis-je légèrement offusquée, je ne suis pas capable de te tromper mon amour, et contrairement à ce que tu as l'air de croire, tu es bien plus beau que lui, à mes yeux en tout cas.
    -          Tu ne m'a pas l'air de lui en vouloir, dit-il étonné.
    -          Au début si, mais la tête qu'il a faite quand il t'as vu et quand il est parti me font comprendre qu'il ne savait vraiment pas qu'on est ensemble, et qu'il regrette vraiment son attitude. A un moment c'est comme si j'avais vu sa vraie nature transpercer et j'ai vu qu'il s'en voulait beaucoup d'avoir agi ainsi. Je pense qu'il se construit une carapace pour se protéger et j'ai de la peine pour le gens qui réagissent ainsi parce que ça veut dire qu'ils ont des problèmes.
    -          J'avoue aussi avoir eu cette impression, moi aussi, quand il est parti.
    -          Tu me cherchais tout à l'heure ?
    -          Pas vraiment, ...
    Florent se met à me raconter pourquoi il s'est trouvé sur la dune. Son père est rentré et il a ramené de mauvaises nouvelles pour sa mère. Florent est inquiet pour ses frères car leur père est très désagréable avec eux en général. Et, il m'avoue qu'il a l'impression que son père attend que leur mère soir partie avec impatience pour leur en faire baver à lui et à ses frères, car habituellement leur mère les défend toujours. Il me raconte que son père n'a jamais été très présent, que lorsqu'il est là, il ne fait que crier sur eux, et que ça lui ait déjà arrivé trois ou quatre fois d'être violent avec Nicolas et Gabriel, et que c'est beaucoup lui qui s'est occupé de ses frères bien qu'il n'y ait pas un grand écart d'âge pour éviter trop de tracas à sa mère. Entendre son histoire me fait vraiment de la peine, et je suis contente tout de même qu'il m'en parle, car je sais que ça prouve qu'il me fait confiance et qu'il a besoin de moi. Je le réconforte en le prenant dans mes bras. Nous rentrons ensuite au camping, et je vais prendre ma douche. En arrivant aux sanitaires, je surprends une conversation entre le métis et ses potes. Ces derniers se demandent où il était passé dans la matinée. Zach ne leur raconte pas. Il leur avoue juste m'avoir croisée à la plage. Ses amis rient, mais il le prend mal. Il va pour partir mais en se retournant, il me voit. Je lui souris pour lui montrer que je ne lui en veux pas de leur avoir dit ça. Ses potes se moquent encore plus de lui. Hugo insiste lourdement en sous entendant que nous nous sommes embrassés ou autre choses du même style. Zach le prend vraiment très mal. Il entre dans une cabine de douche qui vient de se libérer et claque la porte en leur disant :
    -          Vous m'emmerdez !
    Hugo continue d'insister. Je lui cloue le bec en lui disant que j'ai un copain. Il ricane et me dit que ça n'empêche pas. Je lui réplique que j'ai une conscience, une morale, contrairement à lui. Il me déclare qu'avant la fin de la journée, il peut me faire craquer. Mais c'est qu'il commence à m'insupporter sérieusement l'espèce de bouclé ! De colère je lui assène une gifle monumentale et lui dit qu'il n'est qu'un gros pervers en manque. Puis j'entre moi aussi dans une cabine de douche en claquant la porte. Bien que la porte soit fermée, j'entends ma jumelle qui se moque u bouclé. Je suppose donc qu'elle a dû voir toute la scène en arrivant derrière moi sans que je ne la voie. Une bonne dizaine de minutes plus tard, j'entends une porte s'ouvrir avec violence puis la voix de ma jumelle, qui doit encore attendre qu'une douche se libère. A ce qu'elle dit je comprends que c'est el métis qui vient de sortir et qui n'est toujours pas calmé. Elle lui raconte ce qu'elle a vu. J'entends le bouclé protesté depuis sa douche. Moi je suis prête mais toujours énervée et pour être certaine de ne pas croiser le mouton, je reste dans ma douche. J'en ai les larmes aux yeux. Un bon quart d'heure plus tard, quand je sors enfin de ma douche, il n'y a plus personne que je connais, à part ma frangine qui m'attend. Elle veut savoir ce qu'il s'est passé ce matin. Je lui raconte alors que nous retournons vers notre emplacement. Elle grimace. Je vois très bien dans sa réaction que l'attitude de Zach la dérange fortement. Après le déjeuner, je reste un peu sous ma tente à écrire ma fiction. J'ai besoin de me vider la tête. Ma frangine me dit qu'elle part à la plage. Un peu plus tard, en levant le nez de mon cahier, je vois Nicolas et Noémie qui passent dans l'allée en se tenant par la main. J'en déduis que son père doit être reparti ou bien occupé, sinon jamais il ne prendrait le risque de se faire surprendre. J'en déduis que j'ai une chance de voir mon chéri à la plage. Du coup je me lève, prends mes affaire et file m'allonger sur le sable chaud. Lorsque j'arrive sur la dune, je suis triste et étonnée de ne voir personne que je connais. Je descends l'escalier puis m'installe et m'allonge sur le dos. Après avoir envoyé un message à ma sœur « Alors la mission club des cinq ? », je ferme les yeux et tente de me reposer. Une bonne demi-heure plus tard, Florent me rejoint. Il a sa tête des mauvais jours, cela m'inquiète. Il m'explique qu'au vu de l'état de santé de sa mère, elle ne pourra pas revenir au camping et son père non plus.
    -          Ah je suis désolée. Ça veut dire que tu pars, lui demandé-je la voix tremblotante.
    -       Non, la bonne nouvelle, c'est que je reste jusqu'à la fin du mois d'août comme prévu, me dit-il en souriant.
    -          Youpi ! m'exclamé-je avant de l'embrasser.
    Il me serre dans ses bras en me chuchotant que le moment de se séparer arrivera bien un jour. Sa phrase me fait coule rune larme, bien que je sache qu'il a raison. Il essuie la larme sur ma joue. Il ajoute ensuite que sa maman ne pourra sans doute pas rentrer chez eux si son état ne s'améliore pas et qu'elle devra rester dans un milieu aseptisé, donc un hôpital. A son tour il laisse tomber une larme que j'essuie avec douceur. Enlacés, dans notre bulle, nous n'entendons pas les pas qui se rapprochent de nous.
    -          Salut les amoureux, lance Maëlle toute joyeuse.
    Elle installe sa serviette à côté de la mienne. Avec Florent, nous nous écartons un peu pour ne pas que si d'autres personnes arrivent, elles ne comprennent que nous sommes ensembles, surtout si ce sont les frères de Flo. Et justement, peu de temps après les autres arrivent. Lucas met sa serviette à côté de celle de ma frangine. Tristan, lui se met en dessous de Florent, Gabriel va à côté de son frère et Nicolas se pose à côté de Tristan en dessous de son frangin. Le métis installe sa serviette sous celle de ma sœur, le blond se met en dessous de la mienne, entre Tristan et Zach. Léo qui arrive un peu après suivi, à mon plus grand désespoir du bouclé, s'installe à côté du métis et le mouton se met après encore. Les discussions vont de bon train mais je ne suis pas très à l'aise à cause de la présence de Nicolas et Gabriel. Le premier se trouve bientôt occupé par l'arrive de la pétasse, j'ai nommé Noémie, qui se pose à côté de lui. Je profite de cette arrivée pour aller me baigner. Personne ne me suit, j'en suis étonnée. En même temps ça tombe bien, j'ai envie d'être un peu seule. Je fais quelques longueurs. Ça me détends et vu le début de la journée, j'en ai bien besoin ! lorsque je retourne m'allonger sur ma serviette, Nolan propose de se retrouver tous sur la plage le soir. Snas savoir pourquoi je ne suis pas trop partante. Noémie dit que ses parents ne veulent plus qu'elle sorte le soir. Florent dit qu'il n'a pas trop la tête à ça. Et le métis, lui, sans dire non, ne paraît pas très enthousiaste. Les autres sont partants. Aux alentours de 19h, alors que je ne suis toujours pas décidée à aller sur la plage avec les autres, ma sœur en décide autrement. C'est qu'elle est tenace quand elle s'y met ! Elle me sort des fringues et m'ordonne de venir manger avant d'y aller. Ça m'angoisse tellement d'y aller que j'en ai l'appétit coupé. Elle insiste. Lorsque nous arrivons à la plage, Florent fait la même tête que moi, j'en déduis que ses frangins ou Tristan l'ont forcé à venir, lui aussi.
    -          Je vous laisse discuter entre gens déprimés, nous lance ma sœur avec un clin d'œil avant d'aller voir le club des cinq, enfin plus particulièrement Lucas et Zach.
    Nous lui sourions mais ne restons pas seuls très longtemps car Nicolas et Tristan se pointent et se moquent de nous en voyant que nous avons tous les deux été obligés de venir. Tristan commence même à dire que c'est marrant que ça soit tombé sur nous deux. Florent l'arrête d'un regard noir, avant qu'il ne dise que c'est parce que nous sommes ensemble. Moi je regarde ailleurs, faisant mine de surveiller ma frangine, juste pour que Nicolas ne comprenne pas. Avec lui vaut mieux être vigilent parce qu'il est rusé. Il ne faudrait pas qu'il découvre la vérité, en tout cas pas maintenant. Au loin ma jumelle est toute souriante en train de discuter avec Lucas. Ça me fait plaisir de la voir heureuse. Le club des cinq se met ensuite à chanter, accompagné par la guitare de Nolan. Vers 23h, j'en ai vraiment assez d'être là. Le métis le remarque.
    -          On est deux, me dit-il.
    -          C'est un miracle que je sois restée aussi longtemps.
    -          Heureusement que tu es restée, tu ne nous aurais pas entendu chanter sinon, me dit-il en souriant.
    Un beau sourire d'ailleurs. Je souris à mon tour.
    -        D'habitude, j'adore ce genre de soirée, mais ce soir ça me gave. De toute façon tout m'agace aujourd'hui, à commencer par moi-même.
    -          Pourquoi ?
    -          J'en sais trop rien ... je te laisse, je vais rentrer.
    -          Moi aussi, réponds-je en voyant Florent arriver.
    -          On y va miss, me demande mon chéri.
    -          C'est parti mon cœur, dis-je en souriant.
    Nous passons le reste de la soirée au calme dans ma tente, blottis l'un contre l'autre. J'adore être dans ses bras. Ça m'apaise. Nous nous endormons, allongés l'un contre l'autre. Dans le milieu de la nuit, je me réveille. J'entends des bruits au loin, comme des paroles à voix basse. Puis les voix se rapprochent et je les distingue bien que ce soit des chuchotements. Il y a la voix de ma jumelle. Et, incompréhension totale : celle de Zach ! Je croyais qu'il était rentré juste avant moi lui ? Je me promets de demander des explications à Maëlle le lendemain matin. 
     
     

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  • CHAPITRE 26 : Août 2013, 4e semaine de vacances, Jeudi
     
                    Le lendemain matin, c'est jeudi. Je me réveille aux alentours de 7h45. Pour quelqu'un qui s'est endormi à plus de trois heures, c'est relativement tôt. Mon chéri dort encore. Il est tellement mignon lorsqu'il dort profondément. Je regarde mon portable, et voit que j'ai quatre messages de ma frangine. Elle me demande où je suis. Je ne lui réponds pas parce que je sais très bien qu'elle l'a deviné. Je réveille mon chéri en douceur avec des bisous dans le cou.
    -          Hum, dit-il endormis, des réveils comme ça, j'en veux bien tous les jours.
    -          Moi aussi mon cœur, être à tes côté le matin c'est merveilleux.
    Tout à coup, nous entendons quelqu'un qui frappe contre la toile. Mon téléphone vibre : c'est un message de ma jumelle : « Bien dormi les amoureux ? ». Je ris puis montre le message à Florent. Lui aussi se marre. Nous nous regardons amoureusement tout en ignorant celle qui tape toujours contre la tente. Comme je m'en doutais, Maëlle me renvoie un sms : « J'en connais une qui ferai bien de sortir vite fais avant que quelqu'un ne puisse la voir ... ». Florent, qui lit le message en même temps que moi, me dit qu'elle a raison. Maëlle doit l'entendre bien qu'il chuchote car elle nous dit au travers de la tente :
    -          Bien sûr que j'ai raison.
    -          Ou pas, dis-je en me demandant si je fais bien de dire à Florent ce que j'ai vu et entendu la veille.
    -          Pourquoi, me demande mon chéri intrigué que je ne partage pas leur avis.
    -          Il n'est que 8h15, ça m'étonnerai qu'ils aient décuité d'hier soir ...
    -          Attend, tu parles de qui là ? Ludo et Jules ? C'est sur e effet qu'ils doivent se battre avec leur mal de tête ce matin. Moi je parle de mes frangins.
    -          Je pensais aussi à Gabriel et Nicolas, intervient Maëlle qui attend toujours que je sorte.
    -          Je vous rassure, je pense bien comme vous.
    -          Je ne comprends plus rien, s'exclame mon chéri.
    -          Je dis que tes frères ne doivent pas être encore remis d'hier vu l'heure qu'il est. Parce que vu comment ils étaient quand Tristan les a remmenés ...
    -          T'es en train de me dire qu'ils se sont bourrés la gueule dès que j'ai eu le dos tourné ?
    -          C'est ça, et hier soir avant que je ne te rejoigne à la voiture, je les ai croisé, ils étaient avec Tristan qui leur faisait la morale. Y avait Noémie et les deux abrutis aussi. Et Tristan il n'a ramené que tes frères et Noémie parce qu'ils sont mineurs et que les deux abrutis il ne les ramenait pas pour cause d'ébriété.
    -          Ils vont m'entendre, s'emporte Florent.
    Florent fini par ouvrir la tente. Ma jumelle attend toujours.
    -          Toi, dis-je à ma sœur en la pointant du doigt, tu as intérêt à me raconter pourquoi t'es rentrée de la plage à deux heures du matin.
    -          Promis, je te dirais, me répond-t-elle avec un petit sourire à peine caché.
    Je rentre à mon emplacement avec Maëlle pour prendre mon petit déjeuner. Ensuite je vais me préparer puis j'attrape mes affaires avant de rejoindre mon cher et tendre à la plage. En chemin, ma jumelle me raconte la fin de la soirée de la veille. Visiblement, elle s'est bien amusée et les garçons ont été adorables avec elle.
    -          Enfin, je ne te parle pas du métis, il est parti peu de temps après vous.
    -          Je sais, on l'a vu rentré et c'est pour ça que l'on s'est cachés dans la tente de Flo. Ensuite je me suis endormie dans les bras de mon chéri puis vers deux heures du matin, des éclats de voix nous ont réveillés et on a entre-ouvert la tente et on t'a vue avec les quatre mecs et le métis qui grognait parce que vous faisiez trop de bruit.
    -          Oui c'est vrai il a grogné et paraissait vraiment énervé. Mais les autres m'ont rassurée et m'ont dit qu'en principe il est cool mais qu'hier soir ils n'ont pas compris ce qu'il lui est arrivé.
    Bous arrivons à la plage. Elle part de son côté tandis que je retrouve mon adorable Florent. Il est agacé, ce qui ne m'échappe pas. Il m'explique qu'il a été réveillé ses frères et que Gabriel lui a gueulé dessus et que du coup il se sent mal de ne pas avoir été capable de le surveiller correctement.
    -          Ah mais il ne faut pas que tu te fâches avec eux pour ça. Je n'aurais pas dû te le dire.
    -          T'en fais pas, Gab va venir s'excuser avant la fin de la journée, je le connais. Mais ce qui m'inquiète le plus, c'est Nico ... il a dormi avec Noémie.
    -          Oups, ...
    -          Comme tu dis, ça me fait bizarre, mon petit frère grandit ... Enfin bon, il n'a pas eu l'air de m'en vouloir de l'avoir réveillé, il a reconnu avoir fait le con hier.
    Je continue de discuter avec mon chéri. Nous sommes allongés l'un face à l'autre. D'un coup le regard de Florent change. Je lui demande ce qu'il se passe. Il me répond que Tristan arrive. Je n'ai pas le temps de réagir que Tristan arrive et nous salue ... mais il est suivi des deux abrutis. Quoi ? Non mais c'est un cauchemar !
    -          Salut Flo, je vois que tu nous fais des cachoteries, lance Jules en riant.
    Moi, je panique sérieusement. Florent le remarque.
    -          Flo, tu mérites mieux que ç quand même, continue Jules d'un ton méprisant.
    -          J'avoue, renchérit Ludo, t'aurais pu prendre quelqu'un d'autre que cette mocheté.
    -          STOP !, hurle Florent, les gars ça ne va pas la tête ! Non mais vous avez vu comment vous parlez-là ?
    -          Oh, comme c'est mignon, se moque Ludo, il défend sa copine.
    -          D'ailleurs, la moche, tu ne sais pas te défendre, t'as perdu ta langue ?, insiste lourdement Jules.
    -          Mais je ne suis pas capable de répondre, je suis en pleine crise d'angoisse et je lutte pour ne pas tomber dans les pommes. Si je me lève je tombe, si je m'énerve je fini aux urgences, alors je reste passive en espérant que ça passe. Heureusement pour moi, ma sœur, alertée par les cris, arrive et comprend que je refais encore une crise d'angoisse, du coup elle m'aide à me lever. Mais je tremble tellement que je n'arrive pas à marcher et elle n'arrive pas à m'emmener à sa serviette.
    -          Tristan ! aide-moi au lieu de faire la potiche, s'énerve-t-elle. On l'emmène à ma serviette, lui dit-elle.
    -          Il l'aide donc et je m'assoie ensuite sur la serviette de Maëlle
    Ne plus voir les deux abrutis m'aide à me calmer mais je tremble encore. Petit à petit, je reprends mes esprits. Puis je pense à Florent qui doit s'inquiéter. Tristan retourne lui dire que je vais mieux tandis que Maëlle me rassure du mieux qu'elle peut. Une bonne heure plus tard, Florent vient me voir.
    -          Je suis désolé ma belle.
    -          Je ne t'en veux pas mon amour, fallait bien que ça arrive un jour, et puis j'y peux rien je fais tout le temps des crises d'angoisse dans ce genre de situation.
    -          Le pire c'est qu'ils refusent de s'excuser, mais ils promettent de ne plus recommencer pour ne pas perdre mon amitié ... si tant est qu'elle existe encore, j'en suis pas sur vu leur attitude ...
    -          Pas grave, dis-je en soupirant devant leur attitude puérile.
    -          Ils promettent de ne rien dire à personne. Et ils font la tête à Tristan parce qu'il ne leur a rien dit.
    -          Bande de gamins, déclare Maëlle qui nous écoute depuis le début.
    -          Je n'aurais pas dit mieux, dis-je.
    Après cette fin de matinée mouvementée, nous rentrons au camping. Maëlle est enchantée de passer devant l'emplacement du club des cinq. Je suis sûre qu'il y en a un qui lui plait. Cependant je ne sais pas lequel c'est ... J'ai tout de même une petite idée ... Je lui demande lequel lui plait, mais elle fait mine de ne pas entendre ma question. Mais je sais que j'ai vu juste car elle a les yeux qui pétillent et un grand sourire. Après un bon repas, nous retournons à la plage. Aujourd'hui, il fait un peu moins chaud et le ciel est un peu gris, du coup nous craignons moins d'attraper des coups de soleil. Florent arrive quelques minutes plus tard avec Tristan et les deux connards. Ils ne m'insultent pas car Florent les entendrait. Mais ils font exprès de mettre du sable sur ma serviette. J'essaye de ne pas m'emporter sinon je vais encore faire une autre crise. Ma jumelle, elle, leur jette un regard noir.
    -          Dommage ce regard noir ma belle, lui sort Jules d'une voix charmeuse, t'es mignonne mais ça gâche tout.
    -          Va te faire voir, réplique Maëlle hors d'elle en serrant les dents.
    -          Ne t'énerve pas, ça m'excite encore plus, lui répond Ludo.
    -          Non mais arrêtez vos conneries bande de gamins, s'emporte Maëlle. Arrêtez de mettre du sable sur la serviette de Camille alors qu'elle ne vous a rien fait, hurle ma jumelle qui n'en peut plus d'eux.
    -          Ah je vois les gars, déclare Florent d'une voix triste et déçue. Vous me décevez à ne pas tenir votre promesse, dit-il d'un ton las.
    -          Flo pardon, dit Ludo, paniquant à l'idée que Florent s'énerve après eux.
    -          C'est auprès de Camille que tu dois t'excuser.
    -          Hors de question !, s'exclament à l'unisson Ludo et Jules.
    -          Alors ne me parlez plus, déclare Florent d'un ton suffisant.
    -          Bien dit, déclare Maëlle, d'ailleurs, je me casse, je ne veux plus voire vos gueules d'enfoirés !
    Elle ramasse ses affaires et fais trois pas pour rentrer au camping, mais le blond de la veille l'arrête.
    -          Tu t'en vas ? On arrivait, c'est dommage de juste se croiser.
    -          Bien dit Nolan, renchéris le bouclé, en plus hier soir, on n'a pas fini notre conversation.
    Maëlle lève les yeux au ciel en entendant le bouclé. Déjà je le sentais pas celui-là mais la réaction de ma frangine me montre que ce n'est pas un mec agréable.
    -          Hugo, ne l'importune pas, lance Léo en riant, on sait tous que tu rêves de l'avoir dans ton lit !
    Tous les garçons pouffent de rire même Florent. Je lui donne une tape sr la tête pour qu'il arrête. Il voit à ma tête que ça m'a déplut et s'excuse. Tous rient encore de la blague du mécheux aux yeux bleus. Tous sauf le métis, ce qui m'intrigue. C'est dingue comme il est mystérieux ce mec ! Son allure de bad-boy ne le rend pas mal du tout, il faut reconnaître. D'ailleurs, Maëlle le mate depuis qu'il est arrivé ... Finalement, le club des cinq s'installe avec nous et ma frangine reste sur la plage. Nous décidons de tous aller nous amuser dans l'eau. Y compris Nicolas et Gabriel qui nous ont rejoints. Bizarrement Noémie n'est pas là à coller son cher Nicolas. Mais mon étonnement ne dure pas longtemps. Je surprends une conversation entre Nicolas et Tristan. Le petit explique à Tristan que Noémie est punie parce que ses parents se sont aperçus qu'elle n'a pas dormi dans sa tente. En entendant cela, Tristan ouvre grand ses yeux et regarde en direction de Florent.
    -          Ne t'en fais pas, il le sait, réplique Nicolas en suivant son regard. Ce matin, il est venu me réveiller parce que Camille lui a raconté dans quel état d'étais hier soir. Il a doublement gueulé quand il a ouvert ma tente puis après j'ai admis avoir fait n'importe quoi et il est reparti, choqué de savoir que j'ai passé la nuit avec elle. Il ne me voit pas grandir, pour lui je reste toujours le petit de la famille qu'il faut protéger.
    -          Oh je vois, lance Tristan avant de tourner la tête vers moi et d'un regard je comprends qu'il se doute que j'ai dormi dans la tente de Flo. Depuis quand tu écoutes miss Camille ?, me demande-t-il en m'éclaboussant ?
    -          Depuis le début mais je ne m'en cache pas et j'en suis fière, dis-je en riant.
    -          Ce n'est pas bien mademoiselle Camille, dit-il avant de m'éclabousser en riant.
    -          M'en fiche, je n'apprends rien.
    Puis je détourne mon regard et le pose en direction des cris que j'entends à ma gauche. J'entends alors distinctement un cri de ma frangine. Je la vois dans les bras du bouclé qui s'apprête à la couler. Les copains du bouclé le soutienne, sauf le métis qui lance un regard noir à son pote le mouton. Gabriel tente de défendre Maëlle.
    -          Gab, je préfère que ce con me fasse couler pour ma blague de tout à l'heure plutôt que de t'entendre me défendre comme si j'étais ta copine.
    Gabriel se vexe. Hugo, lui, est tellement en train de rire de la réplique que Maëlle vient de sortir à Gabriel, qu'il lâche ma sœur dans l'eau. Ses copains rient encore plus, sauf le métis qui soupire d'agacement. Mais en remontant à la surface alors que le bouclé rient encore, ma jumelle s'agrippe à son dos et le fait plonger à son tour. Ce coup-ci, même le métis rit. Moi aussi ça me fait rire, tout comme Florent qui est à mes côtés. Les deux abrutis s'en vont, lassés d'être laissés de côté. Bon débarra ! Je m'écart de mon chéri car Gabriel veut parler à son ainé. Je retourne à ma serviette. Je m'aperçois que je ne suis pas la seule à être sortie de l'eau. Le métis est aussi sur sa serviette en train de bronzer. Il n'est même pas entré entièrement dans l'eau. Il ne doit pas trop aimer ça. En revanche, il a l'air d'adorer bronzer. Un point commun avec ma jumelle, me dis-je en mon for intérieur avant de sourire suite à ma pensée. Dix minutes plus tard, tout le monde est revenu sur le sable. Florent rit avec ses frères et ça me fait plaisir qu'ils ne soient plus fâchés. Maëlle discute avec un des mecs du club des cinq, Lucas, je crois. Tristan rit avec les trois autres derrières. Hugo, Léo, et Nolan sont en train de mater ma sœur, je crois halluciner. Ils sont tout sauf discrets en plus. Tristan n'est pas mieux qu'eux.
    -          Tristan, fais gaffe, elle va te remettre une baffe si tu continues, le préviens-je.
    -          Je croyais être discret, me répond-t-il en baissant la tête.
    -          Tu ne l'es pas plus que les autres, dis-je en riant alors que Hugo, Léo et Nolan baissent la tête, honteux de s'être fait prendre.
    Au même moment, Maëlle repère Tristan qui la dévore du regard bien que je l'ai prévenu. Elle s'approche de lui et lui colle une gifle monumentale.
    -          Je t'ai pourtant prévenu, dis-je en souriant.
    Ma jumelle le regarde avec un regard encore plus noir. Ce qui me fait encore plus rire, tout comme Florent et Nicolas. Gabriel semble ailleurs tandis que le club des cinq réalise que j'avais raison. Tristan ne réalise pas encore ce qu'il vient de lui arriver. Je décide de rentrer au camping. Avant de partir, je demande discrètement à mon chéri si nous pouvons nous voir le soir, alors que les autres sont encore tous choqués de la baffe de Maëlle. Il me répond, avec un air désolé, que ça ne va pas être possible vu qu'il va au bowling avec ses frangins. Je lui dis que ce n'est pas grave et je ramasse mes affaires.
    -          Tu vas où, me demande ma jumelle.
    -          Je rentre.
    -          Attends, je rentre aussi, marre d'être entourée de mecs en manque !
    Elle ramasse vite fait ses affaires dans son sac tout en me parlant comme si les garçons n'étaient pas là.
    -          Ça te dit qu'on aille au bowling ce soir ? Depuis le début on n'a pas été souvent que toutes les deux.
    -          Ok, ça marche.
    -          Ah parce qu'il y a un bowling ici, demande Léo.
    -          Oui et non, réponds-je agacée.
    -          C'est-à-dire, me demande le bouclé.
    -          Oui il y en a un, et non pour ne vous y pointez pas ce soir, lui répond Maëlle en parlant comme si elle s'adressait à un demeuré.
    -          Oh c'est méchant ça, répond le blond étonné de la violence de la phrase de ma jumelle.
    -          Eh les mecs, c'est logique, le dit le métis, elle vient de vous dire qu'elle en a marre des mecs qui l'entourent et qu'elle veut passer la soirée avec sa sœur et Hugo tente de façon peu subtile, comme souvent d'ailleurs, de s'incruster !
    Avec Maëlle, nous nous regardons, étonnées. D'un coup plus personne ne parle. Hugo, Léo et Nolan sont vexé par les paroles du métis, Tristan, Florent et ses frangins qui discutaient se sont stoppés, étonnés d'avoir entendu le métis parler. Et avec ma jumelle nous somme sous le choc : le métis a une voix magnifique. D'ailleurs ma sœur peine à s'en remettre. Elle le fixe, incapable de parler, trop surprise.
    -          Quoi, dit-il sèchement, ne comprenant pas la réaction de Maëlle.
    -          On vient juste d'entendre le son de ta voix pour la première fois, hormis le soir où on t'a entendu chanter, lui expliqué-je.
    -          Je reconnais que je ne suis pas bavard ... Et vous les gars, il se passe quoi, dit-il au trio qui est vexé.
    -          Rien, répondent les concernés, toujours vexés.
    -          Ne faite spas la tête les gars, déclare Lucas, Zach a raison, vous devriez apprendre à être plus subtiles et plus classes.
    -          Oh pitié pas un deuxième Florent, disent à l'unisson Nicolas et Tristan, avant d'éclater de rire, suivis par Gab, Flo, Maëlle et moi.
    Puis nous laissons les mecs entre eux et retournons à notre emplacement. En rentrant, j'essaye de nouveau de savoir lequel plait le plus à ma frangine. Mais c'est sans succès. Pendant le diner, je la préviens que Florent et ses frères seront au bowling vu qu'ils se font une soirée rien que tous les trois.
    -          Bah pas grave ... on fait deux parties et on rentre ?
    -          Ok, ça marche.
    Lorsque nous arrivons devant la piste qui nous a été attribuée, Maëlle est soulagée que nous soyons à l'opposé des trois frères. Elle ne veut pas croiser Gabriel. Et moi ça m'arrange car si nous avions été trop près les frères de Flo auraient pu deviner que nous sommes ensemble. Elle gagne la première, je gagne la seconde. Puis nous rentrons. Je la trouve bizarre.
    -          Ma' qu'est-ce qu'il se passe ?
    -          Rien, pourquoi ?
    -          T'es bizarre, je sais qu'il y a un truc qui te chagrines ... dis-moi.
    -          T'as raison, lâche-t-elle en soupirant, c'est le club des cinq ...
    -          Mais encore ?
    -          L'autre jour, j'ai surpris une dispute entre eux et c'était à cause de moi, alors ça me rend malade ... et puis ...  ils sont vraiment mignons dit-elle en baissant la tête.
    -          Maëlle est amoureuse, Maëlle est amoureuse, dis-je en chantonnant.
    -          J'avoue ...
    -          Eux aussi ils s'intéressent à toi, ne t'en fais pas. Maintenant il faut juste que tu trouves le bon, celui qui ne te fera pas souffrir.
    -          Comme tu dis, mais j'ai déjà mes, enfin ma préférences ...
    -          Allez ! dis, la suppliai-je.
    -          Bah déjà Nolan il est blond et je n'aime pas trop les blonds, même si il est sympa. Ensuite Léo et Hugo ce ne sont pas des mecs sérieux et ils m'énervent à un point, t'imagine même pas.
    -          Oh que si, moi aussi ils m'agacent. En somme il te reste Lucas et Zach, le mec séreux et le mec mystérieux ...
    -          C'est ça. J'ai une petite préférence pour le métis, j'adore le mystère, mais en même temps il y a un truc qui me chagrine avec lui mais je n'arrive pas à savoir ce que c'est ... Et Lucas, faudrait que je le connaisse mieux ...
    -          Hum, hum, j'en connais une qui va faire de beaux rêves, dis-je en riant.
    Maëlle me sourit puis me dit que je ne vais pas beaucoup dormir. Je suis son regard et voit Florent qui arrivent tout souriant vers moi.
    -          Flo ! Mon chéri !
    -          Belle Camille, me chuchote-t-il de sa voix pleine de charme.
    -          Bonne nuit les amoureux, nous lance Maëlle moqueuse en fermant sa tente.
    Avec Florent, nous entrons dans la mienne. Je dois avouer qu'au bowling, c'était dur de le savoir si près de moi sans pouvoir le regarder. Mais j'avais promis à ma sœur et il ne fallait pas que se frères ne s'aperçoivent de quoi que ce soit. Dès que ma tente est fermée, il m'enlace et m'embrasse avec passion. Hé, hé ! On dirait bien qu'il n'y a pas qu'à moi que ça déplut de faire comme si de rien était. Il me chuchote des mots doux à l'oreille. Je lui réponds en susurrant entre deux gémissements. Ses caresses sont si délicates, si douces, ... Un pur bonheur ! Vers une heure du matin, nous nous endormons enlacés, épuisés ... Sans savoir que la matinée suivante serait mouvementée ...

     


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