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    CHAPITRE 21 : Juillet 2013, 3e semaine de vacances, Samedi
     
    Le lendemain matin, je me réveille de bonne heure et de bonne humeur, malgré ma courte nuit. Après un petit déjeuner copieux, exceptionnellement j'ai faim, je vais me préparer. Douche, soin et crème visage et corps, maquillage léger, coiffure. Une fois préparée, j'envoie un message à mon chéri pour savoir s'il veut qu'on aille au marché ensemble. Il me répond une bonne heure après en disant que je l'ai réveillé et qu'il sera prêt dans dix minutes. Je m'excuse puis passe le chercher avec ma voiture. Il monte à côté de moi, m'embrasse furtivement, boucle sa ceinture. Puis nous y allons en priant pour ne croiser aucun de ses potes dans le camping. Au marché, nous sommes tranquilles, ils n'y vont jamais. Je me gare sur le grand parking à l'entrée du bourg. Nous nous tenons par la main, comme des amoureux. Je m'arrête sur un stand où ils vendent des petites babioles. Florent me dit qu'il va un peu plus loin. Je sens à sa voix qu'il mijote quelque chose ... J'en profite pour lui prendre un petit porte-clés avec un c½ur et un drapeau breton. Puis je le rejoints plus loin. Il affiche un sourire radieux et satisfait. Je me demande bien ce qu'il me prépare. Il ne veut rien me dire le coquin !  Ensuite nous allons nous balader sur le port. Lorsque nous rentrons au camping, il n'est que 11 heures. Du coup, nous décidons d'aller à la plage, à la crique des amoureux. Je prends avec moi le petit cadeau que je veux lui offrir. Nous nous installons tous les deux côte à côte. Assis, nous regardons le paysage qui s'offre à nous. Je lui tends le petit paquet. Il me regarde étonné puis ouvre l'emballage. Lorsqu'il découvre le porte-clés, il me sourit avant de me remercier.
    -          De rien mon p'tit Flo d'amour. L'idée m'est venue ce matin. Quand je suis passée te prendre, j'ai entendu parler de voiture.
    -          J'ai reçu ma réponse de permis hier, dit-il. Mes frères m'ont appelé dès qu'ils ont vu la lettre dans la boite. Ils étaient tout content de pouvoir l'ouvrir à ma place, fini-t-il en riant.
    -          Félicitations mon amour, lui dis-je avant de l'embrasser.
    -          Merci. Aujourd'hui mes parents rentrent pour aller me chercher ma voiture et aussi pour aller chercher mes frères qui sont restés à la maison.
    -          C'est donc pour ça que je les ai vus monter deux autres toiles de tentes !
    -          Oui, avec mes frères on a chacun notre toile. Pour le plus jeune, c'est la première année qu'il ne va pas dormir dans la caravane. Il attend ça avec impatience.
    -          Il a quel âge ?
    -          16. Je n'ai jamais compris pourquoi il ne l'a pas eu à 14 ans comme nous. Mon autre frère à 17 ans.
    -          La vache ! Un an d'écart.
    -          Bah avec moi aussi.
    -          C'est vrai dans ma tête t'as 19 ans comme moi, mais non, t'es petit, dis-je en riant alors qu'il me frappe gentiment le bras et fait mine d'être vexé.
    Pour me faire pardonner, je l'embrasse amoureusement.
    -          C'est bizarre, je ne me rappelle même plus de leur tête.
    -          Ça ne m'étonne pas. Tu ne serais pas la première à nous prendre pour des jumeaux avec Gab. Enfin quand était petits c'était flagrant. Un peu moins maintenant. Nico, lui il est plus petit que nous un peu mais nous ressemble beaucoup aussi. Mais faut pas lui dire, il complexe avec sa taille et se trouve trop petit. Ils arrivent lundi.
    -          Ok, dis-je en pensant que ça ne va pas être facile de se cacher.
    -          Eh ne t'inquiète pas comme ça. Ils n'ont pas le même caractère que les mecs. Même si Nico s'entend très bien avec Tristan. ... Tiens, moi aussi j'ai un cadeau pour toi.
    Il me tend un paquet que j'ouvre avec délicatesse. C'est une chaîne en argent avec un pendentif en forme de c½ur et un autre où c'est écrit « forever ».
    -          Merci mon amour, c'est magnifique, dis-je en admirant le bijou.
    Il me le prend des mains et me l'attache autours du coup avant de poser ses lèvres contre les miennes tout en caressant mon dos de ses douces mains. Puis nous rentrons car il est l'heure de déjeuner. Dans l'après-midi, je vais à la plage alors que Florent est avec ses potes. Je n'ai rien dit, mais j'ai l'impression qu'il y a une histoire de famille qui le hante. Je m'en suis rendue compte quand il a parlé de ses frères. Après m'être baignée, je m'allonge sur le ventre. Sophie me téléphone. Elle est avec Kevin, Debora et Morgane. Ils sont à l'ombre d'un grand arbre dans un des parcs de Rennes. Apparemment ils s'éclatent. Puis Sophie me parlent d'une surprise qu'ils vont me faire à la rentrée, enfin surtout Morgane. Je ne suis pas rassurée surtout si c'est une idée de Morgane. Mais Debora et Morgane lui disent de se taire alors je n'en sais pas plus. Kevin suggère même que ça attende mes 20 ans ! Alors là ça me ferait presque paniquer surtout que cette proposition a l'air de ravir Morgane. J'ai intérêt d'être vigilante. Je flaire la connerie à 3 000 km !  Ça va être ma fête je le sens.
     
    J'étais bien loin de m'imaginer ce qui s'est passé à mon anniversaire. Il y a eu une belle surprise et aussi des conneries, bien évidemment. Merci Morgane ! ^^
     
    Au final je ne saurais rien de ce qu'ils mijotent dans mon dos. Sophie s'inquiète de mon moral. Je lui dis que ça va mais elle ne me croit qu'à moitié. Je lui dis que ma jumelle arrive bientôt normalement. Elle devine que je veux lui parler d'autre chose mais vu qu'elle n'est pas seule je préfère la rappeler plus tard. Nous raccrochons toutes les deux au bout de deux heures de conversation ou presque. Je retourne me baigner. Alors que je somnole sur ma serviette, mon téléphone sonne de nouveau. C'est ma s½ur jumelle.
    -          Allo Camille ?
    -          Oui Maëlle, pourquoi tu chuchotes ?
    -          C'est bon, dit-elle en parlant normalement, ils sont partis pour le week-end.
    -          Ok je comprends. Ça va sinon ?
    -          Oui, je me sens libre depuis que la porte a claqué.
    -          Je vois. Tu arrives quand du coup ?
    -          Demain après-midi. Et toi ça va ?
    -          Ça va. Mes parents se comportent de nouveau normalement et je m'entends à merveille avec mon adorable Florent.
    -          Vivement que j'arrive pour que tu me raconte tout.
    -          T'inquiète. Je n'y manquerais pas. D'ailleurs, bonne nouvelle pour toi, mon homme parfait a ses frangins qui arrivent lundi. J'ai pensé à toi, ils ont qu'un et deux ans d'écart avec Flo.
    -          Ha, ha, ha ! J'ai hâte de faire mon repérage. D'ailleurs j'ai reparlé avec Adrien. Il ne m'en veut pas.
    -          Cool ! ça va être top la semaine prochaine. En plus les parents partent dimanche soir du coup on va être toutes les deux toute la semaine. Après ils reviendront qu'ils m'ont dit.
    -          Ah génial ! On va pouvoir s'éclater.
    -          Comme tu dis. Enfin je t'attends pas, ce soir bowling et après j'espère dormir avec mon chéri.
    -          Sans que les parents ne se rendent compte que tu ne rentres pas. C'est risqué. Tu joues avec le feu.
    -          Je sais. Tu arrives quand  demain ?
    -          Mon train arrive à 15h32 et après taxi.
    -          Mais ça ne va pas la tête ! Je viens te chercher ! C'est à Auray ou Vannes que tu arrives ?
    -          Auray.
    -          Ok. Alors je viens te chercher pour 15h32 demain.
    -          D'accord tu le dis à tes parents ou pas ?
    -          Bah ouais, demain midi au moment de partir te chercher.
    -          Ok ça marche. De toute façon il va bien falloir que je les vois.
    -          Allez Maëlle, ne t'inquiète pas. Et puis tu vas juste leur dire bonjour à mon avis car il reparte dans la soirée et ils me font une surprise donc je n'ai pas le droit d'aller à l'emplacement de l'après-midi. On ira à la plage, peut-être avec Flo. Si ça ne te dérange pas.
    -          Pas de souci. J'ai hâte de voir celui qui a réussi à briser ta barrière de défense contre la gente masculine, dit-elle en riant.
    -          Ne te moque pas.
    -          D'accord. Je te laisse, je vais faire ma valise. A demain.
    Une fois mon téléphone rangé, je reste encore une petite heure à la plage avant de rentrer pour me préparer pour la soirée bowling avec Florent et ses potes. Je ne sais pas ce qu'il leur a raconté pour qu'ils acceptent que je vienne. A moins que ... Florent m'a dit qu'un de ses potes, Tristan,  a des doutes sur nous deux. Du coup le mot d'ordre c'est discrétion. Peut-être que c'est aussi ce qui a poussé le dit Tristan à accepter ma venue. Pour les autres, ça reste un mystère. Je les rejoints là-bas. Dès que j'arrive, le dit Tristan me regarde d'un air suspicieux. Ok, me dis-je, Florent a raison. La soirée se déroule sans incident. J'en suis ravie et étonnée à la fois. Mais subissant toujours le regard du dit Tristan, je préfère rentrer toute seule. Les laissant donc prendre un dernier verre entre mecs au bar du bowling. Il n'est pas si tard. Mon portable m'indique 23h10. J'envoie un sms à Sophie pour lui expliquer ce que je ne lui ai pas dit au téléphone, soit lui parler de Florent. Je sais qu'elle doit dormir. Pas grave, elle me répondra demain. Puis j'entre dans la tente, coupe le son de mon téléphone, pose mon sac après y avoir remis le portable. J'entends les mecs qui rentrent. Y en a deux qui doivent encore être bien ivres vu le bruit qu'ils font. Je sors pour aller aux toilettes, juste après qu'ils soient passés. Seulement, dans le noir, je n'ai pas remarqué que Florent m'a vue en se retournant vers mon emplacement. Du coup, comme hier soir, il arrive dans mon dos et me glisse un bisou dans le cou après avoir passé ses mains autours de ma taille. Je me tourne vers lui et nous nous embrassons avec passion. J'en oublie totalement qu'on peut nous surprendre. Il glisse ses doigts sous mon tee-shirt alors que je gémis sous ses caresses délicates tout en passant mes doigts dans ses cheveux. Collés l'un contre l'autre nous continuons de nous embrasser. Le désir entre nous est palpable. Je glisse ma main sous son tee-shirt et parcours son torse. Il me parait vraiment plus musclé que ce que je l'imaginais. Il parait surpris par mon geste. Il me regarde amoureusement. Au même moment, nous entendons la voix de Tristan qui visiblement cherche Florent. Je me cache à temps pour ne pas qu'il nous voit ensemble. De loin je n'entends pas tout mais on dirait qu'ils parlent de moi. Tristan est sûr que Florent lui cache quelque chose malgré ce qu'il lui prétend. Mince il nous a grillés, me dis-je. Mais il n'insiste pas et repart. J'attends un peu avant de retourner voir mon chéri.
    -          T'es toujours là ma belle, me chuchote-t-il en souriant.
    -          Eh oui mon ange ... Dis-moi, il nous espionne ou quoi ?
    -          Fort possible. Et je suis sûr qu'il va revenir pour être sûr que je ne lui ai pas raconté n'importe quoi. On y va ?
    -          Où que nous allions, je te suis mon c½ur, dis-je en me blottissant contre lui.
    Nous arrivons quelques minutes plus tard devant sa tente. J'aurais pensé que nous irions à la plage avant qu'il ne m'amène à sa tente mais qu'importe. Je n'ai pas envie d'être séparé de lui. Il m'invite à l'intérieur. J'y entre avec grand plaisir. Avant toute autre chose, je lui demande s'il veut bien m'accompagner chercher ma s½ur à la gare d'Auray demain en début d'après-midi.
    -          Bien sûr jolie Camille que je t'accompagne. On ira à la plage après ? A moins que tu veuille rester avec elle.
    -          On verra. J'appréhende un peu les retrouvailles. De toute façon, je resterais garer dehors, vu que mes parents préparent ma surprise.
    -          Tu m'étonne. A oui c'est vrai, ta surprise. Reste pas dehors, vient te garer ici. Mes parents rentrent que lundi.
    -          Ok. Mais j'ai peur.
    Il me prend dans ses bras pour me réconforter en voyant une lame au coin de mon ½il. Il l'essuie délicatement avec son index avant de m'embrasser fougueusement. S'en suit une partie de chatouilles qui finit dans une position gênante. Je tombe à la renverse sur son matelas, et lui au-dessus de moi. Là encore je panique un peu bien que j'ai envie que ça aille plus loin. Lui aussi vu son regard empli de désir. Il me regarde intensément avant de m'embrasser partout sur les joues, les lèvres, le nez, les oreilles, le cou. Il me mordille l'oreille avant de passer, comme quelques temps avant qu'on ne soit dans sa toile, les mains sous mon tee-shirt. Je ne peux réprimer un petit gémissement sous ses délicates caresses. J'ai la trouille qu'on nous entende, mais aussi la trouille de mal faire ou qu'il me trouve moche en me voyant nue. Il fait passer mon haut par-dessus ma tête tout en me susurrant des mots doux au creux de l'oreille. Il est délicat, attentionné, tendre. Un vrai bonheur ! Bientôt il ne nous reste plus qu'un bout de tissu chacun. La température ne cesse de monter dans sa petite toile. Il joue avec mes tétons avec sa langue, ça me rend folle. Alors que nous sommes nus l'un et l'autre, je prends peur en me disant qu'il attend peut-être que je sois plus démonstrative. Mais ne sachant quoi faire, je me contente de lui montrer à quel point ce qu'il me fait me fait du bien. Même si lorsqu'il me pénètre, la douleur est atroce. Peu à peu, le plaisir reprend le dessus et il m'embrasse pour couvrir le bruit de mes gémissements. Nos folies amoureuses continuent jusque tard dans la nuit. Il est aux alentours de 3h du matin lorsque je sombre dans le sommeil, épuisée par le sport de chambre, enfin de toile plutôt.
     
     
     
    Petit mot de l'auteure : 
    Votre avis sur ce chapitre ? bien écrit ? la longueur ?
    la sortie au marché de Camille et Florent ?
    leur petit moment en amoureux à la plage ?
    La discussion entre Camille et Sophie ?
    la discussion entre Camille et Maëlle ?
    La soirée au bowling ? l'attitude de Tristan ?
    La fin de soirée entre Camille et Florent ? 
     
    à bientôt pour la suite des aventures de Camille et merci encore de lire ma fiction :) 



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     CHAPITRE 20

    Juillet 2013, 3e semaine de vacances, Vendredi
     
          Le vendredi matin, je me réveille fatiguée. Mes parents sont de très mauvaise humeur, alors je décide d'aller finir ma nuit à la plage. Avant de partir, j'avale un verre de jus d'orange, une tasse de café et une tranche de brioche. Je file ensuite à la douche avant d'aller m'allonger sur le sable tiède de cette matinée ensoleillée. Après, presque 2h de sieste sur le sable, je regarde l'heure. Il est 10h45. Je m'assois sur mon drap de plage et regarde la mer. Cette immensité bleue, si calme m'apaise. Au loin, j'aperçois les bateaux qui sortent du golfe du Morbihan, c'est très joli. J'échange quelques sms avec Kevin, ainsi qu'avec Morgane, qui pour une fois est réveillée avant 11h pendant les vacances. Je pense à ma jumelle et me dit qu'elle ne mérite vraiment pas tout ce qui lui arrive en ce moment comme malheurs. J'attrape mon petit cahier bleu et commence à écrire. Ça me détend d'écrire, et Dieu sait combien j'ai besoin de me détendre en ce moment. Alors que j'hésite à rentrer au camp, les trois gugusses arrivent à la plage. Ça m'aide à me décider d'un coup !
    -          Tiens voilà la moche, lance l'un d'entre eux avant de se marrer.
    -          Non mais comment t'ose aller à la plage, renchéris un des deux autres.
    -          J'avoue que sur la côte d'azur j'aurais de quoi complexer, mais certainement pas ici. En ce qui concerne la maturité, y en a d'autres qui devraient avoir honte ...
    -          Tu n'oses pas parler de nous j'espère, déclare le troisième en cachant tant bien que mal que ma phrase l'atteint vraiment beaucoup.
    -          Quand vous aurez grandi dans vos têtes, vous me ferez signe, dis-je en grimpant sur la dune pour rentrer.
    Je pense qu'ils sont furax. Surtout le troisième. Mais ce n'est pas mon problème. Après tout il n'y a que la vérité qui blesse ! Ils n'ont pas à savoir que j'étais avec Florent hier soir. Sinon je leur aurais bien dis qu'ils n'avaient qu'à rester à Carnac. Ça m'aurait fait des vacances. Le mdi, je déjeune avec mes parents. Ils recommencent à se comporter presque normalement avec moi, donc nos relations sont moins tendues. Visiblement ma surprise va être de taille. J'essaye d'en savoir plus, mais c'est peine perdue : maman tient bon et ne me dévoile rien du tout.
     
    A ce moment-là, je n'avais aucune idée du déroulement de la suite de mes vacances ...  Et si j'avais sû, j'aurais été folle d'impatience !
     
    Je pars ensuite rejoindre Florent devant sa tente. Enfin je ne fais que de passer car il est sur le bord de son emplacement avec les trois abrutis. Il me voit passer et comprend l'heure qu'il est. Je l'entends leur dire qu'il doit partir avec ses parents. Dix minutes plus tard, il me rejoint sur la dune. Cette fois-ci, nous avons décidé d'aller nous promener sur la côte sauvage. Nous allons vers la pointe Er Hourel, par le sentier côtier. C'est un paysage vraiment très beau et très naturel. Nous arrivons au bout de notre balade après une heure de marche. Il fait plus frais sous les pins qui se trouvent au bout de la pointe. Mais c'est très agréable vu la chaleur extérieure. Comme les autres après-midi que nous avons passés ensemble, nous prenons des photos. Nous sommes même surpris de voir une petite mamie se proposer de nous prendre en photo tous les deux. Nous acceptons avec grand plaisir. Elle en prend au moins une dizaine ! Nous la remercions et elle continue son chemin toute souriante.
    -          J'ai l'impression qu'on a égaillé sa journée, dis-je en souriant.
    -          Moi aussi, elle est trop marrante me répond Florent en m'envoyant toutes les photos sur mon portable.
    Sans me vanter, je nous trouve magnifique sur ces photos. Puis nous allons marcher au ras de l'eau sur quelques rochers. Je manque de tomber à deux reprises, du coup Flo me serre contre lui.
    -          Bah Camille, tu marches super bien sur les rochers d'habitude, me dit-il moqueur.
    -          J'avais envie que tu me prennes dans tes bras et ça a marché dis-je en riant toute contente que ma petite idée ait fonctionnée.
    Nous nous asseyons ensuite sur le petit muret qui fait tout le tour de la pointe. Enlacés, nous regardons la mer en nous chuchotant des mots doux. Ses baisers dans le cou me donnent des frissons de bonheur. Une bonne demi-heure plus tard, nous nous décidons à rentrer vers le camping. Nous marchons main dans la main en riant.
    -          J'aimerais bien te voir sourire comme ça plus souvent, me lance Florent au détour de la conversation.
    -          T'en fais pas mon chéri, ça va revenir. Déjà mes parents se comportent à nouveau normalement avec moi, et puis ma jumelle arrive bientôt. Et là ça sera différent avec elle ça sera forcément joyeux. Avec elle je suis encore plus folle qu'avec Melinda.
    -          Hâte de voir ça ma belle, me dit-il en me souriant affectueusement avant de me voler un baiser.
    -          Moi aussi j'ai hâte qu'elle arrive, au moins j'aurais la certitude qu'elle va bien.
    En arrivant au camping, nous nous séparons. Comme toujours, pour ne pas être surpris ensemble. Mes parents sont à la toile lorsque j'arrive. Visiblement, ils repartent. Ça m'arrange. Je prépare mon sac de plage et mes affaires pour aller à la douche sur mon matelas. Arrivée sur la dune, je repère sur la plage un petit trou assez grand pour que je m'y installe. Je descends les escaliers et m'y rend. Quelques minutes plus tard, alors que j'allais aller me baigner, Florent m'envoie un message. Il veut savoir si je veux aller à la plage de la petite crique des amoureux avec lui. Je lui réponds que j'arrive dans cinq minutes. Lorsque je le rejoins, il est à moitié endormi sur son drap de plage.
    -          Alors mon chou, ça fatigue la marche à pied, dis-je en me baissant pour lui faire un bisou.
    -          Non mais je me repose pour être en forme ce soir.
    -          Pourquoi ce soir ? dis-je tout un installant ma serviette au ras de la sienne.
    -          On va à la boite de nuit de Loc avec les gars, tu veux venir ?
    -          J'avais prévu d'y aller, dis-je en souriant.
    -          Cool ! J'espère que les mecs ne seront pas trop pénibles avec toi. Ça me rend malade.
    -          T'en fais pas, je les remis en place ce matin. Je leur ai dit qu'ils étaient immatures. Ça ne leur a pas plus. Surtout à un. Et puis ce qui vient d'eux, je n'en tiens pas compte, ils sont bêtes. Même si j'avoue que s'ils étaient plus sympas ça serait plus agréable.
    -          T'as osé leur dire ça ? ils ont dû trop rager ! J'aurais aimé voir ça. Surtout Tristan parce que lui s'il les suivait pas dans leurs conneries il serait bien plus sympa croit-moi. Au tout début qu'on venait ici, on était tous les deux tout le temps. Après y a Jules et Ludo qui sont arrivés. Mais depuis deux ou trois ans ils ont changés et ça m'embête vraiment parce que nous sommes vraiment trop différents maintenant. Avec Tristan c'était cool. Il venait même chez moi parfois à St Brieuc pendant les petites vacances où j'allais chez lui à Nantes.
    Nous continuons de discuter allongés l'un contre l'autre. Je suis tellement bien avec lui. Le temps passe vraiment trop vite. Vers 19 heures, nous rentrons au camping. Vu qu'il est plus tard, il n'y a personne aux douches. Nous nous embrassons avant d'entrer chacun dans une cabine. Ce soir, vu qu'il y a ses potes, nous n'allons pas pouvoir nous embrasser. Du coup, j'en profite avant. Je reconnais que ça serait plus simple si nous n'avions pas à nous cacher mais la vie, c'est ça, rien n'est simple ! En plus ses potes sont tellement cons avec moi que j'ai vraiment peur de leur réaction. Vers 23 heures, j'arrive à la boite de nuit. Ce soir il y a peu de monde. Je repère très vite les trois connards, mais je ne vois pas Florent. Déçue, je vais prendre un cocktail sans alcool au bar. Des mains se positionnent sur mes hanches alors que je prends mon verre.
    -         C'est moi que tu cherches ma jolie Camille, me susurre-t-il de sa voix suave.
    -        J'ai cru que tu n'étais pas là, dis-je d'une voix triste, je j'ai vu en arrivant que les trois bouffons.
    -        Si, si, je suis là. Une vodka-orange, demande-t-il au serveur.
    Il la reçoit et nous buvons notre verre ensemble avant d'aller danser sur la piste de danse. Nous sommes discrets pour ne pas que les trois abrutis ne nous voient. Mon chéri danse merveilleusement bien. Nous ondulons nous bassins en rythme. Vers le milieu de la soirée, le DJ passe un slow. Moi je vais m'assoir, je ne veux pas danser. Deux des trois abrutis viennent me demander de danser avec eux. Non mais ils rêvent ou quoi ?! Je refuse catégoriquement. Le troisième reste avec Flo. Je pense deviner à leurs attitudes que c'est son meilleur ami, celui qu'il connait depuis le plus longtemps. Justement ce dernier vient aussi vers moi. Je le rembarre aussi. Moins méchamment puisqu'il est moins insistant.  D'autres mecs, pas moches, faut le reconnaître, viennent me demander pour danser avec eux mais je refuse. Finalement Florent vient me voir et nous dansons le slow ensemble même si nous avions convenus que nous ne le ferions pas. Il en avait marre de voir des mecs me tourner autours et moi je n'en pouvais plus non plus. Histoire que ses potes ne se doutent de rien, une fois la musique fine, nous nous séparons sans même un bisou, bien qu'il m'ait avoué qu'il en mourrait d'envie. Les trois abrutis sont persuadés qu'il a raté son coup. S'ils savaient ! Deux fois dans la soirée cela se reproduit. Nous dansons donc souvent ensemble et sous les yeux inquisiteurs d'un de ses potes. Vers 2 heures du matin, je suis fatiguée, alors je décide de rentrer. En sortant je croise Florent. Je le préviens. Il me dit d'être prudente en rentrant qu'il ne va pas tarder non plus. Ce coup-ci je rentre par l'accueil, c'est plus sécurisant. J'entre sans faire de bruit dans la tente et enfile ma nuisette. Il fait encore 20°C dehors, une vraie canicule ! Je vais aux toilettes. Je croise Florent et un des abrutis. Florent me fait un sourire. Heureusement dans le noir, l'autre ne se rend compte de rien du tout. Alors que je retourne à ma toile de tente, des mains m'encerclent la taille.
    -          Je n'ai pas le droit à mon bisou ce soir, me demande Florent en souriant avant de l'embrasser dans le cou.
    -          Mais si mon petit c½ur, dis-je avant de me retourner vers lui et de l'embrasser avec passion.
    Il me plaque contre le mur tout en me rendant mon baiser. Comme la veille au soir, mais ne plus fougueux. Son regard pétille de désir. Le mien aussi sans doute vu les frissons qui me parcourent le corps. Pour la première fois, j'ai envie de plus beaucoup plus qu'un baiser. J'en suis certaines si j'avais mon pyjamas et non pas ma nuisette il aurait déjà glissé sa main sous mon haut. Je dois bien reconnaître que ça ne m'aurait pas déplut. Ses caresses sont douces et je me surprends à maudire le tissu de ma nuisette qui sépare sa peau douce  de la mienne. Tout à coup, nous entendons la vois de l'abrutis qui est rentré avec lui. Visiblement il est au téléphone avec les deux autres. Nous l'entendons dire aux deux autres de grandir un peu.
    -          Tiens, on dirait que ma petite réplique porte ses fruits, dis-je en riant à mon chéri.
    -          On dirait en effet. Pars ma belle avant qu'il ne nous surprenne. Manquerait plus qu'il est des soupçons.
    -          D'accord mon c½ur. Bonne nuit à demain, dis-je en lui volant un baiser furtif avant de partir.
    -          Toi aussi belle Camille.
    Au moment où je me cache derrière un autre mur, Florent et son copain se croisent. Visiblement il n'a rien entendu. Florent parvient à cacher ses émotions parfaitement et ils parlent des deux autres. Moi je file mon chemin vers ma toile et m'endors en pensant à mon chéri.
     
     
    Le petit mot de l'auteure :
     
    Votre avis sur cette partie de chapitre ?
    Le réveil de Camille ?
    L'altercation avec les trois gugusses ?
    La balade de Camille et Florent ? Ils sont adorables non ? Et la petite mamie ^^ j'ai trop adoré écrire se passage, j'espère que vous avez aimé le lire :) 
    La discussion Camille-Florent à la plage ? Alors comme ça Tristan il est sympa au fond ?! La suite vous en dira plus sur lui hihi (sadique ? oui un peu ^^)
    La soirée en boite ?
    La fin de soirée entre Camille et Florent ? Le début de changement de comportement du meilleur ami de Florent ?
     
     
    Merci d'avoir lue cette partie, à bientôt pour la suite :) 
     

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    CHAPITRE 19
    Juillet 2013, 3e semaine de vacances, Jeudi
     

    Le lendemain matin, je me réveille assez tard. Il est près de 10h15 lorsque je sors de la tente après avoir avalé mon petit déjeuné. La mer étant basse, je vais prendre ma douche, sachant que je ne vais pas me baigner ce matin. Lorsque je sors des sanitaires, il faut malencontreusement que je croise deux des trois abrutis. Je n'écoute même plus leurs réflexions désobligeantes. Je les ignore et retourne à ma tente pour prendre mes affaires de plage : serviette, paréo, crème solaire, lunettes de soleil, chapeau, livre, cahier et stylo, ainsi que mon portable. J'ai mon maillot déjà sur moi. Une fois tout cela mit dans mon joli sac vert, je file m'allonger sur le sable déjà tiède. Je commence par lire deux chapitres de mon roman, à l'eau de rose comme je les préfère. Puis, j'écris quelques lignes de ma fiction avant de bronzer tout en écrivant des sms. A Melinda qui est en pause repas, à Sophie, à Debora et à Kevin. J'adore venir en vacances tout l'été à Locmariaquer, mais c'est vrai que mes amis me manquent. Juste avant que je ne rentre manger avec mes parents, Florent m'envoie un sms. « Bowling ce soir, ça te tente ma jolie Camille ? ». Je lui réponds aussitôt « Avec plaisir mon c½ur ! <3 ». Il me répond à son tour « En plus on ne sera que tous les deux, les gars sortent en boite à Carnac ». Je saute de joie. « Méga chouette mon ange ! <3 Mais dis-moi, il y en a un d'entre eux qui est capable de ne pas boire pour pouvoir rentrer ? ». Flo me renvoie aussitôt un texto « Tu m'as fait rire là ma belle, mais je comprends pourquoi tu dis ça. Oui, Tristan en est capable. C'est le seul. A ce soir ma belle, on s'attend devant l'entrée du camp ? ». Je lui confirme le lieu du rendez-vous et nous convenons d'y être pour 20h. Je range mon téléphone dans mon sac et rentre à l'emplacement pour manger. Pour occuper mon après-midi vu que mon chéri n'est pas disponible, je vais à la plage. J'appelle ma jumelle pour savoir si elle va mieux que la dernière fois. Et aussi pour savoir comment s'est passée sa journée avec ses parents.
    -          Allo Maëlle ?
    -          Ah Camille, j'allais te téléphoner. Tu vas bien ?
    -          Oui et toi ?
    -          Ça peut aller ... lâche-t-elle dans un soupir.
    -          J'en déduis que ça ne va pas fort. Qu'est-ce qui t'arrive ?
    -          Bah depuis que j'ai parlé avec mes ex-parents hier ... non mais tu te rends compte ! en plus de devenir jumelles, on devient rentières ! Cela va être quoi après ?
    -        Je dirais plutôt c'était quoi avant. Il y a un an environ, j'ai appris que par notre arrière-grand-mère maternelle, nous avons des origines algériennes.
    -          Tu blagues là ?
    -          Du tout ...
    -          Si je l'avais su plutôt ça aurait évité à l'autre connard de me répéter sans cesse que je peux comprendre sa culture.
    -          Ah je vois. Enfin bref, j'en ai plus qu'assez de ce genre de découvertes.
    -          Tu m'étonne ! Moi aussi j'en ai marre. Et s'il n'y avait que ça ...
    -          Dis-moi, Maëlle, ne garde pas tout pour toi tu te fais du mal.
    -          J'ai fait une boulette avec Adrien.
    -          Explique ...
    -          Il a voulu m'embrasser, je me suis laissée faire mais je regrette parce que je ne l'aime pas comme lui il m'aime. Du coup je ne lui parle plus mais il ne sait pas que je l'aime qu'en amie.
    -          Je vois. Il faut absolument que tu lui dises.
    -          Je sais, mais je ne sais pas comment faire.
    -          Tu veux que je lui envoie un message à ta place ?
    -          Mais tu n'as pas son numéro.
    -          Tu me le passe.
    -          D'accord. Tu lui fais des excuses de ma part.
    -          T'en fais pas une fois qu'il m'a répondu je te redis tout par message. Ça te va ?
    -          Ok. Alors son numéro c'est le 06 xx xx xx xx.
    -          D'accord ça marche.
    Nous raccrochons toutes les deux. Et je m'attèle de suite à la rédaction du message. Après plusieurs essais je me décide à lui envoyer ceci « Salut, c'est Camille de la patinoire, la copine de Maëlle. C'est pour te dire qu'elle s'excuse de ne plus te répondre mais elle a beaucoup de choses à régler en ce moment et ce n'est pas facile pour elle. Elle m'a dit qu'il ne faut pas que tu t'inquiètes pour elle ». Je l'envoie ensuite à ma jumelle en lui disant que j'attends la réponse. Elle me dit que mon message est super. La réponse ne se fait pas attendre longtemps. « Je suis très étonné et déçu de voir qu'elle n'a pas le cran de m'envoyer un message elle-même. J'ai du mal à croire que si elle a des problèmes, elle ne m'en a pas parlé. Surtout vu le temps qu'on a passé ensemble ces dernières semaines. Tant mieux si à toi elle te parle c'est déjà mieux que quand elle garde tout pour elle ». Tiens nous y voilà, me dis-je lorsqu'il parle du temps qu'ils ont passé ensemble. Et je vois aussi qu'il est d'accord avec moi sur le fait qu'elle garde trop souvent tout pour elle. Je transfère le message à ma s½ur avec mes commentaires et en lui disant que vu qu'il a l'air de bien le prendre, il faut qu'elle l'appelle pour le rassurer, lui dire que ses problèmes ne sont pas graves et qu'elle ne voit en lui qu'un meilleur ami. Elle me dit qu'elle va le faire. Une bonne demi-heure plus tard, elle me rappelle. Sans doute se sont-ils téléphoné ou envoyé des messages. Elle est beaucoup plus sereine et ça fait plaisir. Pour finir, nous discutons de choses plus drôles. Ça change des conversations du moment. C'est vrai qu'avec toute cette histoire, nous en oublions nos délires habituels ! Rire nous fais du bien à toutes les deux.  Vers 16h45, nous raccrochons. Je vais me baigner vu que la mer est désormais assez haute pour nager. Ensuite, je me rallonge au soleil pour laisser ma peau sécher et se hâler. Vers 17h45, je rentre au camping. A cette heure-ci, il y a foule aux douches. Je prends mon mal en patience, comme on dit, et j'attends patiemment mon tour. Je remarque simplement une chose : cela ne sert à rien de s'impatienter et de dire aux gens de se presser parce que cela donne l'impression qu'ils en font exprès d'aller lentement. Après 25 minutes d'attente, c'est mon tour. Shampooing, gel douche, après-shampooing, nettoyant visage. Je prends ma douche le plus rapidement possible. Je me dois d'être belle et toute pimpante pour a soirée au bowling avec mon chéri. Une fois sortie, je retourne à la tente pour finir de me préparer. Mes parents ne sont pas là. Ça m'arrange parce que j'aurais dû répondre à leurs multiples questions. Je démêle mes cheveux, puis les sèches. Je me mets de la crème hydratante sur les bras et les jambes puis je m'occupe du visage. Crème, maquillage léger aux yeux. Je mange. Courgettes avec des saucisses grillées, un fruit. Et je vais me brosser les dents, me mettre du rouge à lèvres orange, assorti à ma tunique. A 20h pile, je suis à l'entrée du camp, au grand portail qui jouxte le bâtiment de l'accueil. Florent arrive en même temps que moi. Nous nous embrassons passionnément, enlacés, puis nous nous dirigeons à pieds vers le bowling. Arrivés là-bas, Flo donne son nom. Visiblement il a réservé pour nous deux pour trois parties. Nous allons à la piste que le mec nous indique. Comme toujours c'est mon chéri qui gagne, même si je le suis de près. La troisième partie, je parviens même à égaliser son score. Je suis trop fière de moi. Nous rentrons tranquillement au camping. Comme toujours, nous nous quittons peu avant mon emplacement. Je rentre dans la tente sans faire trop de bruit, de peur de réveiller mes parents. Une fois mon sac posé, je vais aux sanitaires. Je croise mon adorable chéri. Nous nous embrassons, amoureusement, enlacés, contre un des murs du bloc, près des douches, là où il y a peu de lumière. Je ne vois pas le temps passer lorsque je suis dans ses bras.
    -          Cendrillon, ton carrosse va se transformer en citrouille, me dit-il en souriant.
    -          Je sais mais je suis bien dans tes bras mon c½ur, dis-je toute triste de devoir le quitter.
    -          Moi aussi ma belle je suis bien avec toi. A demain.
    -          A demain mon ange.
    Sans que je sache pourquoi, mon sommeil est très agité.
     
     
     
    Le petit mot de l'auteure :
     
    Tout d'abord un grand pardon pour ce retard, mais finalement j'ai été très occupée pendant mes vacances.
     
    Que pensez-vous de ce chapitre (enfin cette partie de chapitre) ? La longueur ?
    L'invitation de Florent au bowling ? La réaction de Camille ?
    La discussion au téléphone entre Maëlle et Camille ?
    La solution de Camille et la réponse qu'Adrien fait suite au message ?
    La soirée Florent et Camille ? Ils sont adorables non ?
     
     
    Merci d'avoir lu :) Je mets la suite dans la journée.
     

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     CHAPITRE 18
    Juillet 2013, 3e semaine de vacances, Mercredi
     

         Au réveil, je me sens mal, je pense à Maëlle. Avant, n'importe qui aurait pu dire qu'entre nous deux c'est elle qui a le mental le plus fort. Aujourd'hui, je m'aperçois que ce n'est pas vrai. Et si elle a une multitude de potes, des vrais amis sur lesquels elle peut compter, elle n'en a pas vraiment. Je prends mon petit déjeuner avec mes parents, puis je vais à la douche avant d'aller bronzer sur la plage. J'attends mon adorable petit ami à la petite crique, même si ce n'est pas l'endroit le plus ensoleillé à cette heure-ci. Mais au moins à cet endroit-là, nous sommes tranquilles. Allongés l'un contre l'autre, nous parlons. La mer est déjà assez haute pour se baigner à cet endroit. Mais je n'avais pas prévu de me baigner. Manque de chance pour moi, Florent en a décidé autrement. Il m'attrape et me porte en sac à patate jusqu'à l'eau puis se jette dans la flotte tout en me tenant dans les bras. Moi qui avais pris ma douche, je peux recommencer !
    -        Je te déteste, dis-je en riant alors que je sors de l'eau.
    -        Même quand je fais ça, dit-il avant de m'embrasser avec tendresse et passion à la fois.
    -       Rectification, dis-je après avoir mis fin au baiser, je te déteste quand tu me jettes à l'eau.
    -       Je préfère ça mon c½ur, me répond-t-il en souriant.
    Alors qu'il passe sa main autours de ma taille, des frissons me parcourent le corps. Comme lorsqu'il m'a prise dans les bras pour me jeter à l'eau tout à l'heure. Petit à petit, le soleil arrive au-dessus de nous. Florent se propose de me mettre de la crème solaire dans le dos. Ce que j'accepte avec grand plaisir ! Comme à chaque fois, cela ressemble plus à un massage. Ce qui n'est pas pour me déplaire, bien évidemment. Ensuite, à mon tour, je lui mets de la crème. Il a l'air surpris par mon geste. Moi aussi j'en profite pour lui masser le dos. Il ne met jamais de crème, et même s'il a la peau mate et déjà bronzée, ce n'est pas raisonnable. Mais je viens de comprendre qu'il préfère quand c'est moi qui la lui mets. Nous restons un moment allongés l'un à côté de l'autre. Collés l'un à l'autre devrais-je même dire. Flo a sa main dans mon dos ce qui me provoque d'agréables picotements. Puis à mon grand regret, nous devons rentrer au camping. Lui parce qu'il doit manger avec ses parents avant d'aller passer l'après-midi à Auray. Moi, pour manger puis discuter avec mes parents, comme ils l'ont prévu. Après un long baiser langoureux, nous nous séparons. Lorsque j'arrive à ma tente, mes parents ne sont pas encore là. Du coup, je décide d'aller à la douche. Aux sanitaires, je croise les trois imbéciles sans cervelle qui me demandent si je n'ai pas vu Florent. Ils l'ont apparemment cherché toute la matinée. Je leur réponds que je ne l'ai pas vu non plus. Au moment où j'entre dans ma douche, Florent apparaît pour faire la sienne aussi. Ses amis le harcèlent de questions mais il ne dit rien. Il entre dans la douche à côté de la mienne. Une fois que ses potes sont éloignés, il me dit à voix basse à travers la cloison qu'il aurait bien aimé prendre sa douche avec moi. Je suis étonnée de sa proposition. Déçu que je ne réagisse pas, il me demande si je trouve cette idée romantique.
    -          Romantique à fond mon chéri, lui dis-je sincèrement, même si au fond de moi je ne me sens pas prête pour ce genre de choses.
    -          Une prochaine fois alors ?
    -          Si tu veux mon ange.
    Oui je sais je n'aurais pas dû lui répondre ça. Mais ça me gêne un peu de parler de ce genre de choses alors j'ai préféré couper court à la conversation. Nous sortons de la douche en même temps. Nous nous embrassons vite fait pour que personne ne nous voie, puis nous retournons chacun vers notre emplacement. Puisque mes parents ne sont toujours pas rentrés, je commence à mettre la table et à préparer le repas. Quelques instants après que j'ai tout fini, ils arrivent. Nous nous mettons donc à table. Tout en mangeant, nous parlons de notre nouvelle vie à quatre qui va bientôt commencer. Enfin, à cinq parce qu'il ne faut pas oublier notre petit chat qui s'appelle Vanille. Pendant que mes parents nettoient un peu la tente, je vais faire la vaisselle. Lorsque j'arrive aux éviers, Florent y est déjà. Mais sa mère étant là, nous ne pouvons pas nous embrasser. Du coup, nous nous lançons deux ou trois regards et il me balance de la mousse une fois avant que nous ne finissions chacun notre vaisselle bien sagement. Quand je retourne à la tente, comme la veille, mes parents ont étalé sur la table tout un tas de documents qui font tous plus peur les uns que les autres. Je me dépêche d'essuyer ma vaisselle. Cette fois-ci je pressens que je vais vraiment être surprise par ce qu'ils vont m'annoncer. Alors que je m'assois à la table, je jette un coup d'½il discret aux papiers. Certains attirent mon regard plus que d'autres. Ils portent le signe d'une riche famille d'autrefois, très influente dans la région. Je lance un regard emplis d'incompréhension à mes parents. Aussitôt, ils m'expliquent que nous faisons partis de cette famille de par mon père ... Y a un an, j'apprenais que par mon arrière-grand-mère maternelle, j'ai des origines algériennes ! Désormais je ne m'étonne plus de rien ! En résumé, cette histoire de riche famille d'antan fait que mes parents vont percevoir une rente mensuelle à vie de 7 000¤. Je n'en crois pas mes oreilles ! Ils m'expliquent qu'en réalité, la rente est de 21 000¤ mensuels mais qu'ils signer devant notaire pour que Maëlle et moi en recevions dès à présent un tiers chacun, pour nous éviter plus tard de payer des droits de succession pharamineux. Mon père ajoute qu'à leur décès nous percevront de droit chacune 10 500¤ mensuels sans avoir à faire aucunes démarches. Je suis un peu sonnée par tout ça. La chance me diraient certains. D'autres me diraient « La Belle vie » ou encore « plus besoin de travailler ou de faire des études ». Moi, au contraire, rien du tout de tout cela. Ma première pensée a été de cacher cette information des gens afin qu'on ne profite pas de moi ou que l'on ne change pas d'avis sur moi. Je suis sérieuse comme toujours. D'ailleurs en apprenant cette nouvelle, je n'ai pas du tout l'intention d'abandonner mes études ou de ne pas travailler. J'ai jamais été dépensière et je n'ai pas l'intention de le devenir sous prétexte que 7 000¤ tombent tous les mois, tout crus, sur mon compte en banque ! Avec tout ça, moi je vous dis comment apprendre une deuxième fois en une semaine et demie que votre vie bascule ! J'imagine que ma jumelle va aussi être mise au courant. Je demande donc à mes parents. Ils me répondent qu'elle doit l'apprendre aujourd'hui même par ses parents, ex-parents comme elle dit si bien. Apparemment, ses ex-parents lui ont demandé de rester toute la journée chez eux pour discuter de tout ça. La pauvre, me dis-je aussitôt. Pour finir cette discussion, mes parents m'expliquent qu'ils auraient dû toucher cette somme depuis deux ans déjà, s'il n'y avait pas eu d'erreur administrative à la mort d'un vieux monsieur. Ils viennent donc de les percevoir en une seule fois, accompagné d'un dédommagement de 50 000¤. Le tout non imposable. Du coup avec la somme d'argent conséquente qu'ils viennent de recevoir, une grande partie a servi à rembourser le prêt pour l'appartement de Maëlle. Ils ajoutent mine de rien qu'une infime partie va servir pour me faire une surprise et participer à l'intégration de ma jumelle dans sa nouvelle vie. Je me doute donc que cette somme doit déjà être importante par rapport à nos dépenses habituelles mais infime par rapport à ce qu'ils viennent de recevoir. Mais, malgré mes questions, ils ne veulent rien me dire de plus sur la petite surprise qu'il me prépare. Ma jumelle en saurait même plus que moi à ce sujet, à en croire mes parents. Tout ce que je sais c'est que la surprise commencera le 5 août et se terminera le 25 du même mois, soit le jour où je repars. Puis ils me disent que je suis libre pour le reste de la journée. Je vais aux toilettes et lorsque j'en reviens, j'ai la stupeur de voir ma mère et Florent discuter et rire ensemble ! Non mais j'hallucine là ! Lorsque j'arrive à leur hauteur, ils finissent leur discussion. Ma mère à ce regard qui signifie que je n'en saurais rien.
    -         A plus Camille, me lance Florent en retournant vers son emplacement.
    -         Dis-moi ma chérie, il a l'air de beaucoup tenir à toi ce jeune homme.
    -         Nous nous entendons bien c'est vrai. C'est un ami sur lequel je peux vraiment compter.
    -       C'est bien d'avoir des amis sur lequel on peut vraiment compter. En plus il a l'air bien éduqué ce garçon, finit ma mère avec un petit air entendu que je n'apprécie guère en général.
    -        Maman ! fais-je en faisant semblant d'être offusquée alors qu'intérieurement je suis contente qu'il lui plaise et qu'elle veuille me caser avec lui. Au fait tu lui parlais de quoi ?
    -        C'est bien d'essayer ma chérie mais tu n'en sauras rien du tout.
    A ce moment-là, je me dis que c'est tout de même le comble que ma mère parle avec mon copain sans que je ne sache de quoi il en retourne. Mais je n'insiste pas, je sais que c'est peine perdue. Ensuite, je vais à la plage, je me baigne, puis m'allonge pour bronzer. Florent me rejoint. Nous nous allongeons côte à côte. Mais au loin, ses trois abrutis de copains le cherchent. Du coup nous cachons toutes ses affaires dans mon sac et filons dans l'eau en priant pour qu'ils ne nous y repèrent pas. Heureusement pour nous, ils y a plein de monde à la flotte par cette chaleur. Comme nous l'espérerions, les trois idiots passent devant ma serviette sans se douter de rien. Une fois le danger écarté, nous retournons nous allonger serrés l'n contre l'autre sur ma serviette de plage. J'avoue que nous n'avons jamais été aussi proches et ça me fait de l'effet ... Il le remarque très bien, mais ne dit rien et se contente de sourire. Une bonne demi-heure plus tard, nous rentrons au camping et allons à la douche, mais en séparé pour ne pas se faire remarquer. Puis je mange avec mes parents avant d'aller en voiture avec mes parents au port pour les danses bretonnes. Nous y arrivons pile au début. Florent me rejoint aux alentours de 22h juste au moment où mes parents repartent. Ma mère le vois et est rassurée de savoir que je ne vais pas être seule pour rentrer. Son sourire en dit long sur qu'elle pense. Mais bon je préfère que nous soyons discrets car mon père ne doit surtout pas le savoir. Pour lui les études, les diplômes et le travail avant les histoires de c½ur. Je suis tout de même rassurée de savoir que ma mère l'apprécie. Mais c'est dommage car du coup mon chéri se prive des danses bretonnes alors qu'il aime bien ça. Dès que les danses de salon s'arrêtent au profit d'un madison il me rejoint et danse à mes côtés. Pour ma plus grande joie, bien évidemment. Puis nous nous déhanchons sur des musiques actuelles ou des années 80. Mais les danses avec chorégraphies, je n'y arrive pas. Ce qui fait sourire Flo qui lui ne se débrouille pas trop mal. Mais ce n'est pas si grave, je vais me rattraper quand Maëlle sera là. Elle les connait quasiment toutes. Nous restons jusqu'à la fin de la soirée, soit minuit. Pour finir, le DJ passe un slow. Vu que les potes de Flo sont partis, nous en profitons pour danser cette dernière danse ensemble, amoureusement. Pour moi, c'est la première fois que j'en danse un. C'est un moment magique qui restera gravé dans ma mémoire à jamais ! Tout comme mon premier baiser avec Flo. En rentrant au camping à pieds, nous décidons de passer par la dune. Le reflet de la lune sur l'eau est juste magnifique. Mais aujourd'hui, on n'aurait sans doute pas dû passer par là. Pourquoi parce que ce que je vois en ce moment même me fait horriblement mal au c½ur ! Florent me dit qu'au contraire il vaut mieux qu'on le voit tout de suite, pour que ça s'arrête. En passant par la plage, nous voyons donc Mario sur la dune. Il embrasse une grande blonde aux formes pulpeuses, tout droit sortie d'un magazine people. Mon sang ne fait qu'un tour. Je prends une photo avec mon portable. Le flash les éblouis. Mario pique un fard en disant que nous sommes dégueulasses de faire ça. Florent, tout en restant calme, lui demande qui est le plus dégueulasse. Mario s'énerve encore plus. Il me demande d'effacer la photo de mon portable. Ce que je m'empresse de faire. Mais ce qu'il ne sait pas c'est qu'elle est juste supprimée de mon portable, pas de ma carte mémoire, et que je l'ai déjà envoyée à Melinda. Aussitôt mon amie me demande paniquée si c'est une blague. Je lui réponds que je ne plaisante pas avec ce genre de choses. Du coup elle envoie la photo à Mario. Il s'énerve encore plus ! On croirait qu'il va exploser et je dois avouer que j'ai peur de lui. Heureusement qu'il y a Flo avec moi sinon je me serais carapatée en vitesse. Il comprend que c'est foutu avec Melinda. Il semble triste, non mais il croyait quoi lui ?! Au final il s'en va, la blonde à son bras. Cette dernière est rayonnante. Moi je me sens mal. Florent passe son bras autours de mes épaules et me chuchote que j'ai parfaitement joué mon rôle d'amie. Il me chuchote des mots doux pour me rassurer. Melinda m'envoie un sms pour me remercier de le lui avoir dit. Je lui réponds que c'est normal. Après cette soirée mouvementée, je vais me coucher, épuisée. Je m'endors aussitôt.
     
     
    Le petit mot de l'auteure :
    - Votre avis sur cette partie ? La longueur ?
    - Le petit moment Camille-Florent à la plage ?
    - Florent qui souhaite que leur relation évolue, la mini-discussion aux douches ?
    - La discussion entre Camille et ses parents ? Nouveau bouleversement ! 
    - La maman de Camille qui apprécie beaucoup Florent ? 
    - Camille et Florent qui rusent pour ne pas que les abrutis les voient ? 
    - Camille et Florent qui dansent leur premier slow, mignon non ?
    - La rencontre avec Mario sur les dunes, vous le pensiez méchant et capable de faire ça à Melinda ?
     
    A bientôt pour la suite :) 

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     CHAPITRE 17
    Juillet 2013, 3e semaine de vacances, Mardi
     

                 Le lendemain matin, je me réveille de mauvaise humeur. Pourquoi ? Parce que cet après-midi, je dois parler avec mes parents. Aussitôt levés, mes parents se dépêchent d'aller au marché. Je les suis mais ne le fais pas avec eux. Puis je rentre et vais à la plage. J'y peaufine mon hâle doré. J'aperçois Florent et ses copains, mais je ne vais pas les saluer car je n'ai pas envie qu'ils soient au courant pour Florent et moi. Vers 13 heures, je rentre à la toile de tente, prépare la table pendant que ma maman fait la cuisine. L'ambiance est lourde, étouffant même ! Le repas est rapidement expédié. Il se déroule sans une parole et je sens bien qu'ils ont envie d'aborder le sujet rapidement. Je me propose pour faire la vaisselle. C'est le seul moment de la journée où je vais être tranquille alors j'en profite. Je prends d'ailleurs tout mon temps. Lorsque je rentre à la tente, mes parents ont étalé beaucoup de papiers sur la table. Tout cela me donnerait presque la nausée. Une fois la vaisselle rangée, ils me demandent de m'asseoir. Ils m'expliquent que c'est  cause de cette histoire qu'ils ont dû partir toute la semaine précédente. Mon père ajoute qu'ils vont repartir toute la semaine prochaine et sans doute plus longtemps. Je grimace. Je l'avais bien dit que cet été, je le pressentais mal. Ma mère me rassure en disant que dans tous les cas je resterais les sept semaines comme c'était prévu. Je me sens déjà mieux. Enfin, un peu mieux. Puis ça devient barbant. Le blabla administratif, juridique, je ne l'écoute que d'une oreille. Ils m'expliquent ensuite que Maëlle sera sous leur responsabilité officiellement à partir du 15 septembre, mais qu'il serait souhaitable qu'elle vienne vivre avec nous avant. Alors ça, ça me fait rire ! Je leur réexplique que nous nous connaissons très bien. Ils soupirent. Ils me disent qu'ils ont acheté un deuxième appartement pour ma s½ur jumelle dans le même immeuble que là où se trouve le mien. Oubliant quelques instants la situation dans laquelle nous nous trouvons, la perspective d'habiter à côté d'elle me réjouit énormément. Mais, revenant à la réalité, je leur demande comment ils ont faits, vu qu'à ma connaissance, nous ne sommes pas de gros riches. Je suis intriguée. Aussitôt ils semblent contrariés par ma question. Ils me répondent que cela fera l'objet d'une autre discussion. Je sais déjà ce qu'il m'attend le lendemain. Et j'ai l'intime conviction que je vais encore être surprise et bouleversée. Après nous parlons un peu moins sérieusement. Je leur demande si cela les dérange que je discute avec Maëlle tant que tout n'est pas en règle. Ils m'assurent que non. Cela m'arrange car même dans le cas contraire, je n'aurais pas arrêté de lui parler. Je m'attendais vraiment à une discussion plus enquiquinante. Et je suis très étonnée qu'ils ne me parlent pas de restrictions budgétaires. Ok, nous ne sommes pas pauvres mais quand même. D'ailleurs, en parlant d'argent, je suis sûre qu'ils me cachent quelque chose ! Je me suis aussi rendue compte que si au niveau administratif ils gèrent parfaitement la situation, en réalité ils appréhendent énormément la venue de Maëlle dans la famille. Et ça se comprend tout à fait. Moi aussi j'appréhende beaucoup mais plus par rapport à la rentrée. D'ailleurs cela serait pas mal si j'avais le courage d'en parler à mes amis. Depuis que je suis au courant de cette histoire, je les délaisse un peu, les pauvres. Pendant que je suis dans mes pensées, mes parents sont au téléphone. Visiblement avec les parents de Maëlle, enfin « ex-parents » comme elle dit si bien. Après un sms de sa part, mes pensées sont confirmées. Vu que mes parents ne semblent pas avoir besoin de moi, je m'éclipse de la tente. Je vais à la plage après avoir attrapé mon sac e plage. Je demande à Maëlle par sms si cela la dérange que j'en parle à mes amis. J'insiste sur le fait que si cela l'embête il faut qu'elle me le dise. Elle m'assure que non. Du coup, j'envoie un long message d'explications (depuis l'annonce de la nouvelle jusqu'à aujourd'hui) sans oublier ma relation avec Maëlle avant cette histoire. J'envoie ce texto à Sophie, Kevin, Debora, Morgane, Marine, et Louise. Vu l'heure avancée de l'après-midi, je retourne à la tente pour préparer à manger. Dans la soirée, je retourne à la plage. Florent est je ne sais où, à mon grand désespoir. Louise me téléphone suite à mon message. Elle est choquée et se demande comment je peux le prendre aussi bien. Je lui explique que c'est parce que Maëlle est l'une de mes meilleures amies et que je la connais bien. Mais aussi parce que lors de l'annonce une de mes amies était avec moi, et qu'elle m'a beaucoup soutenue. Je lui avoue aussi que je survie grâce à Florent. Elle me demande qui c'est. Je lui explique que nous sommes devenus amis avant de sortir ensemble. Nous discutons un moment puis nous raccrochons. Juste après, mon portable sonne de nouveau. Je suis très étonnée en voyant le nom de l'expéditrice. C'est une copine de la patinoire, mais habituellement nous ne communiquons presque pas pendant les vacances. Elle me demande si j'ai des nouvelles de Maëlle car elle essaye de la joindre mais sans jamais y parvenir. Je lui réponds que j'en ai pas et appelle aussitôt ma jumelle. Visiblement, je dérange. Elle est avec un mec de la patinoire avec qui elle s'entend bien depuis de nombreuses années.  Ce qui est curieux c'est que je croyais qu'ils étaient fâchés et qu'ils ne se voyaient plus en dehors de la patinoire. A moins que ... Bref ! Je lui explique que Maude, notre copine de la patinoire, m'a demandé de ses nouvelles parce qu'elle n'arrive pas à en avoir. Maëlle met quelques instants avant de me répondre et si elle était en face de moi je suis persuadée qu'elle baisserait la tête.
    -          J'avoue que j'ai fait exprès de ne pas lui répondre. J'ai peur qu'elle s'aperçoive de quelque chose, et puis pipelette comme elle est, toute la patinoire serait au courant.
    -          Je vois, mais tu n'as pas peu qu'IL te trouve bizarre ?
    -          Genre, comment tu le sais ?
    -          J'ai entendu sa voix derrière toi quand tu as décroché. Je pensais juste que vous étiez fâchés et que vous ne vous voyiez plus en dehors de la patinoire.
    -          Si, si ... tu sais ce n'était que passager.
    -          Comme une dispute entre amis, je sais. Mais tu vois, j'ai comme l'impression qu'il y a autre chose, si tu vois de quoi je veux parler.
    -          Non mais tu rêves là !, dit-elle en s'énervant. C'est ...
    -          Ton meilleur ami, je sais. Mais je maintiens que si je n'avais pas un peu raison tu ne t'énerverais pas ainsi. Et puis tu sais bien que les sentiments ça évolue ...
    -          Je sais très bien.
    -           Donc j'ai raison ?
    -          Non ...
    -          Ah et que ferais-t-u avec lui à une heure aussi tardive, si ce n'était pas plus que de l'amitié ?
    -          Tu le sais aussi bien que moi, les amis c'est présents dans les moments difficiles pour te soutenir, peu importe l'heure.
    -          Je sais ! Mais là j te dis qu'il y a autre chose !
    J'avoue sa naïveté commence à m'agacer un brin.
    -          D'ailleurs tu lui as dit pour ton connard d'ex ? Et pour notre histoire ?
    -          Oui pour mon ex, non pour notre histoire, je n'y arrive pas ...
    -          Tiens, une preuve de plus, dis-je en riant.
    -          Ne te moque pas ... Bon ok, j'avoue que je suis un peu perdue. Il est tellement attentionné, et ...
    -          Non sans blagues !
    -          Pourquoi tu dis ça ?
    -          Eh t'as les yeux bouchés ou quoi ? Tu serais bien la seule à ne pas l'avoir remarqué.
    -          De quoi ?
    -          Qu'il tient à toi plus que tu ne le crois.
    -          T'es sérieuse là ?
    -          Entièrement. Et j'imagine même que depuis qu'il sait que l'autre connard t'a largué, il s'en cache encore moins.
    Elle réfléchit un instant avant de me répondre.
    -          Tu as raison, quand je repense aux moments que nous avons passé ensemble, je le remarque. Et quand nous nous sommes fâchés, c'était à propos de l'autre enfoiré !
    -          Tiens donc ! C'est curieux, ça ne m'étonne pas du tout, dis-je d'une voix ironique. Ce qu'il reste à savoir, c'est ce que toi tu ressens, mais ce n'est snas doute pas le moment de te le demander.
    -          Tu as raison. Je suis perdue. Et perdre l'amitié que j'ai avec lui, ça me ferait trop de mal. En plus ce soir il reste dormir chez moi, je vais avoir du mal à me comporter normalement maintenant ...
    -          Je te comprends. Réfléchis bien. Je te laisse et n'oublie pas d'envoyer un message à Maude pour la rassurer.
    -          Ok. Promis je le fais. Bonne nuit à toi aussi.
    Une fois que j'ai raccroché, j'ai une bouffée de tristesse qui s'empare de moi. Je m'en doutais qu'elle ne va pas aussi bien qu'elle le dit. Mais je ne pensais pas que c'était à ce point-là ! Je sens une présence derrière moi. Je me retourne. C'est mon adorable Florent. Il me réconforte puis m'explique qu'il était tout l'après-midi avec ses parents. Ensuite nous discutons encore un peu, lovés dans les bras l'un de l'autre. Puis nous nous séparons pour aller dormir. 
     
     
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    La discussion entre Maëlle et Camille ?
    Les cachotteries de parents de Camille ? Des avis sur ce qu'ils pourraient cacher à leur fille ?
     
     
    Dans le prochain chapitre, une seconde discussion entre Camille et ses parents qui pourrait bien éclairer la jeune fille sur les questions qu'elle se pose.

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